Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mardi 4 octobre 2016

Joli duo

lundi 5 septembre 2016

Un commentaire sur FB

Suite à un post sur Facebook qui liait vers cet article, j'ai laissé ce commentaire :

« Le problème avec cet article, c'est que l'argument est faible : «Parce qu'ils le font, on devrait le faire aussi.» Former un prof en 2 heures à utiliser par exemple Scratch ? C'est impensable. Pourquoi ? Surtout parce que les profs du primaire sont en majorité mathophobes (lire Papert à ce sujet) Aussi parce qu'ils n'y croient tout simplement pas. En effet, les élèves qui utilisent Scratch débordent du programme «normal (i.e. scolaire)» Voir des variables, le plan cartésien, l'algorithmique, etc. en 3e année est inimaginable pour la grande majorité des enseignants. Pourtant, les enfants APPRENENT fort bien ces notions (et plus encore) à ce niveau. Mais, programme MELS oblige, les variables c'est plus tard qu'on voit ça. Idem pour les nombres entiers, réels, etc. Or, il est absolument impossible de programmer sans ces notions. Au Québec, les initiatives en programmation sont tout au plus anecdotiques. Même les CP sont frileux car très inconfortables de ce qui est étranger à WORD ou POWERPOINT ou la recherche Internet...
L'argument au regard de la créativité est aussi très faible. Car c'est comme si les enfants n'utilisaient pas de créativité en raisonnant des problèmes en maths, en écrivant des textes, on apprenant la musique (ou un autre art). Ne font-ils pas tout ça déjà à l'école ??? (sarcasme.).»

Pour comprendre la puissance pédagogique de la programmation, je vous livre ce petit exemple.

a = a + 1

En maths, cette expression ne fait pas de sens car cela revient à dire que 0=1. Cependant, en programmation, le signe «=» signifie : on assigne la valeur de droite à la variable de gauche.

Par exemple, si dans le programme, on a précedemment attribué la valeur 10 à «a» l'expression a = a + 1 signifie : «On assigne a a la valeur 10 + 1.» Et la variable a prendra désormais la valeur 11.

L'intérêt pédagogique ici est remarquable. En effet, on indique aux élèves qu'un même signe PEUT SIGNIFIER plusieurs choses. Tout dépend du contexte. Et c'est là la beauté du langage... de tous les langages. Par exemple, entendez dans votre tête :«J'ai vu un arbre tomb(é)(er).» Selon le contexte, il faudra mettre soit tombé, soit tomber. Sans ce contexte, cette phrase est du «n'importe quoi.»

Revenons au maths. Voyez par exemple l'expression : 6 - 7. La réponse est évidemment -1. FAUX. L'élève doit apprendre à demander d'abord le CONTEXTE dans lequel cette expression se trouve. Si le contexte est celui des nombres naturels, la réponse n'existe pas. Si le contexte est celui des entiers relatifs, alors oui, la réponse est -1. La reconnaissance du contexte est PRIMORDIALE. Pourtant, souvent, elle est complètement évacuée de l'enseignement.

Je pense que, malheureusement, plusieurs enseignants répliqueront que «ça va mêler les enfants.» Moi, je pense tout le contraire.

Un peu plus tard dans la journée, j'ai ajouté le commentaire suivant :

Imaginons le programme suivant :

A est un nombre naturel //On définit la variable A comme étant un naturel;
B est un entier // On définit la variable B comme un nombre entier;
A = 3 // On assigne 3 à A.
B = 3 // On assigne 3 à B.
C = A + B // On assigne la somme de A et de B à C
D = B + A // On assigne la somme de B et de A à D.


Ma question : que contiennent les variables C et D ?

Pour y répondre, revenons à vos connaissances mathématiques. (Je m'adresse ici à des adultes pédagogues.)

3 comme nombre naturel représente abstraitement la caractéristique commune de tous les ensembles qui contiennent trois éléments ; des ensembles de 3 crayons, 3 oranges, 3 éléphants, 3 hommes, etc. 3 comme nombre entier et qu'on doit écrire, pour être rigoureux en maths (+3), représente abstraitement la possibilité d'avoir son opposé (-3). Par exemple, +3 peut représenter 3 cm vers la droite, auquel cas -3 serait 3 cm vers la gauche. +3 peut être monter de 3 étages (-3: descendre de trois étages), +3 peut être 3 degrés au-dessus de 0 (-3 serait 3 degrés sous zéros) etc. Donc, que vaut 3 + (+3) ? Embêtant, n'est-ce pas ? Car, il faut bien s'en rendre compte, on additionne deux valeurs de NATURES DIFFÉRENTES. Dans la plupart des classes de maths, j'entends l'enseignant dire «Bof ! ne vous en faites pas mes enfant, dans (+3), vous n'avez qu'à enlever le + car (+3) et 3, c'est la même chose. Vous pouvez même scrapper les parenthèses qui ne servent à rien...» Je suis vraiment désolé, mais ce prof a tout faux. Et je comprends fort bien que les enfants qui se font donner cette «explication» finissent par penser que les maths, c'est de la magie et qu'on peut faire disparaître les choses au bon plaisir du prof. 3 NATUREL et 3 ENTIER, ne représentent pas la même réalité. C'est comme si on demandait d'additionner (3 éléphants) et (monter de 3 étages.)

Pour répondre à la question ci-haut, que fera l'ordinateur? Tout dépend. Certains langages de programmation arrêteront tout simplement à la ligne C = A + B en disant qu'il y a erreur car il ne peut additionner deux nombres qui ne sont pas de la même nature. D'autres langages grincheront un peu des dents et «transformeront» la seconde variable dans la nature de la première. Ceci risque cependant de causer des problèmes dans les lignes suivantes si, par exemple, le programmeur tient toujours pour acquis que la seconde variable est telle qu'il l'a définie au début du programme.

Toujours est-il que cet exemple montre encore toute l'importance du CONTEXTE. Ce contexte est là pour éviter les entourloupettes inexplicables et magiques.

Voilà encore comment la programmation même très simple amène la discussion d'idées très puissantes.

dimanche 31 juillet 2016

Nocturne de M. Rejino

vendredi 29 juillet 2016

Protestantlsme

Protestantlsme

Les grands talents ne se sont jamais trouvés à l'aise dans le protestantisme. Ils y ont toujours senti un vide immense; c'est pourquoi on les a vus pencher constamment soit vers l'irréligion, soit vers l'unité catholique.
Balmès

Note du transcripteur.
Le protestantisme comparé avec le catholicisme dans ses rapports avec la civilisation européenne (Bruxelles, 1854).
Un protestant célèbre a dit : « Je voudrais bien que le Pape ne jetât pas les mauvaises herbes de son jardin dans le nôtre. »


Note du transcripteur.
Cité dans «Théologie du catéchiste» par M. L'Abbé Le Clercq, T.1, Paris, 1877.
Un protestant : « Il n'est que trop vrai que la nudité inté­rieure de nos temples est assez en harmonie avec ce qui se passe à l'extérieur. »


Note du transcripteur.
Attribué à Leibnitz dans «Le cléricalisme et l'esprit moderne» par M. L'Abbé Edmond Chapot.
Une dame catholique à deux ministres protestants : « Il faut avouer que vous avez fait une admirable réforme. Vous avez ôté le carême, la messe, la confession, le purgatoire. Otez encore l'enfer et je serai des vôtres. »


Note du transcripteur.
Cité dans «Le Prêtre devant le siècle» par Antoine Madrolle, Hivert, 1841.
La mère de Mélanchton disait à son fils « Je vous adjure de me dire si je dois mourir dans la religion que vous m'avez fait embrasser. » L'hérésiarque réfléchit et répondit « Mourez catholique, c'est plus sûr. »


Note du transcripteur.
Cité par l'Abbé P. Sifflet dans «Vérité catholique», 1896.
Luther: « Ma religion est meilleure pour vivre, mais celle du Pape est meilleure pour mourir. »


Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

Compositeurs

Pour mon niveau de jeu, plusieurs compositeurs méritent d'être explorés. En voici une courte liste issue de post sur un forum consacré à la musique de piano :

Christofer Norton (Connection)
Bill Boyd
Anne Crosby
Christine Donkin
Luis Zett (Velvet stars - difficile à trouver dit-on.)
Manfred Schmitz
Dennis Alexander
Timothy Brown (From far away places)
Robert Vandall
Jennifer Lin
Catherine Rollin
Mona Rejino (Portraits in style)
Carol Klose (Fanciful Waltzes)
Nancy Telfer
Larysa Kuzmenko
Linda Niamath
Amy Beach (Canoeing)
Lorna Paterson
Violet Archer
Mel Bonis
Eugénie Rocherolle
Mynne-Anne Rossi
Melody Bober
Naoko Ikeda

jeudi 28 juillet 2016

Brown

J'ai commandé la partition de Daydreaming de Timothy Brown.

Plusieurs versions sur Youtube, mais le tempo de la suivante me plaît bien.

mardi 26 juillet 2016

Propriété

Propriété

La propriété est un droit naturel.
Portalis

Note du transcripteur.
Je n'ai pas trouvé la source exacte. Cette citation se trouve peut-être dans osn «Exposé général du système de code civil.»
Du palais d'un jeune lapin
Dame belette, un beau matin,
S'empara; c'est une rusée.
La Fontaine

Note du transcripteur.
Le Chat, la Belette et le petit Lapin.
« Il vous faut » est fort bon ; mon moulin est à moi, Tout aussi bien au moins que la Prusse est au roi.
Andrieux

Note du transcripteur.
Le Meunier sans-souci.


Holà! madame la belette,
Que l'on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Fontaine

Note du transcripteur.
Le Chat, la Belette et le petit Lapin.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

Propreté

Propreté

Je ne sais pas de condition plus défavorable pour la pureté de l'âme que la saleté physique.
Mme Beecher-Stove

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Ne souffrez aucune malpropreté, ni sur votre corps, ni sur vos vêtements, ni dans votre maison.
Franklin

Note du transcripteur.
Mélanges de morale, d'économe et de politique (Extraits des ouvrages de Benjamin Franklin), Paris, 1853.
Ce qu'est la pureté pour l'âme, la propreté l'est pour le corps.
Épictète

Note du transcripteur.
Manuel, trad. Mr. Dacier.
On a porté partout des verres à la ronde
Où les doigts des laquais dans la crasse tracés,
Témoignaient par écrit qu'on les avait rincés.
Boileau

Note du transcripteur.
Satire III.
Une main très soignée me fait toujours penser à une cer­taine délicatesse dans les sentiments et l'éducation.
Salva

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
L'habitude de la propreté est un des premiers signes de cette estime de soi qui est le commencement et la fin des bonnes moeurs.
D. Stern

Note du transcripteur.
Esquisses morales et politique, 1849.
Je ne sais pas comment on peut se dispenser d'honnêteté et de propreté, quand il ne faut qu'un coup de chapeau pour être honnête, et un verre d'eau pour être propre.
Henri IV

Note du transcripteur.
Référence exacte non trouvée. Cette citation est attribuée à Henri IV par plusieurs auteurs.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

jeudi 21 juillet 2016

Waignein - Relativité

Quelle belle pièce du défunt compositeur belge.

J'ai commandé la partition.

mercredi 20 juillet 2016

The French Waltz

Joli duo d'Eugénie Rocherolle.

vendredi 20 mai 2016

Proportion

Proportion

Dans le royaume des aveugles, les borgnes sont rois.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Il ne faut pas tirer sa poudre aux moineaux.


Note du transcripteur.
Proverbe.
A l'oeil malade, la lumière nuit.


Note du transcripteur.
Proverbe.
L'aigle ne chasse pas les mouches.


Note du transcripteur.
Aquila non capit muscas. Proverbe.
Est modus in rebus.


Note du transcripteur.
Horace, liv. I, sat. I, vers 169. «En tout il faut savoir garder la mesure.»
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

Pronociation

Prononciation

Un enfant qui marque nettement la différence entre un p, un d, un b, un v un l et un m, mani­feste déjà de la fermeté, de la décision. Il prend parti. Ce n'est pas ceci, c'est cela qu'il veut dire! Il impose sa vo­lonté aux mot ; il l'imposera bientôt aux choses, il l'im­posera aux hommes. C'est un caractère. C'est lui qui veut mener, qui mène, qui mènera partout, tous ces êtres de gélatine, camarades informes dont la bouche s'ouvre pour ne laisser échapper que des bruits, qui parlent, interpellent leurs parents, répondent et crient avec des syllabes de jeune corneille affamée.
R. P. Louis Lalande

Note du transcripteur.
Le progrès du Golfe, article «Bouches molles», 30 août 1918.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

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