Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

vendredi 11 avril 2008

Technologies et innovation

Un extrait de l'article Plus un pays développe et utilise les nouvelles technologies, plus il est performant et innovant paru dans Le Monde récemment.
[...] les TIC sont devenues indispensables à l'innovation. Parce que ces technologies ont permis de développer des outils de simulation capable de tester des hypothèses, tant en biologie que dans l'automobile ou l'aéronautique. Mais aussi parce qu'elles stimulent la collaboration de chercheurs entre eux et avec les communautés d'utilisateurs.
Au début des années 80, LOGO n'a pas vraiment percé dans nos écoles. Mais il faudrait absolument qu'aujourd'hui, on ne laisse pas passer l'occasion d'enseigner la programmation informatique aux enfants.

Toutes les fois, mais absolument toutes les fois, que je mets les enfants devant Scratch, je les vois innover. Bien sûr, certains ont des idées relativement banales, mais au contact des projets des autres, j'entends des «Hé, ça me donne une idée !» et ils se lancent au clavier pour tenter de la réaliser. Ou encore, ils en suggèrent de nouvelles à l'auteur du projet. Ou encore, ils demandent «Mais comment as-tu fait ça ?» Des enfants intéressés à apprendre, que demander de plus ?

Les enfants pensent. Il me semble qu'en 2008, on pourrait les laisser utiliser l'ordinateur pour les aider à concrétiser leurs pensées, au lieu de simplement leur demander de transcrire leurs textes (déjà couchés sur du papier) dans un texteur !

Il est dans mes convictions que lorsque les enfants passeront du cerveau à l'ordinateur, sans un intermédiaire papier ou autres, le système d'éducation aura muté. Les enseignants aussi...

jeudi 10 avril 2008

Dans la classe !

Je suis actuellement dans la classe de M. Daniel Beaudry...
Je veux montrer aux élèves comment il est facile de publier un billet.

lundi 7 avril 2008

Seau labo

Je rencontre régulièrement des groupes d'élèves dans les laboratoires informatiques des écoles. Voici quelques photos illustrant assez bien ce qu'on trouve quelques fois dans nos écoles primaires.

Ci-dessous, comment j'ai installé le canon projecteur. D'abord un paquet de feuilles pour le soulever. Le tout étant sur la boîte même de l'ordinateur. Je projette sur les stores. Ce matin, il faisait soleil...



Le labo sert aussi à la garderie. Et si vous regardez attentivement...


... oui, oui, il s'agit bien d'un seau pour recueillir l'eau s'écoulant du climatiseur.

vendredi 4 avril 2008

Programmer

Avec Pierre Lachance, Pierre Couillard et Luc Dion, mercredi dernier, je coanimais un atelier d'une journée (mains sur les touches) ayant pour thème les merveilleux Etoys de Squeak.

Il y avait près de 20 participants, lesquels, pour la plupart, n'avaient jamais touché au logiciel.

Pierre Lachance en a fait un très bon reportage sur Recit.org.

Je suis absolument convaincu que les outils de programmation sont un incontournable pédagogique au primaire et au secondaire. Programmer, c'est avoir du contrôle sur la machine. Programmer, c'est réguler constamment sa réflexion. Programmer, ce n'est pas faire, c'est FAIRE-FAIRE. Or n'est-ce pas en enseignant qu'on apprend le mieux? C'est ainsi qu'un élève qui enseigne à un ordinateur devient meilleur à articuler sa pensée.

Fonds d'écran



Sur le site M@ths et tiques, on trouve, entre autres belles choses, des fonds d'écran mathématiques.

dimanche 30 mars 2008

La confiance RSS

« If the news is that important, it will find me. »
www.mathewingram.com

samedi 29 mars 2008

Éblouissante soustraction

Certains algorithmes sont tout simplement brillants.

Via Framasoft.

vendredi 28 mars 2008

J'imagine

Après une rencontre extraordinaire avec une quinzaine d'enseignants du primaire et du secondaire, j'ai le goût de partager un petit rêve.

J'imagine une classe. Des élèves de 13 ou 14 ans. Des élèves qui ont beaucoup de difficultés. Des élèves classés 2e ou 3e cycle primaire. Un ordinateur par élève.

J'imagine une équipe d'enseignants (deux ou trois).
J'imagine un animateur Récit très très présent.
J'imagine des conseillers pédagogiques très présents. Pour documenter, observer, appuyer.

J'imagine une philosophie. Bien sûr, on passe le programme. Mais dans l'esprit des compétences. Autrement dit, les savoirs appuient le développement des compétences. L'évaluation considérée comme aide à l'apprentissage. L'évaluation-tri-social est bannie.

J'imagine les élèves qui font des mathématiques (pensée logico-mathématique) à l'aide de Scratch.

J'imagine des situations d'apprentissage (entre autres en maths et en sciences et en univers social) les amenant vers un conscience citoyenne.

J'imagine ces élèves développant petit à petit le goût pour la lecture. Je les imagine choisir une pièce le théâtre, la jouer, en faire une lecture publique.

Je les imagine pratiquer des sports. Trois, quatre heures par semaine. Nager, jouer au football, patiner.

Je les imagine participer à un tournoi d'échecs.

Je les imagine faire de la danse sociale.

Je les imagine marcher dans les rues de la ville pour y observer les arbres, les oiseaux. Et l'architecture. Et la neige.

Je les imagine bloguer.

Je les imagine transformer leur environnement : peinturer les murs, décorer.

Je les imagine participer à la vie scolaire : se faire entendre sur le conseil des élèves de l'école.

Je les imagine me dire : « Monsieur Gilles, je ne comprends pas » et je les regarde et je dis : « Ce n'est pas grave. Venez, je vais vous aider. »

Je les imagine pleurer, parce qu'ils ont le mal de vivre. Et je m'imagine les écouter. Tout simplement, les écouter.

Et ils sont en ateliers. Tout le temps. Comme dans une maternelle.

Et je les regarde travailler. Certains en arrachent. Le tough fun, c'est pas facile à apprendre.

Parfois un regard croise le mien. Et mon regard dit : « J'aime que tu existes. » Et le regard de l'élève dit : « Je vous aime bien, Monsieur Gilles. » Et je souris.

mercredi 26 mars 2008

Ah, les sondages

Monsieur Delisle cherche à compléter un questionnaire « où les participants seront invités à identifier deux raisons facilitant et deux raisons limitant le déploiement des TIC au Québec. [Suivent une liste de plusieurs raisons.] Oublions-nous des aspects importants? »

Voici le courriel que j'ai envoyé à M. Delisle :
Je ne suis plus abonné à la liste édu-ressources depuis plus d'un an (depuis qu'on ne peut plus y discuter, en fait) donc, je la lis une fois par mois, via les archives, au cas où...

Je viens donc tout juste de tomber sur votre question du 10 mars.

À mon avis, il y manque de sérieux choix. Par exemple :

Le pouvoir abusif des services informatiques sur les services pédagogiques au regard de la compétence TIC.

Le manque énorme de contrôle des enseignants sur le choix des outils informatiques.

Le monopole de la société Grics (Je sais, je sais, le sujet est tabou. Et puis, vous financez l'Aquops...)

Le manque de leadership des services pédagogiques.

Le manque de vision des RÉCITS.

Le manque de ressources réelles pour les enseignants. Ils n'ont même pas leur propre ordinateur.

L'absence de compétences pédagoTIC des preneurs de décisions.
Évidemment, inversez ces raisons, et vous avez des conditions favorisant l'intégration des TIC. Je n'ai rien contre ce sondage : il s'agit là d'une façon de récupérer la conférence d'ouverture de l'Aquops. Mais sera-t-il possible d'y répondre en ligne ? Et d'y lire les résultats ? Le blogue de l'Aquops, quasi-mort depuis un an, ne serait-il pas un lieu privilégié pour favoriser une discussion qui serait, à mon avis, beaucoup plus intéressante et profitable qu'un simple sondage d'opinions ?

samedi 22 mars 2008

3.10


Squeak 3.10 est maintenant disponible dans une version stable. C'est ici. La traduction française n'est cependant pas présente.

vendredi 21 mars 2008

À Québec

Cette semaine, j'ai passé quelques jours à Québec à l'occasion de la rencontre des personnes-ressources. Comme mon sentiment n'a pas changé depuis mon dernier billet sur le sujet, je n'en parlerai pas.

Lundi soir, je me suis rendu à la librairie Pantoute sur Saint-Jean. J'aime vraiment cet endroit : les livres sont mis en valeur, la sélection est excellente. Et on n'y trouve pas de gugusses : que des livres.

Toujours est-il que j'ai acheté beaucoup. Beaucoup trop.

D'abord Héloïse de Patrick Cauvin. Délicieuse pièce de théâtre que j'ai dégustée tranquillement dans ma chambre. Vous avez d'ailleurs eu droit à une petite citation. Le tout se passe dans un studio de danse sociale. Lisez-le, ne serait-ce que pour le punch final. Et puis, cela vous donnera peut-être le goût de vous mettre à la danse.

Petite Philosophie du marcheur de Christophe Lamoure est une belle découverte. Je viens tout juste de le terminer et je pense bien me mettre régulièrement à la marche. Il faut absolument que je maigrisse.

De Hubert Haddad, son Nouveau nouveau magasin d'écriture. En quelque sorte, il s'agit ici d'une suite à son Nouveau magasin d'écriture que je ne possède pas encore.

Petit recueil (Vers l'abîme ?) d'articles d'Edgar Morin publié chez L'Herne.

Autre recueil, mais cette fois de Michel Serres : Petites chroniques du dimanche soir, févr. 2007-mars 2007.

La symphonie des nombres premiers (Seuil/Points) Marcus du Sautoy. En épigraphe au chapitre 2 (Les atomes de l'arithmétique) on trouve : « Quand les choses deviennent trop compliquée, il est parfois normal de marquer une pause et de se demander : ai-je posé la bonne question ? » (Enrico Bombieri.)

J'avais attendu qu'il paraisse en poche avant de l'acheter. C'est chose faite : Un homme heureux d'Arto Paasilinna.

Antigone d'Henry Bauchau m'avait subjugué. En voyant Le Boulevard périphérique sur l'étagère, je n'ai pu résister. Le monsieur, né en 1913, n'est plus très jeune et il me semble être bon de lire un homme qui a encore certainement beaucoup à nous transmettre.

À cause de son titre, je me suis laissé tenté par Le Jour où Albert Einstein s'est échappé de Joseph Bialot. En quatrième de couverture, on apprend que l'auteur s'est lancé dans l'écriture à l'âge de 55 ans.

Je ne lis à peu près pas de poésie. Mais je me rappelais avoir avoir déposé ici une de ses citations. Donc, à la vue de Coeur Creuset, carnets 1997-2004, de Paul Chamberland, j'ai acheté.

Évidemment, j'ai aussi fait un petit tour chez les bouquinistes. J'y ai trouvé les deux premiers tomes du Journal d'un démiurge d'André Moreau. Tiens, que devient-il ? On n'en entend plus beaucoup parler.

De Robert Merle, Les hommes protégés. Écrit en 74, voici la quatrième de couverture :
« À la suite d'une épidémie d'encéphalite qui ne trappe que les hommes, les femmes les remplacent dans leurs rôles sociaux, et c'est une Présidente, Sarah Bedford, féministe dure, qui s'installe à la Maison-Blanche. Le Dr. Martinelli, qui recherche un vaccin contre l'encéphalite, est enfermé avec d'autres savants à Blueville, dans une « zone protégée » qui les tient à l'abri de l'épidémie mais dans un climat de brimades, d'humiliations et d'angoisse. Martinelli acquiert vite la conviction que son vaccin ne sera pas utilisé, du moins sous l'Administration Bedford. C'est paradoxalement chez les femmes qu'il trouvera ses alliées les plus sûres et par les femmes qu'il sera libéré. Mais, une fois Bedford remplacée à la Maison-Blanche par une féministe modérée, Martinelli saura-t-il s'adapter à une société où les hommes ne jouent plus qu'un rôle subalterne? »

Je n'ai jamais lu Philippe Sollers. Pour 1$, j'ai acheté Une curieuse solitude, roman de jeunesse semble-t-il.

Pour 1$ aussi, Laurence Cossé et Le coin du voile.

Finalement, je suis tombé sur un très beau livre de gravures vénitiennes de la Renaissance : Le siècle de Titien.

Toujours des bouquinistes, mais cette fois d'Abebooks, le facteur m'a livré trois livres de Georges Elgozy : Le Fictionnaire ou précis d'indéfinitions, L'esprit des mots ou l'antidictionnaire et De l'humour.

Mardi soir, Aurélie, qui étudie en littérature à l'Université Laval, m'a rejoint et nous avons passé un souper très agréable. En la quittant pour retourner à l'hôtel, j'avais le coeur tout léger. Il est tellement bon de sentir ses enfants heureuses.

mardi 18 mars 2008

Le tango

L'amour est simple. La fin de l'amour encore plus. Les larmes sont simples, le désir est simple, et si vous mélangez toutes ces choses simples, vous obtenez quelque chose de compliqué, et ça s'appelle le tango.
Patrick Cauvin, Héloïse, p.68, Albin Michel 2008.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 >