Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 2 janvier 2005

Ah ! le web...

Dans un dernier billet, je disais combien j'adore le web. Mais il reste que parfois, on peut y trouver quelques frustrations. Par exemple ici, quelques dizaines de pages intégralement copiées de mon ancien site (mise en page, background inclus !). J'ai envoyé un courriel au responsable du site lui demandant instamment de retirer les pages fautives.

J'ai aussi trouvé une copie quasi exacte de mon fichier sur Kundera sur un site américain de la Cary Academy. J'ai envoyé ce courriel le 11 novembre dernier, mais il est resté sans réponse. (MISE À JOUR : la page en question a été retirée le 6 janvier.)
Madame,
Ici : web1.caryacademy.org/french/F4/cont/2/kundera/citations.htm se trouve une copie conforme de ma page : www.gilles-jobin.org/citations/index.php?au=203#a203 Il me semble qu'il aurait mieux valu faire une lien vers ma page, ou, tout au moins, me demander la permission de la copier intégralement comme vous l'avez fait sur votre site
.

samedi 1 janvier 2005

GoboLinux

GoboLinux is an alternative Linux distribution which redefines the entire filesystem hierarchy. In GoboLinux you don't need a package manager because the filesystem is the package manager: each program resides in its own directory, such as /Programs/Xorg/6.7.0/ and /Programs/KDE/3.2.2. lit-on en page d'accueil. Tout ça semble bien intéressant. Je suis en train de télécharger l'iso et comme ce dernier est aussi un LiveCD, je fébrile à l'idée d'essayer la chose.

Ajouté plus tard dans la journée : Pour les fans de la hiérarchie chez Linux, il faut absolument lire ce document.

Projets 2005

Pas vraiment des résolutions, plutôt des projets pour l'année.

[Littérature] Relire l'oeuvre de Kafka.
[Citations] Mettre (enfin!) en ligne ce que je crois être le premier recueil de citations publié au Québec dans les années 20. Il est maintenant du domaine public. Il me reste à faire toutes les corrections de la numérisation OCR et décider si j'ajoute le livre comme une rubrique d'Au fil de mes lectures ou si j'en fais un site web à part.
[Mathématique] Je cagole depuis longtemps un rêve relativement à la géométrie euclidienne : j'aimerais rendre disponible sur le web un cours qu'on pourrait suivre si on a le goût d'apprendre cette partie des maths. Évidemment, l'idée est d'illustrer/commenter/enseigner le tout avec des liens vers des esquisses dynamiques. J'ai commencé à écrire quelque chose en WIKI, mais je n'en suis pas tellement satisfait. Sans doute jetterais-je les bases structurelles de ce cours pendant l'année.
[Collection] J'aimerais bien mettre en ligne une collection de problèmes de géométrie tirés de livres du domaine public. Je vais sans doute commencer avec les Éléments de Géométrie de Legendre.
[Musique] Apprendre une fugue de Bach (pas encore décidé laquelle... je les aime toutes...) et amener à un bon niveau la Passacaille en sol mineur de Handel.
[Pédago-informatique] Fouiller/dégager/approfondir des liens entre l'apprentissage et le langage objet.

Très dommage qu'on doive passer huit heures par jour au travail...

jeudi 30 décembre 2004

L'horloge

Au hasard de mes pérégrinations sur le web, je suis tombé sur ce beau poème de Baudelaire :
L'Horloge

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: « Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

« Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

« Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

« Remember ! Souviens-toi ! prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !

« Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente ; souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.

« Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »
Les Fleurs du Mal, LXXXV in Œuvres complètes, Robert Laffont Bouquins, p.59

mis en Flash ici.

La beauté du montage m'a ramené à ce constat que je ne cesse de me faire : ô combien j'aime le web !

Si j'étais le moindrement original/artiste/compétent/explorateur, il me semble que je me lancerais à l'étude de ce macromédia Flash. L'imagination du concepteur est la seule limite avec un tel outil. Et c'est tellement... tellement... web. Un art nouveau et à la portée d'à peu près tout le monde.

Je me rappelle avoir vu (je remonte autour de 1997,1998) de merveilleuses choses en mathématique qui utilisaient Director. J'avais été transporté par le potentiel artistico/pédagogique de l'outil. Mais c'était tout à fait inaccessible au commun de mortel à cause du coût élevé du logiciel. Dommage.

C'est comme la mise en route de l'ASP : le potentiel du langage était (et est toujours) absolument extraordinaire. Mais en 1996 ou 1997, lorsque j'ai demandé à mon fournisseur la possibilité de l'utiliser, sa réponse était négative, non pas à cause de la gestion de la chose, mais bien par les différents coûts que cela lui engendrait. Heureusement, depuis 1999 certains hébergeurs (surtout en France) permettent à leurs clients une utilisation quasi sans limites de PHP jumelé à MySql. Depuis, même les «pauvres» comme moi peuvent enfin prétendre à une utilisation riche et créative des bases de données sur le web. Les wikis, les blogues et les CMS (Content Management System, genre SPIP) sont d'ailleurs nés, à mon avis, grâce à cette démocratisation des BDD sur le web.

Curieux comment, d'un poème de Baudelaire, un esprit dérive parfois...

mercredi 29 décembre 2004

Le temps

Ce n’est pas le passe-temps qui m’intéresse,
C’est le dépasse-temps.
Claude Roy (Citation trouvée ici.)

mardi 28 décembre 2004

Deux lectures, deux impressions

Je viens de terminer deux petits livres.

Les Chevaliers du Subjonctif d'Erik Orsenna et Histoire d'une Mouette et du Chat qui lui apprit à voler de Luis Sepúlveda.

Comme j'avais bien apprécié La Grammaire est une chanson douce d'Orsenna, c'est avec beaucoup de joie que j'entrepris la lecture des Chevaliers. J'ai cependant été fort déçu. J'ai trouvé l'histoire mal ficelée et je ne sais pas du tout où voulait en venir l'auteur. Il y a cependant plusieurs jolies phrases qui se retrouveront sur Au fil de mes lectures au courant de la semaine.

Quant au Sepúlveda, chapeau ! Ce conte, car c'est véritablement un conte, est d'une construction impeccable. On tombe en amour avec les «personnages » (des chats, des mouettes, un poète...) mais surtout, on apprécie le message sur la différence : « Il est très facile d'accepter et d'aimer ceux qui nous ressemblent, mais quelqu'un de différent c'est très difficile, et tu nous as aidés à y arriver. » (p.88) Un excellent livre sur la communication, la coopération et l'importance de respecter ses engagements.

lundi 27 décembre 2004

Einstein

Je prends parfois le temps de consulter l'origine des visiteurs de mes différents sites. Ici, par exemple, on signale ma page sur les citations d'Einstein. Dans ce message, l'auteur juge douteuses certaines des citations et, pour appuyer ce jugement, il cite un passage en anglais. Or, le livre d'où sont tirées les citations est une traduction de l'allemand. Il eût été pour le moins plus rigoureux de citer le « vrai » passage en allemand.

Ce qui est intéressant dans ce message d'une liste dont le thème est le créationnisme, c'est qu'on semble vouloir faire dire à Einstein qu'il croyait en Dieu. Ce qui, à mon avis, est tout à fait faux. Einstein avait un profond sentiment religieux. Religieux en ce sens qu'il considérait la création, la nature comme une vaste mécanique compréhensive mais dont cette compréhension, d'une très grande beauté, est susceptible de nous transporter au-delà de soi-même.

Quand Einstein parle de Dieu ne jouant pas aux dés avec le monde, il signale tout simplement qu'il est profondément déterministe. En fait, je pense qu'il fut le dernier physicien déterministe. Au 19e siècle, on croyait que si on pouvait obtenir avec précision toutes les variables de l'univers, on pourrait déterminer son futur et son passé. La mécanique quantique a démoli cette idée. Mais Einstein, têtu, n'a jamais voulu démordre de cette conception de l'univers.

Cela fera déjà 50 ans, ce 18 avril 2005, qu'Einstein est décédé. J'ai hâte de voir tous les livres qui sortiront sur celui qui fut l'un des plus grands génies que la Terre ait connus.

Créatures fascinantes

Pour vous amuser pendant des heures, Sodaplay !

dimanche 26 décembre 2004

« Ma » fille !


Aurélie, 2004

Bibliopathie

Sur ma liste des prochains achats : Ajouté, au courant de la journée :
  • Parce qu'ici, on en parle, La structure des révolutions scientifiques de Thomas Kuhn. Je n'aurai sans doute pas besoin de le commander car il est en librairie au Renaud-Bray de Gatineau.

jeudi 23 décembre 2004

Ma citation quotidienne

« Un véritable système éducatif devrait se proposer trois objectifs. À tous ceux qui veulent apprendre, il faut donner accès aux ressources existantes, et ce à n'importe quelle époque de leur existence. Il faut ensuite que ceux qui désirent partager leurs connaissances puissent rencontrer toute autre personne qui souhaite les acquérir. Enfin, il s'agit de permettre aux porteurs d'idées nouvelles, à ceux qui veulent affronter l'opinion publique, de se faire entendre. »
I. Illich, Une société sans école, trad. Gérard Durand, p. 128, Éd. du Seuil, coll. Points n°117

Le temps d'un bac... du plaisir à l'écoeurite

En lisant un résumé des débats autour de la Réforme, curieusement, un souvenir m'est revenu. C'était à la toute fin de mon bac. J'étais avec une douzaine de mes copains de classe, et nous «fêtions», désabusés, notre diplôme. Puis, Brigitte s'approcha de moi, et me souffla à l'oreille :
- Te rends-tu compte, Gilles, de ce qu'ils ont fait de nous?
- Que veux-tu dire ?
- Tu te rappelles, quand nous sommes entrés à l'Université?
- Quoi ?
- Ben, on les aimait, les maths.
- Ouais.
- Pis là, nous en sommes tous écoeurés...

Alors
    pour moi
        l'enseignement explicite
                je regrette
        mais c'est de la merde.

Je suis profondément convaincu que ce qu'on apprend (disciplinairement parlant) au secondaire est absolument sans aucune importance. Ce qui compte, ce qui compte vraiment, c'est qu'en terminant son secondaire, l'élève, en franchissant la porte de sortie de son école, prenne une grande respiration et se dise : «Que la vie est belle ! Mais j'ai tant de choses encore à apprendre.» Je suggère donc l'abandon complet de l'enseignement des matières. Je suggère qu'on ne garde du programme que les compétences transversales. Le reste, on s'en balance.

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