Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

lundi 21 octobre 2013

2013.42

Sur le web «And yet the dominant model of public education is still fundamentally rooted in the industrial revolution that spawned it, when workplaces valued punctuality, regularity, attention, and silence above all else. (In 1899, William T. Harris, the US commissioner of education, celebrated the fact that US schools had developed the “appearance of a machine,” one that teaches the student “to behave in an orderly manner, to stay in his own place, and not get in the way of others.”) We don’t openly profess those values nowadays, but our educational system—which routinely tests kids on their ability to recall information and demonstrate mastery of a narrow set of skills—doubles down on the view that students are material to be processed, programmed, and quality-tested. School administrators prepare curriculum standards and “pacing guides” that tell teachers what to teach each day. Legions of managers supervise everything that happens in the classroom; in 2010 only 50 percent of public school staff members in the US were teachers.»
http://www.wired.com/business/2013/10/free-thinkers/all

* * *


[...] L'État, par son organisme de perception fiscal, avantage clairement la religion, au détriment de la laïcité.
http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/francis-vailles/201309/18/01-4690443-le-fisc-nest-pas-laique.php



La réussite par les échecs

J'ai rencontré un premier groupe mardi dernier. Ma première leçon (1 heure) est simple :
  • Montrer comment on pose l'échiquier sur la table (case blanche dans le coin inférieur droit)
  • Identifier les pièces. Ex. On dit DAME et non pas REINE. On dit CAVALIER et non pas cheval ou chevalier.
  • Montrer le fonctionnement des pions.
    • Un pion ne peut avancer que d'une case à la fois (voir l'exception un peu plus bas). À l'inverse des autres pièces, Il ne peut JAMAIS reculer.
    • Il faut imaginer un pion comme un soldat qui, dans chaque main a un poignard. Ces poignards peuvent tuer (au échecs on dit prendre) une pièce qui se trouve immédiatement à l'avant-droite ou à l'avant-gauche.
    • Le pion avance d'une case directement en avant de lui si cette case est libre.
    • Un pion a une grande ambition : arriver à la dernière traverse (ou rangée) pour se transformer soit en Tour, en Cavalier, en Fou ou en Dame.
    • Le pion, de sa case de départ, peut S'IL DE DÉSIRE, avancer non pas seulement d'une case, mais bien de deux cases. C'est un peu comme le soldat qui part bravement à la guerre en se donnant une dose de courage.
    • J'explique aussi la règle de la prise en passant.
    • Par la suite, les élèves jouent au jeu des pions : cela consiste à mettre les pions sur leurs cases de départ. Le premier joueur qui rend un pion «au bout» gagne la partie. Ce jeu simplifié permet de s'assurer que les élèves ont bien compris les règles des pions.
  • J'enseigne ensuite comment bouge le Roi, le sens du mot «échec!», ce qu'on entend par «échec et mat». J'indique la règle que le ROI ne doit JAMAIS «se mettre en échec».
  • Puis on rejoue ensuite la partie des pions (l'objectif étant toujours de rendre un pion à l'autre bout de l'échiquier) mais en ajoutant cette fois les Rois.
Quelques observations.

En utilisant tableau démonstrateur, rapidement, les élèves qui répondent mes questions me lancent des choses comme : «Oui, vous pouvez prendre le pion qui est juste là devant...» C'est ici que j'introduis codification des rangées et des colonnes. Les élèves peuvent ensuite me «parler échecs» par exemple : «Le pion sur e4 peut prendre le pion sur d5.»

Le jeu des pions (sans les Rois) est très important. Les élèves découvrent la puissance d'un pion passé, le fait que parfois il vaut mieux ne pas prendre, qu'un pion peut «bloquer». Ils apprennent aussi à calculer «qui va arriver en premier» si l'adversaire a aussi un pion passé, etc.

Les jeu des pions avec les Rois est vraiment intéressant. Encore là, les élèves font des découvertes importantes : un Roi doit être amené dans le jeu rapidement pour pouvoir menacer les pions adverses, la notion d'opposition, comment un Roi peut protéger un pion qui veut atteindre la 8e traverse, etc.

À la fin du cours, une élève m'a demandé : « Monsieur, avez-vous des sites web à me donner en référence ? » Voilà ce qu'est la nouvelle génération !

Grossière erreur

Voyez l'image ci-dessous qui illustre l'époque où l'on pouvait fumer dans les tournois d'échecs. On y trouve une erreur grossière, souvent répétée d'ailleurs dans des publicités qui utilisent le jeu d'échecs. En effet, la case inférieure droite n'est pas blanche !


National Capital Open

En fin de semaine, j'ai participé au tournoi susmentionné à Ottawa. J'étais dans la section des moins de 2100, et j'ai terminé avec une défaite et 4 nulles. Petite consolation : en première ronde, j'ai annulé contre l'éventuel gagnant, qui, d'ailleurs a remporté toutes ses autres parties.

dimanche 13 octobre 2013

2013.41

Mauvaise didactique


Voyez d'abord la vidéo suivante. Mais prenez ensuite bien le temps de lire ma critique.



Il faut vraiment faire attention avec ce qu'on trouve sur le web, surtout, peut-être, si cela semble bien fait.

Dans cette vidéo, l'auteur suggère que la priorité des opération est erronée.

D'abord, une erreur est de ne pas avoir mentionné que les opérations ont différents niveaux et qu'à chaque niveau, on doit procéder de la gauche à droite. Seconde erreur (majeure celle-là) est de nous dire qu'en réalité une soustraction est une addition d'un opposé et qu'une division est une multiplication d'un inverse.

Je commence par vous expliquer comment je procédais avec mes élèves pour introduire la priorité des opérations.

J'écrivais au tableau la chaîne suivante : 2 + 3 x 5.

Puis, je leur demandais de calculer le résultat à l'aide de leur calculatrice.

J'avais toujours 2 réponses : 25 et 17, car plusieurs élèves avaient une calculatrice genre «gratuite à l'achat du magazine.»

- Mais Monsieur, ma calculatrice ne peut pas se tromper !

Et ils recommençaient leur pitonnage. Toujours le même résultat. Cela nous permettait d'engager un dialogue sur l'importance de «s'entendre» en mathématique. (Pour les fervents du programme de formation de l'école québécoise, on est ici en compétence 3 : communiquer à l'aide du langage mathématique.)

Puis on établissait l'utilité de règles admises par toute la planète.

·Si on a des additions et des soustractions, on doit les exécuter de gauche à droite.
·Si on a des multiplication est des soustractions, on doit les exécuter de gauche à droite.

- Mais Monsieur, dans votre exemple il a une addition et une multiplication.
- Hé, hé... On s'est entendu, universellement, par commencer avec les multiplications et les divisions (de gauche à droite!). Les calculatrices qui vous donne 17 comme réponse ont compris cette convention. Les autres calculatrices n'ont pas cette convention dans leur micro-chip.
Et j'ajoutais.
- Cependant, dans une telle chaîne, il est possible qu'on veuille FORCER une opération avant une autre. Dans ce cas, on utilise des parenthèses. Par exemple : (2 + 3) x 5. Cela nous indique qu'il faut d'abord réaliser l'addition.

Puis très très rapidement, je compliquais les chaînes en ajoutant des parenthèses à l'intérieur d'autres parenthèses, etc. On se trouve vraiment ici au niveau d'une compétence de communication.

Didactiquement parlant, à mon avis, la deuxième erreur est beaucoup plus grave.

En effet, l'auteur suggère que 4 - 1 est en réalité 4 + (-1).

On va peut-être m'accuser de m'enfarger dans les fleurs du tapis. En effet, certains diront que «c'est la même chose.» Je ne suis absolument pas d'accord.

Si j'ai 4 crayons et qu'on m'en enlève 1, l'opération à écrire est bel et bien 4 - 1. Nous sommes ici dans le contexte des nombres naturels. Pourquoi voudrais-je faire croire à un enfant que soustraire un crayon c'est comme ajouter un «anti-crayon» ? J'y trouve ici tout ce que j'exècre au plus haut point dans la pédagogie de certains profs de maths: l'explication par la magie.

Or, si j'en crois cette vidéo, pour expliquer à un enfant comment exécuter la chaîne suivante : 10 - 5 + 4, je devrai lui faire croire qu'il faut d'abord la transformer en 10 + (-5) + 4 alors qu'il n'a aucune espèce d'idée de ce que peut bien représenter ce (-5). Magie, quand tu nous tiens...

Pourtant ne serait-ce pas là une formidable occasion de lui demander de préciser sa pensée et de nous la communiquer par écrit ?

- Cher élève, veux-tu d'abord que j'additionne 4 à 5 puis que je soustrais le tout de 10, ou désires-tu plutôt que j'additionne 4 après voir soustrait 5 de 10 ? Pourquoi passer à côté d'une telle occasion de «communiquer mathématique » ? L'écriture symbolique communique une idée, voilà un apprentissage important à faire réaliser chez nos élèves.

Certains me lanceront sans doute :

- Oui, mais au secondaire, il «faut» qu'ils comprennent que soustraire, c'est additionner l'opposé dans un contexte où les nombres sont «au moins» des entiers.

FAUX !

Plusieurs fois, j'ai bien expliqué que la soustraction existe bel et bien chez les entiers de la même manière qu'elle existe bel et bien chez les nombres naturels. Je réfère mes lecteurs à mes billets ici, ici (en classe!) et .

Au secondaire, il faut que l'élève «découvre» que «mécaniquement» ça donne le même résultat. Mais ça doit demeurer une découverte et non une loi magique et incompréhensible.

L'auteur parle aussi de la distributivité, l'amenant encore une fois comme un truc. Pour ceux qui voudraient l'aborder dans un contexte pédagogique, je vous réfère à mon billet.

Ma conclusion : pédagogiquement et didactiquement, il faut donc éviter cette vidéo.

Citation


Nous avons tué chez l'enfant la vitalité des tendances individuelles fondamentales et par conséquent la fierté et la joie du travail qui en est comme l'épanouissement naturel. Aussi avons-nous dû remplacer cette récompense intime par tout un système de mobiles étrangers, par des notes, des punitions, des éloges, des classements par ordre de mérite, des prix, etc.
Ces mobiles n'agissent que sur les premiers de la classe. Le reste de la classe reste indifférent.
Jules Payot, La faillite de l'enseignement, p.250, Librairie Félix Alcan, 1937.

Réflexions


Les TIC dans les écoles, on veut bien, mais à la condition que ça ne change rien à notre pédagogie et à la bonne vieille didactique classique. C'est cette dernière qui contrôle comment l'élève apprend.

Kat


À la marche quotidienne, Kat a eu un épisode : tout à coup, elle s'est mise à trembler, ses pattes avant sans coordination, le dos s'arquant. Cela a duré une ou deux minutes. Je l'ai entouré de mes bras. Elle tremblait, tremblait.

Après une dizaine de minutes, elle était calme et, très lentement, nous avons repris la marche. Je suis arrêté faire rendez-vous chez la vétérinaire.

Quelques heures plus tard, elle l'a examinée. Son coeur, ses oreilles, ses yeux. Tâtements ici, tâtements là. Pas de fièvre. Pas d'infection évidente.

Et la vétérinaire m'a parlé d'une tumeur possible au cerveau.

-C'était peut-être aussi un mini AVC.
-Mais vous n'y croyez pas beaucoup n'est-ce pas ?
-C'est très rare un AVC.
Soupir.
- Il est possible de faire une résonance magnétique sur l'animal. C'est environ 1000$.
- ...
- Ça permettrait juste de savoir d'une façon certaine.
- ...
- C'est peut-être aussi de l'épilepsie. Auquel cas, on peut traiter avec des médicaments.

Tout le non-verbal de la vétérinaire indiquait qu'encore une fois, elle ne croyait pas trop à cette dernière hypothèse.

- On peut aussi faire une prise de sang, pour éliminer des possibilités au niveau des reins, du foie, etc.
- Que feriez-vous à ma place ?
- J'attendrais de voir. De voir si ça se reproduit, et à quelle fréquence. Si c'est possible, prenez une vidéo et venez me la montrer.

J'ai quitté la clinique avec une Kat bien contente de retourner à la maison.

Et moi, je peinais avec cette idée de cancer du cerveau.

Musique


J'ai assisté cette semaine au concert d'Angèle Dubeau et La Piéta à la Maison de la Culture de Gatineau. Si ma vie était à reprendre, je deviendrais musicien.

* * *


J'ai un énorme faible pour les Ave Maria et les Stabat Mater.



L'interprétation de Sumi Jo m'arrache les larmes. Écoutez :

samedi 12 octobre 2013

Au semi-rapides d'octobre du CEA


G. Jobin - J. Danis

Club d'échecs d'Aylmer
11 octobre 2013


A. Lessard - G. Jobin

Club d'échecs d'Aylmer
11 octobre 2013


Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.

dimanche 6 octobre 2013

2013.40

Karsentic

Les 20 recommandations pour effectuer un virage vers l'ère numérique à l'école de Thierry Karsenti sont ici. (Merci Mme Galuga.)

Bien sûr, on ne peut pas être contre la vertu. Ayant travaillé de longues années dans le monde des TIC scolaires, j'ai développé une vision plutôt pessimiste au regard d'une intégration des TIC qui respecterait la vision des pédagogues.

J'étais là en 1995 quand Mme Marois a lancé son fameux plan pour équiper les écoles qui présentaient des projets TIC pédagogiques. On est près de 20 ans plus tard, et les enseignants se plaignent du manque d'accès et du control-freak des services informatiques.

Les 20 recommandations sont bien belles, mais revenez ici dans un an ou deux, et je suppose qu'aucune n'aura été suivie. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'informatique scolaire, à part une minorité qui «savent» que les élèves apprennent beaucoup mieux avec, les autres ont soit une vague croyance dans son potentiel éducatif, soit une indifférence tenace qui les empêche d'apprendre par eux-mêmes.

Un ordinateur, qu'on le veuille ou non, est un nid à problèmes. Or les enseignants, les directeurs d'école et les services pédagogiques ne sont pas prêts à assumer ces problèmes. D'où cette espèce de délégation de pouvoirs aux Services informatiques.

Je n'aurais donc que deux recommandations à formuler si on veut un changement rapide et efficace (ce dont je doute.)

1- Que les services pédagogiques des CS deviennent imputables au regard de l'intégration des technologies dans les écoles ;
2- Au secondaire, que les écoles stipulent dans ses normes et modalités d'évaluation des apprentissages que les élèves ont droit en tout temps (en salle de classe et même lors des examens) à leurs outils informatiques (téléphones, ordinateurs, tablettes, etc.) Ces normes et modalités se doivent d'être acceptées par tous les intervenants de l'école. Ainsi, on aurait tout au moins une vision commune !

Ces deux recommandations simples impliquent les gens du terrain.

J'ai suggéré la première il y a déjà plusieurs années. Travaillant aux services pédagogiques, je voulais qu'on récupère tous les budgets impliquant les TIC scolaires. Quand j'ai proposé la chose, en pleine réunion, on m'a regardé, amusés... et on est passé au point suivant à l'ordre du jour.

Quant à ma deuxième recommandation, Elle ne risque pas de passer. Pourquoi ? Tout simplement parce que ça fait peur à 95% des intervenants scolaires. La plupart des gens veulent bien «croire» en l'importance des TIC, mais tout de même pas au point de laisser les élèves les utiliser en tout temps ! Surtout au niveau secondaire, là où les enseignants tiennent au parfait contrôle de la matière enseignée.

Si vous lisez ce billet - et si vous voulez rire un peu, quoique ce ne soit vraiment pas drôle... - , lors de votre prochaine rencontre d'équipe, suggérez la recommandation deux. Vous constaterez que nous sommes encore dans une mentalité du 19e siècle dans nos écoles secondaires et dans nos universités.

Et vous comprendrez mon pessimisme.

La politique et la religion

Je n'en démords pas : il faut demander aux politiciens s'ils croient ou non au Dieu catholique. S'ils répondent « Désolé Monsieur, ça ne vous regarde pas, et c'est du domaine privé », alors, c'est clair : il faut enlever le crucifix et les signes religieux de l'Assemblée nationale et du parlement.

Je pense aussi qu'il faut enlever tous privilèges fiscaux aux organismes religieux.

DWTS

Certaines personnes ont toujours l'air de mauvaise humeur, même quand elles sourient. C'est le cas de Nicole «Snooki» Polizzi dans cette saison de Dancing with the Stars.

La lecture

Vu passer dans un tweet : «Children that read for fun are better at maths.»

En fait, les enfants qui lisent pour leur plaisir sont meilleurs à l'école, point. C'est absolument évident, car tout à l'école passe par la lecture. Et celui qui n'aime pas lire part sérieusement désavantagé.

Le «dessein intelligent»



Échecs

Quatrième et dernière ronde du tournoi des bénévoles. Encore une partie que j'aurais dû gagner. Je l'ai analysée sur Matoutaouais.org.

Mais j'ai au moins gagné mes deux parties (semi-rapides) de vendredi au Club d'échecs d'Aylmer.

lundi 30 septembre 2013

La géométrie

Les maths modernes ont fait leur apparition à la fin des années soixante. La grande erreur fut de laisser tomber complètement la bonne vieille géométrie euclidienne (théorèmes, preuves, corollaires, lemmes, etc.)

C'était le meilleur endroit pour illustrer toute la beauté, la grandeur et la pureté des mathématiques. Tout cela est vraiment perdu aujourd'hui, et quand je vois les fameuses situations d'apprentissage par compétences (sic, sic et resic), je me demande comment les élèves peuvent arriver à déceler une quelconque harmonie dans les mathématiques.

Mais voyez la vidéo ci-dessous. Si vous y comprenez moindrement quelque chose en anglais, il est, à mon sens, à peu près impossible de ne pas voir dans la résolution de ce problème une très grande beauté. Et si on ne la voit pas, le rôle du prof est de dénouer le cerveau de son apprenant pour lui faire entrevoir cette beauté.

À peu près tous les problèmes de lieux géométriques ont un potentiel jouissif.



dimanche 29 septembre 2013

2013.39

Cynique n. Grossier personnage dont la vision déformée voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être. De là l'ancienne coutume scythe d'arracher les yeux d'un cynique pour améliorer sa perspective.
A. Bierce

Autant la tolérance est aisée à l'indifférent et au cynique, autant elle est difficile à celui qui possède une conviction. La tolérance comporte la souffrance, la souffrance de tolérer l'expression d'idées révoltantes sans se révolter.
Edgar Morin



Si j'étais journaliste

J'ai entendu F. Gendron, apparemment outré, devant la caméra : «Allez-y, demandez-y à C. St-Pierre, ce qu'elle a fait quand elle était (bla-bla-bla).».

Un journaliste ne doit-il pas poser à M. Gendron une question du genre :

- Voulez-vous dire que les comportements de cette ancienne ministre justifie les comportements actuels de votre gouvernement ?

Le travail d'un journaliste ne serait-il pas de mettre en lumière «on the spot» les sophismes de nos politiciens ?

Faire de la politique «autrement»

Ce n'est pas parce qu'on a l'impression de faire de la politique «autrement» que c'est ce qui se passe dans la réalité. La sortie de M. Duchesneau et sa CAQ en sont un bel exemple.

Je ne suis plus capable d'entendre des arguments du genre : «Les autres sont des pas bons. Votez pour moi, ce sera beaucoup mieux.» C'est nous prendre pour des cruches.

Et puis, quand j'entends les «cheap shots» des hommes politiques, je me dis que faire de la politique contribue certainement à diminuer leur intelligence.

Lancement de la course aux élections municipales

tête de politicien
coup de vent
la pancarte louche

La conduite des femmes


Du grand n'importe quoi : Driving affects ovary and pelvis, Saudi sheikh warns women.

Imageries


Trouvé sur le Google+ de
Paolo Massimiliano Paolella


Échecs

Jobin – Guimond : Analyse de ma défaite (encore !) de mardi soir dernier. C'est sur Matoutaouais.

* * *

Mon projet de bénévolat dans les écoles de Buckingham commence bientôt. J'ai reçu les jeux et les horloges ; je rencontre les responsables dans les écoles cette semaine.

* * *

Il est vraiment difficile de bien penser aux échecs. Magnus Carlsen donne un indice d'un processus possible. (C'est en anglais.)

Du Stop Motion en IPad

J'adore entendre les enfants sur leurs productions.

J'admire Julia pour au moins deux raisons : Elle laisse les enfants créer. Et elle prend le temps de partager sur Internet.



lundi 23 septembre 2013

Curriculum pour le XXIe siècle.

Sur Internet, on trouve plusieurs articles illustrant l'utilisation pédagogique du Ipad, ou encore comment intégrer le TBI à l'apprentissage (les gens n'osent plus dire à l'enseignement), ou encore sur le partage avec les outils Google, etc.

Tout ça, véritable bouillie pour les chats, cache une vérité toute simple : l'intégration des TIC est un échec lamentable. D'après moi, le seul, l'unique moyen de réussir cette intégration, c'est de donner à chaque élève le droit, en tout temps, d'utiliser un ordinateur, non pas une tablette genre IPAD, mais bien un ordinateur, soit cette machine qui peut faire plusieurs tâches en même temps. L'effet serait immédiat, car, avouons-le, l'école est d'abord distributrice d'un choix de connaissances. Or, comment continuer de distribuer ces connaissances si elles sont accessibles en tout temps à l'élève ?

L'école ne veut pas permettre cet accès permanent pour la simple raison qu'elle serait forcée de modifier tout le curriculum. Vous ne me croyez pas ? Imaginer un élève avec son ordinateur personnel pendant une évaluation formative, sommative, institutionnelle, etc. Ça fait peur, n'est-ce pas ?

Mais nous serons sans doute d'accord sur le fait que l'élève doit apprendre à réfléchir. Et qu'il doit aussi comprendre le monde, c'est-à-dire tenter d'en saisir l'essence.

Dans cet esprit, voici ma suggestion d'une réforme (quel mot !) du programme de formation.
  1. Au primaire I, II et III, enseigner aux élèves l'arithmétique, à écrire, à lire. Surtout à lire.
  2. Au primaire I à VI, initier les enfants à la musique, au dessin, au théâtre, aux sciences, à la cuisine, aux sports.
  3. Au primaire III et IV, initier les élèves à une suite bureautique incluant traitement de texte, traitement d'image, présentation, base de données, chiffrier.
  4. Au primaire IV, V et VI, au rythme de 5 h par semaine, obliger tous les élèves à apprendre la programmation à l'aide de Scratch, Logo ou autre.
  5. Au primaire IV, V et VI, tous les élèves devraient lire 15 à 20 livres par année.
  6. Au primaire IV, V et VI, tous les élèves devraient visiter 15 à 20 personnalités par année. (Ex. Démocrite, César, Jésus, Einstein, Bach, Picasso, A. Dumas, curé Labelle, Edison, Walt Disney, etc.)
  7. Au primaire IV, initier les élèves à l'écriture web (HTML).
  8. Au primaire, supprimer toute évaluation sommative. Remplacer par une approche par portfolio.
  9. Au secondaire I à V, exiger que tout élève ait en tout temps un ordinateur.
  10. Au secondaire I à IV, supprimer les cours de français. Les remplacer par des cours de théâtre, musique, dessins, danse, histoire, géographie et politique.
  11. Au secondaire I à IV, supprimer les cours de mathématiques. Les remplacer par des cours de programmation informatique et de philosophie.
  12. Au secondaire I à IV, chaque classe devrait faire un voyage dans un coin du monde.
  13. Au secondaire I à IV, tous les élèves devraient faire de la science.
  14. Au secondaire I à IV, tous les élèves devraient pratiquer au moins un sport.
  15. Au secondaire V, consacrer tout le temps à l'apprentissage « en dur » des mathématiques et de la langue française.
  16. Au secondaire, supprimer toute évaluation institutionnelle. À remplacer par une évaluation par portfolio.
  17. Du programme actuel, on conserve les neuf compétences transversales.

dimanche 22 septembre 2013

2013.38

La feuille morte
doucement se pose,
caressant la pierre tombale.
Ransetsou (1654–1707)


Ce serait cool si (Dieu/Allah/Vishnu/etc) faisait une apparition pendant les débats à l'Assemblée nationale. Ça règlerait bien des choses...

Ça me fait penser à ce petit paragraphe dans la page de Jean-Pascal :

On peut y croire ou pas, ce qui est certain c'est que Dieu est absolument silencieux. Si on regarde ce qui se passe effectivement, il devient évident que Dieu est, en plus, absolument absent (en tout cas, s'il est présent, il est invisible et non agissant). Ça, c'est juste la réalité.

* * *


«Teaching is not about information. It’s about having an honest intellectual relationship with your students. It requires no method, no tools, and no training. Just the ability to be real. And if you can’t be real, then you have no right to inflict yourself upon innocent children.
In particular, you can’t teach teaching. Schools of education are a complete crock. Oh, you can take classes in early childhood development and whatnot, and you can be trained to use a blackboard “effectively” and to prepare an organized “lesson plan” (which, by the way, insures that your lesson will be planned, and therefore false), but you will never be a real teacher if you are unwilling to be a real person. Teaching means openness and honesty, an ability to share excitement, and a love of learning. Without these, all the education degrees in the world won’t help you, and with them they are completely unnecessary.»
Paul Lockhart (A Mathematician's Lament, p.46, Bellevue literacy press, 2009)

* * *

Le nationalisme est la culture de l'inculte, la religion de l'esprit de clocher et un rideau de fumée derrière lequel nichent le préjugé, la violence et souvent le racisme.
Mario Vargas Llosa, Les enjeux de la liberté, (trad. Albert Bensoussan), éd. Gallimard, 1997, p. 70.

* * *

Think of it this way: you can appreciate art without acquiring the ability to paint, or enjoy a symphony without being able to read music. Math also deserves to be enjoyed for its own sake, without being constantly subjected to the question, “When will I use this?”
MANIL SURI Réf.

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Les politiciens sont de plus en plus méprisables. Cette semaine, Philippe Couillard qui (cache/cache pas) des informations dont, de toute évidence, il a honte. Il a même demandé aux avocats de son parti de s'opposer à la prise de connaissance du contenu du mandat de perquisition. Vive la transparence !

Et puis, il y a Mme Maltais qui (innocente !) nous annonce qu'elle ne fait aucune ingérence politique en nommant 4 membres pro charte sur le CA du Conseil du statut de la femme.

Il ne faut pas oublier le chef de l'Église catholique, le pape François qui ouvre la porte du confessionnal aux homosexuels et aux divorcés. Une manière de mettre une ou deux gouttes d'eau dans son vin de messe.

Je n'en démords pas : les politiciens sont d'une médiocrité affligeante. Oui, je mets tout le monde dans le même paquet, parce qu'aucun d'entre eux ne vient dire devant la caméra que le comportement de leurs collègues les écœure au plus haut point. C'est connu : dans un parti politique, l'auto-critique - celle qui fait avancer la compréhension publique - n'est jamais bienvenue.


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Depuis vendredi 20 septembre, officiellement, je suis à la retraite. Mais je continue de travailler deux jours par semaine comme consultant.

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J'ai encore perdu ma partie d'échecs mardi soir. J'avais une partie archi gagnante ayant même raté, à un moment donné, un gain forcé en deux coups. Saurez-vous le voir ?

Les Blancs jouent et gagnent.



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Billet en anglais : Comment tomber en amour avec les maths. (New York Times)

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J'ai dépassé les 2000 billets sur mes Jobineries. J'en suis bien fier de ce blogue.

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lundi 16 septembre 2013

2013.37

Charte... bof !

La religion institutionnelle (peu importe laquelle) c'est du poison. Mais qu'un type porte un symbole nous signifiant qu'il croit à Dieu, à Vishnou ou au Père Noël, moi, je n'ai rien contre. L'important est qu'il me foute la paix avec sa croyance et qu'il me rende le service auquel j'ai droit.

D'un fonctionnaire, je ne désire pas L'APPARENCE d'impartialité. Je désire un bon service! Et je me fous qu'il croit à Dieu ou au Père Noël.

Citations

»Les vaincus doivent se taire. Comme les graines.» St-Exupéry

«Pouvoir, vouloir, savoir. Les trois leviers.» - V. Hugo

«L'hindouisme la religion aux 33 millions de dieux !» Le Dieu chrétien, c'est du 3 en un... Il nous en manque pas mal...

Le problème avec les gens religieux, c'est qu'ils croient avoir la vérité; donc leur respect pour les autres croyances, c'est du fake.

Les hommes ont créé x dieux où x>10000. Un monothéiste ne croit pas en (x-1) dieux. La différence avec un athée n'est pas grande!

Nous promettant le Paradis à la fin de nos jours (si on est gentil), Jésus est une espèce de Père Noël de la mort.

Le problème avec les gens religieux, c'est qu'ils ne tolèrent pas qu'on critique leur religion. Ils appellent ça «manquer de respect.»

« J’ai été enfant de choeur et militant socialiste. C'est dire si j'ai entendu des conneries. » Michel Audiard

« La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées. » Victor Hugo

Échecs

Ah ! J'ai perdu ma première partie du Tournoi des Bénévoles. Pendant les 13 premièrs coups, mon Cavalier b8 est passé en g8 ! Allez sur Matoutaouais pour la rejouer.


En fin de semaine, j'ai montré les règles du jeu à ma p'tite Aurélie Marilise. 5 ans et demi est un bel âge pour apprendre à jouer.

Matou

J'ai créé, dans les années 80, la revue Matou. J'ai été bien content de trouver qu'elle était répertoriée dans l'excellent Chess Periodicals de l'archiviste Italien Gino Di Felice.

En passant, tous les numéros sont disponibles gratuitement sur Matoutaouais.

Lockhart

Paul Lockhart est un très grand pédagogue. A mathematician's lament représente tout ce que je pense de l'enseignement des maths. Je vais commander son Measurement.



dimanche 8 septembre 2013

2013.36

Pennac au cinéma

La bande-annonce d'Au bonheur des ogres de Nicolas Bary, d'après l'oeuvre de Daniel Pennac.



Les fameux parents

Encore une étude universitaire qui ne servira pas à grand chose.

Pour aider les relations école-parents, c'est assez simple.

1- Qu'en formation initiale, tous les futurs enseignants soient sérieusement initiés aux difficultés d'apprentissages.
2- Qu'en formation initiale, tous les futurs enseignants soient sérieusement initiés à l'art de communiquer diplomatiquement avec les parents lorsque vient le temps de leur suggérer de consulter un spécialiste pour leur enfant. Il est bien important de comprendre qu'un enseignant n'a pas l'autorité ni la compétence pour poser un diagnostic.
3- Que l'école cesse de donner des devoirs aux enfants.
4- Que l'école cesse de trier les élèves sur la base d'examens ridicules. Les parents d'enfants qui ont de la misère à l'école n'ont pas besoin de ça !
5- Que l'école qui a de la misère avec le comportement de certains enfants n'hésite pas à appeler le parent pour qu'il vienne chercher le petit à l'école. Je crois que si un enfant a un comportement indésirable, c'est aux parents à régler ça. L'école doit éduquer les enfants, mais c'est le rôle des parents de les élever. Un enfant qui ne sait pas vivre doit retourner chez lui pour qu'il l'apprenne.
6- L'école doit prendre ses responsabilités : qualifier, socialiser et instruire. Mais elle doit aussi faire comprendre aux parents qu'elle n'a pas à se substituer à eux en ce qui concerne la bonne éducation de leur enfant.
7- Que l'école soit prête à offrir des ressources et de l'aide aux parents qui volontairement en demandent.

Les échecs, le talent et la musique

C'était l'ouverture de la saison au Cercle d'Échecs de Hull. Pour l'occasion, le maître international Deen Hergott nous a offert une simultanée. 19 joueurs participaient. Le Maître a gagné 15 parties, perdu 2 et a fait deux nulles dont une contre moi. J'en suis bien heureux.


Jobin, Gilles G. - Deen Hergott
Simultanée, Gatineau, 2013.09.03
(Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.)

«La ministre déléguée à la réussite éducative a tenu à rappeler que le jeu d'échecs permet "d'installer un environnement favorable à l'apprentissage. Il contribue au développement des attitudes et des aptitudes intellectuelles propices à l'émancipation intellectuelle, fondamentale à chaque enfant".» (Source)


Jolie pub de 8 minutes présentant les protagonistes au futur Championnat du Monde.


Bien sûr qu'il y a un lien entre l'intelligence et bien jouer aux échecs.
Mais le talent, le talent... qu'est-ce exactement ? Comment le définir ? Pour ma part, je pense que pour devenir assez bon à peu importe quoi, il suffit de deux choses : de la motivation intrinsèque (c'est-à-dire la volonté d'apprendre) et ressentir du plaisir pendant qu'on apprend.

Pour tester ma théorie sur vous-même, je vous suggère l'expérience suivante :

1 - Procurez-vous une flûte à bec ;
2 - Choisissez une partition assez simple genre Greensleaves ;
3 - Donnez-vous 20 heures d'apprentissage (par exemple, pour apprendre à lire la feuille de musique, apprendre à poser vos doigts sur la flûte, etc.) et 20 heures pour pratiquer le morceau musical ;
4 - Observez-vous en train d'apprendre et notez ces observations sur un carnet (votre portfolio d'apprentissage) au regard des deux conditions émises plus haut.

Je vous suggère de faire cette expérience avec d'autres personnes. Vous verrez ainsi que certains jouent beaucoup mieux la pièce (pour un même investissement de temps), mais que TOUS la joueront d'une manière (auto)satisfaisante. Et oui ! certains apprennent la musique plus facilement que d'autres, mais tout le monde peut développer une certaine compétence !

Ah, le PQ !

Le gouvernement Marois songe à baisser le salaire des profs de Cegep. Je ne comprends pas qu'un enseignant puisse encore voter PQ. On ne se rappelle donc pas qu'en 1983, René Lévesque avait traîné tout le corps enseignant dans la merde ? Les dommages causés par ce dénigrement sont encore bien présents aujourd'hui !

Lectures

Je lis (dévore?) le pavé de Roberto Bolaño intitulé 2666. Une merveille.

Et je poursuis toujours ma lecture des Contradictions de Charles Régismanset. Deux petits extraits :

Rien de plus pénible que le mécontentement de soi avéré, sans excuse valable, sans recours possible contre un tiers. J'ai vu jadis, au cirque, un clown prestidigitateur qui illustrait assez bien cela : quand, par hasard, il avait raté un de ses tours, il se faisait punir par un compère qui lui administrait une formidable gifle. Est-il un seul de nos hommes d'État qui accepterait pareille sanction ? Il faudrait écrire un Éloge du Cirque, refuge de la vertu ! (p. 93)

Dans un salon, un jour, quelqu'un pose cette question :
« Un mari confiant est-il moins trompé qu'un mari soupçonneux et jaloux ? »
À quoi une jolie femme de l'assistance de déclarer :
« Une femme qui a bien envie de tromper son mari ne s'occupe pas de ces détails ! »
(p. 191)


lundi 2 septembre 2013

2103.33.34.35


Le Chaos qui inspire.


Antifragilité

Thierry Crouzet a débranché de l'écriture pendant un mois.

Chez lui, c'est un événement. En est-ce un chez la plupart des gens ? Qui « écrit » ? Évidemment, avec la planète sur Facebook, je suppose qu'on passe difficilement un mois sans envoyer un petit «j'aime» ou encore un «Bonne fête !» qui s'ajoutera à une liste interminable de bons souhaits.

Pourtant.

Pourtant, j'ai l'impression que l'écriture demeure un lieu de souffrance chez la majorité des gens.


Retraite.

Ma retraite se passera en douceur, ayant eu un petit contrat de 2 jours par semaine comme consultant pour un petit bout de temps.

Linux et Kat à Hudson

 

Avec Marie et nos deux lévriers, nous avons passé un petit moment au kiosque de SOS Lévrier Québec au marché Finnigan de Hudson.
Les lévriers sont de merveilleuses bêtes. Pensez à en adopter un si vous aimez les chiens «low energy».

Bénévolat

Le budget demandé pour mon projet « Réussir avec les échecs » a été amputé de plus de 50 %. Cela ne m'empêchera pas de continuer, mais c'est tout de même un peu triste. Heureusement, la Ligue d'échecs de l'Outaouais m'accorde son appui.

Les enseignants: des professionnels qu’on ignore.

À moins d'un lien qui m'y envoie, je ne lis pas les blogueurs anonymes.

J'ai cependant lu le billet cité en titre chez le Prof Masqué.
Les enseignants du niveau secondaire ne sont pas .... « faciles ». Dans son billet, l'auteur mentionne qu'ils ne sont pas consultés avant la prise d'une décision. Comme ils sont les premiers intervenants, ils devraient avoir leur mot à dire...

Ouais...

J'ai fait affaire avec plusieurs groupes d'enseignants. Et j'avoue que l'accueil accordé aux conseillers pédagogiques au secondaire est... glacial. Tellement que, dans mon cas, j'ai totalement abdiqué de rencontrer les profs en groupe : on dirait que lorsqu'on les rassemble à plus de 10 dans une formation, leur QI baisse dramatiquement. J'ai donc travaillé avec des personnes ; et là, c'était vraiment agréable.

Je me rappelle un moment plutôt pénible. C'était dans une formation sur le «nouveau» programme de mathématiques. Je voulais consulter les enseignants sur les besoins en formation et aussi sur comment ils voyaient cette implantation et leurs souhaits par rapport à une possible collaboration avec les services pédagogiques.

Dans le coin inférieur gauche, un prof d'expérience de sec. V m'a lancé.

- Gilles, té ben gentil, mais cé pas d'ça qu'on a besoin. Donne-moi les infos sur les examens de fin d'année ; pour le reste, j'vais m'arranger.

Dans la salle, plusieurs avaient des sourires en coin.

La Réforme au secondaire est un échec lamentable. Et il est certain que les services pédagogiques de nos CS en sont en très grande partie responsables. Mais il n'en demeure pas moins que travailler avec les gens qui se prennent pour le nombril du monde, c'est pas facile. Professionnels ou pas.

Quant à l'objet du billet en question, j'en aurais long à dire. Je me contenterai de souligner que plusieurs enseignants du secondaire (surtout des niveaux IV et V) aiment bien leur rôle d'évaluateur. Pour certains, trier les élèves en se basant sur des notes leur donne une impression de puissance. Enlevez-leur ce pouvoir, et plusieurs ne sauraient pas «motiver» les élèves ; car enseigner des connaissances (oublier les compétences !) ne sert que s'il y a des examens.

Un jour, peut-être, aurons-nous le culot de dire :

«Cher ministère de l'Éducation, vos examens, mettez-vous-les à quelque part. Nous travaillons pour que nos élèves apprennent ; on ne trie pas  ! »

Échecs

La saison reprend le 3 septembre par une simultanée du MI Deen Hergott.

J'ai par ailleurs participé à un petit tournoi blitz à Aylmer.

J'ai aussi suivi assez assidûment l'extraordinaire Coupe du Monde.

Sciences : briser des mythes



Chétienneries de 1915

- Nous ne croyons pas, dit le pape Benoît XV, que la paix ait quitté le monde sans l'assentiment divin. Dieu permet que les nations qui avaient placé toutes leurs pensées dans les choses de cette terre se punissent les unes les autres par des carnages mutuels du mépris et de la négligence avec lesquels elles l'ont traité....
- Le malheur national, vaticina Paul Bouget, est une expiation de nos péchés. Il y a un sens à ce cataclysme et toutes les religions sont unanimes à reconnaître dans le malheur national une expiation... Il faut organiser des prières publiques pour apaiser la colère de Dieu !
Charles Régismanset, Contradictions, G. Doin et Cie, 1937

Twitteries

Plus capable de lire «amener un changement de pratique». C'est tellement condescendant ! (25 août)

Qu'attend donc le système d'éducation pour effectuer un saut quanTIC? Je suppose qu'il ne sait pas ouvrir un parachute. (24 août)

Mon p'tit fils entre en 4e année. Touchera-t-il un ordi plus d'1 fois en 2-3 semaines? J'en doute... Au secondaire, c'est pire ! (24 août)

Mon souhait pour la rentrée : que tous les enfants aient un accès permanent (et non pas anecdotiquement) aux TIC pour apprendre. (24 août)
Ce souhait, bien sûr, ne se réalisera pas. Trop d'intervenants croient encore que les petits pas font avancer. Mais c'est un saut qu'il faut. (24 août)

Qu'un enseignant apprenne ou non les rouages de la techno, je m'en fous. 1/2
Mais qu'un élève n'apprenne pas à apprendre avec la technologie, ça je trouve ça grave. 2/2 (19 août)

Prière pour la rentrée

Ministère de l'Éducation qui êtes à Québec
Restez-y
Et nous nous resterons à l'école
Qui est quelquefois si jolie.

lundi 12 août 2013

2013.32

En savoir plus sur une citation

La semaine dernière, j'ai parlé de la fameuse fausse citation de Schopenhauer. J'ai trouvé sur le web un joli document pdf qui fait le tour de la question. En voici un petit extrait confirmant ma remarque au regard des auteurs de livres pseudo scientifiques. Cela donne une bonne indication de la rigueur de leurs écrits. (Les nombres entre crochets renvoient aux références données en fin d'article.)


Échecs

« Chess is the same as a gym for your body: you’re keeping your mind in shape and there’s nothing mystical about it. It also develops memory and logical thinking. You train the muscle known as the brain. For children chess is also good because it has elements of a game. Simply solving mathematical puzzles quickly gets tiring and is boring for children. Chess also teaches people to take responsibility for their decisions – afterwards there’s no-one else you can make a scapegoat for your defeat. We shouldn’t forget about developing logical thinking – you start to calculate ahead and evaluate the consequences of your actions. That’s enormously useful for a child’s overall development. »
Vladimir Kramnik, Chess in translation

Maths

Une citation et un petit problème trouvés ici sur Journal LDM n°11, 2005

« Un mathématicien est une personne qui peut trouver des analogies entre les théorèmes ; un meilleur mathématicien est celui qui peut voir des analogies entre les démonstrations. Les très bons mathématiciens sont ceux qui peuvent déceler des analogies entre les théories. Mais on peut supposer que le meilleur des mathématiciens, est celui qui peut voir des analogies entre les analogies. » Stefan Banach

Vous devez faire bouillir un oeuf pendant exactement 5 minutes, mais vous n'avez que deux sabliers l'un de 4 minutes, l'autre de 3 minutes. Comment pouvez-vous faire ?

Téléphone Microsoft

J'ai reçu un appel d'un gars (accent genre indien) qui se disait technicien pour Microsoft. Il m'annonçait que mon ordinateur était dangereusement infecté. Je soupçonnais évidemment le canular étant donné que je suis sur Mac. Toujours est-il que puisque je ne parlais qu'en français, nous avons eu un laborieux échange. Laborieux surtout pour lui ! Après cinq minutes de niaisage et après qu'il m'eut dit :

'Do you understand sir? (J'avais l'impression qu'il me prenait pour un p'tit vieux peureux) Your computer is infected. Open your system, I will show you.'
'Ok, my system is open.'
'Open ... ' et là il m'indique de faire un commande windows.
'How can I do that ? I'm on a Mac.'
'Oh ! (Surprise à l'autre bout du fil) Ok, good bye', et il a raccroché.


Photo de Marilise

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