Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 3 février 2013

De toutes les Paroisses, page 153

Aie la confiance avisée ; qu'elle sache au besoin mettre des lunettes.

Touche doucement tout ce qui se brise.

L'endroit où le bonheur a croulé en garde le souvenir, comme si l'on avait mis là son épitaphe.

Du panache? que j'aime à voir ce qu'il y a dessous!

Un long discours a pour dernier succès de produire la lassitude.

Un rentier a presque toujours la figure de son état: un repos qui s'ennuie.

J'aime tout ce qui m'avertit.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 2 février 2013

De toutes les Paroisses, page 152

Blâme en tremblant ; sais-tu ce qui te menace i

Approuve le bien, même celui que ton ennemi a fait.

On ne se venge généralement qu'en se salissant.

Nos vertus restent honnêtes, elles vont rarement plus loin.

Quand on craint d'être indiscret, en rester là.

Comme elles meurent gracieusement, les fleurs ! elles se penchent.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 1 février 2013

De toutes les Paroisses, page 151

On a le respect de l'ingénuité, comme on a la crainte de salir ce qui est blanc.

Comme la nature a vite fait de nous montrer nos limites !

Si le passé nous fait rêver, et l'avenir espérer, le présent nous demande d'agir.

L'ennui conseille toujours mal ; il ne nous dira jamais par exemple : Va travailler.

On n'est généralement prudent qu'après coup.

On n'ose pas tout faire, on osera tout souhaiter.

Les vaines dépenses condamnent notre bon sens, font pâlir notre justice, et nous disqualifient.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 31 janvier 2013

De toutes les Paroisses, page 150

Sache bien avec qui tu es sincère.

La poésie des soirs est apaisante, celle des matins est aspirante.

Une jolie tristesse, dit-on ; c'est, je suppose, celle qui sait rester douce, dont les yeux sont bons, dont l'attitude est humble, dont le geste est douloureux sans être amer, qui ose regarder le bonheur des autres et lui sourire.

La méfiance gagne en vieillissant.

À l'enfant tout jeune il faut apprendre qu'il a un coeur, plus tard, qu'il a une pensée.

Si l'on convainc, ce n'est qu'à coups de douceur.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 30 janvier 2013

De toutes les Paroisses, page 149

L'homme doit tout gouverner : son coeur, son esprit, son humeur, sans oublier sa fortune.

Un homme amoureux de ce qu'il a fait donne la mesure de son intelligence.

Les gens qui ont fait leur fortune ont involontairement une sorte de mépris pour ceux qui n'ont rien su gagner.

Il faut avoir raison avec douceur, politesse et égards, pour avoir complètement raison.

Rien de plus édifiant que l'esprit de famille, et rien de plus égoïste pourtant.

La cloche charme par tout ce qu'elle semble apporter de lointain.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 29 janvier 2013

De toutes les Paroisses, page 148

Il faut une grâce particulière pour reconnaître, dans des parents par alliance, des parents.

Le détachement est la plus haute des sérénités.

Ah ! que c'est bon de croire en un être sans que le doute le plus malin puisse rencontrer la moindre fissure !

On se donne presque toujours soi-même la peine de se ruiner.

Les regrets de l'amour peuvent durer jusqu'au nouvel amour.

Imaginer! c'est aller partout, c'est supposer tout, c'est frôler tout, c'est voir tout, c'est colorer tout, c'est partir triste et revenir gai, pauvre et rentrer riche.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 28 janvier 2013

De toutes les Paroisses, page 147

Les souvenirs se promènent dans la mémoire et nichent dans le coeur.

Par moments, on dirait que le soir se recueille ; il a quelquefois l'air d'être ému.

Allons au-devant des devoirs, sachons attendre les honneurs.

Les choses qui se vendent, comme elles font valoir celles qui se donnent !

L'énergie n'a pas besoin de public pour être.

La vieillesse a l'air de s'excuser en venant chez certains êtres, tant elle arrive doucement; mais elle reprend vite son pas.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

2013.4

J'ai lu cet article Épreuve obligatoire. J'ai pensé écrire un billet pour dénoncer cette ridicule pratique d'obliger des élèves à passer des examens standardisés. Peut-être l'écrirai-je ce billet... mais il faut dire que la motivation manque légèrement. Ma carrière en éducation se termine dans quelques mois, et je dois laisser tomber plusieurs batailles qui, finalement, n'auront rien donné. Je n'en suis pas amer ; il faut laisser la place aux plus jeunes... même si je les trouve tellement conformistes !
Cette petite «épouserie» m'a bien fait sourire :

Hier j'ai été faire mon travail hebdomadaire de grand-maman bénévole dans la classe d'Estéban ( 8 ans ) pour aider à réaliser un petit projet [Scratch] de cartes de St-Valentin en dessins animés à l'atelier d'informatique.
Un de ses camarades de classe voulait faire un dessin animé de zombies. Son enseignante a remis en question ce projet : « Un zombie dans une carte de St-Valentin?? Pas sûre que ce soit une bonne idée ! »
Le petit a persévéré et a fait dire à son zombie : « T'es beau à croquer ! »

Marie (Facebook)

Échecs.

J'ai annulé une partie extrêmement difficile contre Michel Desjardins. Vous pouvez la rejouer avec mes annotations juste là !

Par ailleurs, j'ai suivi toute la semaine le fameux Tata Steel. Carlsen est absolument brillant. Il a remporté le tournoi avec un stupéfiant score de 10/13. Toutes les parties apparaissent sur mon blogue.

Côté lecture, j'entreprends Move first, think later de Willy Hendriks.

Famille

En fin de semaine, c'était les 80 ans de ma belle-maman. Nous avons fait le voyage à Montréal. C'était la première fois que je prenais l’autoroute 50 depuis son ouverture récente. De Buckingham, «normalement» cela demande un bon 2 heures. Mais là, le trajet s'est fait en 1 h 40 !

Toute ma belle-famille était réunie, et ce fut vraiment bien : Les «Burroughs/Maisonneuve» sont tous très sympathiques, mais c'est tout de même moi qui ai épousé la plus jolie ! Mes beaux-frères pourraient peut-être contester cette affirmation ; évidemment, ils ne sont pas objectifs...

Tata Steel 2013

TATA STEEL 2013

Groupe A

Site officiel


Classement final.
Cadence : 100:50:15+30spc(1)
POSJoueur12345678901234Points
1Carlsen, Magnuspion½1½½111½½1½1110
2Aronian, Levon½pion½011½½½11½½1
3Karjakin, Sergey0½pion½½½½1½11½½18
4Anand, Viswanathan½1½pion½½½1½0½11½8
5Leko, Peter½0½½pion½½1½½½1½1
6Nakamura, Hikaru00½½½pion½½½111½½7
7Harikrishna, Pentala0½½½½½pion11½0½½½
8Van Wely, Loek0½000½0pion½1½1116
9Giri, Anish½½½½½½0½pion½01½½6
10Wang, Hao½001½0½0½pion1½1½6
11Hou, Yifan000½½01½10pion½½1
12Caruana, Fabiano½½½000½00½½pion115
13L'Ami, Erwin0½½0½½½0½0½0pion½4
14Sokolov, Ivan000½0½½0½½00½pion3


Choisissez une partie :

dimanche 27 janvier 2013

De toutes les Paroisses, page 146

Quand il nous parle, un fat a toujours l'air de nous asperger de son indulgence.

Une promesse peut être honnête, mais elle devient facilement friponne.

La cendre d'un beau rêve n'est jamais froide.

Les hautes visions n'arrivent qu'à un corps chaste.

Le talent peut être mondain, le génie est solitaire.

Les faux artistes courent les rues, les vrais restent sur la colline.

Vieillir n'est rien à côté de voir vieillir ceux qu'on aime.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 26 janvier 2013

De toutes les Paroisses, page 145

Ce qui nous reste toujours, c'est de nous taire.

Porte bien la vieillesse, il y a pire.

Le génie nous donne l'emportement, que le travail doit équilibrer.

En avril, comme elles sont jolies, les premières feuilles ! elles ressemblent à des fillettes en robes courtes.

On a le regret bien plus long que n'a été le désir.

Il est plus dur que le service militaire, celui du monde.

Un mondain en égratigne toujours un autre.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 25 janvier 2013

De toutes les Paroisses, page 144

Aimons à pardonner, pour être sûr de pardonner assez.

Méfie-toi du premier moment, c'est un farceur.

L'impression est la lueur de la pensée.

Commander à ses sens, c'est d'un grand capitaine.

L'ennui est une insuffisance.

Tant de gens veulent jouir avant le temps, commencer le repas par le dessert.

Qu'elle est fausse, la louange! et elle remue quand même.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

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