Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mercredi 12 janvier 2005

Le journalisme télévisé

En feuilletant le journal 1999 de Dantec (Le théâtre des opérations, Folio, p.213), je tombe sur ce passage : Pour nombre de journalistes aujourd'hui, la possibilité d'interviewer l'auteur, c'est surtout celle de ne pas lire ses livres.

Et en parcourant le web, on peut trouver cette entrevue télévisée ou l'auteur interviewé démasque le journaliste. Hilarant.

Le journal

« Cette bibliographie offre, par ordre chronologique, du XVe siècle à nos jours, un peu plus d'une centaine de pistes de lecture. Elle a été réalisée par Catherine Bogaert et Philippe Lejeune pour leur livre Un journal à soi (Textuel, 2003). Ils ont autorisé la Bibliothèque qui les en remercie à la reproduire.
Il s'agit de journaux en langue française : des classiques du genre, des textes présentés dans leur livre, et d'un échantillonnage de journaux représentant les situations ordinaires de la vie. D'autres choix auraient pu être faits, tant le domaine est riche. Pour chaque journal, ils indiquent l'édition originale (quand le lieu n'est pas mentionné, il s'agit de Paris), puis, entre crochets, éventuellement, une édition récente disponible en bibliothèque ou en librairie.
 »
Un journal à soi

J'ajouterais à cette bibliographie d'auteurs francophones, Le théâtre des opérations, Journal métaphysique et polémique 1999 de Maucice G. Dantec.
Je veux retenir que l'ancêtre du blogue, c'est le journal format papier. Le néologisme joueb (journal web = web log) n'a pas eu la faveur populaire. C'est compréhensible : joueb est un mot... tellement... blah.

Aquops 2005

Je viens de m'apercevoir que le programme du colloque de l'Aquops est en ligne. Ma seule déception : mon atelier Cyberfolio EHDAA est à la même heure que l'atelier que donne ma superbe fille Marie-Élaine... Ils sont situés au bloc 100.

lundi 10 janvier 2005

Fantaisie politique

Voici une fantaisie que je fais assez souvent, ravivée par ce billet de Clément Laberge.

Imaginons un nouveau parti politique : le PCQ. Le parti des carnetisques du Québec ! C'est déjà pas mal, le nom est trouvé.

Imaginons que les membres de ce parti (qui n'a pas vraiment de chef) soient liés par le serment d'écoute. Ils doivent aussi avoir leur blogue public. Mais surtout, ils doivent croire dans le principe suivant : quand on doit résoudre un problème, vaut mieux jeter les données connues sur la table et tenter de le résoudre «en gang».

Jusqu'ici, tout va bien : le parti a un nom et il a un programme !

Imaginons maintenant qu'aux prochaines élections, au moins un membre de ce parti se présente dans son comté.

Imaginons que jamais (c'est une fantaisie, ne l'oubliez pas), il ne fait de la publicité genre «photo idiote sur le poteau de téléphone». Il passe tous ces messages via ses propres billets, ou via les commentaires aux commentaires de ses billets ou via ses interventions sur les autres blogues des membres de son parti ou via les forums ouverts sur le web au regard des différentes problématiques soulevées ou non lors de la campagne. Même les journalistes doivent passer par le blogue pour l'interroger.

Imaginons maintenant ce parti politique au pouvoir... Fin de la fantaisie.

Ne vous méprenez pas : je n'ai aucune visée politique. Il reste que j'ai une espèce d'écoeurite aiguëe des politiciens. J'ai bien l'impression que certains d'entre eux tenteront de s'approprier une certaine « clientèle » en bloguant. Le plus drôle, c'est certainement qu'ils engageront une tonne de collaborateurs (payés par nous, évidemment) qui répondront pour eux, tout en signant du nom du politicien... Mais à ce jeu, ils seront rapidement démasqués. Dans un blogue, on peut facilement émettre une idée erronée/discutable/contestée, mais on peut difficilement mentir.

dimanche 9 janvier 2005

La culture

Je me suis souvent trouvé en présence de personnes... qui manifestaient leur incrédulité devant le manque de culture des scientifiques. Une ou deux fois, il m'est arrivé, me sentant attaqué, de leur demander si elles pouvaient m'énoncer le deuxième principe de la thermodynamique. Leur réponse fut... négative. Et pourtant, ce que je leur demandais était l'équivalent pour la science de : avez-vous déjà lu une ligne de Shakespeare ?
C.P. Snow, The Two Cultures

La pratique du reader's digest reflète fidèlement les tendances profondes de notre temps et me fait penser qu'un jour toute la culture passée sera complètement réécrite et complètement oubliée derrière son rewriting. Les adaptations cinématographiques et théâtrales des grands romans ne sont que reader's digest sui generis.
Milan Kundera, Jacques et son maître (Introduction à une variation)

Qu'est-ce que la culture enfin ? La résurrection irrégulière et régulière de ceux qui ont bravé la mort pour créer, qui reviennent pour coudre la tradition d'hier à la vivacité d'aujourd'hui. Sans eux pas de continuité, pas d'immortalité de l'espèce humaine, sans leur renaissance pas d'histoire.
Michel Serres, Le Tiers-Instruit

samedi 8 janvier 2005

Géométrie des réseaux

« Les mêmes pensées poussent quelquefois tout autrement dans un autre que dans leur auteur; infertiles dans leur champ naturel, abondantes étant transplantées. »
Pascal, Pensées
J'ai trouvé cette épigraphe à la sixième récréation intitulée La géométrie des réseaux et le problème des dominos des Récréations Mathématiques t.4, d'Édouard Lucas, Albert Blanchard, 1975. Ces quatre tomes, publiés d'abord en 1894, sont un must pour tout amateur de jeux mathématiques.

Bribes.org

« Je me reproche de n'avoir pas, au jour le jour, transcrit sur un carnet spécial les phrases glanées au cours de mes lectures, qui méritaient de retenir l'attention, dont je voudrais me souvenir pour pouvoir les citer au besoin ; »
(25 décembre 1942 p.157)
André GIDE / Journal 1939-1949 Souvenirs / Bibliothèque de la Pléiade / nrf Gallimard 1954

Je respecte énormément le site Bribes de J.-P. Morel. Sobriété, rigueur. On y passe de très bons moments. C'est d'ailleurs pour cela qu'il se retrouve dans mes quelques liens donnés sur mes Jobineries. Une grande particularité du site est la possibilité de le télécharger au complet pour une consultation hors ligne. Cela a d'ailleurs valu à M. Morel d'être quelques fois outrageusement plagié. Ma seule amélioration souhaitée : un petit lien vers les nouveautés pour que les visiteurs réguliers du site puissent lire les derniers ajouts.

J'aurais bien aimé trouver la phrase ci-haut. Il me semble qu'elle pourrait triompher en épigraphe de la majorité des dictionnaires de citations. J'ai le tome 1 du journal de Gide, mais je cherche toujours le tome 2, justement pour le lire et pouvoir ainsi ajouter cette petite merveille à ma propre collection.

vendredi 7 janvier 2005

Le piratage est un impôt progressif

Le piratage est un impôt progressif et autres réflexions sur le futur de la distribution en ligne est un excellent article de Tim O'Reilly, célèbre éditeur de livres informatiques. Voici quelques extraits, mais je suggère une lecture complète et attentive de l'article.

Leçon 1 - L’obscurité est une menace bien plus grave que le piratage pour les auteurs et créateurs.
    Les auteurs pensent qu’être publiés sera la réalisation de leur rêve, mais pour tant d’entre eux, ce n’est que le début d’une longue désillusion.
Leçon 2 - Le piratage est un impôt progressif.
    Pour tous les créateurs, qui travaillent pour la plupart dans l’obscurité, être assez connu pour être piraté serait le couronnement de leur carrière. Le piratage est une sorte d’impôt progressif, qui peut raboter quelques pour cent des ventes d’artistes connus (et je dis peut car ceci est loin d’être prouvé), en échange de bénéfices massifs pour les créateurs bien plus nombreux à qui une visibilité plus grande peut apporter des revenus supplémentaires.
Leçon 3 - Les consommateurs ne demandent pas mieux que de respecter la légalité, s’ils le peuvent.
    La façon la plus simple d’obtenir que les consommateurs arrêtent d’échanger des copies numériques illicites de contenus musicaux ou de films est de leur donner une alternative licite, à un juste prix.
Leçon 4 - Le vol a l’étalage est une menace plus grave que le piratage.
    J’ai souvent demandé à un libraire pourquoi il n’avait pas d’exemplaires d’un de mes livres, pour me faire dire, après une brève vérification dans l’inventaire : « Mais nous en avons. L’inventaire dit que nous avons encore un exemplaire en stock, et nous n’avons pas vendu depuis des mois, donc il n’y a pas de raison d’en recommander. » Il faut insister pour convaincre l’interlocuteur qu’il se peut que l’absence de vente soit due à l’absence dans les rayons.
    Comme une copie en ligne n’est jamais épuisée, on a au moins l’occasion d’une vente, au lieu d’être soumis aux énormes efficacités et aux goulots d’étranglement arbitraires du système de distribution.
Leçon 5 - Les réseaux de partage de fichiers ne menacent pas les livres, la musique ou l’édition de films. Ils menacent les éditeurs existants.

Leçon 6 - Ce qui est gratuit finit par être remplacé par un service payant de meilleure qualité.
    Pourquoi est-ce que vous paieriez un morceau que vous pourriez avoir gratuitement ? Pour la même raison que vous achèterez un livre que vous pourriez emprunter dans une bibliothèque publique, ou achèterez un film sur DVD que vous pourriez regarder à la télévision ou louer pour le week-end. Parce que ce sera pratique, facile à utiliser, à cause du choix, de la facilité de sélection, et pour les enthousiastes à cause du simple plaisir de posséder quelque chose auquel vous tenez.
Leçon 7 - Il y a plusieurs façons d’y arriver.
    [...] nous publions un vaste réseau de sites « gratuits » financés par la publicité dans O’Reilly Network. Nous avons publié un certain nombre de livres sous des licences de publication ouverte, où la redistribution libre et gratuite [8] est explicitement autorisée. Nous le faisons pour plusieurs raisons : pour promouvoir des produits qui pourraient autrement être ignorés, pour construire la fidélité des membres de communautés en ligne, et parfois, parce qu’un produit ne peut plus être vendu économiquement par les canaux traditionnels, et nous préférons le rendre disponible gratuitement plutôt que de le voir disparaître complètement du marché.
    Nous publions aussi beaucoup de nos livres sur CD-Rom, dans un format baptisé « bibliothèque sur CD », qui contient typiquement une demi-douzaine de livres sur un CD.
    Et bien sûr nous continuons de publier des livres imprimés. L’existence de copies en lignes gratuites est parfois utilisée pour promouvoir un sujet ou un auteur (des livres comme La Cathédrale et le Bazaar ou The Cluetrain Manifesto devinrent des best-sellers en version papier suite à leur forte présence en ligne)


Article original en anglais.

mardi 4 janvier 2005

Livres et librairies

Je suis allé en librairie hier. Et j'ai acheté plusieurs livres : deux Brautigan, un Morin (Edgar!), deux polars (Deon et Meyer), deux Pessoa, une autobiographie de la pianiste Hélène Grimaud, 66 Haiku de Buson et finalement le Lundi Perdu de Michel Quint. Comme c'était à la librairie du Soleil, j'en ai profité pour prendre Le Libraire, qui est un journal bimestriel publié et distribué gratuitement par quelques librairies indépendantes.

- Vous n'êtes toujours pas sur Internet, n'est-ce pas?, ai-je demandé au commis à la caisse.
- Non. Ça coûte cher, et pour seulement deux librairies...
En effet, la librairie du Soleil a deux points de vente, un à Gatineau, l'autre à Ottawa. J'étais à Ottawa.
- Pourtant, rétorquais-je, j'achète beaucoup chez Pantoute à Québec, et ce n'est que deux succursales. Je préférerais acheter dans ma région, c'est bien certain...
Indifférence du vendeur qui a continué à poinçonner les prix de mes livres.

De retour à la maison, j'ai feuilleté Le Libraire et à la page 27, lecture de l'article Cri d'alarme face à concentration dans la librairie. On y dénonce une concentration abusive (Chapters-Indigo, Renaud-Bray, Archambault) dans le domaine du livre. Dans l'article, on lit :« Quel sera notre choix lorsqu'une ou deux entreprises (qui doivent avoir une bonne rentabilité pour leurs investisseurs) décideront de proposer aux lecteurs du Québec entier un nombre restreint de titres commerciaux, à forte rentabilité, au détriment de la littérature québécoise? Que l'on ait du mal à se procurer des livres plus "culturels" dans certaines chaînes de librairies est un problème grave, mais si ces chaînes devaient contrôler 40%, 50% ou plus du marché, la situation deviendrait catastrophique. »

Qu'est-ce en fait qu'un livre plus culturel? J'en ai aucune idée. Dans ma liste d'achats, il est vrai, il n'y a aucun auteur québécois. Il y a des Américains, des Français, un Japonais, un Portugais, un Africain du Sud. De plus, que ce soit chez Renaud-Bray ou Archambault ou Pantoute, j'aurais sans doute obtenu les mêmes titres en magasin sans difficulté. Si je me fie à l'extrait, je n'ai sans doute pas fait l'acquisition de livres plus culturels.

Je sais qu'un 15e Archambault ouvrira ses portes aux Promenades de Gatineau dans quelques semaines. Tout à-côté du petit Renaud-Bray. Je me vois très bien visiter les deux librairies même si je sais que j'y trouverai à peu près les mêmes titres au même prix. L'avantage du Archambault sera dans la vente de musique en feuille (enfin, je souhaite qu'il y ait une telle section, comme à Ste-Foy ou à Montréal ).
Continuerais-je d'aller faire mon tour à la Librairie Du Soleil ? Bien sûr, lorsque je serai dans le secteur Hull : l'avantage est que cette librairie est tout à côté du seul bouquiniste (Le Loisir des Usagers) dans la région de l'Outaouais !

Ai-je lieu de me réjouir de la venue d'Archambault? Oui, s'ils offrent de la musique en feuille. Sinon, ça ne changera absolument rien à mes habitudes. Car, voyez-vous, avec Internet, on peut commander à peu près tous les livres qu'on veut. Et c'est livré directement à la maison ! C'est pour cela qu'il faut absolument qu'une librairie telle du Soleil soit sur le web. Pour offrir au moins la possibilité d'acheter chez eux directement de l'Internet. Pour le reste c'est-à-dire les livres moins « ordinaires », il y a toujours Abebooks.fr.

Webtrouvailles

« L’élève de demain travaillera à l’aide d’un ordinateur portable, d’un PDA (assistant numérique personnel), d’un téléphone cellulaire ou d’un iPod. Il n’aura que faire d’un cahier d’exercices. Or, un livre qu’on ne range pas dans sa bibliothèque personnelle ne vaut pas un clou. »
François Guité, Relief, janvier 2005

« May your coming year be filled with magic and dreams and good madness. I hope you read some fine books and kiss someone who thinks you're wonderful, and don't to forget make some art -- write or draw or build or sing or live as only you can. And I hope, somewhere in the next year, you surprise yourself. »
Neil Gaiman, Journal
[À lire absolument ce web log d'un écrivain. -GGJ]

« Il est évident qu’un travail fondamental de l’éducation est d’apprendre à se distancier de sa propre culture, de la regarder tout en se regardant. »
Edgar Morin, Conférence, 2001 Format PDF

dimanche 2 janvier 2005

CaféSalé

Quand je passe plus d'une heure sur un site web, cela signifie que je l'ai trouvé très intéressant.

Hier, je suis tombé sur CaféSalé. Ce n'est pas vraiment un site web mais plutôt plusieurs forums regroupés sous le thème des arts. Je cite le début des généralités, pour vous illustrer un peu le but du site :
Le forum CaféSalé est destiné à l’échange, l’entraide et l’information concernant les domaines de l’art en général, et plus particulièrement de l’art numérique, pour les professionnels, et les amateurs. Chacun est libre d’apporter ou non sa contribution. Il n’existe aucune obligation pour les membres, excepté la lecture et le respect de cette charte.
Le forum CaféSalé n’est pas une démocratie. Nous gérons tous les aspects pénibles de ce forum, nous définissons donc des règles pour que tout se passe au mieux, nous attendons que les membres les respectent, ou qu’ils ne soient pas membres. [...]
Ces forums sont donc modérés. J'avoue que j'aime bien les forums modérés : je suis un peu tanné de lire des messages qui ne sont que des inepties/insultes/sophismes envers les auteurs de précédents messages. Sur CaféSalé, tout est bien géré et on sent le respect entre les différents membres sans doute parce que tout ce qui est irrespectueux est automatiquement rejeté. Les règles de participation sont claires et, en ce sens, sont un modèle à suivre.

Je visite très peu les forums justement parce qu'il y a une énorme perte de temps à sauter par dessus les messages non pertinents d'une part et, d'autre part, à décortiquer une écriture à peine lisible. Pour moi, lire doit être rapide. Si je passe mon temps à décoder une écriture au son, je débarque immédiatement : la vie est trop courte pour que je perde mon temps à lire une personne qui n'a pas pris le temps d'écrire un message me permettant d'économiser du temps (ouf... belle phrase...).

J'ai refilé l'adresse à ma cégépienne d'Aurélie car, inscrite en Arts, il me semble qu'elle pourrait y « tester » ses œuvres.

Je me dis aussi que les forums de ce genre pourraient être utiles dans les écoles. Cela existe sans doute déjà — je n'ai pas fouillé le web à cet effet — mais je pense qu'une commission scolaire pourrait par exemple ouvrir/offrir à ses élèves un forum modéré où ces derniers déposeraient leurs poèmes, leurs problèmes de maths, leurs recherches, etc. Le but? Partager ce qu'ils font. Mais aussi, surtout, les offrir à une critique (positive) autre que leur enseignant leur permettant ainsi de bonifier/améliorer/parfaire leur travail grâce à des points de vue variés.

Ah ! le web...

Dans un dernier billet, je disais combien j'adore le web. Mais il reste que parfois, on peut y trouver quelques frustrations. Par exemple ici, quelques dizaines de pages intégralement copiées de mon ancien site (mise en page, background inclus !). J'ai envoyé un courriel au responsable du site lui demandant instamment de retirer les pages fautives.

J'ai aussi trouvé une copie quasi exacte de mon fichier sur Kundera sur un site américain de la Cary Academy. J'ai envoyé ce courriel le 11 novembre dernier, mais il est resté sans réponse. (MISE À JOUR : la page en question a été retirée le 6 janvier.)
Madame,
Ici : web1.caryacademy.org/french/F4/cont/2/kundera/citations.htm se trouve une copie conforme de ma page : www.gilles-jobin.org/citations/index.php?au=203#a203 Il me semble qu'il aurait mieux valu faire une lien vers ma page, ou, tout au moins, me demander la permission de la copier intégralement comme vous l'avez fait sur votre site
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