mardi 26 septembre 2006
Le papier
Par Gilles Jobin, mardi 26 septembre 2006 :: Pépèreries
H. Ibsen
J'ai bien hâte de réaliser ça avec Estéban !
mardi 26 septembre 2006
Par Gilles Jobin, mardi 26 septembre 2006 :: Pépèreries
samedi 23 septembre 2006
Par Gilles Jobin, samedi 23 septembre 2006 :: Livrogneries
Lecture de mon second roman de Perutz. Dans Où roules-tu, petite pomme, il nous raconte la quête vengeresse d'un homme. Après 40 pages, le lecteur moderne sent déjà comment finira le livre. Mais tout le plaisir réside dans la manière dont se prendra l'auteur pour nous y amener. Dans l'article Wikipédia consacré à Perutz, on peut lire : « Leo Perutz est passionné d'histoire, d'investigation, de justice, mais aussi de fantastique. Ses romans captivants, qui sont souvent des poursuites d'individus, de preuves, de réponses ou d'absolu reflètent toujours quelques lueurs d'optimisme. » Hormis le fantastique, qu'on ne trouve pas dans ce livre, on peut dire que cette phrase représente très bien ce roman.
Le titre est merveilleusement bien choisi. Où roules-tu petite pomme est une chanson que tout le monde chantait en Russie au temps de la révolution. Perutz veut nous faire comprendre ici le côté hasardeux, parfois absurde, de nos quêtes, de notre vie.Par Gilles Jobin, samedi 23 septembre 2006 :: Briberies
Dans les dernières années de l'Ancien Régime « un débat très vif oppose deux courants éducatifs majeurs : l'un, inspiré des philosophes, place l'enfant au coeur du système, l'enfant dont la nature est la référence principale ; l'autre, issu de la tradition chrétienne, donne aux connaissances la première place, celle de Dieu, des langues françaises et savantes, des belles-lettres et des sciences. Dans cette éducation, il n'est pas aberrant de soumettre l'enfance, de la contraindre pour l'élever, la libérer de ses mauvais penchants et nourrir son esprit » (M. Grandière, L'Idéal pédagogique en France au dix-huitième siècle.)
Pierre Billouet, Comment se peut-il qu'un enfant soit bien élevé par qui n'a pas été bien élevé lui-même (Rousseau), p.23, Pleins feux, coll. Variations, 2004)
lundi 18 septembre 2006
Par Gilles Jobin, lundi 18 septembre 2006 :: Livrogneries
La lecture de La Nuit sous le pont de pierre de Perutz ne m'a pas déçu. Roman? Recueil de nouvelles? le livre est assez difficile à classer. Il s'agit de quatorze histoires qui se passent dans la Prague du XVIIe siècle. Ces quatorze tableaux s'enchevêtrent. Dans l'un d'eux, on rencontre même Kepler !samedi 16 septembre 2006
Par Gilles Jobin, samedi 16 septembre 2006 :: Généraleries
Par Gilles Jobin, samedi 16 septembre 2006 :: Briberies
L'agrément couvre tout, il rend tout légitime.
Aujourd'hui dans ce monde on ne connaît qu'un crime,
C'est l'ennui : pour le fuir tous les moyens sont bons.
Jean-Baptiste Gresset, Le Méchant (1747), acte 5, scène 7
jeudi 14 septembre 2006
Par Gilles Jobin, jeudi 14 septembre 2006 :: Généraleries
mercredi 13 septembre 2006
Par Gilles Jobin, mercredi 13 septembre 2006 :: Linuxeries
J'ai passé plus de trois ans sur Mandrake/Mandriva et depuis un mois, j'ai migré vers Ubuntu. Je ne suis pas déçu. J'ai toujours utilisé KDE, et m'habituer au gestionnaire Gnome ne fut vraiment pas difficile. De plus, avec EasyUbuntu, tous les greffons et autres gugusses nécessaires s'installent en un tourneclic.
La communauté francophone est aussi très active, avec un forum très nourri et une bonne documentation.
mardi 12 septembre 2006
Par Gilles Jobin, mardi 12 septembre 2006 :: Livrogneries


lundi 11 septembre 2006
Par Gilles Jobin, lundi 11 septembre 2006 :: Mathématiqueries
Que j'aime à faire apprendre ce nombre utile aux sages !
Immortel Archimède, artiste, ingénieur.
Qui de ton jugement peut priser la valeur ?
Pour moi, ton problème eut de pareils avantages.

jeudi 7 septembre 2006
Par Gilles Jobin, jeudi 7 septembre 2006 :: Livrogneries
Démographe, j'utilise souvent des citations pour illustrer certains propos de mes rapports. J' ai rarement vu un site d'une telle qualité. Merci donc. Cependant comment avez vous pu lire autant de livres sans qu'apparaisse ne serait-ce qu'une seule citation de Léo Perutz ? Si vous ne l'avez pas encore lu, je gage qu'il vous deviendra bientôt indispensable.J'avoue mon ignorance : je n'avais jamais entendu parler de cet auteur. Je me suis donc mis en quête de quelques informations sur le web, et, entre autres, j'ai trouvé sur Amazon ce petit paragraphe : Longtemps resté méconnu - malgré l'admiration que lui portait Borges-, Perutz (1882-197), Juif natif de Prague, condamné à l'exil après la publication du Cavalier suédois (1936), devra attendre les années 80 pour voir enfin son oeuvre à peu près intégralement traduite en français - et la critique saluer en lui une sorte de « Kafka picaresque » (Dominique Fernandez)
Je commencerais par le Tour du cadran à la fois simple et réussi, une intrigue passionnante basée sur un scénario minimaliste ou par La nuit sous le pont de Pierre. Le judas de Léonard où Léonard de Vinci est à la recherche d'un visage pour son Judas, est à lire ensuite. Je laisserais le Cavalier Suédois pour la suite également, il est tellement prenant et magnifiquement construit (j'ai mis quelques heures à m'en remettre) que les autres pourraient paraître décevants à côté ; il faut savoir faire durer le plaisir.Partant de là, j'ai demandé à Mme Fernande Pothier, ma libraire préférée de La Librairie Pantoute à Québec, de rechercher pour moi les disponibilités des Perutz en format poche. Cela n'a pas tardé : je viens tout juste de recevoir le colis.

dimanche 3 septembre 2006
Par Gilles Jobin, dimanche 3 septembre 2006 :: Généraleries
Ce dimanche après-midi, je déambulais dans une librairie de Hull lorsque je suis tombé sur L'officiel des Citations de Vincent Flajac. Il vient tout juste de paraître aux éditions First. Comme toujours, j'ouvris au hasard le gros bouquin. Et plus je feuilletais, plus je devais me rendre à l'évidence : ce type avait pompé plusieurs centaines (des milliers peut-être) de citations de mon site. Un divan n'était pas loin. Je m'y suis assis et j'ai continué mon exploration du livre. Et plus j'explorais, plus je m'étonnais. Donc, je suis allé à l'avant-propos pour savoir si au moins l'auteur me remerciait ! Rien, néant, nulle mention ni de mon site, ni des références utilisées par l'auteur. À $34.95, je décidai tout de même d'acheter le livre pour en faire une critique sur mes Jobineries.
Quelques scans du livre pour débuter :


Dans l'extrait de gauche, le Albalat, le Bourgault, le Vaneigem, le Brie et le Morin proviennent directement de mon site. L'auteur (sic) a seulement ajouté les [...] dans le cas de la citation de Morin, supprimant deux exemples. Morin a écrit plusieurs livres... mais Flajac n'a cru bon de retenir que des citations des livres que j'ai lus. Les autres citations de l'extrait proviennent du site EVENE (comme c'est d'ailleurs le cas pour une grande partie des citations du livre.)
Dans l'image droite, c'est la même chose : les citations de Bruckner, Morin, Vaneigem, Mankell, Pagels sont de mon site.
Je me suis amusé (m'enfin...) à déterminer d'où provenaient les autres citations : elles sont toutes (d'après moi) sur le web. J'ai testé plusieurs citations qui m'étaient inconnues, et GOOGLE les a toutes trouvées, généralement sur EVENE ou sur un autre site de citations.
Ma conclusion est donc que ce cher monsieur Flajac a tout simplement pompé 13000 citations de quelques sites web, et en a fait un gros livre...
Évidemment, je n'ai pas tout lu (640 pages!), mais j'ai d'ores et déjà relevé au moins deux erreurs :
Page 415, sous PERVERS (tiens, tiens !) on a
«Les injustices du pervers
Servent souvent d'excuse aux nôtres.»
L'Oiseleur, l'Auteur, et l'Alouette, Paul Carvel.
Diable, mon bon ami Paul sera heureux d'apprendre qu'on lui attribue un vers de La Fontaine !!! D'ailleurs, pour vous amuser, entrez en gardant les guillemets "Les injustices du pervers" dans GOOGLE. Eh oui! vous tombez sur mon site.
À la page 511, on donne
«Ce n'est pas à la raison, mais au bon sens, qu'il eût fallu jadis élever un temple. Beaucoup d'hommes sont doués de raison, très peu de bon sens.»
La Prisonnière - Gustave Le Bon.
La Prisonnière??? À ma connaissance, jamais Le Bon n'a écrit un tel livre. La citation provient plutôt de son Hier et Demain.
Petit détail : aucun index par le nom des auteurs n'est donné, ce qui est relativement surprenant et, vous le comprendrez, plutôt embêtant lorsqu'on veut vérifier les citations d'un auteur en particulier. Toujours est-il que ce bouquin possède des citations de Bernhard (elles sont toutes sur mon site), de Serge Bouchard, Bernard Arcan, Michel Serres (le Tiers-Instruit!), Marinina (et oui, même cette obscure auteur de polars russes - je suis le seul à la citer!), Ivan Illich (Une société sans école - je n'ai rien trouvé d'autres, ce qui est normal : je ne cite que ce livre), Thomas Kuhn, Gustave Thibon, et une foule d'autres qui sont, cela est évident, toutes issues de mon site.
Que faire? Pour moi, la publication de ce livre est une indécence intellectuelle. Je vais écrire un courriel à l'éditeur pointant vers ce billet.
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