vendredi 25 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
vendredi 25 janvier 2013
:: Barratineries
Aimons à pardonner, pour être sûr de pardonner assez.
Méfie-toi du premier moment, c'est un farceur.
L'impression est la lueur de la pensée.
Commander à ses sens, c'est d'un grand capitaine.
L'ennui est une insuffisance.
Tant de gens veulent jouir avant le temps, commencer le repas par le dessert.
Qu'elle est fausse, la louange! et elle remue quand même.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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jeudi 24 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
jeudi 24 janvier 2013
:: Échéphileries
Michel Desjardins [1911]- Gilles Jobin [1762] Qualification Élite Pom Gatineau, 22 janvier 2013
Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.
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Par Gilles Jobin,
jeudi 24 janvier 2013
:: Barratineries
Il est des nerfs qui ne supportent pas les fleurs ; certains chagrins n'aiment pas les caresses.
Tout pouvoir pense à lui, songeant à peine à nous, ce qui se voit, hélas ! même entre deux époux.
On a tant d'empressement avec la bourse des autres, et tant de généreuses intentions avec leur argent !
Sans s'effrayer de sa longue route, la patience peut la trouver longue.
Les femmes prennent souvent le chemin de l'amitié dans l'espoir d'y rencontrer l'amour.
Tout ce qui se tait ne consent pas.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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mercredi 23 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
mercredi 23 janvier 2013
:: Barratineries
Il est des gens qui font si sèchement leur devoir, que ce devoir ressemble à un pensum qu'ils s'infligent.
La demande la plus audacieuse est la plus surprise d'un refus.
Le succès est un mauvais échanson, il verse souvent à côté.
On aime généralement jusqu'à une certaine hauteur ; ceux qui la dépassent sont des fous ou des anges.
Certains vieux nobles intransigeants me font l'effet de vieux matelas qui ont besoin d'être recardés.
Il n'est pas absolument nécessaire d'aimer la vie, il l'est de savoir s'en servir.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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mardi 22 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
mardi 22 janvier 2013
:: Barratineries
Il ne faut à certaines gens qu'un petit ruban de plus pour devenir morveux.
Quel esprit différent entre celui qu'il faut pour commencer et celui qu'il faut pour finir!
Certains vers ne résistent pas à une seconde lecture : des fleurs revues le lendemain.
Un don dont on se souvient ressemble plus à un prêt qu'à un don.
Les jeunes se regardent, les vieux s'examinent.
Comme toutes les barques, toutes les intentions sont chavirables.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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lundi 21 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
lundi 21 janvier 2013
:: Barratineries
L'espoir croit ce qu'il promet : c'est son honnêteté.
J'aime à marcher dans un chemin désert, pour rapprocher deux solitudes.
Que de choses l'on supporterait si l'on était regardé !
On se grise de silence, comme on se grise d'opium.
Les illusions enguirlandent la jeunesse, caressent l'âge mur, et expirent aux pieds de la vieillesse.
Promesses ! monnaie avec laquelle les hommes s'acquittent.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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dimanche 20 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
dimanche 20 janvier 2013
:: Semaineries
Étude : Liens entre les résultats du parcours de vie et la capacité de lecture. On y dit que «les jeunes qui obtiennent de faibles scores en lecture sont plus susceptibles de ne pas poursuivre d'études au-delà du secondaire. Plus de la moitié des jeunes (54 %) qui avaient obtenu des scores inférieurs au niveau 3 [NDLR : Sur 5] à 15 ans n'avaient pas poursuivi leurs études au-delà du secondaire à l'âge de 25 ans.» Pas vraiment surprenant quand on sait que la lecture est le mode de fonctionnement préféré de l'école pour amener les élèves à pousser leur compréhension de la matière. Clairement, si on n'aime pas lire, on doit chercher un autre moyen de nourrir son intellect ; cet autre moyen ne se trouve pas à l'école.
Sur Espace Musique samedi matin, ils ont fait tourner Gainsbourg dans son
« Je suis venu te dire que je m'en vais » . Je me suis rappelé cette superbe interprétation de Jane Birkin.
VIDEO
J'ai suivi toute la semaine le
Tata Steel . J'admire ces professionnels qui se creusent la tête pour nous offrir des perles intellectuelles. Ci-contre, Levon Aronian, numéro 2 mondial, qui essaie de reprendre ses esprits après qu'il ait laissé fondre, en septième ronde, une avance presque insurmontable.
Pour ma part,
j'ai gagné (finalement) ma première ronde au tournoi qualification Élite Pom au Cercle d'échecs de Hull. Encore une fois, je me suis trouvé en assez sérieuse pression de temps. Il faut absolument que j'apprenne à ne pas calculer 15 millions de fois la même variante. C'est évidemment symptomatique d'un grand manque de confiance en soi. Toujours est-il que j'ai tout massacré à mon 30
e coup, exactement comme lors de ma partie en décembre contre Richard Rose. Mais malheureusement pour mon adversaire, un peu plus tard, il a joué un coup rendant sa position presque immédiatement perdante. Un gain chanceux. Le jeu d'échecs nous force à beaucoup travailler sur soi...
Sur
Matoutaouais , vous pouvez suivre le tournoi au fil des rondes.
Ça ne me rajeunit pas de fêter les 33 ans de ma p'tite deuxième.
Comme j'aime bien
Tout le monde veut prendre sa place , on en a profité pour lancer un clin d'oeil québécois.
VIDEO
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Par Gilles Jobin,
dimanche 20 janvier 2013
:: Barratineries
On est bien moins reconnaissant à la jeunesse de tout ce qu'elle nous donne, qu'à la vieillesse de tout ce qu'elle nous laisse.
Bien faciles à expliquer les ennemis d'une femme riche : argent refusé.
Les faux amis semblent nous donner un coeur de plus pour aimer les vrais.
La vie coûte cher à ceux qui la gâchent.
Pour être sympathique, la tristesse doit avoir abdiqué toute colère.
Les excuses sont des plaignantes plutôt que des repentantes.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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samedi 19 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
samedi 19 janvier 2013
:: Barratineries
Le malheur répété nous rend comme timides et nous donnerait presque l'air de l'avoir mérité.
Comme elle nous préoccupe peu, notre grande dette, la mort!
Toutes les ardeurs s'éteignent, toutes les larmes ne sèchent pas.
Il faut laisser à la pensée son heure, tout en la favorisant.
Deux bonheurs qu'on oublie trop : être le père de ses enfants, et avoir eu une mère respectable.
L'argent nous aide en bien ou en mal à être ce que nous sommes.
L'heure de la réflexion en fait la richesse.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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vendredi 18 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
vendredi 18 janvier 2013
:: Barratineries
Apprenons à nous passer de tout ce qui ne veut plus de nous : bonheur, jeunesse, amour, illusions, toute celle belle guirlande où le temps,
Sur les marches du temple de la gloire agonise la paix.
J'aime beaucoup la douceur sous laquelle je sens silencieusement gigoter l'énergie.
Les beautés peuvent se nuire ; les charmes ne se nuisent jamais.
La crainte peut être une vénération.
Les choses semblent quelquefois avoir une intention, tant elles arrivent à propos.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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jeudi 17 janvier 2013
Par Gilles Jobin,
jeudi 17 janvier 2013
:: Échéphileries
Blancs : Gilles G. Jobin [1762] Noirs : Fabien Gagnon [1925] Tournoi qualification au championnat Élite POM du Québec
Gatineau, 15 janvier 2013
Partie Anglaise A38
Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.
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Par Gilles Jobin,
jeudi 17 janvier 2013
:: Barratineries
La clarté est olympienne.
Mentir, c'est plus que comprendre, c'est s'assimiler,
Il y a des yeux qui nous détroussent comme le voleur.
Comme vous nous avez grandis, mon Dieu, en nous donnant le souvenir!
Il est des dévouements qui se font payer cher par le caractère.
Fleurs des champs, charmantes paysannes, vous avez tout l'attrait de la sincérité.
Anne Barratin , De toutes les Paroisses , Ed. Lemerre, Paris, 1913
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