Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

lundi 15 avril 2013

Miette 88 : Il ne faut pas jeter le manche après la cognée

L'espérance

Il ne faut pas jeter le manche après la cognée.

Sommaire. - Montagne, forêt, torrent. - Truites en sureté. - Les victoires du bûcheron. - Le géant des forêts. - Lutte ardente. - Le triomphe est certain. - Tout est perdu ! - Rage et désespoir. - Calme et Sang-froid. - Fac et spera, Espérez!

Haute est la montagne, abrupte, escarpée; les sentiers qui sillonnent les pentes sont tortueux, rocailleux, pénibles à gravir. Sur les cimes s'étend une forêt magnifique aux arbres grandioses : chênes altiers à la rugueuse écorce ; hêtres droits au tronc lisse cil, poli s'élançant fièrement vers le ciel comme les gigantesques colonnes d'un temple égyptien ; pins immenses au feuillage sombre et sévère, toujours verdoyant pendant les rigueurs de l'hiver aussi bien qu'aux rayons du soleil d'été. Les plus grandes futaies dominent d'impétueux torrents à une profondeur insondable ; le regard seul y pénètre pour apercevoir dans le ravin l'eau bouillonnant sur les pierres, ou jaillissant en écume de rocher en rocher avec un bruit formidable reproduit par de nombreux échos ; seules les truites osent l'affronter, se complaisant à en remonter le cours sans crainte d'être prises, se sentant à l'abri de l'approche des humains.

Le site est pittoresque, séduisant par son aspect farouche et sauvage ; combien plus attirant encore par les ressources que rapporteront ces arbres énormes dont le prix amplement rémunérateur récompensera largement la peine qu'on aura prise d'aller les chercher et lés abattre.

À ce dur labeur un solide bûcheron consacrait son existence, encouragé par un gain assuré et bien mérité. Son habileté était grande, secondée par une vigueur peu commune. Chênes, hêtres, sapins, les plus forts, les plus élevés, les plus vénérables tombaient sous son impitoyable et vaillante cognée; aucun ne résistait à ses persévérants efforts.

Cependant, l'un d'eux, un seul, avait jusqu'alors trouvé grâce au milieu de ces hécatombes, bien qu'excitant depuis longtemps sa convoitise. Celui-là était plus bel encore que les plus beaux frappés de la hache exterminatrice ; c'était un chêne immense que les siècles avaient respecté, allant se perdre dans les nues ; trois hommes, la main dans la main, avaient peine à l'embrasser. Si notre Sylvain n'avait pas encore attaqué et jeté bas comme les autres

Celui de qui la tête au ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts1,

la raison n'était pas la crainte d'une lutte avec ce géant des forêts; mais, placé au bord extrême de la montagne, au-dessus du précipice, l'accès en était dangereux, impossible pour ainsi dire à tenter. La difficulté de l'entreprise et l'attrait de la réussite sont deux puissants aiguillons pour notre hardi bûcheron, vétéran de la victoire. Bravant le péril, il se décide, prend son courage et sa cognée à deux mains et aborde résolument le majestueux adversaire. Les coups redoublés et lancés d'une main sûre et experte font entailles sur entailles qui volent en éclats; le fer pénètre jusqu'au coeur de l'arbre. Pendant plusieurs jours l'ardeur s'accroît, les obstacles redoutés s'évanouissent ; l'homme entrevoit la victoire définitive et triomphale. Il s'arrête un instant pour contempler son oeuvre, jouissant par avance d'un succès désormais certain. Encore un peu de courage, et c'est fait ! Il se remet à l'oeuvre pour le coup de grâce, quand, soudain, le fer de la cognée s'échappe et va rouler dans l'abîme ; il le voit au fond du ravin inaccessible ; aucun moyen de reprendre sa chère et valeureuse cognée, irrémédiablement perdue! De désespoir et de rage, il rejette le manche, qui va la rejoindre dans le torrent. Plus de cognée, plus de manche, plus rien! L'imprudent désarmé par lui-même se trouve réduit à l'impuissance. Avec un peu de calme et de réflexion, il aurait conservé ce manche, son compagnon fidèle, et lui aurait adapté un autre fer pour courir à de nouveaux exploits.

L'exemple du bûcheron montre qu'il ne faut pas rendre plus grande par dépit la perte qu'on vient d'éprouver; le malheur vient-il à nous frapper, ne restons pas accablés sous ses coups; recueillons-nous, envisageons la situation avec sang-froid; ne nous laissons pas aller au désespoir et recherchons avec placidité les moyens de remédier au mal. La colère est mauvaise conseillère.

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.2

L'ouragan a-t-il passé sur vos récoltes, vos moissons sont-elles détruites, ne vous découragez pas. Et post malam segetem serendum est, nous dit Sénèque,

Il faut semer sans cesse après avoir semé.

L'infortune et la félicité se touchent ; c'est quand on se croit le plus malheureux que souvent on va cesser de l'être.

Aide-toi, le ciel t'aidera.3

S'aider, c'est ne pas s'abandonner, c'est avoir confiance dans les destins de la Providence. Fac et spera. Agis et espère!

Dans la souffrance
Qui vient encor nous secourir?
C'est l'espérance
En l'avenir;
Sans espérance
Mieux vaut mourir !4


1 La Fontaine, Le Chêne et le Roseau, livre I, fable 22.
2 La Fontaine, Le Lion et le Rat, livre II, fable 11.
3 La Fontaine, Le Charretier embourbé, livre VI, fable 18.
4 Halévy, L'Éclair, opéra comique. Acte III (1835).

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

De toutes les Paroisses, page 224

Tu pourras me salir, mais m'avilir, jamais.

Comme tous les gens délicats ont, d'une manière ou d'une autre, le besoin de s'acquitter!

Ne dévore pas la vie, vis-la.

Apprends à bien faire ce que tu n'aimes pas à faire.

Comme il y a peu de gens qui veuillent se fâcher avec la fortune !

On prospère aussi en bêtise.

Sois même sobre des choses permises.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

dimanche 14 avril 2013

Miette 87 : Charité bien ordonnée commence par soi-même

La charité

Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Sommaire. - L'ironie des mots. - Moi d'abord. - Égoïste et limaçon. - Bon coeur des artistes. - Le jaune pour les pauvres. - Plaisir bienfaisant. - La soeur de la prière. - Volupté de l'aumône.

Il y a une sorte d'ironie dans l'énoncé seul de ce proverbe. Ordinairement, qui dit charité, dit offrande ou don à autrui. Une charité qui n'a de bonne et belle ordonnance qu'à la condition de s'offrir d'abord à soi-même un cadeau, cela devient l'envers de la charité, le primo mihi : moi d'abord.

Omnes sibi melius esse malunt quam alteri.
Proximus sum egomet mihi.1
« On veut son bien avant de vouloir celui d'autrui.
On n'a pas de plus prochain que soi-même. »

Voilà bien la devise de l'égoïsme, l'un des plus vilains défauts que l'on ne saurait trop vigoureusement blâmer.

Arnault s'en est chargé de main de maître dans une de ses fables ingénieuses où il a poussé la satire jusqu'à ravaler au même niveau l'homme qui ne pense qu'à lui et... le limaçon !

Sans amis, comme sans famille,
Ici-bas vivre en étranger,
Se retirer dans sa coquille
Au signal du moindre danger.
S'aimer d'une amitié sans bornes ;
De soi seul emplir sa maison ;
En sortir, suivant la saison,
Pour faire à son prochain les cornes;
Signaler ses pas destructeurs
Par les traces les plus impures ;
Outrager les plus belles fleurs
Par ses baisers ou ses morsures;
Enfin, chez soi comme en prison,
Vieillir, de jour en jour plus triste,
C'est l'histoire de l'égoïste
Et celle du colimaçon.2

Fort heureusement, ce triste échantillon de l'espèce humaine est contre-balancé par nombre de personnes bonnes et généreuses, qui exercent la véritable charité, telle qu'elle doit être comprise. En cela, les artistes sont les premiers à donner l'exemple et parfois de façon très digne et très spirituelle.

L'un d'eux avait prêté gratuitement son concours à une représentation de bienfaisance. Pour le remercier, les organisateurs de la fête crurent devoir placer sous sa serviette, au banquet terminant la cérémonie, un oeuf dont l'enveloppe fragile se rompit tout à coup, laissant échapper quelques louis. « Ah ! Monsieur, dit joyeusement le comédien au président de la table, je suis touché de l'attention; mais excusez mon goût bizarre, dans l'oeuf je n'aime que le blanc, souffrez que je laisse le jaune pour les pauvres ! »

Cette charité est belle, bonne, réconfortante, c'est à celle-là que Désaugiers adressait ce joli couplet :

Hommage au talent qui console,
Qui, combattant la triste adversité,
Exploite notre humeur frivole
Au profit de l'humanité.
Thalie, au nom de l'indigence,
Voit ses enfants ici se réunir,
Et sur leurs pas, la bienfaisance
Accourt à l'appel du plaisir!3

C'est à celle-là que s'adressait Victor Hugo quand il disait :

Donnez riches! L'aumône est soeur de la prière.4

C'est encore celle-là qu'évoqua Lamartine :

L'or qu'au plaisir le riche apporte
Ne fait que glisser dans sa main ;
Le pauvre qui veille à la porte
Attend les miettes de ce pain.

Aux sons de nos harpes de fêtes,
Anges, unissez vos accents,
Car tous nos luxes sont des quêtes
Où l'art sollicite les sens.

Jouissez, heureux de la terre,
Dans ce temple à la charité !
Le plaisir est une prière
Et l'aumône une volupté.5


1 Térence.
2 Arnault, Le Colimaçon, livre I, fable 4.
3 Couplets impromptus, chantés à une représentation donnée au bénéfice d'une famille indigente.
4 « Pour les Pauvres » (1830), dans les Feuilles d'automne.
5 « Pour une quête », dans les Nouvelles Harmonies poétiques.

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

De toutes les Paroisses, page 223

Certains êtres sont si bien placés près d'autres : les arrogants près de ceux qui savent répondre.

On pense en robe de chambre avec les intimes de sa pensée.

Le rire de complaisance n'est qu'une jolie grimace.

Il faut pouvoir respecter tous ceux que l'on fréquente.

Les uns en s'en allant emportent de notre coeur, les autres de notre poésie, ceux-ci de notre admiration, ceux-là de notre force, hélas!

L'incertain s'amuse de nous; il s'éloigne, il s'approche, il nous touche, il nous échappe, et notre coeur suit ces divers mouvements.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 13 avril 2013

De toutes les Paroisses, page 222

Ne crois jamais être à tes dernières larmes.

Vieillir sans croire, oh! quelle sombre nuit!

La souffrance honteuse, que nous sentons double par le coeur et l'amour-propre, Dieu sait toujours la récompenser.

Pour savoir bien dépenser, il faut que tu contentes ton âme, la mesure, ta situation et la générosité.

Répondre à la crainte par le mépris, c'est l'oeuvre du courage.

La parole gâchée, c'est du pain qu'on émiette.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

Miette 86 : Qui donne aux pauvres prête à Dieu

La charité

Qui donne aux pauvres prête à Dieu.

Sommaire. - La charité guidée par l'intérêt. - Tous les moyens sont bons. - L'aveugle versificateur. - Il n'a pas perdu au change. - Comment Harpagon comprend l'aumône. - Sursum corda.

Comme tous les bons sentiments, la charité a, de temps à autre, tendance à sommeiller dans le coeur de l'homme. Les conducteurs de peuples, philosophes et prêtres, se sont fait cette réflexion; aussi ont-ils songé à secouer sa somnolence. Pour y arriver, ils firent appel à un autre sentiment moins bon, celui-là, mais malheureusement plus facile à exciter ; ils firent appel à l'intérêt, cherchant à persuader à ceux qui possédaient de se dépouiller légèrement en faveur de ceux qui n'avaient rien, dans cette pensée consolante que ; la récompense leur serait largement servie dans l'autre monde. Tous les moyens sont bons, à la condition de réussir.

Un aveugle, voulant attirer la compassion, s'était mis au cou la pancarte classique agrémentée de quelques vers. La Muse l'avait bien mal inspiré ; sa poésie provoquait plus le rire que la pitié des passants.

Piron, l'auteur de la Métromanie, dont la bonté rivalisait avec l'esprit, offrit sa collaboration et remplaça les vers de l'aveugle par ceux-ci :

Chrétiens, au nom du Tout-Puissant,
Faites-moi l'aumône en passant ;
Le malheureux qui la demande
Ne verra point qui la fera ;
Mais Dieu, qui voit tout, le verra;
Je le prîrai qu'il vous le rende.

L'effet ne se fit pas attendre et l'escarcelle du pauvre homme ne tarda pas à se remplir.

D'autres ne comprennent pas la charité de cette manière, comme en témoigne ce récit :

Sire Harpagon, confondu par le prône
De son pasteur, dit : « Je veux m'amender.
Rien n'est si beau, si divin que l'aumône,
Et de ce pas, je vais... la demander. »

Nous n'avons, cité ce trait que pour nous procurer le plaisir de honnir les avares et les avaricieux en les accablant par surcroît de notre plus profond mépris.

Sursum corda ! Elevons notre âme ; abandonnons ces êtres vils à leurs sordides pensées et disons avec notre grand Victor Hugo :

Donnez ! Il vient un jour où la terre nous laisse.
Vos aumônes là-haut vous font une richesse.
Donnez! afin qu'on dise : Il a pitié de nous!
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Donnez ! pour être aimés de Dieu qui se fit homme,
Pour que le méchant même en s'inclinant vous nomme,
Pour que votre foyer soit calme et fraternel !1


1 Les Feuilles d'automne « Pour les pauvres » (janvier 1830).

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

vendredi 12 avril 2013

De toutes les Paroisses, page 221

Comme il est faible, l'homme qui se croit fort!

Les légères amours malheureuses n'ont d'autre pitié que la leur.

Qu'il faut plaindre ceux qui ne sentent pas leur immortalité, qui ne te connaissent pas, mon Dieu, et qui n'ont pas le bonheur d'espérer en Toi !

L'Église, c'est l'union du Temps et de l'Éternité.

Comme la poussière des grandes routes, la vanité est aveuglante.

La joie de la conscience n'est jamais bruyante, elle est discrète, c'est un chant en mineur.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 11 avril 2013

De toutes les Paroisses, page 220

Faisons vite ce qui nous coûte : différer ne nous acquitte pas.

Les grands hommes sont-ils plus nombreux qu'autrefois, ou les fait-on à meilleur compte?

Une femme ne veut pas souffrir de la jalousie de son mari, mais elle veut qu'il soit capable d'en avoir.

Avec quel mépris on dit d'une femme non jolie : « Mais elle est bonne », comme si c'était si commun de l'être !

Nous prenons souvent l'obstination pour de la fermeté, et tranquillement nous y demeurons. La fermeté, écoute l'avis contraire, l'obstination n'écoute rien.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 10 avril 2013

De toutes les Paroisses, page 219

Il y a quelque chose de plus beau que les honneurs qu'on obtient, c'est de les mériter.

Personne n'a osé s'appeler Jésus.

La politique fait bien des fautes, mais comme elle se les pardonne !

La morgue, c'est l'orgueil qui s'outre.

Un artiste qui n'a pas un bout d'article favorable sur lui à vous montrer, un savant qui ose douter, un duc qui oublie son duché, rares gens!

On ne pleure pas avec son amant ; quand une grande douleur arrive à une femme, elle revient pleurer près de son mari.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 9 avril 2013

De toutes les Paroisses, page 218

Le détachement s'arrache morceau par morceau.

Dans les rêves de l'amour les sens et l'idéal mêlent leur conversation.

Parlez beaucoup à l'enfant de sa conscience pour qu'il sache, homme, rester sous sa domination.

Le mal est comme l'eau : pour pénétrer il ne lui faut qu'une toute petite fissure.

La mort prend comme on prend son bien, avec autorité.

Il y a quelque chose de plus beau que la mode, c'est la décence.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 8 avril 2013

De toutes les Paroisses, page 217

Le mépris contemple tranquillement ce qui se passe du haut de ses petits yeux gris.

Comme les souffrances physiques ou morales ont vite fait de nous réconcilier avec la mort !

Respecte la pureté, au nom de tes enfants.

On dirait que la pitié écorche l'orgueil, tant il la craint.

La confiance en soi donne des forces, oui, mais encore plus des illusions.

On a une balance particulière pour se peser, une glace particulière pour se voir.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

2013.14

La concurrence entre paradigmes n'est pas le genre de bataille qui puisse se gagner avec des preuves.
Thomas S. Kuhn, La structure des révolutions scientifiques.



G+

Après plus de 2 mois, je viens de faire un tour dans mon Google+. Je devrais vraiment faire l'effort d'y participer, mais je sens tellement que c'est le réseau de trop pour moi...

Trouvé sur Twitter


Image de Jacques Cool (@zecool)


Mémoire, rétention, compréhension

Je ne sais pas si les nombres du tableau ont été scientifiquement validés. Mais cela fait tout de même plusieurs fois que je vois ce genre de données. Et c'est pourquoi je pense que l'apprentissage de la programmation est potentiellement très puissant à l'école. Car, il faut bien le dire, programmer, c'est enseigner à un ordinateur.
Programmer, c'est aussi apprendre en faisant. En faisant de l'art, de la logique, des mathématiques, du français. En faisant appel aux autres, en résolvant de problèmes, en validant ses solutions. Et j'en passe.
Il est tellement dommage qu'à l'école, les enseignants doivent «enseigner». Il serait tellement plus simple de laisser les enfants apprendre.

La relativité en 1923



La géométrie fractale sur NOVA

Excellent documentaire sur les objets fractals.


Conversation Twitter

J'aime bien causer sur Twitter. Ci-dessous un échange entre Jacques Cool, Sébastien Ward et moi.

JC : Ahhh, cette culture de l'évaluation au scolaire... Douze, oui 12, éval. 'sommatives' d'ici fin d'année, c'est normal? :-/
GJ : Normal? Bien sûr, car la plupart des gens pensent que l'école doit «trier» les élèves. L'évaluation sert d'abord à ça...
JC : C'est justement le paradigme à transformer. Et c'est faisable, j'en suis convaincu.
GJ : RE : paradigme à transformer\\ Faisable? Comment??? Je ne vois rien d'autre qu'une désobéissance organisée au regard des examens.
JC : Viens faire un tour à St-Antoine, à Cocagne, à St-Joseph-de-Madawaska et à Clair NB ;-)
GJ : Y'a pas d'examens sommatifs là-bas?
JC : Il y en a, système oblige, mais tellement plus que cela. On fait l'école autrement, AVEC la communauté. Élèves au centre.
GJ : Système oblige? Le système, c'est NOUS. On doit refuser de trier les élèves.
JC : En y réfléchissant Jacques, je pense qu'UNE évaluation sommative, c'est déjà trop.
SW : Est-ce que plusieurs évaluations formatives ne seraient pas mieux. On guide l'élève à mesure.
GJ : L'idéal, à mon avis, est une approche de type portfolio. L'élève y démontre l'acquisition de ses compétences.
SW : Je pense aussi que le portfolio numérique est une approche intéressante. Je sais que le nouveau Didacti va le permettre.
JC : Tout est dans la tâche, tout est dans la manière... Commençons par là. #paradigme #transformation
SW : Je suis tout à fait d'accord... à quand la fin des examens uniques du ministère ?
GJ : Pourquoi attendre la fin des épreuves uniques du ministère? Commençons, comme prof, par cesser de faire passer des examens.

Convictions

Je me suis inscrit au recensement Athée Québec. Et j'ai signé le manifeste.

Échecs

Ça plutôt mal été pour moi mardi soir : 2 défaites et une nulle. Je termine donc le tournoi avec 3/6.

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