Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 5 juin 2010

1000

Mille

Millième billet. N’est-ce pas là le temps de réfléchir un peu à cette aventure ?

Le début

J’ai commencé mes Jobineries en août 2004. Mes intentions n’étaient pas claires : après une crise d’angine nécessitant deux endoprothèses vasculaires, j’étais en mini crise existentielle. Écrire pourrait-il m’aider ? Car depuis très longtemps j’avais décrété que je n’avais pas grand’chose à dire et, conséquemment, encore moi à écrire.

Mais déjà depuis quelques mois, je commentais sur différents blogues comme celui de Stéphane Allaire ou de Clément Laberge et Mario Asselin. Mais c’est un long commentaire sur les mathématiques laissé sur le blogue de François Guité qui a ébranlé ma conviction : aurais-je des opinions « partageables » ?

Éclectique

J’ai lentement élaboré mes catégories, comme les sentiers en forêt, laissant des traces au gré de mes pérégrinations. Je savais bien que d’écrire sur n’importe quoi ferait en sorte que j’aurais peu de lecteurs réguliers, car pourquoi RSSuivraient-ils un blogue qui, le plus souvent qu’autrement, parle de ce qui ne les intéresse pas ? Mêler des photos des petits enfants, des citations, des trucs sur l’enseignement des maths, des propos sur l’éducation, des bidules de programmation, etc., n’est pas du goût de chacun !

« Web log » signifie journal web. Je rappelle qu’à l’époque, Joueb était dans la liste des traductions possibles de Blog. C’est dans l’esprit d’un journal type intime que j’ai publié mes billets. Il faut dire que j’avais un modèle qui, encore aujourd’hui, m’inspire : il s’agit du journal web de Jean-Pascal.

Et c’est ainsi, au fil des billets, que les Jobineries sont devenues ce qu’elles sont aujourd’hui. Écrire Je ne suis pas écrivain, loin de là. Mais écrire régulièrement m’a permis de mieux cerner mes pensées ; et aussi de prendre conscience que j’ai des pensées ! Cet exercice important, essentiel, fondamental fait qu’aujourd’hui je suis beaucoup plus conscient que je fais partie de ce monde : un événement se produit autour de moi, que ce soit une conversation avec Marie, le sourire de Marilise, une parole d’un collègue, une marche avec les lévriers, un livre reçu que, hop ! je me demande bien comment je pourrais bloguer la chose. C’est le bénéfice le plus important que m’apporte ce blogue : mon cerveau est vivant, mon cerveau fonctionne, mon cerveau pense! Cet ordinateur organique est fragile, et cette peur qu’un jour il me laisse tomber fait en sorte que je veux profiter de tout ce qu’il peut m’apporter ici et maintenant.

La suite

Je suis donc devenu un accroc. J’en ai parlé autour de moi et certains d’ailleurs s’y sont mis.

J’ai beaucoup parlé de la puissance de l’écriture à mes collègues, prenant parfois plusieurs minutes en réunion d’équipe pour vendre l’idée. De ce côté-là, peine perdue. Mon amour pour ce mode d’expression n’est sans doute pas communicatif.

Écrire, comme toute forme de création, est assez difficile, et l’argument que cela demande du temps vient rapidement aux lèvres de mes collègues. J’ai beaucoup contre argumenté en signalant tout le plaisir que cela pouvait apporter. En faisant aussi valoir qu’il est important de partager ses connaissances. Mais rien n’y fit. Aujourd’hui, de la déception, je suis passé à l’indifférence.

Portfolio

Je relis assez régulièrement mes vieux billets. Où étais-je il y a un an, 2 ans, etc. ? Et je me surprends à m’aimer. Le blogue est une merveilleuse activité nombriliste. C’est un morceau de soi-même. Pas question pour moi d’arrêter cet exercice. Certains croient les blogues morts. C’est, je pense, ne pas comprendre la puissance fondamentale du web qui permet à tous d’écrire ce qu’ils pensent. Et des êtres humains qui pensent et qui désirent partager leurs pensées, il y en aura toujours.

Merci au web. Merci à la vie.

mardi 25 mai 2010

Long congé

En fin de semaine, visite d'Estéban, Marilise et de leur grand-grand-maman Jeannette.








lundi 24 mai 2010

Où il y a de l'homme...

On le sait tous, mais il est parfois bon de se rappeler que les histoires à la Bellemare ne datent pas d'hier.

Je suis préteur* en Grèce. - Toi préteur ? Et sais-tu juger ? Où as-tu donc appris cette science ? - J'ai la patente de César - Et si César t'avait envoyé une patente pour juger de la musique, à toi qui n'en as jamais appris une note, qu'en ferais-tu, et à quoi te servirait-elle ? Mais je passe là-dessus. Je te demande seulement par quelles voies tu as obtenu ta charge. Qui te l'a procurée ? À qui as-tu baisé la main ? À quelle porte as-tu couché ? À qui as-tu fait des présents ? Par quelles bassesses, par quelles indignités, par quelles faussetés l'as-tu achetée ?
Épictète, Entretiens, Livre III, XII.
* Dans la Rome antique, magistrat chargé de rendre la justice ou responsable de l’administration d’une province. - Antidote

dimanche 23 mai 2010

Gardner

J'apprends ce matin le décès de Martin Gardner. J'ai une vingtaine de ses livres. J'en avais d'ailleurs parlé ici.

Entrevue et source de la photo

samedi 22 mai 2010

34 ans

« Alors Almitra parla de nouveau et dit, et le mariage, Maître ?
Et il répondit, disant :

Vous êtes nés ensemble et ensemble vous resterez pour toujours.
Vous resterez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours.
Oui, vous serez ensemble jusque dans la silencieuse mémoire de Dieu.
Mais qu'il y ait des espaces dans votre communion,
Et que les vents du ciel dansent entre vous.

Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une entrave :
Qu'il soit plutôt une mer mouvante entre les rivages de vos âmes.
Emplissez chacun la coupe de l'autre mais ne buvez pas dans la même coupe.
Partagez votre pain mais ne mangez pas de la même miche.
Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais demeurez chacun seul,
De même que les cordes d'un luth sont seules cependant qu'elles vibrent de la même harmonie.

Donnez vos coeurs, mais non pas à la garde l'un de l'autre.
Car seule la main de la Vie peut contenir vos coeurs.
Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :
Car les piliers du temple s'érigent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas dans l'ombre l'un de l'autre. »

Khalil Gibran, Le Prophète, trad. Camille Aboussouan, Casterman 1956

Marie et moi avons lu ce texte le 22 mai 1976.
34 ans plus tard, grâce à Marie, je suis toujours l'être le plus heureux du monde.

vendredi 21 mai 2010

Nouvelle orthographe

jeudi 20 mai 2010

Lectomaton I

Par une belle journée, rien de mieux que lire dehors.

Et j'en ai profité pour tenter mon premier lectomaton.

mercredi 19 mai 2010

Musique

La musique, c'est d'abord avoir du fun.

Puisqu'on garde les petits-enfants en fin de semaine, j'essaierai de monter un petit duo avec Estéban.


mardi 18 mai 2010

Mignon

Mon bureau est dans une école. Juste en sortant, je vois cette jeune fille de deuxième cycle, accotée au mur, un portable sur les genoux. Je me suis dit que ça ferait une belle photo...

lundi 17 mai 2010

Gravité

Vidéo trouvée sur la toujours excellente Maison-Page de Jean-Pascal.

Gravité from Renaud Hallée on Vimeo.

dimanche 16 mai 2010

Balade des deux ponts

Il faisait très beau ce matin lors de ma promenade dite « des deux ponts. »







samedi 15 mai 2010

La bêtise

Trouvé sur Citations littéraires :

« Lorsque je vois à la télévision un débile de notre classe politique, je ne lui pardonne pas d’être aussi débile, aussi lâche, et surtout de nous prendre pour des idiots, de raconter n’importe quoi, donc de nous prendre pour n’importe qui, et d’y croire lui-même. La seule chose impardonnable, comme le pensait Flaubert, c’est la bêtise. La bêtise est inacceptable. »
Jean BAUDRILLARD (Le pardon – Paysage sublunaire et atonal)

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