Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 10 février 2013

De toutes les Paroisses, page 160

La flânerie qui dure est de la paresse qui commence.

Un acte est une idée mise sur ses jambes.

Dans sa conversation, un banquier sent toujours un peu le billet de banque.

Les vraies larmes ont de la mémoire.

Dans les bons mariages on se partage le fardeau des ennuis, ou on se le passe; dans les mauvais un seul le porte.

On a l'indifférence plus ou moins épaisse, comme on a la peau plus ou moins fine.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 9 février 2013

De toutes les Paroisses, page 159

On peut se laisser si facilement attaquer ! mais ceux qu'on aime !

Aimer en majeur, détester en mineur.

Modernisme. Touchante demande avant de se fiancer : Quel âge ont le père et la mère?

Si vouloir n'est pas toujours pouvoir, c'est du moins montrer qu'on est là.

Il faut renouveler ses bonnes résolutions chaque matin pour les tenir fraîches, comme on change l'eau des bouquets.

Triste condition du talent : il doit plaire.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 8 février 2013

De toutes les Paroisses, page 158

De son bel air narquois, le lendemain nous nargue.

La charité recoud tout ce que déchire la médisance.

L'application ne peut faire que le bon ouvrier.

Ce n'est pas la vie, ce sont les hommes qui nous rendent sceptiques par leur hypocrisie, qui font qu'en touchant on doute, qu'en ayant on frémit, qu'en méritant on désespère.

Le vrai repentir a compris : il marchera sur une autre route.

De la sagesse en excès peut devenir folie.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 7 février 2013

De toutes les Paroisses, page 157

Il n'est pas nécessaire de parler de son tort, mais de le sentir honteux en soi.

Comme on se lasse des mots à effet ! aussi vite que des toilettes voyantes.

J'aime à voir un vaniteux s'embourber dans sa sottise.

À Paris, on enterre sa simplicité, on triple son aplomb.

Les héritiers ont des heures désagréables : jouer la tristesse le jour d'obsèques qui les enrichissent.

Comme certains dédains ont une belle allure et savent bien se cambrer !

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 6 février 2013

Potvin-Jobin : 0-1



Blancs : Daniel Potvin [1676]
Noirs : Gilles G. Jobin [1762]

Qualification Élite Pom
05.02.13, Gatineau
ECO C30 (Gambit du Roi, variante classique)

Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.

De toutes les Paroisses, page 156

Faire sortir certains êtres d'un parti pris, autant vaut essayer de prendre une forteresse.

Le bonheur de se vaincre a des douceurs à lui, un peu altières.

La politesse de l'esprit consiste à ne pas dire tout ce qu'il souffle.

Le bel esprit n'est qu'un amoureux de lui-même.

Mets tout de ton côté : le courage, le droit, la mesure, et puis arrive que pourra!

La vie sait parler ferme quand on l'outrage.

Ne sois jamais la première à accuser ni la dernière à pardonner.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 5 février 2013

De toutes les Paroisses, page 155

J'aime mieux le rêve que les rêveurs.

Écouter avec douceur ce qu'on vous répète pour la huitième ou dixième fois, dure épreuve pour l'amabilité !

La ruse aime à se cacher sous la naïveté, comme une reprise sous un ruban.

La femme galope dans les suppositions, elle aime l'incroyable.

La sincérité garde toujours une petite part pour elle-même.

Il y a des gens adorables à régaler : comme ils honorent donc bien la gourmandise!

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 4 février 2013

2103.5

Bonne idée que ce fond d'écran sous forme de carte heuristique.
Le mind-mapping pour gérer son répertoire d'ouvertures ? Je pense que c'est possible. Je travaille là-dessus !

Par ailleurs, autre nulle dans ma troisième ronde du tournoi Élite Pom. Ma partie commentée est ici et toutes les parties du tournoi sont là.
Au fil de mes lectures. Il est rare qu'un écrivain me contacte. Je fus donc bien surpris lorsque Grégoire Lacroix m'a écrit me demandant mon adresse. Il désirait m'envoyer son « Les Nouveaux Euphorismes de Grégoire ». J'ai reçu le livre cette semaine. Grand merci à lui !
La maisonnée s'est mise à Weight Watchers. Dans six mois, je devrais avoir atteint mon poids santé. On verra bien... !
Avec mes trois profs de français du Centre, nous avons présenté notre projet d'implantation du nouveau programme en troisième secondaire à la FGA. L'accueil fut parfait, et je pense que nous avons étonné bien des gens par notre « culot ».
Je suis bien tranquille sur Twitter depuis quelques jours. Dans la vie, il y a des hauts et des bas, et j'avoue perdre un peu d'intérêt pour les gazouillis orientés pédagogiques.

De toutes les Paroisses, page 154

Un orgueilleux est fait ou de poussière féodale ou de fortune moderne mal digérée.

Il y en a facilement un de trop quand on est trois.

La vieillesse s'égaie plus volontiers des souvenirs de l'enfance que des joies de la jeunesse, qui semblent l'attrister.

Dans un mariage de convenance, les deux notaires remplacent les amoureux.

Que de mariages de moins, s'il fallait compter sur les mariés pour nous en donner le goût !

La prudence est une mère-grand qui n'oublie jamais son panier.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

dimanche 3 février 2013

Jobin-Scantland : 1/2-1/2


[Photo : Jacques Dubé]


Gilles G. Jobin [1762] - Patrick Scantland [1909]
Tournoi Qualification Élite Pom, ronde 3
ECO A05
27 janvier 2013, Gatineau

Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.

De toutes les Paroisses, page 153

Aie la confiance avisée ; qu'elle sache au besoin mettre des lunettes.

Touche doucement tout ce qui se brise.

L'endroit où le bonheur a croulé en garde le souvenir, comme si l'on avait mis là son épitaphe.

Du panache? que j'aime à voir ce qu'il y a dessous!

Un long discours a pour dernier succès de produire la lassitude.

Un rentier a presque toujours la figure de son état: un repos qui s'ennuie.

J'aime tout ce qui m'avertit.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 2 février 2013

De toutes les Paroisses, page 152

Blâme en tremblant ; sais-tu ce qui te menace i

Approuve le bien, même celui que ton ennemi a fait.

On ne se venge généralement qu'en se salissant.

Nos vertus restent honnêtes, elles vont rarement plus loin.

Quand on craint d'être indiscret, en rester là.

Comme elles meurent gracieusement, les fleurs ! elles se penchent.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 >