Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 16 avril 2006

IDE Java

BlueJ est un environnement de développement JAVA (IDE = Integrated Development Environment) sur lequel je suis tombé aujourd'hui. Si je me fie à l'historique des versions, il existe depuis 1999 ! BlueJ est sous une drôle de licence, mais toujours est-il qu'on peut l'utiliser à peu près à notre guise.

L'Environnement BlueJ a été développé dans le but d'enseigner le langage objet aux débutants. On lit ici :

« The aim of BlueJ is to provide an easy-to-use teaching environment for the Java language that facilitates the teaching of Java to first year students. Special emphasis has been placed on visualisation and interaction techniques to create a highly interactive environment that encourages experimentation and exploration. »

L'installation sur un poste Windows et sur un poste Linux s'est très bien déroulée. Il ne me reste plus qu'à l'exploiter quelque peu pour décider si je reste avec un IDE aussi léger ou si je poursuis avec NetBeans qui, disons-le, est beaucoup plus lourd, mais fonctionne très bien.

samedi 15 avril 2006

De la fleur à l'étoile

Un commentaire laissé sur Au fil de mes lectures demande l'origine de cette citation : « Quand on cueille une fleur, on dérange une étoile. » Une rapide recherche dans Google trouve plusieurs sites qui attribuent la phrase à Théodore Monod, mais, malheureusement, sans donner la référence. J'ai donc poussé légèrement plus loin mes recherches pour m'apercevoir que d'autres sites indiquaient Francis Thompson comme auteur.

Comme j'ai quelques dictionnaires anglophones de citations, j'ai pu découvrir l'origine de cette superbe phrase. Elle provient effectivement d'un poème de Thompson intitulé The Mistress of Vision. L'extrait suivant contient la citation exacte :
When to the new eyes of thee
All things by immortal power,
Near or far,
Hiddenly
To each other linked are,
That thou canst not stir a flower
Without troubling of a star.

Synchronicité oblige, j'ai lu hier le beau texte de Christian Bobin, L'Équilibriste, dans lequel il nous dit : « Pour lire un roman, il faut deux ou trois heures. Pour lire un poème, il faut une vie entière. »

La poésie sauvera-t-elle l'homme-bolide ? Rien n'est moins sûr.

Lianes :
Un texte pouvant expliquer les raisons de l'attribution à Monod de cette citation.
Citations de Bobin tirées Au fil de mes lectures.

vendredi 14 avril 2006

Existe-t-il une solution?

Jeudi matin, au colloque de l'Aquops, j'ai assisté à l'atelier 3108 - Maths branchées, développement accéléré de compétences ! animé par Isabelle Cloutier enseignante en mathématique à l'école La Poudrière et Jean-Claude Chaîné, animateur RÉCIT. L'énergie, l'enthousiasme, le professionnalisme, l'engagement des animateurs étaient communicatifs.
L'atelier est bien décrit à l'hyperlien donné plus haut et, lorsque j'aurai l'adresse du site de ce projet, je l'ajouterai à ce billet dans les lianes.
Je veux surtout discuter ici d'un état de fait : l'enseignante a tout développé sur son temps personnel, autrement dit, en bénévolat. Bien sûr, je connais très peu d'enseignants qui ne mettent pas de temps en dehors de leurs heures régulières de travail. Mais, clairement, madame Cloutier a mis énormément de son temps pour que ce projet puisse vivre.
Et c'est là que je questionne notre organisation scolaire, organisation sur laquelle, clairement, nous (enseignants, conseillers pédagogiques, élèves) n'avons aucune emprise. Nous avons là un excellent projet qui a reçu un appui matériel certain (ordinateurs, beaux bureaux, filages, etc.) mais où l'enseignante n'avait aucun temps de préparation, d'organisation pédagogique, de réflexion qui, à mon avis, devrait normalement accompagner la réalisation d'un tel projet. Je le répète, l'enseignante, très professionnelle, a tout fait sur son temps personnel, hors les heures de travail.
Lorsque j'ai posé la question sur cet état, Jean-Claude m'a répondu quelque chose du genre : « Tu as raison. Mais je pense qu'en montrant ces beaux projets, nos dirigeants comprendront la nécessité d'une réorganisation du travail. ». Le problème, c'est que cela fait plus de 20 ans qu'on affiche des beaux projets menés à bout de souffle par des pédagogues et que les administrateurs n'ont pas encore compris cette nécessité de donner du temps aux enseignants. C'est un peu comme s'ils se fiaient sur le bénévolat des enseignants. Je juge cette situation absolument inacceptable en 2006. Je fais partie des personnes très découragées par les choix administratifs de ne pas investir dans les ressources humaines qui réalisent ces projets. C'est dommage à dire, mais je crois que si cet investissement ne se réalise pas, on ne devrait tout simplement pas actualiser ces projets. Tout le monde a un bout à faire ; clairement, les enseignants ont toujours été prêts à le faire. Mais est-ce le cas des directeurs d'école? des DG des commissions scolaires (en excluant tout au moins Ronald Canuel, directeur général à la cs Eastern Townships)? de ceux qui, finalement ont les $$$ pour appuyer concrètement les êtres humains qui réalisent ces projets. Mais nous n'avons aucun contrôle sur les choix décidés par ces importantes personnes. D'ailleurs, elles sont payées pour les faire, ces choix. C'est donc à ces gens d'en assumer les responsabilités : si nos administrateurs ne veulent pas investir en accordant du temps à ces enseignants dédiés à leur travail, que cela se dise : « Dans notre commission scolaire, nous (directeurs d'école, DG) ne développons pas la compétence TIC car nous n'en avons pas les moyens pour appuyer les enseignants ! »
L'essoufflement des pédagogues doit cesser : ou on croit dans les TIC, ou on balance simplement cette compétence. Comme vous tous sans doute, j'ai entendu des explications du genre
- Faut que tu comprennes : on est déjà débordés par notre tâche administrative, on n'a pas un gros budget, etc.
Bien sûr, je comprends, je comprends mais :
- Cela signifie-t-il que vous avez décidé de ne pas développer la compétence TIC dans votre école. Je veux juste avoir un oui ou un non. Et si c'est un « non », comment appuierez-vous les enseignants?
Et la litanie revient « on est déjà débordés par notre tâche administrative, on n'a pas un gros budget, etc. »
Et bien qu'ils « litanisent » entre eux, nos tristes administrateurs. Pour ma part, dans ma vie, j'ai autre chose à faire que de compenser pour leur manque de leadership pédagogique...



mercredi 12 avril 2006

Live à l'Aquops


Ce billet est écrit alors que j'anime un atelier sur l'aventure des blogues. La description est ici. J'ose espérer que quelques participants laisseront des commentaires. Pour suivre le plan de la rencontre, veuillez vous rendre là.

Lianes


PhiloBlogue
Le blogue de Jean Raymond
Blogue PEI
HistoBlogue
L'application Dotclear
L'application B2evolution

lundi 10 avril 2006

Aquops 2006

Je pars ce matin pour Québec. Le colloque de l'Aquops est le rendez-vous des pédagogues ayant un fort intérêt pour les TIC. Encore cette année, j'anime quelques ateliers.

Demain, avec mon ami Benoit St-André, je passe la journée autour de PHP/MySql. Nous attendons cinquante participants qui, mains sur les touches, s'initieront aux deux langages. La description complète est ici.

Puis, mercredi après-midi, j'anime une petite heure autour des blogues scolaires. Ce sera l'occasion pour moi de faire le point sur cette aventure vécue au cours de l'année. Description ici.

Mes seuls regrets sont de ne pouvoir assister à l'atelier donné par ma fille Marie-Élaine car il se donne mardi avant midi, en même temps que le PHP/MySQL. Je suis tellement fier de la voir s'impliquer dans le domaine complexe des technologies scolaires  ! Puis, je manquerai l'atelier animé par Éric Riopel de la commission scolaire des Affluents et Marie-Josée Benoît de l'école Esther-Blondin. Ils animent en même temps que moi (mercredi après-midi) l'atelier sur le portfolio numérique au préscolaire, portfolio que Marie et moi avons développé en 2000.

Ce colloque est un moment fort et unique permettant des échanges variés et riches entre des intervenants ayant à coeur le développement de la compétence TIC.

dimanche 9 avril 2006

La mode

Depuis plusieurs années, j'achète la revue française Planète Linux. Je la trouve agréable et les articles sont généralement à mon niveau. Le dernier numéro m'a cependant surpris : je commence toujours la «lecture» d'une revue par la fin. Or, en dernière page, que vois-je ? 4 grilles de Sudoku : les degrés de difficultés vont de facile à expert en passant par normal et difficile. Je me suis évidemment interrogé sur les raisons d'une telle page dans une revue consacrée à Linux : il y a tant à dire sur mon système d'exploitation préféré qu'il eut mieux valu investir cet espace dans un article le concernant directement.
Toujours est-il qu'un premier survol de la revue effectué, je suis retourné à cette page « Jeu », j'ai regardé la grille EXPERT, et je me suis mis à la tâche.
Cette grille m'a demandé 40 minutes à résoudre, ce qui n'est certainement pas de la haute performance. Je ne résoudrai pas les autres grilles, les raisonnements sudokistes étant toujours les mêmes, on n'y trouve finalement que peu de défis intéressants.

Liane
Pour laisser l'ordinateur résoudre les grilles à votre place.

Pauvre vieillard !

Cet exercice est tiré de Tester et enrichir son vocabulaire de Paul Désalmand (Marabout, 1991). Il s'agit de dégager le sens général de ce court texte :
Je fus reçu par un vieillard ingambe qui se trouvait en proie à une grande alacrité. Il m'exprima non sans aménité et compendieusement qu'il n'y avait pas de solution de continuité entre son projet et le mien.
Pour vous aider, choisissez l'explication qui semble convenir aux mots en caractère gras du texte :

Ingambe
A. un peu dérangé du cerveau
B. marchant avec peine
C. privé d'une ou de deux jambes
D. plein d'entrain
E. peu enclin à s'amuser

Alacrité
A. entrain
B. mauvaise humeur
C. amertume
D. sécheresse de coeur
E. bonhomie

Aménité
A. aigreur
B. rudesse
C. amabilité
D. prétention
E. avidité

Compendieusement
A. solennellement
B. noblement
C. brièvement
D. avec une certaine lourdeur
E. en délayant beaucoup

Solution de continuité
A. relation de cause à effet
B. lien logique
C. rupture
D. harmonie
E. compatibilité

Bien sûr, vous pouvez vérifier vos réponses à l'aide de l'excellent dictionnaire de synonymes du laboratoire de linguistique CRISCO. Mais, auparavant, prenez tout de même quelques minutes pour préciser, sans aide, votre compréhension du texte.

samedi 8 avril 2006

TuxStébou

Quoi de mieux, pour initier au logiciel libre, qu'un bel ensemble grand-papa/petit-fils tricoté avec amour par grand-maman Marie !

samedi 1 avril 2006

Le révolver

T. R. Dawson
Bolton Football Field, 1911

Les Blancs jouent et matent en 21 coups.

Dawson (1889-1951), compositeur échiquéen Anglais, a composé plus de 4000 problèmes bizarres (et très bizarres). Il s'est intéressé à la portion appelée « échecs féériques » du plus noble des jeux. On retrouve l'ensemble de son oeuvre chez Dover : Five classics of fairy chess, 1973.

Le problème du Révolver est maintenant un classique. Saurez-vous le résoudre?

Cette autre question fut aussi posée par Dawson : De combien de manières différentes pouvez-vous placer (légalement) un Roi blanc, un Fou blanc et un Roi noir sur l'échiquier de 64 cases avec
1) Les Blancs au trait ?
2) Les Noirs au trait ?

samedi 25 mars 2006

Balzac et autres

J'ai fait de belles découvertes au Loisir des usagers de Gatineau. J'ai en effet mis la patte sur l'intégrale de la Comédie humaine de Balzac en 7 volumes (Seuil, 1965 à 1966). Je possédais déjà quelques livres de cette magnifique collection (Vigny, La Fontaine, Pascal, Musset, Montesquieu) et, pour moins de 100 $, je crois avoir fait un très bon achat. Surtout que tous les livres sont à peu près comme neufs.



Je suis aussi tombé sur un très vieux bouquin écrit par Pierre Larousse : Jardin des racines grecques à l'usage des écoles professionnelles, des écoles normales, des pensionnats de demoiselles et des écoles primaires des deux sexes. Il s'agit là d'une « étude raisonnée de plus de 4000 mots que les Sciences, les Arts, l'Industrie ont empruntés à la langue française. »

Selon Wikipédia, Larousse a publié la première édition de ce jardin en 1858. On y apprend aussi qu'il a rédigé un Jardin des racines latines (1860). Aucune date ne se trouve à l'intérieur de mon édition mais je suis convaincu qu'il s'agit là d'un tirage d'avant 1900. L'exemplaire est plutôt défraichie, mais pour 12$, je ne trouve absolument rien à redire. Même que sur Abebooks, un revendeur demande 60 euros pour ce qui semble être le même livre.

Écoutons Larousse, dans sa préface :

Les élèves auxquels s'adresse cet ouvrage, se trouvent introduits en quelque sorte dans l'arsenal où se forgent tous les termes nouveaux tirés de la langue grecque ; ils en saisiront le mécanisme, la raison, et ne seront plus réduits à accepter sur parole des définitions qui, ne reposant pour eux sur aucun fondement, ne laisseraient pas de trace durable dans leur esprit.
(p. VII)
L'idée capitale qui domine tout notre système lexicologique d'enseignement, c'est de plaire en instruisant. [...] Espérons que les élèves verront arriver avec plaisir l'heure de la leçon des Racines grecques. Pour ce qui regarde l'enseignement, nous avons toujours admiré cette parole d'un ancien, auquel on demandait comment il fallait instruire les enfants : « Faire en sorte, répondit-il, que les choses bonnes et utiles leur plaisent. »
(p. IX)
Aujourd'hui, on ne voyage plus, on arrive ; ceux qui marchent sont écrasés ; la vapeur a réduit l'espace, l'électricité l'a supprimé, et cette frénésie, ce steeple-chase général a pénétré jusque dans le domaine de la vie intellectuelle : à vingt ans, on est déjà lancé dans le tourbillon, à la poursuite des honneurs ou de la fortune. Ce livre répond donc à un besoin du siècle, de ce siècle de positivisme où l'on est tourmenté des ambitions de l'homme mûr sans avoir savouré l'insouciance de l'enfant,
Où l'on est bientôt vieux sans avoir été jeune.
(p. X)
Au hasard, ne connaissant absolument pas cet auteur, j'ai aussi fait l'acquisition de trois pièces de théâtre de René de Obaldia : Genousie, Le Satyre de la Villette et Le Général inconnu. À la maison, j'ai ouvert mon Larousse des littératures pour apprendre que Obaldia est un écrivain français né en 1918 et « ses pièces, drôles et grinçantes revendiquent l'irresponsabilité et l'illogisme. » Encore une fois, Wikipédia vous en apprendra un peu plus.

Je termine avec deux défis. 1. Dans le deuxième extrait de Larousse, il mentionne un ancien. De qui s'agit-il ? 2. Quel est l'auteur de la citation « Où l'on est bientôt vieux sans avoir été jeune. » et de quelle oeuvre est-elle tirée ?

vendredi 24 mars 2006

Ébahissement

J'tombe en bas d'ma chaise quand je vois des trucs pareils....

jeudi 23 mars 2006

Florian

J'ai reçu aujourd'hui un très beau livre de 1845 contenant les cinq livres de fables de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794). Il était le petit-neveu de Voltaire et, apprend-on dans le Dictionnaire des Littératures de Larouse, « il fait ses Fables (1792) l'illustration un peu plate et scolaire d'une leçon de morale ou d'un proverbe. ».

Voyez par exemple Le Chat et le miroir, fable IV du livre 1. À droite la numérisation de la gravure qui l'illustre.

Philosophes hardis qui passez votre vie
À vouloir expliquer ce qu'on n'explique pas,
Daignez écouter, je vous prie,
Ce trait du plus sage des chats.

Sur une table de toilette,
Le chat aperçut un miroir;
Il y saute, regarde, et d'abord pense voir
Un de ses frères qui le guette.
Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté.
Surpris, il juge alors la glace transparente,
Et passe de l'autre côté,
Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.
Il réfléchit un peu; de peur que l'animal,
Tandis qu'il fait le tour, ne sorte,
Sur le haut du miroir, il se met à cheval,
Deux pattes par ici, deux par là ; de la sorte
Partout il pourra le saisir.
Alors, croyant bien le tenir,
Doucement vers la place il incline la tête,
Aperçoit une oreille, puis deux... À l'instant,
À droite, à gauche, il va jetant
Sa griffe qu'il tient toute prête;
Mais il perd l'équilibre, il tombe et n'a rien pris.
Alors, sans davantage attendre,
Sans chercher plus longtemps ce qu'il ne peut comprendre,
Il laisse le miroir et retourne aux souris.
« Que m'importe, dit-il, de percer ce mystère ?
Une chose que notre esprit,
Après un long travail, n'entend ni ne saisit,
Ne nous est jamais nécessaire. »

Je me donne quelques semaines pour lire tranquillement le bouquin. Vous devriez alors retrouver des citations de ce fabuliste sur Au fil de mes lectures.

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