Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

vendredi 1 juin 2012

Miette 44 : La Fortune est aveugle

Le jeu

La Fortune est aveugle.

Sommaire. - Un pied sur une roue. - Bandeau sur les yeux. - Elle n'est pas sourde. - Caprice et fantaisie. - Fragilité. - Critiques sur critiques. - Injures sur injures. - Patience et résignation.

L'Allégorie représente la Fortune un pied sur une roue, « manière de courir pas commode du tout » ; et un bandeau sur les yeux, qui facilite encore sa marche en lui permettant de ne rien voir, d'aller à l'aveuglette et d'agir à tort et à travers.

Pendant qu'ils étaient en veine de générosité à son égard, les faiseurs de divinités et de mythologie auraient bien pu lui boucher en même temps les oreilles; ils lui auraient épargné le déplaisir d'entendre les appréciations que l'on débite sur son compte, propos plus désobligeants que flatteurs.

Le grief le plus sérieux qu'on lui oppose est la cécité.

« La Fortune est aveugle, et presque toujours ceux qu'elle embrasse deviennent aveugles comme elle ».1

La Fortune est aveugle, ouvre ou ferme sa main ;
Et puissant aujourd'hui, on ne l'est pas demain.2

On la traite, de capricieuse et de fantasque :

« L'on ne saurait s'empêcher de voir dans certaines familles ce qu'on appelle les caprices du hasard ou les jeux de la fortune : il y a cent ans qu'on ne parlait pas de ces familles, qu'elles n'étaient point. Le ciel tout d'un coup s'ouvre en leur faveur; les biens, les hommes, les dignités fondent sur elles à plusieurs reprises, elles nagent dans la prospérité. »3

« La Fortune distribue ses biens sans discernement. »4

De tous les vains mortels la Fortune se joue :
Aujourd'hui sur le trime et domain dans la boue.5

On lui reproche son peu de solidité.

« La Fortune est comme le verre, elle en a l'éclat et la fragilité », lui décoche Publius Syrus, trait que reprend à son compte le grand Corneille dans Polyeucte :

Toute votre félicité
Sujette à l'instabilité
En moins de rien tombe par terre ;
Et comme elle a l'éclat du verre
Elle en a la fragilité.6

Scarron, le mari de, Mme de Maintenon, qui, malgré ses infirmités, prenait la vie du bon côté et la voyait plutôt en rose, n'a que des injures au service de la Fortune :

« La Fortune est comme les grands seigneurs qui aiment mieux faire des libéralités que de payer leurs dettes ; elle ne donne rien aux gens de mérite, elle réserve toutes ses faveurs pour les ignorants et pour les sots. »

On pourrait croire que ses favoris, au moins, ont lieu de se féliciter de ses bienfaits; eh bien! pas du tout.

« Si haut que la Fortune élève un homme, elle l'exposera tant de maux qu'elle lui donne la puissance d'en faire».7

« La Fortune est le supplice de ceux qui ne l'ont pas, bien plus que la joie de ceux qui l'ont ».8

Quels regrets n'a-t-on pas de l'implorer et d'invoquer son secours!

Fortune, dont la main couronne
Les forfaits les plus inouïs,
Du faux éclat qui t'environne
Serons-nous toujours éblouis ?
Jusques à quand, trompeuse idole,
D'un culte honteux et frivole
Honorerons-nous tes autels ?
Verra-t-on toujours tes caprices
Consacrés par les sacrifices
Et par l'hommage des mortels?9

Le mieux est de prendre la Fortune comme elle est, et d'accepter ses fantaisies en philosophe.

« Il faut gouverner la Fortune comme la santé; en jouir quand elle est bonne, prendre patience quand elle est mauvaise, et ne faire jamais de grands remèdes sans extrême besoin. »10

Ainsi que le cours des années
Se forme des jours et des nuits,
Le cercle de nos destinées
Est marqué de joie et d'ennuis.

Pourquoi d'une plainte importune
Fatiguer vainement les airs ?
Aux jeux cruels de la fortune
Tout est soumis dans l'univers.

Ainsi de douceurs en supplices
Elle nous promène à son gré.
Le seul remède à ses caprices
C'est de s'y tenir préparé.11

On ne doit pas se le dissimuler, toutes ces réflexions proviennent d'esprits plus ou moins moroses, aigris et atrabilaires. Si la Fortune n'avait eu pour eux que des sourires, ils lui auraient certainement fait la risette à leur tour. Disons donc une bonne fois et de bonne foi la vérité vraie :

« La Fortune ne paraît jamais si aveugle qu'à ceux à qui elle ne fait pas de bien. »12


1 Cicéron.
2 Boursault.
3 La Bruyère, Les Caractères, chapitre VI, Des biens de fortune.
4 La Rochefoucauld, Maximes.
5 Fréville.
6 Polyeucte, tragédie (1640), acte IV, scène II.
7 Sénèque.
8 L. Bourdon.
9 J.-B. Rousseau, Ode, À la fortune.
10 La Rochefoucauld, Maximes,
11 J.-B. Rousseau, Ode à M. d'Ussé.
12 La Rochefoucauld, Maximes.

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

jeudi 31 mai 2012

Chemin faisant, page 158

Être soi, ce n'est pas dire qu'on sera tous les jours le même.

Connaître un terrain, c'est ne lui demander que tel et tel produit ; connaître une âme, c'est ne lui demander que tel et tel sentiment.

L'ami qui, après le refus d'un prêt, sait nous aimer autant qu'avant, cet ami-là s'est élevé haut sur l'échelle de l'amitié.

Les gens qui ont l'admiration gloutonne sont de bonnes gens.

Il est des défauts qu'on caresse chez ses amis, par reconnaissance de ne pas leur en voir d'autres.

Le bonheur est comme le voleur ; il se préoccupe en arrivant d'une porte de sortie.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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mercredi 30 mai 2012

Chemin faisant, page 157

Le chapelet de tout ce que nous aurions préféré à côté de tout ce que nous avons, a certainement plus de cinq dizaines.

On ne doit l'absolue vérité qu'à sa conscience.

Les désirs ont des jambes de gazelle : ils vont aussi vite qu'elle et par monts et par vaux.

L'ennemi a pu être l'ami d'hier, et ce ne sera pas le moins armé contre toi !

On refait tous les jours la litière de sa vie.

Le droit de tout dire n'appartient à personne.

L'homme croit trop facilement qu'un baiser lui vaudra l'absolution.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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mardi 29 mai 2012

Chemin faisant, page 156

Quand on a pris haut son vol et qu'on est bon, on regarde avec intérêt ceux qui essaient leurs ailes.

Un homme ne croit jamais à une faute unique chez une femme.

Peu de gens sauront te faire grâce de ce que tu ne veux pas entendre.

L'indépendance est toujours un peu notre oeuvre; voilà pourquoi nous en jouissons âprement.

Un auteur est quelquefois bien étonné de tout ce que le lecteur voit, en dehors de ses intentions, dans son livre.

L'amitié nous permet d'être laids, d'être vieux, de manquer de goût et de tournure : généreuse amitié!

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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lundi 28 mai 2012

Chemin faisant, page 155

Ce n'est pas toujours par infidélité qu'on néglige ses amis : l'esprit de celui-ci fait des évolutions dans un sens, l'esprit de celui-là dans un autre, et la vie nous éloigne ainsi sans que le coeur y soit pour rien.

Ma voisine (la tentation) était ce jour-là plus gênante que jamais ; je cherchai d'abord à la gagner par la douceur : « Eh! voisine! lui dis-je, il me semble qu'on est bien bruyante, ce matin ; » mais la belle, voyant que je lui faisais un peu la cour, redoubla de tapage et d'audace, et force me fut de la prendre par les épaules et de la jeter hors du logis.

Quel honneur, un reproche !

Le jour de son couronnement, l'autorité est comme une jeune communiante ; elle ne veut que le bien.

Les forces qui ne se dépensent pas deviennent des émeutes.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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dimanche 27 mai 2012

Chemin faisant, page 154

On séduit parfois l'orgueil, on ne séduit pas la fierté.

Pour beaucoup de gens, voyager, c'est changer sa valise de place, colporter ailleurs son ennui.

L'histoire est comme la musique ; elle se transpose.

Qu'il y a de joie à pouvoir être soi ! qu'il y a d'équité à permettre à chacun de l'être!

Que de bonheur on laisse dans ses langes !

Quand on laisse accuser devant soi ceux qu'on aime, on est bien près de les accuser soi-même.

Braver, ce n'est pas toujours du courage, c'est souvent du jeu.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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samedi 26 mai 2012

Chemin faisant, page 153

Toujours l'épée en main pour défendre ceux qu'on aime, c'est la croisade des gens de coeur.

Amassons des forces et des résolutions : la vie saura les dépenser.

Dieu a des miséricordes publiques et des miséricordes intimes.

On est quelquefois bêtement pur, ce qui n'empêche pas d'en être fier.

Pour tant faire, j'aime mieux être avalée par la baleine que par le fretin.

L'honneur ne nous oblige pas seulement à être honorable, il nous oblige à ne pas vivre avec ceux qui ne le sont pas.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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Miette 43 : La tricherie revient à son maître

Le jeu

La tricherie revient à son maître.

Le pain de tromperie est d'abord doux à l'homme; mais après, sa bouche est remplie de gravier (I, Thess. 17.)
Aie en horreur le mensonge, même dans les jeux.


Sommaire. - Tricherie, tromperie, chicanerie. - Marchand de drap et marchand de rubans. - Un mètre de quatre-vingt-dix centimètres. - À l'un toute la pêche, à l'autre toutes les caques. - Préférence des joueurs pour les tricheurs.

La tricherie, c'est-à-dire la tromperie, les enfants disent la chicanerie, revient à celui qui en a pris l'initiative. On n'a pas toujours le bénéfice d'une combinaison malhonnête ; et l'on peut s'adresser à qui possède bec et ongles pour vous répondre et vous écorcher à votre tour.

Les exemples ne manquent pas; on en peut citer plusieurs.

Un marchand de draps avait besoin d'un mètre de ruban ; il s'adresse à son voisin qui le lui livre ; mais il s'aperçoit que le mètre ne mesurait que quatre-vingt-dix centimètres. « C'est bon, je te repincerai », se dit-il, car il se parlait familièrement à lui-même. À quelque temps de là le marchand de rubans a besoin de plusieurs mètres de drap et s'en va naturellement chez son confrère; mais celui-ci, rusé matois, feint d'avoir égaré son mètre. « Heureusement, j'ai le mètre de ruban que vous m'avez donné l'autre jour », et il s'en servit pour mesurer le drap. C'était bien joué.

Un tour du même genre arriva à un poissonnier. Celui-ci avait convenu avec un camarade d'acheter toute une pêche de harengs de compte à demi, puis en sous-main traita pour le tout à son nom seul.

Le camarade eut vent de la chose et retint toutes les caques, si bien que le premier fut obligé de passer par les conditions de l'autre pour ne pas perdre tout son poisson.

On le voit :

La ruse la mieux ourdie
Peut nuire à son inventeur,
Et souvent la perfidie
Retourne sur son auteur.1

C'est au jeu que les tricheurs exercent surtout leur talent. Et,le croiriez-vous? il sont des partisans parmi les joueurs effrénés. Ceux-ci préfèrent encore un tricheur à un adversaire honnête et trop heureux, parce qu'au moins le tricheur les laisse gagner quelquefois.


1 La Fontaine, La Grenouille et le Rat, livre IV, fable 11.

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

vendredi 25 mai 2012

Chemin faisant, page 152

Un peu de bonne volonté, et Dieu fait le reste.

Testament de la vie : je laisse tout à la poussière.

Une défaite est une entorse; on en guérit.

Un des charmes de la jeunesse, c'est de se croire éternelle.

En fait de pécheurs, les plus faciles à tenter sont les gourmands.

Dieu veut bien se servir de chacun de nous pour se faire aimer.

Les gens qui ont notre confiance sont des créanciers : il semble qu'on leur fasse un vol quand on leur tait quelque chose.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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Miette 42 : Faire un poisson d'avril

Faire un poisson d'avril

Le jeu

Faire un poisson d'avril.

SOMMAIRE. - Nombreux dictions, mais pas de poisson. - Le calendrier de Charles IX et le zodiaque. - Un journal mystificateur.

Le mois d'avril a inspiré les confectionneurs de dictons qui florissaiont au temps jadis, et nous en ont légué une série :

Il n'est si joli mois d'avril
Qui n'ait son chapeau de grésil.

En avril s'il tonne,
C'est nouvelle bonne.

En avril nuée,
En mai rosée.

Avril pluvieux
Et mai venteux
Font l'an fertile et plantureux.

Avril doux
Quand il s'y met, c'est le pire de tous.

En avril
N'ôte pas un fil.
En mai
Fais comme il te plaît.

Je pourrais continuer longtemps ainsi la kyrielle sans en rencontrer un seul qui parle du moindre petit poisson. Cependant le « poisson d'avril » n'est pas né d'hier, et son origine serait intéressante à connaître. Un spirituel chroniqueur, Auguste Villemot, avoue s'être vainement mis à sa recherche.

Plus heureux que lui, après avoir compulsé livres, recueils, mémoires, nous avons eu la bonne fortune de ne pas revenir tout à fait bredouille de l'enquête à laquelle nous nous sommes livré; voici le résultat de notre découverte.

À une certaine époque, on avait le droit de pêcher dès le 1er avril; ceux qui s'adonnaient à cet exercice devaient ordinairement se contenter du plaisir relatif de « tremper du fil dans l'eau » ; car, en pareille saison, de poisson, peu ou point. Quand un mauvais plaisant voulait attraper une personne naïve ou crédule, il lui offrait un cadeau imaginaire, aussi fugitif que le « poisson d'avril ».

D'autres écrivains rendent la fin du XVIe siècle responsable des « attrapes » qui portent ce nom.

Jusqu'alors, l'année des humains commençait en avril, suivant, en cela, la nature qui renaît au printemps. On échangeait présents, compliments, étrennes. Charles IX jugea bon, d'un trait de plume, de reporter le début de l'an au 1er janvier. Il avait, sans doute, pour cela des raisons que le bon sens ignore; aussi l'usage s'en est-il conservé jusqu'à nos jours où les visites du nouvel an, promenades des enfants aux grands-parents, distribution de bonbons et caetera, se font par la pluie, la neige, la boue ; c'est exquis! Longtemps après l'ordonnance du roi, les gens gais continuerent à faire des cadeaux, mais « pour rire », au 1er avril, et comme, à ce mois, le soleil quitte le signe zodiacal des « poissons », on désigne ces libéralités hypocrites sous le nom de « poisson d'avril ».

Cette explication me paraît un peu tirée par les « crins » d'une ligne à laquelle le poisson n'a pas mordu. Autant vaut cependant vous livrer celle-là que ne vous en donner aucune.

Ce qui est réel et indiscutable, c'est que l'usage des farces, dites « poissons d'avril », s'est perpétué jusqu'à nos jours.

Un grand journal s'offrit même ce luxe, une année, à l'adresse de ses lecteurs. Il leur annonça pour le lendemain, 1er avril, une magnifique exposition d'ânes dans sa grande salle des fêtes. Nombreux furent les amateurs qui reconnurent, honteux et confus, mais trop tard, que les ânes n'étaient autres qu'eux-mêmes. Les glaces ornant la salle de tous côtés ne reflétaient que leur image.

On ne dit pas si cette « bonne» plaisanterie augmenta le nombre des abonnés du journal mystificateur.

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

jeudi 24 mai 2012

Chemin faisant, page 151

Tout briser, que c'est facile à côté de tout ménager !

La victoire sur un imbécile peut appauvrir l'imbécile, elle n'enrichit pas l'homme d'esprit.

On a le dédain du dire quand on sait agir.

Les heures sonnent inconsciemment nos douleurs ; elles leur restent cependant associées dans nos souvenirs et nos rancunes.

Les souffrances de la femme sont mêlées d'amour-propre, celles de la mère ne sont que de l'amour meurtri.

L'accomplissement d'un devoir laisse en nous de la fraîcheur, sinon de la joie.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

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Miette 41 : Vendre la peau de l'ours

La propriété

Vendre la peau de l'ours.

Sommaire. - Commencer par abattre. - La folle du logis.

Vous trouverez dans un apologue d'Ésope le proverbe si connu qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait pris. Philippe de Commines,le célèbre historien de Louis XI et de Charles VIII, a reproduit le conseil dans ses fameux Mémoires : « Il ne fault marchander la peau de l'ours devant que la beste soit prise ou morte.1 » La Fontaine se l'est définitivement approprié par la fable « L'Ours et les deux Compagnons», dont la conclusion est

...Qu'il ne faut jamais
Vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis par terre.2

Autrement dit : ne pas chanter victoire avant la bataille, ne pas distribuer son gain avant la fin de la partie, ne pas disposer de la succession d'un oncle d'Amérique du vivant de celui-ci ; enfin, si nous voulons être tout à fait lugubres avec le poète tragique3, « ne pas se dire heureux avant sa mort ». Il est vrai qu'une fois mort on ne pourra plus se dire grand'chose. Mais tant qu'on possède un souffle de vie, comment empêcher la « folle du logis » d'errer à l'aventure et d'espérer joie, plaisir, bonheur?

Quel esprit ne bat la campagne?
Qui ne fait châteaux en Espagne?
Picrochole, Pyrrhus, la laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous.4


1 Commines, Mémoires, liv. IV, chap. III.
2 La Fontaine, L'Ours et les deux Compagnons, livre V, fable 20.
3 Sophocle, OEdipe-Roi, tragédie.
4 La Fontaine, La Laitière et le Pot au lait, livre VII, fable 10.

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

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