Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 15 janvier 2005

Glanure

Le seul petit problème de la « société de l'information », c'est qu'on y véhicule quatre-vingt-dix pour cent de minables stupidités et neuf pour cent plus quelques décimales de gros mensonges. De la fraction réduite qui reste, il convient encore d'ôter les vérités plates ou déjà mortes, et vous verrez qu'il ne subsiste plus grand-chose comme espace de probabilité où une quelconque métaphysique puisse s'élaborer. Nous dirons tout bonnement que la société de l'information est la masse des mensonges autour de laquelle une nouvelle métaphysique critique se devra d'orbiter, en vue d'en dérégler les marées et les équinoxes, d'en transformer toute l'économie, afin de préparer l'émergence d'une nouvelle vérité.
Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations, p.539, Gallimard/Folio

vendredi 14 janvier 2005

Impression

Dans une banque, j'ai toujours l'impression d'y être floué.

jeudi 13 janvier 2005

Glanages

Je ne reçois presque plus de courrier réel. Mais cette semaine fut un peu particulière : trois petits colis livresques.

D'abord, deux livres, une gracieuseté des éditions AMG2 (France). C'est la première fois qu'un éditeur m'envoie des livres. J'ai cependant déjà reçu des bouquins envoyés directement par l'auteur. Dans ce colis, deux romans de SF : Ecce Norifumi et Morituri Norifumi de Jean-Marc Rivet. Lorsque j'étais à l'Université, j'ai lu énormément de SF. J'en ai deux ou trois cents ici. Depuis, plus rien ou presque. Ces deux romans me permettront de me remettre dans le genre. Merci M. Benoit !

Le second colis contenait un tout petit livre de 191 pages : La philosophie en 1500 citations dans la collection les abc du bac, Fernand Nathan 1963. J'ai acheté ce livre chez Book Dispensary via Abebooks.fr. Ce recueil de citations est divisé en chapitres, puis en sections. Par exemple, le chapitre 19 a pour titre Sensation et perceptions et contient les sections Perception et jugement avec une vingtaine de citations et la section Perception et forme avec 10 citations. Au lieu d'être groupées par mot concept/clé, les citations le sont par rubriques du programme de philosophie de 1960 en France. Les références exactes ne sont malheureusement pas toujours données.
Glanures
[Dans la section La culture, au sens humaniste.] «Instruction : des pierres dans un sac. Culture : une graine dans un pot.» (Chapelan, cité par Foulquié, Dictionnaire de la langue philosophique.)

[Section De l'émotion à la passion] «J'entends vibrer ta voix dans tous les bruits du monde.» (Éluard)

[Section L'État] «Vivre sa vie, c'est toujours gâcher la vie des autres.» (Herriot, Notes et Maximes.)
La quatrième de couverture contient plusieurs titres de cette collection dont, entre autres, Le Français en 1500 citations. Mais ma recherche du livre sur le web est restée infructueuse...

Toujours via Abebooks.fr, mais cette fois de la librairie À la bonne occasion de Québec, trois livres. D'abord, de Philippe Soupault, L'amitié, coll. notes et maximes, publié chez Hachette en 1965. Cette collection (notes et maximes) ne semble plus disponible en librairie. Il faut être assez chanceux pour la trouver chez un bouquiniste. Je possède cependant La conversation, d'André Maurois dont vous trouverez des citations ici.
Glanure

«On peut feindre l'amour, mais il est impossible de feindre l'amitié.» (p. 35).
Soupault est l'un des fondateurs du mouvement surréaliste.

Comme j'ai souvent rencontré plusieurs citations d'Édouard Herriot, j'étais à l'affut de son Notes et Maximes (tiens, tiens, le titre de la collection précédente) publié chez Hachette (tiens, tiens, l'éditeur du livre précédent), et, fantastiquement, À la bonne occasion en avait une copie. Herriot fut un politicien semble-t-il important en France dans la première moitié du 20e siècle. Google vous informera sur le personnage.
Glanures

«Dieu est une asymptote.»

«L'erreur des hommes sensibles dans la vie publique : ils pèsent à la balance de précision ce qu'il faudrait peser à la bascule.»

«Savoir ce que l'on veut, vouloir ce que l'on sait.»

«La pensée est comme la flamme ; elle ne se diminue pas en se communiquant.»
Finalement, mais non le moindre, l'Essai sur la psychologie de l'invention dans le domaine mathématique de Jacques Hadamard chez Albert Blanchard, 1959. J'ai lu ce livre dans les années 70, lorsque j'étais à l'Université Laval (sans doute emprunté à la bibliothèque du Vachon). Il est traduit de l'anglais par sa fille Jacqueline. Je ne sais pourquoi Hadamard n'a pas écrit directement son livre en français. Mes quelques recherches sur cette question n'ont pas abouti. Toujours est-il qu'en page 114, on y trouve cette très jolie phrase : «On a pu écrire depuis que la voie la plus courte et la meilleure entre deux vérités du domaine réel passe souvent par le domaine imaginaire.» Palle Jorgensen s'est interrogé sur cette phrase.

mercredi 12 janvier 2005

Le journalisme télévisé

En feuilletant le journal 1999 de Dantec (Le théâtre des opérations, Folio, p.213), je tombe sur ce passage : Pour nombre de journalistes aujourd'hui, la possibilité d'interviewer l'auteur, c'est surtout celle de ne pas lire ses livres.

Et en parcourant le web, on peut trouver cette entrevue télévisée ou l'auteur interviewé démasque le journaliste. Hilarant.

Le journal

« Cette bibliographie offre, par ordre chronologique, du XVe siècle à nos jours, un peu plus d'une centaine de pistes de lecture. Elle a été réalisée par Catherine Bogaert et Philippe Lejeune pour leur livre Un journal à soi (Textuel, 2003). Ils ont autorisé la Bibliothèque qui les en remercie à la reproduire.
Il s'agit de journaux en langue française : des classiques du genre, des textes présentés dans leur livre, et d'un échantillonnage de journaux représentant les situations ordinaires de la vie. D'autres choix auraient pu être faits, tant le domaine est riche. Pour chaque journal, ils indiquent l'édition originale (quand le lieu n'est pas mentionné, il s'agit de Paris), puis, entre crochets, éventuellement, une édition récente disponible en bibliothèque ou en librairie.
 »
Un journal à soi

J'ajouterais à cette bibliographie d'auteurs francophones, Le théâtre des opérations, Journal métaphysique et polémique 1999 de Maucice G. Dantec.
Je veux retenir que l'ancêtre du blogue, c'est le journal format papier. Le néologisme joueb (journal web = web log) n'a pas eu la faveur populaire. C'est compréhensible : joueb est un mot... tellement... blah.

Aquops 2005

Je viens de m'apercevoir que le programme du colloque de l'Aquops est en ligne. Ma seule déception : mon atelier Cyberfolio EHDAA est à la même heure que l'atelier que donne ma superbe fille Marie-Élaine... Ils sont situés au bloc 100.

lundi 10 janvier 2005

Fantaisie politique

Voici une fantaisie que je fais assez souvent, ravivée par ce billet de Clément Laberge.

Imaginons un nouveau parti politique : le PCQ. Le parti des carnetisques du Québec ! C'est déjà pas mal, le nom est trouvé.

Imaginons que les membres de ce parti (qui n'a pas vraiment de chef) soient liés par le serment d'écoute. Ils doivent aussi avoir leur blogue public. Mais surtout, ils doivent croire dans le principe suivant : quand on doit résoudre un problème, vaut mieux jeter les données connues sur la table et tenter de le résoudre «en gang».

Jusqu'ici, tout va bien : le parti a un nom et il a un programme !

Imaginons maintenant qu'aux prochaines élections, au moins un membre de ce parti se présente dans son comté.

Imaginons que jamais (c'est une fantaisie, ne l'oubliez pas), il ne fait de la publicité genre «photo idiote sur le poteau de téléphone». Il passe tous ces messages via ses propres billets, ou via les commentaires aux commentaires de ses billets ou via ses interventions sur les autres blogues des membres de son parti ou via les forums ouverts sur le web au regard des différentes problématiques soulevées ou non lors de la campagne. Même les journalistes doivent passer par le blogue pour l'interroger.

Imaginons maintenant ce parti politique au pouvoir... Fin de la fantaisie.

Ne vous méprenez pas : je n'ai aucune visée politique. Il reste que j'ai une espèce d'écoeurite aiguëe des politiciens. J'ai bien l'impression que certains d'entre eux tenteront de s'approprier une certaine « clientèle » en bloguant. Le plus drôle, c'est certainement qu'ils engageront une tonne de collaborateurs (payés par nous, évidemment) qui répondront pour eux, tout en signant du nom du politicien... Mais à ce jeu, ils seront rapidement démasqués. Dans un blogue, on peut facilement émettre une idée erronée/discutable/contestée, mais on peut difficilement mentir.

dimanche 9 janvier 2005

La culture

Je me suis souvent trouvé en présence de personnes... qui manifestaient leur incrédulité devant le manque de culture des scientifiques. Une ou deux fois, il m'est arrivé, me sentant attaqué, de leur demander si elles pouvaient m'énoncer le deuxième principe de la thermodynamique. Leur réponse fut... négative. Et pourtant, ce que je leur demandais était l'équivalent pour la science de : avez-vous déjà lu une ligne de Shakespeare ?
C.P. Snow, The Two Cultures

La pratique du reader's digest reflète fidèlement les tendances profondes de notre temps et me fait penser qu'un jour toute la culture passée sera complètement réécrite et complètement oubliée derrière son rewriting. Les adaptations cinématographiques et théâtrales des grands romans ne sont que reader's digest sui generis.
Milan Kundera, Jacques et son maître (Introduction à une variation)

Qu'est-ce que la culture enfin ? La résurrection irrégulière et régulière de ceux qui ont bravé la mort pour créer, qui reviennent pour coudre la tradition d'hier à la vivacité d'aujourd'hui. Sans eux pas de continuité, pas d'immortalité de l'espèce humaine, sans leur renaissance pas d'histoire.
Michel Serres, Le Tiers-Instruit

samedi 8 janvier 2005

Géométrie des réseaux

« Les mêmes pensées poussent quelquefois tout autrement dans un autre que dans leur auteur; infertiles dans leur champ naturel, abondantes étant transplantées. »
Pascal, Pensées
J'ai trouvé cette épigraphe à la sixième récréation intitulée La géométrie des réseaux et le problème des dominos des Récréations Mathématiques t.4, d'Édouard Lucas, Albert Blanchard, 1975. Ces quatre tomes, publiés d'abord en 1894, sont un must pour tout amateur de jeux mathématiques.

Bribes.org

« Je me reproche de n'avoir pas, au jour le jour, transcrit sur un carnet spécial les phrases glanées au cours de mes lectures, qui méritaient de retenir l'attention, dont je voudrais me souvenir pour pouvoir les citer au besoin ; »
(25 décembre 1942 p.157)
André GIDE / Journal 1939-1949 Souvenirs / Bibliothèque de la Pléiade / nrf Gallimard 1954

Je respecte énormément le site Bribes de J.-P. Morel. Sobriété, rigueur. On y passe de très bons moments. C'est d'ailleurs pour cela qu'il se retrouve dans mes quelques liens donnés sur mes Jobineries. Une grande particularité du site est la possibilité de le télécharger au complet pour une consultation hors ligne. Cela a d'ailleurs valu à M. Morel d'être quelques fois outrageusement plagié. Ma seule amélioration souhaitée : un petit lien vers les nouveautés pour que les visiteurs réguliers du site puissent lire les derniers ajouts.

J'aurais bien aimé trouver la phrase ci-haut. Il me semble qu'elle pourrait triompher en épigraphe de la majorité des dictionnaires de citations. J'ai le tome 1 du journal de Gide, mais je cherche toujours le tome 2, justement pour le lire et pouvoir ainsi ajouter cette petite merveille à ma propre collection.

vendredi 7 janvier 2005

Le piratage est un impôt progressif

Le piratage est un impôt progressif et autres réflexions sur le futur de la distribution en ligne est un excellent article de Tim O'Reilly, célèbre éditeur de livres informatiques. Voici quelques extraits, mais je suggère une lecture complète et attentive de l'article.

Leçon 1 - L’obscurité est une menace bien plus grave que le piratage pour les auteurs et créateurs.
    Les auteurs pensent qu’être publiés sera la réalisation de leur rêve, mais pour tant d’entre eux, ce n’est que le début d’une longue désillusion.
Leçon 2 - Le piratage est un impôt progressif.
    Pour tous les créateurs, qui travaillent pour la plupart dans l’obscurité, être assez connu pour être piraté serait le couronnement de leur carrière. Le piratage est une sorte d’impôt progressif, qui peut raboter quelques pour cent des ventes d’artistes connus (et je dis peut car ceci est loin d’être prouvé), en échange de bénéfices massifs pour les créateurs bien plus nombreux à qui une visibilité plus grande peut apporter des revenus supplémentaires.
Leçon 3 - Les consommateurs ne demandent pas mieux que de respecter la légalité, s’ils le peuvent.
    La façon la plus simple d’obtenir que les consommateurs arrêtent d’échanger des copies numériques illicites de contenus musicaux ou de films est de leur donner une alternative licite, à un juste prix.
Leçon 4 - Le vol a l’étalage est une menace plus grave que le piratage.
    J’ai souvent demandé à un libraire pourquoi il n’avait pas d’exemplaires d’un de mes livres, pour me faire dire, après une brève vérification dans l’inventaire : « Mais nous en avons. L’inventaire dit que nous avons encore un exemplaire en stock, et nous n’avons pas vendu depuis des mois, donc il n’y a pas de raison d’en recommander. » Il faut insister pour convaincre l’interlocuteur qu’il se peut que l’absence de vente soit due à l’absence dans les rayons.
    Comme une copie en ligne n’est jamais épuisée, on a au moins l’occasion d’une vente, au lieu d’être soumis aux énormes efficacités et aux goulots d’étranglement arbitraires du système de distribution.
Leçon 5 - Les réseaux de partage de fichiers ne menacent pas les livres, la musique ou l’édition de films. Ils menacent les éditeurs existants.

Leçon 6 - Ce qui est gratuit finit par être remplacé par un service payant de meilleure qualité.
    Pourquoi est-ce que vous paieriez un morceau que vous pourriez avoir gratuitement ? Pour la même raison que vous achèterez un livre que vous pourriez emprunter dans une bibliothèque publique, ou achèterez un film sur DVD que vous pourriez regarder à la télévision ou louer pour le week-end. Parce que ce sera pratique, facile à utiliser, à cause du choix, de la facilité de sélection, et pour les enthousiastes à cause du simple plaisir de posséder quelque chose auquel vous tenez.
Leçon 7 - Il y a plusieurs façons d’y arriver.
    [...] nous publions un vaste réseau de sites « gratuits » financés par la publicité dans O’Reilly Network. Nous avons publié un certain nombre de livres sous des licences de publication ouverte, où la redistribution libre et gratuite [8] est explicitement autorisée. Nous le faisons pour plusieurs raisons : pour promouvoir des produits qui pourraient autrement être ignorés, pour construire la fidélité des membres de communautés en ligne, et parfois, parce qu’un produit ne peut plus être vendu économiquement par les canaux traditionnels, et nous préférons le rendre disponible gratuitement plutôt que de le voir disparaître complètement du marché.
    Nous publions aussi beaucoup de nos livres sur CD-Rom, dans un format baptisé « bibliothèque sur CD », qui contient typiquement une demi-douzaine de livres sur un CD.
    Et bien sûr nous continuons de publier des livres imprimés. L’existence de copies en lignes gratuites est parfois utilisée pour promouvoir un sujet ou un auteur (des livres comme La Cathédrale et le Bazaar ou The Cluetrain Manifesto devinrent des best-sellers en version papier suite à leur forte présence en ligne)


Article original en anglais.

mardi 4 janvier 2005

Livres et librairies

Je suis allé en librairie hier. Et j'ai acheté plusieurs livres : deux Brautigan, un Morin (Edgar!), deux polars (Deon et Meyer), deux Pessoa, une autobiographie de la pianiste Hélène Grimaud, 66 Haiku de Buson et finalement le Lundi Perdu de Michel Quint. Comme c'était à la librairie du Soleil, j'en ai profité pour prendre Le Libraire, qui est un journal bimestriel publié et distribué gratuitement par quelques librairies indépendantes.

- Vous n'êtes toujours pas sur Internet, n'est-ce pas?, ai-je demandé au commis à la caisse.
- Non. Ça coûte cher, et pour seulement deux librairies...
En effet, la librairie du Soleil a deux points de vente, un à Gatineau, l'autre à Ottawa. J'étais à Ottawa.
- Pourtant, rétorquais-je, j'achète beaucoup chez Pantoute à Québec, et ce n'est que deux succursales. Je préférerais acheter dans ma région, c'est bien certain...
Indifférence du vendeur qui a continué à poinçonner les prix de mes livres.

De retour à la maison, j'ai feuilleté Le Libraire et à la page 27, lecture de l'article Cri d'alarme face à concentration dans la librairie. On y dénonce une concentration abusive (Chapters-Indigo, Renaud-Bray, Archambault) dans le domaine du livre. Dans l'article, on lit :« Quel sera notre choix lorsqu'une ou deux entreprises (qui doivent avoir une bonne rentabilité pour leurs investisseurs) décideront de proposer aux lecteurs du Québec entier un nombre restreint de titres commerciaux, à forte rentabilité, au détriment de la littérature québécoise? Que l'on ait du mal à se procurer des livres plus "culturels" dans certaines chaînes de librairies est un problème grave, mais si ces chaînes devaient contrôler 40%, 50% ou plus du marché, la situation deviendrait catastrophique. »

Qu'est-ce en fait qu'un livre plus culturel? J'en ai aucune idée. Dans ma liste d'achats, il est vrai, il n'y a aucun auteur québécois. Il y a des Américains, des Français, un Japonais, un Portugais, un Africain du Sud. De plus, que ce soit chez Renaud-Bray ou Archambault ou Pantoute, j'aurais sans doute obtenu les mêmes titres en magasin sans difficulté. Si je me fie à l'extrait, je n'ai sans doute pas fait l'acquisition de livres plus culturels.

Je sais qu'un 15e Archambault ouvrira ses portes aux Promenades de Gatineau dans quelques semaines. Tout à-côté du petit Renaud-Bray. Je me vois très bien visiter les deux librairies même si je sais que j'y trouverai à peu près les mêmes titres au même prix. L'avantage du Archambault sera dans la vente de musique en feuille (enfin, je souhaite qu'il y ait une telle section, comme à Ste-Foy ou à Montréal ).
Continuerais-je d'aller faire mon tour à la Librairie Du Soleil ? Bien sûr, lorsque je serai dans le secteur Hull : l'avantage est que cette librairie est tout à côté du seul bouquiniste (Le Loisir des Usagers) dans la région de l'Outaouais !

Ai-je lieu de me réjouir de la venue d'Archambault? Oui, s'ils offrent de la musique en feuille. Sinon, ça ne changera absolument rien à mes habitudes. Car, voyez-vous, avec Internet, on peut commander à peu près tous les livres qu'on veut. Et c'est livré directement à la maison ! C'est pour cela qu'il faut absolument qu'une librairie telle du Soleil soit sur le web. Pour offrir au moins la possibilité d'acheter chez eux directement de l'Internet. Pour le reste c'est-à-dire les livres moins « ordinaires », il y a toujours Abebooks.fr.

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