Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mercredi 6 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 184

Quand on est en train de promettre, comme on y va !

En fait de plaisir, espacer ce qu'on ne peut augmenter.

La nature a aussi sa mauvaise humeur ; peut-être, bonne mère, est-ce pour excuser la nôtre ?

À Paris, du temps devant soi, quelle friandise !

Un vieux coeur qui a aimé comprend toujours les orages d'un jeune.

Admirer ce qu'on est sûr de ne jamais avoir, bon signe.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 5 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 183

La douleur élargit l'âme en la déchirant.

La vie se charge souvent de payer les dettes de l'ingratitude, et sans oublier les intérêts.

La vieillesse et la légèreté, quel pauvre assemblage! un valseur faisant des pirouettes avec un moribond.

Si friands sont nos appétits !

Le travail sauve tous ceux qui ont voulu se confier à lui.

O vie, tes attraits te rendent aussi responsable !

À la campagne, quand le soir arrive, la journée semble si lasse et si heureuse de s'endormir en lui!

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 4 mars 2013

2013.9

Échecs

Toutes les informations sur le prochain tournoi des candidats sont ici.

J'ai gagné ma partie de mardi soir. Mais le Tournoi ouvert de Gatineau a été une autre histoire. J'ai joué 4 parties dans l'Open, mais je n'ai pu arracher qu'une seule nulle. J'ai cependant beaucoup appris. D'abord, je réussis vraiment très bien à garder mon calme. Et je ne calcule pas trop mal. Alors, comment expliquer mes 3 défaites ? Ma grande faiblesse, c'est l'ouverture. On dirait que j'arrive à peu près toujours en milieu de partie avec un désavantage. Je dois donc, absolument, étudier cette portion du jeu. Je dois me monter un sérieux répertoire avec les Blancs et le Noirs et apprendre à faire confiance à ma mémoire. Dans les prochaines semaines, je tenterai de me trouver un système d'auto-apprentissage qui sera sans doute basé sur les cartes heuristiques. J'en reparlerai ici !

Weight Watchers

De ce côté là, tout va bien.

Pédagogie

Il faut absolument écouter Mitch Resnick. L'apprentissage de la programmation informatique est le meilleur moyen pour développer une foule de compétences chez les enfants. Je crois sincèrement qu'au secondaire, il faut cesser d'enseigner le français et les mathématiques. À la place, donnons du temps, beaucoup de temps à l'apprentissage de la musique, de la danse, de la programmation informatique, des arts plastiques, de l'éducation physique, des sciences. Il faut que nos jeunes aient du fun à apprendre et à créer !



Greyhound

Linux a eu 9 ans cette semaine. Il est toujours en pleine forme, et il a complètement récupéré de sa patte cassée. Kat, par contre, a une espèce de labyrinthite animale. Elle devrait guérir en 2 semaines.

De toutes les Paroisses, page 182

N'abusons pas du majestueux, il tourne souvent au comique.

La fierté se drape et attende

Un pauvre reconnaissant, ah ! saluons-le trois fois : au nom de sa mémoire, au nom de son coeur et au nom de sa délicatesse.

On aime à chercher la petite tache des plus purs. Pauvre humanité !

En général, la femme déteint plus sur l'homme que l'homme sur la femme.

En style, on se lasse des détours les plus charmants, des images les plus inattendues, des mots les plus friands, des comparaisons les plus heureuses, jamais de la clarté.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

dimanche 3 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 181

La satiété est la plus vulgaire des lassitudes.

La fortune est un peu étonnée de ne pas nous rendre fous.

La vue de l'or et la vue de la chair, les deux plus terribles tentations.

En route pour la gloire, on se foule le pied.

Ce que j'admire beaucoup, par prudence je ne cherche pas à le voir tous les jours : on n'a pas tous les jours les mêmes yeux.

Les grandes pensées viennent du coeur, oui, mais s'inscrivent dans l'esprit, et c'est lui qui les habille.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 2 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 180

Une courte, mais une des meilleures prières : Mon Dieu, chassez-moi de moi-même!

Heureux ceux qui conservent dans la vieillesse une certaine teinte de candeur, cette jeunesse de l'âme!

Le pays des aïeux, c'est encore plus que le nôtre, c'est le leur.

Interroge discrètement un retour : qui sait ce qu'il rapporte? Les chemins peuvent avoir été des conseillers mauvais.

Nous avons toujours de la mémoire pour les fautes d'autrui. Nous aurions toujours mieux fait à leur place.

Salue en passant la vieille maison : elle a vu des douleurs.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 1 mars 2013

Miette 85 : Un bienfait n'est jamais perdu

La charité

Un bienfait n'est jamais perdu.

Sommaire. — Semence et récolte. — Ulysse et Phyloctète dans l'île de Lemnos. — Légende orientale. — Un pied couronné. — Roi, baquet et chameau. — Récompensé dans le ciel.

Un disciple ou un précurseur de Schopenhauer a pu dire :

« Semez les bienfaits, vous récolterez l'ingratitude », n'en croyez rien.

Sans aller jusqu'à déclarer que la reconnaissance est une vertu innée dans le coeur de l'homme et pratiquée par tous, on constate fréquemment, Dieu merci, que beaucoup s'aperçoivent du bien qu'on leur fait et en conservent un bon et durable souvenir.

C'est ce sentiment que Philoctète, dans la tragédie de ce nom, cherche à éveiller dans l'âme de Pyrrhus qu'il conjure de l'arracher à l'abandon où il est réduit dans l'île de Lemnos :

Considère le sort des fragiles humains,
Et qui peut un moment compter sur les destins?
Tel repousse aujourd'hui la misère importune
Qui tombera demain dans la même infortune.
Il est bon de prévoir ces retours dangereux
Et d'être bienfaisant alors qu'on est heureux.1

« L'un des avantages des bonnes actions, d'après J.-J. Rousseau, est d'élever l'âme et de la disposer à en faire de meilleures. »2

Il en est un autre immédiat, c'est la joie qu'on éprouve à faire du bien ; la récompense est dans le coeur de l'homme bienfaisant :

Le bonheur appartient à qui fait des heureux.3

Cela suffirait amplement pour prouver qu'un bienfait n'est jamais perdu.

Une légende orientale rapporte un apologue très original sur ce sujet. J'en reproduis ici la traduction textuelle :

Dieu dit un jour à ses saints de se tenir prêts à fêter l'arrivée d'un nouvel élu avec tous les honneurs du cérémonial observé dans la cour céleste à l'égard d'un petit nombre de rois admis à l'éternelle béatitude ; et les saints se hâtèrent de courir à l'entrée du Paradis afin de recevoir de leur mieux un hôte si important et si rare. Ils pensaient que ce devait être un très grand monarque qui venait d'expirer; mais, au lieu du personnage qu'ils attendaient, ils ne virent arriver qu'un pied, un pied en chair et en os, détaché du corps dont il avait fait partie. Il était surmonté d'une riche couronne et il s'avançait fièrement au milieu d'eux en passant à travers leurs jambes.

Saisis d'étonnement à la vue de ce phénomène, ils s'en demandaient l'un à l'autre l'explication et personne ne pouvait la donner.

En ce moment apparut au-dessus de leurs têtes l'archange Gabriel qui s'envolait à tire- d'aile vers notre globe. Ils l'interrogèrent et il leur répondit :

« Le pied couronné que vous voyez est le pied d'un roi. Ce roi, allant un jour à la chasse, aperçut un chameau qui était attaché à un arbre et qui s'efforçait d'allonger le cou vers un baquet plein d'eau placé hors de sa portée. Le prince compatit à la peine de l'animal et rapprocha de lui le baquet avec le pied, afin qu'il pût s'y désaltérer.

C'est pour cette bonne action, la seule qu'il ait faite dans sa vie, que son pied est venu à Dieu, tandis que le reste de son corps est allé au diable.

Le Très-Haut m'envoie publier cette nouvelle sur la terre pour que les hommes se souviennent qu'un bienfait n'est jamais perdu. »

La religion chrétienne enseigne également à être bon et généreux envers tous, et principalement envers les misérables :

Donnez! afin qu'un jour, à votre heure dernière,
Contre tous vos péchés vous ayez la prière
D'un mendiant puissant au ciel !4

Dieu n'oublie pas l'homme miséricordieux et compatissant lorsqu'il se présente dans le séjour des élus.

Alfred de Musset s'est rappelé ces leçons de son enfance dans le touchant récit d'une de ses plus délicates poésies :

Je me souvins alors de ce jour de détresse
Où j'avais à l'enfant donné mes deux écus ;
C'était par charité, je les croyais perdus.
De Celui qui voit tout je compris la sagesse,
La mère ce soir-là me les avait rendus.5


1 Philoctète, tragédie de Laharpe, acte I, scène iv.
2 Les Confessions, partie I, livre VI.
3 L'abbé Delille.
4 Victor Hugo, Les Feuilles d'automne : «Pour les pauvres» (janvier 1830)
5 Une bonne fortune, 43e strophe.

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

De toutes les Paroisses, page 179

Ah ! pourquoi vertueux et agréables ne vont-ils pas toujours ensemble !

Les parties d'un entier regardent toujours si l'une d'elles n'est pas plus favorisée que l'autre.

Le beau temps a quelquefois l'air exalté, tant il est beau.

Une belle haie excuse le désordre.

On s'habitue à recevoir, et la gêne est souvent plus grande à celui qui donne qu'à celui qui reçoit.

La paresse déjeune avec le sommeil et soupe avec la faim.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 28 février 2013

De toutes les Paroisses, page 178

Si tu veux que ta tendresse dure, sache pourquoi tu aimes.

La dureté de l'exil nous diminue les fautes de l'exilé.

Un jaloux peut ne pas être un méchant, il en tient l'emploi.

C'est toujours le lendemain qu'on charge de sa résolution nouvelle.

Une longue vie a besoin de s'excuser par l'aumône et le sacrifice.

Quand on ne devient pas meilleur en vieillissant, comme on devient pire !

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 27 février 2013

De toutes les Paroisses, page 177

La beauté et la pauvreté espèrent bien de ne pas rester longtemps ensemble.

Ne fais attendre que l'arrogant.

Quand le coeur a été trop prompt, il appelle souvent l'esprit pour arranger ses affaires.

Les désirs hurlent quand on les nourrit.

Un vieillard gai est agréable à voir, comme un sarment qui flambe.

Ne méprise pas sans entendre : les excuses particulières sont là.

Le peuple n'a pas de confiance à donner ; il n'a que des engoûments.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 26 février 2013

De toutes les Paroisses, page 176

On peut tout faire par complaisance, mais tout coûte.

Que j'ai peu d'admiration pour le style joaillerie, et qu'il me laisse froide !

Le mensonge honteux se rachète un peu, mais l'autre !

Quand on sait voir, c'est en regardant les autres qu'on commence à se sentir vieillir.

Les autre et soi : la fraternité des deux antipodes.

On n'ose même plus dire qu'on a du bon sens.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 25 février 2013

2013.8

Citation de la semaine

Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis d'Amérique et il y en a toujours eu un. L'effort d'anti-intellectualisme a été un fil conducteur de notre vie politique et culturelle, nourri par l'idée erronée que la démocratie signifie que « mon ignorance vaut tout autant que votre savoir ».
I. Asimov dans Newsweek: «A Cult of Ignorance», 21 janvier 1980, p. 19. (Version originale en anglais)

Papateries

J'ai toujours un petit doute sur l'état mental d'une personne qui dit entendre une voix :
« Le pape Benoît XVI a déclaré aujourd'hui que Dieu lui avait demandé de "se dédier à la prière et la méditation", ce qui ne signifie pas "abandonner l'Eglise", lors de sa dernière prière de l'Angelus avant sa démission historique, sur une Place Saint-Pierre noire de monde. » Le Figaro




Image trouvée sur le blogue Danger École
grâce au blogue de Martine Peters.


Guide pour utiliser Twitter en salle de classe. Ces « comment faire à l'école » me font toujours un peu sourire. Je suppose que ça donne des idées à ceux qui en ont déjà ! Par contre, je doute fort que cela soit vraiment utile si l'enseignant n'utilise pas Twitter (ou tout autre outil) d'abord pour lui-même. Ça me rappelle les débuts des sites pédagogiques avec les suggestions et les interminables listes de liens à utiliser à l'école. Ces listes n'ont certainement pas amené les enseignants plus loin dans une intégration réussie des TIC ; sinon, serions-nous toujours à peu près au moins point 15 ans plus tard ? On disait aux enseignants : « Venez consommer mes listes ! Les liens sont tous vérifiés ! Ne perdez pas de temps à chercher (ou faire chercher vos élèves) sur Internet. Évitez les interminables dédales. » Tout cela était pavé de bonnes intentions... qui n'ont abouti à rien.

La solution d'une «intégration» des TIC à l'école passe par l'achat de machines données aux enseignants afin qu'ils l'utilisent pour se placer eux-mêmes en état d'apprentissage. Peut-être comprendront-ils alors que s'ils arrivent à apprendre avec un ordinateur, il est plus que probable que cela soit aussi le cas pour leurs élèves. Leur imagination (je l'espère ! ) fera le reste.

Échecs

« In maths you need to be right; in chess only more right than your opponent. » - John Nunn.

Désastreuse soirée au tournoi de parties blitz de mardi soir : +6 -9 =1. Les blitz, c'est vraiment pas ma force.

Je me prépare à la première ronde (mardi soir) du Tournoi des Commanditaires du CEH.

De plus, en fin de semaine prochaine, c'est le Tournoi Ouvert de Gatineau. Mon dernier tournoi de week-end date de plus de quinze ans ; je me demande comment je vais supporter la fatigue de deux parties par jour. De plus, la cadence est assez rapide, chaque joueur ayant 90 minutes avec incrémentation de 30 secondes par coup pour la partie. Cela sera ma première expérience à cette vitesse.

Me suis remis à publier les proverbes tirés de Miettes du passé d'Émile Genest. Il m'en reste une quinzaine à transcrire. Mes Barratineries se dirigent aussi vers la fin.



Glanages

« Sur des propos détachés, pris isolément, il y a de quoi faire pendre vingt fois le Fils de Dieu. » - J. J. Rousseau.

Si les tribunaux, en prononçant sur les différends des parties et en donnant gain de cause à l'une suivant l'équité, punissaient dans l'autre, comme crime d'État, d'avoir soutenu une mauvaise cause contre l'esprit de la loi, dans l'espérance de tromper les juges, pense-t-on qu'il y eût bien des procès dans ce monde? - Stanislas Leszczinski (1677-1766). Source.

L'autodidaxie est l'acquisition de connaissances par un individu en dehors des dispositifs éducatifs officiels (établissements scolaires, centres d'apprentissage ou de formation) et sans intervention d'un enseignant ou d'un formateur.
L'autodidacte fait preuve d'une autonomie totale dans son rapport au savoir : il définit lui-même ses objectifs de formation, trouve des informations et construit ses propres méthodes d'apprentissage, s'approprie les connaissances et est capable de s'autoévaluer.
Dans la société actuelle, chacun est appelé à devenir en partie autodidacte, même s'il a passé une partie de son existence sur les bancs de l'école. Depuis les années 1950, avec les transformations sociales et l'apparition d'une culture de masse, on a vu se développer ce que l'Unesco appelle une éducation informelle : on ne se forme plus seulement à l'intérieur des institutions éducatives mais aussi à l'extérieur, à travers les médias, les réseaux de relations, les diverses sources d'information présentes dans l'environnement. L'évolution des savoirs et des savoir-faire exige de chacun un effort d'autoformation à tout âge, pour accroître son efficacité au travail, sa participation sociale et son épanouissement personnel. Encyclopédie Larousse

Weight Watchers : Ça baisse toujours !

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