Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mardi 13 avril 2010

Que dire ?

Que dire
  • sur l'Église catholique et ses saloperies ?
  • sur le gouvernement du Québec et toutes les allégations de corruptions ?
  • sur la gestion axée sur les résultats (et oui, deuxième journée de «formation» vendredi qui vient !) qui nous envoie, quant à moi, tout droit à la catastrophe dans nos écoles ?
La démocratie, c'est cause toujours, disait W. Allen.

J'ai tellement l'impression qu'un peu partout, on se fout de notre gueule. Les hommes et les femmes politiques m'apparaissent ridicules, creux et niais. Une seule solution s'impose : il faudrait que les politiciens qui croient toujours qu'on peut diriger avec sincérité et éthique se lèvent et disent à leur premier ministre, ou à leur Pape, qu'ils en ont assez de leurs sophismes et de leurs réponses toutes faites. Après tout, on a aussi voté pour ces députés. J'ai bien dit députés, et non lavettes...

dimanche 4 avril 2010

Quelques achats


Je n'ai pas eu vraiment beaucoup de temps pour bouquiner lors de ma semaine Aquops. J'ai tout de même acheté quelques livres :

Chez Pantoute :

Saramago : Le Cahier. Des billets tirés du blogue de l'auteur. Je suis rendu à la moitié du livre. Fascinant.
M. Birkegaard : La librairie des ombres. Il s'agit d'un premier roman. Avec comme sous-titre « et si la lecture pouvait tuer », impossible de résister...
J. Gaarder : Le château des Pyrénées. C'est le petit dernier de l'auteur du Monde de Sophie.

Et au Comptoir du livre usagé :

F. de Closets : Le bonheur d'apprendre. J'ai bien l'impression que je vais adorer le bouquin. C'est généralement le cas lorsqu'on lit ce qu'on pense...
P. Petiot : Le meilleur du pire sur la mort. Il s'agit d'un recueil (pas très rigoureux) de citations sur la mort. Par exemple celle-ci d'Olivier de Kersauson : « La mort, c'est quelqu'un qui vous coupe le bouton de la télé, qui arrête le film au moment où vous avez envie de voir la suite. »

Pâques 2010

jeudi 1 avril 2010

Le binaire

Je me souviens d'un brillant mathématicien m'expliquant à l'époque : « N'oubliez pas que les enfants d'aujourd'hui [1970] vont vivre dans un monde où l'ordinateur sera omniprésent, comme le téléphone ou la télévision... » En cela, il ne se trompait pas, mais attendez la suite. « Or l'ordinateur ne calcule pas comme nous en système décimal, il utilise le calcul binaire. Ceux qui ne comprendront pas ce calcul seront incapables d'utiliser correctement ces machines, ils seront handicapés à vie. » J'écris actuellement sur mon ordinateur et je me fiche comme de l'an quarante qu'il calcule mes lettres en binaire, en trinaire ou en duodécimal.
François de Closets, Le bonheur d'apprendre, Seuil, 1996

Est-il naturel que quinze ou vingt ans d'études ne produisent que des consommateurs-téléphages, victimes consentantes et soumises de tous les radotages ? Est-il normal d'apprendre tant de choses dans l'enfance et d'en perdre le goût dans son âge adulte ? Je ne peux m'empêcher de ressentir cette rupture, même teintée de nostalgie, comme un échec.
Id.

mercredi 24 mars 2010

Enseigner

Enseigner, c'est faire un jardin.
Missmath dans son billet Madame Simon du blogue Brouillon de poulet pour l'âne.

mercredi 3 mars 2010

Promenade matinale







lundi 1 mars 2010

Problème du Renard et du Lévrier.

Un renard a 72 sauts d'avance sur un lévrier qui le poursuit ; il fait 9 sauts pendant que le lévrier en fait 5 ; mais 3 sauts du lévrier en valent 7 du renard. Au bout de combien de sauts le renard sera-t-il rejoint ?

Réf : J. Vinot, Récréations mathématiques, Ed. Larousse et Boyer, 1860

dimanche 28 février 2010

Enfin en relâche !

Une belle manière de commencer cette semaine de relâche : accueillir Estéban et Marilise pour un dodo !




samedi 27 février 2010

Pair et impair

Une personne a un nombre pair de jetons dans une main et un nombre impair dans l'autre. Vous pouvez deviner dans quelle main est le nombre pair en procédant ainsi :

  1. Faites multiplier le nombre de la main droite par un nombre pair au hasard, et le nombre de la main gauche par un nombre impair quelconque ;
  2. Faites ajouter les résultats, et demandez le chiffre des unités de la somme;
  3. S'il est impair, le nombre pair est dans la main droite et l'impair dans la gauche; s'il est pair, impair est à droite et pair à gauche.

Exemples.

1° Il y a 4 jetons à droite et 7 à gauche. On multiplie 4 par 2, ce qui fait 8 ; 7 par 5, 35, et 8, 43, nombre qu'on vous dit. Il est impair, c'est le premier cas ; pair à droite, impair à gauche.

2° Il y a 5 jetons à droite et 2 à gauche. On multiplie 5 par 4, ce qui donne 20; 2 par 3, 6, et 20, 26. Le résultat est pair, c'est le deuxième cas ; impair à droite, pair à gauche.

À vous de justifier cette procédure ou encore, si vous êtes enseignant, de demander à vos élèves d'expliquer pourquoi cela fonctionne.

Réf : J. Vinot, Récréations mathématiques, Ed. Larousse et Boyer, 1860

vendredi 26 février 2010

Androgyne

J'aime beaucoup le Tango. Sur cette musique de Quartango, ce couple est magnifique.

lundi 22 février 2010

Egocasting

« Ce qui est fascinant ici, c’est le fait que l’on conspue les médias de masse de nous imposer l’uniformité, alors que, individuellement, nous nous imposons une sélection cognitive importante au détriment d’une ouverture cognitive importante. Ici, il n’est plus question d’uniformité, mais de diminution du spectre cognitif auquel il est possible d’avoir accès, et c’est là où est tout le paradoxe de l’abondance d’informations et de médias auxquels nous avons aujourd’hui accès. La sélection est devenue le maître mot qui dicte nos choix. Le grand philosophe américain George Santayana a déjà eu une réflexion intéressante à ce sujet : “ Les Américains aiment la camelote, et ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas la camelote, mais le verbe aimer. ” Et nous les aimons tout particulièrement nos technologies qui nous permettent de nous sentir confortables en sélectionnant ce qui nous fait plaisir tout en évitant ce qui nous dérange. »
Egocasting – Le pivot de la conscience numérique

dimanche 21 février 2010

Gestion axée sur les résultats (suite)

Pierre Collerette est un homme brillant, au fait de toutes les recherches dans le domaine de la GAR (gestion axée sur les résultats) et très expérimenté. C’est aussi un fin communicateur.

Voici donc ce que j’ai pu retenir de la session de formation (d’information?) de vendredi.

Évidemment, il a commencé par la mise en garde traditionnelle du genre «ce n’est pas une panacée», «ce n’est pas une religion », etc.

Il nous a ensuite mis au fait de plusieurs éléments de la Loi 88 qui, dit-il, a été votée pour contrecarrer la suggestion de l’ADQ d’abolir les commissions scolaires. En gros, cette loi ajoute un élément d’imputabilité aux gestionnaires. Par gestionnaires, on entend ici les DG des commissions scolaires et les directeurs d’école. Cette caractéristique est importante : ce sont ces gestionnaires qui sont redevables de donner des comptes, et non les autres intervenants du système (enseignants, cp, etc.).

La GAR est une espèce de théorie qui permet justement aux gestionnaires qui y adhèrent de faire cette reddition de comptes.

Rendre des comptes sur quoi ? Sur les résultats des élèves !

«Fondée en grande partie sur la notion de régulation, elle consiste à diriger l’attention des membres de l’organisation sur les résultats recherchés et obtenus, pour ensuite déterminer les pratiques qu’il faudrait corriger en vue d’améliorer ces résultats.
C’est donc une approche qui s’intéresse à la performance, en fonction des résultats poursuivis, c’est-à-dire les objectifs.
Elle suppose que les gestionnaires interviennent auprès des membres de la communauté éducative pour obtenir une amélioration de leurs pratiques en fonction des résultats des élèves. Elle s’inscrit dans une perspective de régulation d’un système.»
P. Collerette, transparent #8


«La régulation dans le monde scolaire
On entretenait une hypothèse implicite : l’utilisation adéquate des moyens alloués et le respect des processus établis, devraient tout naturellement produire de bons résultats.
Les préoccupations ont évolué, et certains se sont inquiétés devant des taux de réussite et de persévérance qui ont plafonné. L’hypothèse implicite ne se vérifiait plus.
Beaucoup d’explications ont été proposées : manque de moyens, profils de la clientèle, ratio trop élevés, etc.
Mais peu d’emphase sur la responsabilité de l’école pour les résultats obtenus (effet école).»
P. Collerette, Transparent #13


Il est bien important de comprendre que la GAR porte sur les résultats et non les moyens ou le processus.

«Sans entrer dans les détails, retenons que selon cette approche:
• Les dirigeants de la Commission scolaire doivent établir les résultats d’ensemble attendus en termes de réussite et de persévérance et ensuite pour chacun des établissements.
• On le fait surtout par rapport aux zones de non-performance à partir des standards que l’on s’est définis.
• On fait ensuite un monitorage périodique des résultats des élèves pour vérifier s’ils correspondent aux attentes.
• On le fait à l’échelle de la Commission scolaire et à l’échelle de chaque établissement.»
P. Collerette, transparent #38


M. Collerette nous a bien signalé que la GAR s’insinue non pas dans une perspective évaluative mais dans une perspective diagnostique. Une de ses suggestions serait, par exemple, de prendre des mesures (un examen de 10-15 minutes) tous les 3 mois des élèves. On les compare à des classes semblables, et on ajuste ! L’autre possibilité est d’utiliser les résultats des étapes pour faire les ajustements qui s’imposent.

Il nous a aussi répété plusieurs fois que l’approche ne se veut absolument pas punitive, mais s’inscrit dans une perspective développementale.

Ce que j’en pense

Vous connaissez cette histoire d'une homme qui cherche un objet perdu près d'un lampadaire parce que la lumière y est ? J'ai l'impression qu'administrativement parlant, on fait un peu la même chose. L'école a perdu beaucoup de ses attraits et on cherche à résoudre ce problème en focussant sur ce qu'elle a toujours bien fait : mesurer les performances des élèves. L'approche est classique : on vise des résultats, et on s’arrange pour y arriver, les moyens important peu. Malgré le fait que M. Collerette a lancé plusieurs mises en garde, j’ai bien peur que nos gentils administrateurs ne prennent que ce qui fait seulement leur affaire. C’est humain : quand on est imputable et que la situation est critique, on fait payer ceux qui se trouvent en dessous de nous dans la hiérarchie. M. Collerette a beau nous rappeler qu’il n’est pas question d’une approche punitive dans la GAR, j’ai bien l’impression que cela peut rapidement y sombrer.

Étant donné cette Loi 88, je comprends bien les administrateurs de rechercher une espèce de recette (même si «la GAR n’est pas une recette» - Collerette) pour compenser leur manque d’imagination.

Je ne suis pas directeur d’école, mais si je l’étais voici ce que je ferais :

1 - Établir beaucoup de communication (tous les enseignants auraient leur portable, et une initiation aux outils web 2.0)
2 - Établir un travail d’équipe en vue de partager et résoudre les problèmes soulevés dans l’école.
3 - Si nécessaire à l’aide des services éducatifs, établir et financer un plan de formation continue de tout le personnel.

Tout cela est à suivre, car j'ai une deuxième journée de formation en avril.

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