Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

vendredi 23 mars 2007

Nouvel Obs

Au moment où s'ouvre le Salon du Livre de Paris, le Nouvel Observateur publie une liste des cinquante meilleurs sites littéraires parmi lesquels on trouve Au fil de mes lectures !

Un grand merci à Nicole de Fugit Tempus qui m'a fait parvenir un pdf de l'article.

À lire aussi Rebuts de presse du 22 mars, blogue de Didier Jacob du Nouvel Observateur.

Le Monde.fr « Livres » vient aussi de publier un article dans lequel mon site est mentionné.

mercredi 21 mars 2007

Entrevue Squeak !

Pour ceux qui aimeraient bien entendre mon extraordinaire voix, c'est ici !

Merci aux deux Pierre du Récit MST qui ont passé deux jours dans ma commission scolaire.

samedi 17 mars 2007

Dublin : here she comes


Aurélie vient de quitter le pays pour un voyage de quatre mois en Irlande. Nous savons tous que les voyages forment la jeunesse, mais il reste que comme parents, c'est extrêmement difficile à vivre. Je me rappelle avoir été torturé de la même manière quand Andréanne avait pris un an pour travailler au pair en Allemagne. Mais là, à 19 ans, c'est notre p'tite dernière qui quitte le foyer, car à son retour, elle adoptera Québec pour ses études universitaires.


Marie et moi sommes actuellement rivés au téléphone. Nous attendons qu'il sonne. Nous voulons l'entendre dire « Papa, maman, je suis bien arrivée. Tout va bien. »

MàJ : Ouf ! On vient de recevoir le coup de fil tant attendu.

dimanche 11 mars 2007

Le temps


Ubuntu m'a rappelé ce matin que l'Amérique passe à l'heure avancée. Gros avantage : nous aurons une heure de moins de campagne électorale !

vendredi 9 mars 2007

Challenge ABC : Adler et Nivoix

Je suis en retard d'un gros mois dans mon Challenge ABC.

Je viens de terminer le joli essai de Mortimer J. Adler Comment lire les grands auteurs. Le livre date de 1964 dans une édition et une traduction qui laissent à désirer. On trouve au moins quinze fois dans le livre « prendre pour acquis » (to take for granted) alors qu'il faut écrire tenir pour acquis. On voit aussi scientiste au lieu de scientifique. Le livre comporte plusieurs coquilles. Il ne faut cependant pas trop se plaindre car les traductions des livres d'Adler se font très rares. Vous trouverez 44 citations/extraits sur Au fil de mes lectures.

J'ai aussi lu la petite pièce de Paul Nivoix publié en 1927 Ève toute nue. Comédie légère en trois actes, elle n'est pas passée à l'histoire, et n'y passera pas ! Mieux vaut lire du Guitry. Défi web pour mes lecteurs : trouvez les dates de naissance et de mort de Nivoix, mais sans visiter les citations que j'ai extraites de la pièce, car j'y donne cette information.

Sur ma table de chevet : Pour l'éducation de Savater.

jeudi 8 mars 2007

Adler sur le manuel scolaire

La multiplication des manuels et des cours oraux dans notre enseignement est l'un des plus sûrs indices de notre décadence littéraire. On dit railleusement que ceux qui sont impuissants à aider leurs élèves dans la lecture des ouvrages transcendants écrivent des manuels, ou, du moins, utilisent les manuels écrits par leurs collègues afin de suppléer à leur incompétence. On pourrait définir un manuel  : une invention pédagogique pour faire entrer quelque chose dans la tête de ceux qui ne savent pas suffisamment lire pour apprendre plus activement. Les causeries qui se donnent habituellement en classe ne valent pas mieux. Quand les maîtres ne savent plus comment s'y prendre pour lire en commun avec leurs élèves, ils leur adressent une causerie.

Les manuels et les vulgarisations de toutes sortes sont écrits pour ceux qui ne savent pas lire ou qui cherchent dans la lecture que des renseignements. En tant que maîtres inanimés, ces livres s'assimilent aux répétiteurs de second ordre qui les ont écrits. Animé ou non, le répétiteur s'efforce d'inculquer des connaissances à ses élèves sans exiger d'eux une activité trop grande ou trop industrieuse. L'art d'enseigner de ces répétiteurs est celui qui exige le moins, chez l'étudiant, de l'art d'apprendre. Ils saturent l'esprit au lieu de l'éclairer. Leur succès se mesure aux capacités d'absorbtion [sic : il faut lire absorption] de l'éponge.
Mortimer J. Adler, Comment lire les grands auteurs, 1964.

mercredi 7 mars 2007

Pandémonhomme

Je suis en train de lire Le Machin de Jacques Perret. C'est dans cette nouvelle qu'on trouve le mot vistemboir. En page 27 (éd. Gallimard/nrf, 1955), à la fin d'un paragraphe, on croise cette phrase :

« Ma loge n'est pas un pandémonhomme. »

J'avais Antidote sur un bureau. Silence complet.

J'ai googlé le mot. Silence encore plus bruyant - jusqu'à ce que le moteur trouve éventuellement mon billet. Dommage que le googlewhacking exige un mot ou une combinaison de mots présents dans le dictionnaire. Il serait bien d'étendre la définition aux mots trouvés dans les romans.

lundi 5 mars 2007

Voyaweb

Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c'est errer. La lecture est l'errance.
Pascal Quignard, Les Ombres errantes, p.50, Grasset, 2002


5 h 45. Je lance mon agrégateur.

J'y lis un commentaire dans les carnets Dédalus. En me rappelant qu'un des livres de Freire dort dans ma bibliothèque, et faisant le lien avec Rethinking mathematics, je lance une recherche dans Google sur Paulo Freire.

Je lis l'article de Wikipedia.

Je reviens dans Google et je tape les mots clés paulo freire citations.

Je tombe sur cette page.

J'y lis toutes les citations. J'en connaissais déjà la majorité. Je reste à méditer quelques minutes sur la Jacquard : La fonction première d'une société est d'éduquer, c'est-à-dire de faire prendre conscience à chacun qu'il peut se choisir un destin et s'efforcer de le réaliser.[...] Il ne s'agit pas de fabriquer des hommes tous conformes à un modèle, ayant tous appris les mêmes réponses, mais des personnes capables de formuler de nouvelles questions.

Je supprime le citations.htm de l'adresse du site pour revenir à sa racine.

C'est fouilli. Mais je vois Blogue de classe. Je clique et je retontis là. Je descends un peu l'ascenseur et j'y vois un beau jeu de mot : éKIDtable.

Je médite, je médite. Puis je me dis : « Pourquoi ne pas faire connaître ce mot sur mon blogue ? » Je me demande « Mais d'où étais-je parti pour aboutir ici ? ».

Je retourne sur mes pas. Et je me décide à écrire ce billet.

Un petit voyage web, comme j'en fais si souvent.

dimanche 4 mars 2007

SLO 2007



Je suis allé faire un tour au Salon du livre de l'Outaouais. Je suis toujours un peu déçu par cette foire. Un salon du livre, c'est comme une grande librairie bourrée de clients ajoutée de quelques tables où des auteurs signent des dédicaces.

C'est le côté non convivial du magasinage qui m'achale : on peut difficilement se déplacer sans frapper une autre personne. Et si on s'arrête devant une étagère, on est constamment dérangé par d'autres visiteurs qui nous poussent dans le dos.

J'ai trouvé quelques livres de ma liste dont : Entretiens de Cioran, De la liberté de J. Stuart Mill et L'homme ralenti de J.M. Coetzee. J'ai aussi acheté un Cossery à qui je veux bien donner une seconde chance, ma première lecture de l'auteur m'ayant laissé un étrange (dé)goût. J'essaierai donc Les couleurs de l'infamie. Je suis aussi tombé sur un petit 10|18 à couverture rigide (!) avec un titre qui m'a immédiatement attiré : De l'art de dire des conneries de H. G. Frankfurt. Le titre anglais est peut-être plus parlant : « On Bullshit ». Question de se garder dans l'atmosphère en cette période électorale !

J'ai vu énormément d'enfants farfouiller dans les livres et faire la ligne pour avoir l'autographe de leurs auteurs préférés. C'est réjouissant tout ça.

Pour ma part, j'en ai profité pour abonner Stébou à sa première revue littéraire.

samedi 3 mars 2007

Proverbe chinois

Quand un seul chien se met à aboyer à une ombre, dix mille chiens en font une réalité.

jeudi 1 mars 2007

Rethinking Mathematics

On tombe parfois sur des petits bijoux pédagogiques. Rethinking Mathematics édité par Erci Gutstein et Bob Peterson est un de ceux-là.

C'est à la suite d'un commentaire laissé par Stéphanie sur mon billet Scolaire que je l'ai commandé chez Amazon. Moins de trente-six heures plus tard, il était dans ma boîte postale. Ma première heure de lecture m'a laissé coi. On y trouve une véritable mine de situations complexes d'apprentissage et d'évaluation qui touchent directement les élèves et qui lui montrent (enfin!) que les mathématiques servent tous les jours à prendre des décisions et lui permettent de poser une regard critique sur les choix sociaux des adultes. Quelques extraits de l'introduction et du premier chapitre :
A guiding principle behind much of this work is that teachers should view students' home cultures and languages as strengths upon which to build, rather than as deficits for which to compensate.
Engaging students in mathematics within social justice contexts increases students' interest in math and also helps them learn important mathematics. Once they are engaged in a project, like finding the concentration of liquor stores in their neighborhood and comparing it to the concentration of liquor stores in a different community, they recognize the necessity and value of understanding concepts of area, density, and ratio. These topics are often approached abstractly or, at best, in relation to trivial subjects. Social justice math inplicitly tells students: These skills help you understand your own lives - and the broader world - more clearly.
A social justice approach to math is the appropriate type of math for these unjust times. Other, traditional forms of math are often too abstract, promote student failure and self-doubt, and, frankly, are immoral in a world as unjust as ours. Traditionnal math is bad for students and bad for society.
We've also been influenced by educators such as the late Brazilian educator Paulo Freire, who argued against a "banking approach" to education in which "knowledge" is deposited into the heads of students and in favor of "problem-solving" approaches in which students and teachers together attempt to understand and eventually change their communities and the broader world.
No math teaching - no teaching of any kind, for that matter - is actually "neutral," although some teachers may be unaware of this. As historian Howard Zinn once wrote: "In a world where justice is maldistributed, there is no such thing as a neutral or representative recapitulation of the facts."
For example: Let's say two teachers use word problems [...]. The first teacher presents this one:
A group of youth aged 14, 15, and 16 go to the store. Candy bars are on sale for 0.43$ each. They buy a total of 12 candy bars. How much do they spend, not including tax?
The second teacher, meanwhile, offers a very different problem:
Factory workers aged 14, 15, and 16 in Honduras make McKids children's clothing for Wal-Mart. Each workers earns 0,43$ cents an hour and works 14-hour shift each day. How much does each worker make in one day, excluding any fees deducted by employers?
While both problems are valid examples of applying multi-digit multiplication, each has more to say as well. The first example has a subtext of consumerism an unhealthy eating habits; the second has an explicit text of global awareness and empathy. Both are political, in that each highlights important social relations. [Dans le Renouveau pédagogique, on retrouve ça dans les « domaines généraux de formation » que la plupart des enseignants plaquent, c'est-à-dire en s'en foutant carrément, à leurs situations. GGJ]
Why place math and science together and not math and social studies? What are the political and pedagogical assumptions behind such an approach? Why shoudn't reformers advocate math in all subjects area? Why not have "math across the curriculum," comparable to "writing across the curriculum"?
Thus students approach math in the abstract and never are encouraged to seriously consider the social and ethical consequences of how math is sometimes used in society.
Kids are inherently interested in what if "fair," and using math to explore what is and isn't fair is a great way to interest them in all types of math concepts, from computation to fractions, percentages, ratios, averages, and graphing. [Suit un exemple où l'enseignant amena les élèves à réfléchir, durant le mois d'octobre et des activités de l'UNICEF, sur la répartition des populations et des biens de consommation. Il suffit d'imaginer que les enfants de la classe représentent, toute proportion gardée, le monde. GGJ]
Kids need every tool they can get to make this world - their world -  a better place. Mathematics is one very important tool.
Je sens déjà que ce livre, qui mériterait une traduction ou une adaptation québécoise, modifiera ma vision de l'enseignement des mathématiques.

Liane : Site web dédié au livre.

mercredi 28 février 2007

Encore Serres

« Wikipédia est un miracle d'auto-organisation. »
Michel Serres dans une entrevue radiophonique.

Sur ce même Framablog, prenez le temps de lire Que l'Estrémadure libre fasse école !. Citation extraite du billet dont on remarquera, en liens connexes, le Squeaki du RECITMST :
Si c'est juste pour laisser chaque élève dans son coin mettre en forme (certes sur OpenOffice.org) le cours magistral du prof pour faire plus joli que dans son cahier, alors c'était peut-être pas la peine de dépenser tant d'énergies. Mais si c'est pour insérer son texte dans un projet collectif de type wiki accompagné par le prof et toujours accessible sur le net, alors ça peut devenir beaucoup plus intéressant.

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