Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 25 décembre 2011

Citations quotidiennes 25.12.11

- [...] Ça veut dire quoi « philosophe » ?
[...]
- Des hommes qui ont appris à parler des choses qui nous préoccupent... des questions importantes de la vie et de la mort.
- Comme les curés, en somme.
- Les curés ne cherchent pas la vérité : ils croient la connaître déjà. C'est même le contraire des philosophes. Eux, ils savent les réponses. Les philosophes ne savent pas, ils cherchent. Ils se posent les questions. Même que le plus difficile est de savoir quelles questions il faut poser et comment les poser.
Henri Cueco (Dialogue avec mon jardinier, p.136, Seuil/Points P1234)

Comme Solon pleurait la mort de son fils et que quelqu'un lui disait : «Tes larmes n'y changeront rien», il répondit : «C'est justement parce que je ne peux rien y changer que je pleure.»
Elias Canetti (Le coeur secret de l'horloge, trad. Walter Weideli, p.19, Éd. Livre de Poche - Biblio n°3287)

Il en est du plaisir comme de l'argent : on trime beaucoup pour en gagner peu et on dépense tout pour ne jouir de rien.
Roland Jaccard (La tentation nihiliste, p.16, Quadrige/PUF,n°126)

Ainsi l'on remet toujours naïvement l'heure de la séparation [...]. La séparation apparaît tellement fatale qu'il est doux de gagner quelques heures et n'importe quelle histoire, si vous y songez bien, n'est jamais qu'une histoire de gens qui s'entretiennent, se querellent ou se saluent longuement pour prolonger leur réunion sur une terre où tout semble passager et où tout s'enfuit au fond du temps.
André Dhôtel (Le pays où l'on n'arrive jamais, p.137, Librio n°276)

J'aime sortir du cinéma dans un état second, ébloui par la lumière du jour, presque étonné que le monde ait continué sa ronde sans moi.
Mikaël Ollivier (Celui qui n'aimait pas lire, p.118, De La Martinière, 2004)

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samedi 24 décembre 2011

Problème 6

J. C. Evans
BCM, 1914

Les Blancs jouent
et matent en 2 coups

Citations quotidiennes 24.12.11

[...] la particule [élémentaire] doit être pensée comme ÉTANT son histoire, et non pas comme une entité métaphysique AYANT une histoire.
Bertrand Russell (ABC de la relativité, trad. Pierre Clinquart, p.171 , 10|18 n° 233)

Je ne sais point rougir d'être juste et sincère.
Jean-François Marmontel (Les Héraclides, acte 4, sc. 5 (Olympie), 1752)

Il est curieux de voir combien l'excellence adopte fréquemment les manières simples, alors que les manières simples passent si souvent pour un signe de médiocrité.
Giacomo Leopardi (Pensées, trad. Joël Gayraud, p.87, Éd. Allia, 1994)

Finir un livre est comme fermer une porte. On n'est jamais certain que le moment soit venu de sortir.
Bernard Pingaud (Mon roman et moi, p.41, Joëlle Losfeld, 2003)

Qui t'a dit qu'une forme est plus belle qu'une autre ?
Est-ce à la tienne à juger de la nôtre ?
Jean de La Fontaine (Les Compagnons d'Ulysse, p.319, in Fables complètes, France Loisirs/Garnier Frères, 1962)

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vendredi 23 décembre 2011

Citations quotidiennes 23.12.11

Quel poids, la présence de Dieu, quand on ne la désire pas!
Dino Buzzati (Le chien qui a vu Dieu, trad. Michel Breitman, p.53 in L'écroulement de la Baliverna, Folio n° 1027)

[...] qu'elle soit bonne ou mauvaise, ta vie, il n'y a pas deux façons de quitter sa mère.
Marguerite Duras (Des journées dans les arbres, p.92, in Théâtre II, Gallimard nrf 1968)

Nous sommes faits d'universel. L'un des sens de la poésie, c'est d'accomplir cette incarnation, de la réaliser manifestement. De montrer que l'universel fait partie du particulier. De rapatrier l'universel. De le contraindre à avouer qu'il n'est d'autre universel que de réalité.
Pierre Vadeboncoeur (L'humanité improvisée, p.24, Éd. Bellarmin, 2000)

« La liberté, écrit Épictète, consiste à vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent. » La liberté du sage est une maîtrise du moi intérieur. L'enseignement des stoïciens peut être ramené à cette idée : nous sommes tous sur un navire qui sombre. Nous sommes mortels et nous n'y pouvons rien. Toutefois, il est possible d'être libre et heureux sur le pont de notre embarcation.
Jean-Marie Frey (Le moi n'est pas maître dans sa propre maison (Freud), p.37, Pleins Feux coll. Variations, n°13)

Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir...?
Michel Quint (Effroyables jardins, p.10, Éd. Joëlle Losfeld, 2000)

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jeudi 22 décembre 2011

Citations quotidiennes 22.12.11

«Les événements actuels ont, avec les précédents, une liaison fondée sur le principe évident qu'une chose ne peut pas commencer d'être sans une cause qui la produit. Une intelligence qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l'Univers et ceux du plus léger atome, rien ne serait incertain pour elle et l'avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux.»
LAPLACE

Il n'y aurait donc pas de hasard. Comment expliquer alors cette joie qui annonçait au mathématicien et philosophe Descartes qu'il allait gagner au jeu ? Descartes vivait au XVIIe siècle. Sa pensée, encore imprégnée du christianisme, était à la charnière du Moyen Âge et des temps modernes. Elle gardait sa part à l'inconnaissable. Laplace, savant du XVIIIe et du début du XIXe, appartenait à l'âge où la science, grisée d'elle-même, prétendait tout expliquer. D'ailleurs, pourquoi l'allégresse de Descartes, dans la science, ne serait-elle pas la récompense de son obéissance aux lois ? L'esclave obéit en grognant. L'homme libre exulte. Il retrouve sa liberté en acceptant les règles.
Paul Guth (La chance, p.75, Hachette (Coll. Notes et maximes), 1963 )

Les soupirs sont comme les éclairs : ils annoncent la pluie.
Carlo Goldoni (Arlequin valet de deux maîtres, trad. Michel Arnaud, p.86, Éd. L'Arche)

Quand les autos penseront, les Rolls Royce seront plus angoissées que les taxis.
Jacques Sternberg (citée par J.Sternberg dans Toi ma nuit, p.54, Folio n° 1251)

[...] La haine elle-même, en consultant l'honneur,
Muette et sans espoir reste au fond d'un grand coeur.
Louis-Grégoire Le Hoc (Pyrrhus, acte 2, sc. 4 (Néoclès), 1807)

L'homme qui tombe, rien ne lui permet de sentir qu'il touche le fond. Il tombe et il ne cesse pas de tomber. C'est ce qui arrive aux hommes qui, à un moment ou à un autre durant leur vie, étaient à la recherche de quelque chose que leur environnement ne pouvait leur procurer. Du moins voilà ce qu'ils pensaient. Alors ils ont abandonné leurs recherches. Avant même d'avoir vraiment commencé.
Jerome David Salinger (L'attrape-coeurs, trad. Annie Saumont, p.226, Livre de Poche n°2108)

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mercredi 21 décembre 2011

Citations quotidiennes 21.12.11

[...] il n'y a pas de remède plus efficace aux excès délirants de l'amour... que le mariage.
Donna Leon (Mort à La Fenice, trad. William Olivier Desmond, p.126, Quebecor, 1997)

[Je ne veux pas finir] dans un hôpital. À gueuler comme tout le monde, à pisser le sang, en sentant la panique monter alors que tu perçois la mort imminente. Entouré de gens dévoués certes, mais qui n'en restent pas moins des professionnels pour qui ta mort ne sera qu'une de plus dans le Grand Anonymat. Je veux une mort personnelle, égocentrique tu vois. Un truc vraiment centré sur ma petite personne, avec des gens qui prendraient conscience avec moi que c'est fini, que je m'en vais. Je veux pas d'une mort professionnelle comme on en fait aujourd'hui, ça dédramatise tellement tout.
Maxime Chattam (L'âme du mal, p.281, Michel Lafon, 2002)

De quel prix est le monde auprès de la vie ? et de quel prix est la vie, sinon pour la donner ?
Paul Claudel (L'Annonce faite à Marie, p.198, Livre de Poche no980)

[...] la lucidité est une passion aveugle.
Roger Nimier (Histoire d'un amour, p.154, Folio n°233)

Car les détails, comme chacun le sait, conduisent à la vertu et au bonheur; les généralités sont, au point de vue intellectuel, des maux inévitables. Ce ne sont pas les philosophes, mais bien ceux qui s'adonnent au bois découpé et aux collections de timbres, qui constituent l'armature de la société.
Aldous Huxley (Le meilleur des mondes, trad. Jules Castier , p.30, Livre de poche, n°346|347)

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mardi 20 décembre 2011

Problème 5

N. A. MacLeod
5th HM Ring Ty, 1962

Les Blancs jouent
et matent en 2 coups

Citations quotidiennes 20.12.11

Le peuple écoute, croit, et hait les délateurs.
Si dans sa rage aveugle il peut tout se permettre,
Il punit les forfaits qu'on l'excite à commettre.
Jacques-Corentin Royou (Phocion, acte 2, sc. 2 (Olympe), 1817)

L'homme n'est content de soi que lorsqu'il écoute toujours la raison, ou qu'il ne l'écoute jamais.
Étienne Coenilhé (Pensées diverses in Les Moralistes oubliés d'Alfred Bougeard, p.18, Michel Lévy, 1858)

[...] Le repentir,
Du Dieu qui va frapper, suspend, éteint la foudre,
Et désarmant son bras, le force à nous absoudre.
François-Thomas-Marie de Baculard D'Arnaud (Le Comte de Comminge, acte 3, sc. 4 (le Père Abbé), 1764)

C'est la même chose que penser et être.
Parménide (Les penseurs grecs avant Socrate, trad. Jean Voilquin, p.94, Garnier-Flammarion n° 31)

Mon ami, mon très cher ami, c'est le conte qui te le dit : le retour à la racine n'est jamais la fin du voyage.
Iomomba Emongo (La vraie histoire de la princesse Osango, p.54, Mémoire d'encrier, 2006)

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lundi 19 décembre 2011

Citations quotidiennes 19.12.11

On peut considérer les mathématiques comme une sorte de catalogue de tous les motifs (pattern) possibles. Certains de ces motifs sont des nombres, d'autres sont des formes, etc. En ce sens, il est inévitable que le monde soit décrit par les mathématiques. Il faut qu'il y ait un motif dans le monde pour que nous puissions exister. Mais le grand mystère est de savoir pourquoi des motifs si simples sont-ils si utiles et si puissants ? Pourquoi autant d'information sur le monde peut-elle être aussi drastiquement compressée en de si petites formules mathématiques ?
John Barrow (De la science des limites et des limites de la science, p.309, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)

The major strides which have been made, in mathematics as in the sciences have resulted from the quest for knowledge for its own sake.
Richard R. Skemp (The psychology of learning mathematics, p.126 Penguin Books)

L'évidence est une illusion irréfutable.
Maurice Chapelan (Amours amour, p.143, Grasset, 1967)

Je suis impressionné par la façon dont notre esprit résiste aux nouvelles idées, mais aussi par la facilité avec laquelle il les admet lorsqu'il le désire ou s'y trouve obligé.
Heinz Pagels (L'Univers Quantique, InterÉditions, trad. Jacques Corday, p.328)

Vous savez, l'inventeur des menottes, des fers et des chaînes ne se serait jamais douté de l'utilisation que ces conceptions d'un âge plus rude et plus simple que le nôtre auraient un jour dans le monde moderne! Si j'étais à la place des promoteurs immobiliers et des responsables de l'aménagement du territoire en banlieue, j'en prévoirais au minimum une paire au mur de chaque foyer. Quand les banlieusards seraient fatigués de la télévision, du ping-pong ou des autres activités, quelles qu'elles soient, qu'ils pratiquent dans leur foyer, ils pourraient s'enchaîner les uns les autres, se jeter aux fers pour un moment. Tout le monde adorerait ça. On entendrait les épouses: "Mon mari m'a jetée aux fers, hier soir. C'était formidable. Le vôtre ne vous l'a jamais fait?". Les enfants se hâteraient de rentrer de l'école à la maison car leur mère les y attendrait pour les enchaîner. Cela permettrait aux enfants d'enrichir leur imagination, ce que le télé leur interdit, et je ne doute pas que la délinquance juvénile en serait considérablement diminuée. Quand le père rentrerait à son tour, les autres membres de la famille pourraient se saisir de lui et le jeter aux fers pour lui apprendre à être assez stupide pour travailler toute une journée dans le but de subvenir aux besoins du ménage. Les vieux parents ennuyeux pourraient être enchaînés dans le garage. On leur libérerait les mains une fois par mois, pour leur permettre d'endosser leur chèque de sécurité sociale ou leur retraite. Les fers et les chaînes permettraient la construction d'une vie plus belle pour tous.
J. Kennedy Toole (La conjuration des imbéciles, trad. Jean-Pierre Carasso, p.322 Robert Laffont)

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dimanche 18 décembre 2011

Problème 4

N. Easter
Bristol Times & Mirror, 1928

Les Blancs jouent
et matent en 2 coups
Solution dans le premier commentaire.

Citations quotidiennes 18.12.11

Cette recommandation [Aime ton prochain comme toi-même] paraît, à première vue, irréprochable [mais] à voir ce que la plupart des gens font de leur vie, à voir ce qu'ils font de leur intelligence, je n'ai pas envie qu'ils m'aiment comme eux-mêmes.
Amin Maalouf (Le Périple de Baldassare, p.90, Livre de Poche, n°15244)

Plus on rencontre des difficultés dans la vie, plus on a en soi de fierté et de contentement de soi-même...
Tristan Bernard (Monsieur Codomat, p.187 , in Théâtre complet 1, Calmann-Lévy, 1925)

[...] Sans la faiblesse humaine,
Et toujours curieuse et toujours incertaine,
Ces oracles menteurs languiraient sans crédit:
La faiblesse consulte, et la crainte accomplit.
Antoine Marin Lemierre (Hypermnestre, acte 2, sc. 2 (Hypermnestre), 1758)

Comment peut-on voir cette beauté de l'âme bonne ? Reviens en toi-même et regarde : si tu ne vois pas encore la beauté en toi, fais comme le sculpteur d'une statue qui doit devenir belle ; il enlève une partie, il gratte, il polit, il essuie jusqu'à ce qu'il dégage de belles lignes dans le marbre ; comme lui, enlève le superflu, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre pour le rendre brillant, et ne cesse pas de sculpter ta propre statue, jusqu'à ce que l'éclat divin de la vertu se manifeste, jusqu'à ce que tu voies la tempérance siégeant sur un trône sacré. Es-tu devenu cela ? Est-ce que tu vois cela ? Est-ce que tu as avec toi-même un commerce pur, sans aucun obstacle à ton unification, sans que rien d'autre soit mélangé intérieurement avec toi-même ? Es-tu tout entier une lumière véritable, non pas une lumière de dimension ou de forme mesurables qui peut diminuer ou augmenter indéfiniment de grandeur, mais une lumière absolument sans mesure, parce qu'elle est supérieure à toute mesure et à toute quantité ? Te vois-tu dans cet état ? Tu es alors devenu une vision ; aie confiance en toi ; même en restant ici, tu as monté ; et tu n'as pas plus besoin de guide ; fixe ton regard et vois.
Plotin (Ennéades, I, VI, cité par Dominique Doucet dans Ne cesse pas de sculpter ta propre statue, trad. Émile Bréhier, p.9, Pleins Feux coll. Variations, 2005)

[...] je pense que nous devons changer notre mode de relation au monde. Voyons ce monde à travers le mythe de la créativité continuelle et écartons-nous de la notion de contrôle pour nous rapprocher de celle de la participation responsable, de telle façon que la science qualitative devienne fondamentalement éthique ou esthétique... Peut-être serait-il important s'insister davantage sur l'esthétique, la beauté que sur l'éthique.
Brian Goodwin (Vers une science qualitative, p.185, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)

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samedi 17 décembre 2011

Citations quotidiennes 17.12.11

« La vraie critique se fait en causant : c'est en allant au scrutin de toutes les opinions que la critique composerait son résultat le plus complet et le plus juste », a dit Sainte-Beuve.
Pierre Descaves (Le théâtre, p.123, Hachette, Notes et maximes, 1963)

La gloire n'est qu'une opinion dictée par l'amour propre qui nous flatte de mériter les égards des hommes pendant notre vie, et leur vénération après notre mort.
Alexander Pope (Maximes et réflexions morales, trad. Jean de Serré de Rieux / Graphie moderne G. Jobin , p.51, Impr. G. Smith, Londres, 1739)

Logique et vérité sont deux choses très différentes. Mais elles se confondent pour l'esprit qui est le créateur de cette logique.
Theodor Sturgeon (Les plus qu'humains, trad. Michel Chrestien, Éd. J'ai Lu n° 355)

Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
Giacomo Leopardi (Pensées, trad. Joël Gayraud, p.62, Éd. Allia, 1994)

Il n'y a pas pires crétins que les hommes qui ne sont même pas capables, de temps à autre, de naître de la dernière pluie !
Fred Vargas (Debout les morts, p.114, J'ai Lu - Policier, n°5482)

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