Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 13 juillet 2014

Agriculture

Agriculture

L'Agriculture est, surtout pour la province de Québec, la fondation première de la prospérité publique. On peut chercher à détourner le cours des fleuves et des rivières ; on peut, par des travaux artificiels, réussir, pendant un certain temps, à produire des résultats temporaires satisfaisants... mais ce serait un acte maladroit que de vouloir jeter nos espérances en l'avenir sur une autre base que celle que nous fournit l'agriculture.
Honoré Mercier

Note du transcripteur :
Discours cité par Alfred Pelland, La colonisation dans la province de Québec, Revue Économique Canadienne, 1912.
C'est pour continuer ton oeuvre humanitaire
Pour semer, après toi, dans les mêmes sillons,
C'est pour glorifier, Hébert, les jours féconds
Que je voue, à jamais, ma pensée à la terre !
Blanche Lamontagne

Note du transcripteur :
Il s'agit de Louis Hébert.
Jeunes gens qui vous vous préparez pour la lutte de demain, pouvez-vous rester indifférents au sol de la Patrie, au champ du laboureur, au laboureur lui-même ?
Abbé Arthur Melançon
À côté du sillon, creuse un autre sillon.
Lamartine
C'est la chanson du pain qui monte dans les gerbes.
Paul Déroulède, Chant du paysan

Note du transcripteur :
Le chant au complet :

Les blés, les puissants blés sont un océan d'or.
Vaillant galérien dont la faux est la rame,
L'homme des champs, courbé sous un soleil de flaninie,
Passe à travers ce flot qui cède à son effort.
Les blés, les puissants blés en leurs faisceaux superbes
Semblent au loin un camp dressé sur le terrain.
Gloire à Dieu ! — Les grillons entonnent leur refrain :
C'est la chanson du pain qui monte dans les gerbes.
Le labourage et le pâturage sont les deux mamelles de la France.
Sully (1604)

Note du transcripteur :
Les œconomies royales de Sully : 1595-1599, p.252.

Je ne sais pourquoi Blanchard a pris la peine de spécifier 1604.
Le laboureur, qui a bien travaillé sans chagrin, et bien mangé sans excès, dort d'un sommeil plein et tranquille que les rêves ne troublent point.
Voltaire

Note du transcripteur :
Lettre aux auteurs de la Gazette littéraire, 20 juin 1764.
Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent le bon grain c'est la négligence du cultivateur.
Confucius

Note du transcripteur :
Je n'ai pas retrouvé la phrase dans les Analectes.
Peut-être que «proverbe chinois» conviendrait mieux, mais il faudrait vérifier si c'est bien le cas.
O que trois et quatre fois heureux sont ceux qui plantent des choux.
Rabelais, Pantagruel
Heureux les hommes des champs ! Plus heureux encore seraient-ils s'ils connaissaient leur bonheur.
Virgile

Note du transcripteur :
On retrouve la citation sous plusieurs formes évidemment à cause des nombreuses traductions. Deux exemples :

Heureux les habitants des campagnes, s'ils connaissaient leur bonheur!

Les cultivateurs seraient trop heureux s'ils connaissaient l'étendue de leurs biens!
La charrue en traçant le premier sillon a creusé les fondations de la société. Ce n'est pas seulement du blé qui sort de la terre labourée, c'est une civilisation tout entière.
Lamartine

Note du transcripteur :
Séance publique de la Société d'agriculture de Macon (1er septembre 1830.)
Celui qui fait croître deux brins d'herbe où il n'en croissait qu'un rend service à l'État.
Voltaire

Note du transcripteur :
Correspondance à M. Moreau de la Rochette, juin 1767.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

samedi 12 juillet 2014

Adieu/Admiration/Affaires/Affection/Affront

Adieu

Les regrets du départ sont pour celui qui reste.
Arnault

Note du transcripteur :
Alexandre Dumas fils cite ce vers d'Arnault, sans en donner l'origine, dans la préface au «Régent Mustel.»
Partir, c'est mourir un peu.
C'est mourir à ce qu'on aime.
Haraucourt
Adieu, ma mère, adieu, tu n'auras plus de fils.
Chénier

Note du transcripteur :
Cela se trouve dans le recueil Idylles (Le malade) d'André Chénier.
Adieu veau, vache, cochon, couvée !
La Fontaine, La Laitière et le Pot au lait.
Ta blanche main sur le clavier d'ivoire
Durant les nuits d'été ne voltigera plus.
Musset

Note du transcripteur :
in Le Saule.
Lorsqu'en prenant congé d'un ami,il créa pour la première fois le mot adieu, l'homme n'a-t-il pas voulu dire à la personne aimée : « Je ne suis plus là pour veiller sur toi, mais je te recommande à Dieu qui vieille sur tous ».
Dumas, père, Antony

Note du transcripteur :
Voici la réplique exacte d'Adèle (acte 2, sc.3) :

«Oui, c'est affreux à penser... aussi l'homme n'a-t-il pas eu le sentiment de cette faiblesse, lorsqu'en prenant congé d'un ami, il créa pour la première fois le mot adieu? N'a-t-il pas voulu dire à la personne aimée, je ne suis plus là pour veiller sur toi; mais je te recommande à Dieu, qui veille sur tous: voilà ce que j'éprouve chaque fois que je prononce ce mot en me séparant d'un ami : voilà les mille pensées qu'il éveille en moi. Direz-vous aussi qu'il a été créé par le hasard?»
Adieu, champs fortunés ; adieu,douce verdure,
Adieu,riant exil des bois !
Ciel, pavillon de l'homme, admirable nature,
Adieu pour la dernière fois.
Gilbert

Note du transcripteur :
Il semble que la strophe original du poète soit : Salut, champs que j'aimais, et vous, douce verdure,
Et vous, riant exil des bois!
Ciel, pavillon de l'homme, admirable nature,
Salut pour la dernière fois !

La version de Blanchard est celle rapportée par Charles Palissot de Montenoy (1730-1814).

Admiration

Celui qui n'admire rien a souvent épuisé son admiration sur lui-même.

Note du transcripteur :
Je soupçonne que l'auteur de cette citation est Achille Tournier (1847-1920). Elle serait tirée de son ouvrage Pensées d'automne (1888). Mais tout cela demande confirmation.
Nous aimons ceux qui nous admirent, mais nous n'aimons pas toujours ceux que nous admirons.

Note du transcripteur :
La citation exacte est de La Rochefoucauld : «Nous aimons toujours ceux qui nous admirent, et nous n'aimons pas toujours ceux que nous admirons.»
À rapprocher de Duclos (tome I, p. 204, Considérations sur les moeurs de ce siècle, chapitre XI, 1751) : «Il me semble que les hommes n'aiment point ce qu'ils sont obligés d'admirer.»

Affaires

Les affaires ? c'est bien simple : c'est l'argent des autres.
Dumas, fils, La Question d'Argent
Un habile homme dans les affaires est instruit, prudent et actif ; si l'un des ces trois mérites lui manque, il n'est point habile.
Voltaire

Note du transcripteur :
Curieusement, Blanchard a supprimé l'auteur dans les 3 dernières éditions. Pourtant, la phrase est bien de Voltaire et se trouve dans son Dictionnaire philosophique.
Les affaires sont les affaires ; on les termine en discutant, on les embrouille en se battant.
Dumas, père, Le Gentilhomme de la Montagne.

Affection

La multitude des affections élargit le coeur.
Joubert
C'est faiblesse d'aimer qui ne vous aime pas.
Corneille

Note du transcripteur :
Suréna, acte 3, scène 3.
Celui qui aime et qui est aimé est à l'abri des coups du sort.
Musset

Note du transcripteur :
La citation est inexacte. Tirée de La confession d'un enfant du siècle (chap. 8), la voici dans son environnement :

Je ne pouvais pourtant lui cacher ni la violence de mes désirs ni ce que je souffrais en luttant contre eux. Un soir que j'étais chez elle, je lui dis que j'avais appris le matin la perte d'un procès important pour moi et qui apportait dans mes affaires un changement considérable. « Comment se fait-il, me demanda-t-elle, que vous me l'annonciez en riant?
— Il y a, lui dis-je, une maxime d'un poète persan: « Celui qui est aimé d'une belle femme est à l'abri des coups du sort. »

Il faut penser, sans qui l'homme devient,
Malgré son âme, un vrai cheval de somme :
Il faut aimer, c'est ce qui nous soutient ;
Sans rien aimer il est triste d'être homme.
Voltaire

Note du transcripteur :
Dans Poésies diverses (Impromtu).
Ah ! si vous opposiez au glaive des Français
Le plus beau bouclier, l'amour de vos sujets.
Voltaire, Don Pèdre

Note du transcripteur :
Acte 3, sc.2

Affront

L'affront que l'offenseur oublie en insensé,
Vit, et toujours remue au coeur de l'offensé.
Hugo, Hernani

Note du transcripteur :
Acte 4, sc. 4.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

vendredi 11 juillet 2014

Action

Action

Vivre, ce n'est pas respirer, c'est agir.
J.-J. Rousseau

Note du transcripteur :
Cette citation n'apparaît que dans la première édition.
Des actes et non des paroles.
Général Hoche

Note du transcripteur :
En latin : Res non verba.
Qui ne sait agir, ne sait commander.
Pline
Soldats, vous n'avez rien fait, puisqu'il vous reste à faire !
Bonaparte

Note du transcripteur :
«Mais soldats, vous n'avez rien fait, puisqu'il vous reste encore à faire.»
Proclamation à l'Armée du 26 avril 1796.
L'un des avantages des bonnes actions est d'élever l'âme et de la disposer à en faire de meilleures.
J.-J. Rousseau

Note du transcripteur :
Cette citation n'apparaît que dans la première édition.
Si tu ne peux faire de grandes choses, fais-en de petites avec fidélité.
Lavater

Note du transcripteur :
Il s'agit sans doute de Gaspard Lavater (1740-1801) théologien suisse.
Ce sont les actes qui décident de la valeur des hommes et des institutions.
Lacordaire
Les bons mouvements ne sont rien s'ils ne deviennent de bonnes actions.
Joubert
Une belle action est celle qui a de la bonté, et qui demande de la force pour la faire.
Montesquieu
Appliquez-vous avec le plus grand soin à bien faire toutes choses. Dieu ne récompense pas le verbe mais l'adverbe. Le faire lui importe peu, si le bien ne s'y trouve pas.
Saint Bernard

Note du transcripteur :
Je n'ai pu retrouver l'origine exacte. Il s'agit ici de Saint Bernard de Clairvaux.
À l'oeuvre, on connaît l'artisan.
La Fontaine, Les Frelons et les Mouches à miel
Si c'est possible, c'est fait ; si c'est impossible, cela se fera.
Calonne

Note du transcripteur :
Voici ce qu'en dit Pierre Athanase Larousse dans «Fleurs historiques des dames et des gens du monde», p. 583, 1862 :

SI C'EST POSSIBLE, C'EST FAIT; SI C'EST IMPOSSIBLE, CELA SE FERA.

Un lion décrépit, goutteux, n'en pouvant plus,
Voulait que l'on trouvât remède à la vieillesse.
Alléguer l'impossible aux rois, c'est un abus.

Voilà une vérité que Calonne, contrôleur général des finances sous Louis XVI, était trop fin courtisan pour ignorer. Léger, spirituel, incapable d'un plan fortement conçu et patiemment suivi, il devait laisser les finances du royaume dans un état encore plus déplorable qu'il ne les avait trouvées en entrant au ministère. Ses opérations aventureuses ne devaient qu'augmenter le malaise général et le nombre des mécontents. Dans cette cour, si prodigieusement insouciante à la veille d'une catastrophe, et où Louis XVI avait seul le sentiment de ses devoirs, sans être doué de l'énergie nécessaire pour les bien remplir, le luxe et la prodigalité étaient aussi insatiables que si les coffres de l'État eussent été remplis. Pour se créer des prôneurs parmi les gens de lettres, le ministre accorda des pensions à un grand nombre d'entre eux. On répandit ce quatrain, où l'on mettait en opposition l'économie de Necker et la prodigalité de son successeur:

Nargue d'hier! vive aujourd'hui!
Fi de Necker! honneur à Calonne!
À droite il prend, à gauche il donne;
L'honnête homme! il n'a rien pour lui.


Marie-Antoinette elle-même donnait l'exemple du luxe, et n'imposait aucun frein à son goût pour la dépense. Un jour qu'elle avait besoin d'une somme considérable, elle s'adressa au contrôleur général, dont elle connaissait la trop facile condescendance. Avant de lui exposer sa demande, elle lui dit de ce ton de femme et de reine qui ne veut pas être refusée : « Ce que j'ai à vous demander, monsieur de Calonne, est peut-être bien difficile. — Madame, répondit le spirituel ministre en s'inclinant gracieusement, si c'est possible, c'est fait; si c'est impossible, cela se fera. »

On ne pouvait pas commenter plus finement le vers de La Fontaine.

Dans les guerres de la République, la possibilité de l'impossible fut exprimée d'une manière plus noble par un général français, dans la chaleur d'un combat acharné. Un officier, qu'il venait de charger d'une opération périlleuse, lui répondit que c'était impossible. — « Impossible, monsieur? reprit le général ; sachez que ce mot n'est pas français. »
Où le fer doit parler, la langue doit se taire.
Dumas, père
Il ne faut jamais regretter le temps qui a été nécessaire pour bien faire.
Joubert, Pensées
On n'arrive à rien si l'on n'a le diable au corps.
Tocqueville

Note du transcripteur :
La citation exacte est :
«On ne réussit à rien, surtout dans la jeunesse, si on n'a pas un peu le diable au corps.»
Elle se trouve dans un lettre adressée à Alexis Stoffels datée du 4 janvier 1856.
Mieux vaut une activité un peu aventureuse qu'une sagesse sans initiative qui tourne souvent à l'impuissance.
Saint Thomas d'Aquin
Le temps est venu où quiconque croit posséder une idée féconde, n'a plus le droit de la garder pour lui tout seul.
Abbé Lionel Groulx

Note du transcripteur :
Tiré de l'Action Canadienne Française de 1917. Voici un extrait, avec la citation tout à la fin :

«Il y a du drame partout où il y a de la vie. Et c'est clair, nous ne sommes pauvres que de l'ignorance et de l'inexploitation de notre richesse. Cessons d'être aveu- gles ou expatriés et nous cesserons d'être improductifs ou livresques. Nos jeunes littérateurs vont songer que le temps n'est plus à la bohème romantique ni au dilettantisme patricien. L'œuvre littéraire est trop chargée d'action et d'avenir pour la traiter avec ce superbe désintéressement. En est-il un parmi nous qui voudrait mériter le reproche de n'avoir pas compris la gravité de l'heure? Puisque nous voulons continuer la route des ancêtres, nous ir.ons ramasser dans le passé toutes les vertus anciennes, tous les ferments surnaturels de la foi, toutes les incitations héroïques de la terre et des morts. Mais cette œuvre ne sera l'œuvre ni d'un seul ni de quelques-uns. Et peut-être est-ce le devoir de tous les travailleurs intellectuels de mettre au service de l'avenir, avec la conscience et la force d'une pensée commune, une solidarité d'efforts. Ceux-là, parmi nous, savent la grandeur des choses qu'il faut sauver. Et le temps est venu où quiconque croit posséder une idée féconde, n'a plus le droit de la garder pour soi tout seul.»
Trop comprendre est souvent une difficulté de plus pour agir.
Sainte-Beuve

Note du transcripteur :
Dans Causeries du lundi.
Ce serait tenter Dieu, que d'attendre tout bonnement le secours divin, en ne prenant pas la peine de faire tout ce que l'on peut.
Saint Thomas d'Aquin
Bien dire et bien penser ne sont rien sans bien faire.
La Chaussée

Note du transcripteur :
Cette citation, toujours attribuée à La Chaussée, est souvent donnée en exemple dans des grammaires. Cependant, on y trouve jamais la référence.

J'ai cependant trouvé ceci :

Des gens pensent au mieux, parlent de tout fort bien;
Mais de cet étalage il ne résulte rien.
Ils savent ce qu'il faut, et font tout le contraire.
Bien dire et bien penser ne sont rien sans bien faire.
(Ch.-G. Morel de Vindé, Quatrains moraux à la portée des enfants, 1819).
Aide-toi, le Ciel t'aidera.
La Fontaine, Le Charretier embourbé.
Nulle forme de l'action n'est une honte ; la honte, c'est d'être inactif.
Hésiode
C'est usurper la vie que de se borner à ne pas nuire ; les morts en font autant et n'exigent rien pour cela.
Prince de Ligne
Bien dire fait rire, bien faire fait taire.

Note du transcripteur :
Proverbe retiré des éditions subséquentes.
Plus on se dépêche, moins on avance.

Note du transcripteur :
Dicton retiré des éditions subséquentes.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.

Helvétius à Aylmer

En lisant cette réflexion d'Helvétius, j'ai pensé à la maison de la discorde de Gatineau.

« C'est à la loi à protéger l'égalité. Remontez à la source des privilèges, ils sont tous fondés sur des préjugés ou sur des injustices. Ceux qui par hasard ont été accordés comme récompenses, sont l'effet d'une vue courte et peu sensible au bonheur des autres; car il n'y a aucun privilège, qui ne nuise à un tiers. Il est injuste de favoriser une partie de la nation aux dépens du reste, et cela est toujours ainsi. Quant à l'ancienne possession, c'est un titre presque toujours vicieux dans son origine; et, aux yeux d'un philosophe, on ne prescrit jamais contre les vrais intérêts du peuple. Il est toujours sage, en rachetant ou en indemnisant les particuliers, de travailler à l'anéantissement de tout privilège. Les places seules doivent avoir des distinctions, et jamais de privilèges ni d'exemptions. »
Pensées et Réflexions dans Oeuvres complètes, T.3, 1818.

jeudi 10 juillet 2014

Les présentations

À chaque jour de cette semaine, dans la classe de ma petite-fille, une enfant devait faire une présentation sur son sujet préféré. Les prénoms des enfants sont : Andréanne, Michèle, Marilise, Aurélie et Marie-Élaine, avec comme nom de famille (mais pas nécessairement respectivement): Thibault, Jobin, Burroughs, Richer et Deslauriers.

  1. Celle qui porte le nom de Jobin (et ce n'est pas Michèle) parle sur les étoiles.
  2. Aurélie a fait son exposé le mardi matin.
  3. La présentation sur les dinosaures a eu lieu le mercredi.
  4. La jeune Thibault a fait sa présentation plus tard dans la semaine que la jeune Richer.
  5. Marie-Élaine Burroughs a fait sa présentation après celle sur les Amérindiens.
  6. Andréanne a fait son exposé la journée suivant la présentation sur les volcans, mais la journée précédant l'exposé de la petite Deslauriers.
Sachant qu'une des enfants a tout dévoilé sur ces merveilleux chiens que sont les lévriers, trouvez les noms complets de chaque enfant, le sujet et le jour de leur exposé.

Monter la réponse

mercredi 9 juillet 2014

Absence/Abus/Académie

Absence

L'absence est le plus grand des maux.
La Fontaine, Les deux Pigeons
L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu.
La Rochefoucauld
L'absence est la pierre de touche de l'amitié.
Lacordaire

Note du transcripteur :
La citation est inexacte. Lacordaire a plutôt écrit dans une lettre adressée à Mme Swetchine en 1835 :
L'absence est une pierre de touche pour les vrais attachements.
L'absence est la pierre de touche de l'affection ; elle sert à montrer jusqu'à quel point on ne pourrait se passer de ceux qu'on aime.
Louis Aigon

Note du transcripteur :
Je n'ai trouvé aucune trace de ce Louis Aigon.

Abus

Avant d'attaquer un abus, il faut voir si on peut ruiner ses fondements.
Vauvenargues

Académie

On fait, défait, refait ce beau dictionnaire,
Qui, toujours très bien fait, sera toujours à refaire.
Lebrun
Depuis dix ans, dessus l'F on travaille
Et le destin m'aurait fort obligé
S'il m'avait dit : « tu vivras jusqu'au G. »
Bois-Robert

Note du transcripteur :
On trouve ici une grosse erreur souvent répétée. Boisrobert a écrit non pas dix ans, mais bien six ans. Vous trouverez l'original chez Gallica dans «Les epistres du sieur de Bois-Robert-Metel, abbé de Chastillon . Dediées à monseigneur l'éminentissime cardinal Mazarin.» en page 29.

L'Académie est comme un vrai chapitre,
Chacun à part promet d'y faire bien,
Mais tous ensemble ils ne tiennent plus rien,
Mais tous ensemble ils ne font rien qui vaille.
Depuis six ans dessus l'F on travaille,
Et le destin m'aurait fort obligé
S'il m'avait dit : Tu vivras jusqu'au G.
(À Monsieur de Balzac. Épitre VI.)


Ci-gît Piron, qui ne fut rien.
Pas même académicien.
Piron
C'est ce petit rimeur, de tant de prix enflé,
Qui sifflé pour ses vers, pour sa prose sifflé,
Tout meurtri des faux pas de sa muse tragique
Tomba, de chute en chute, au trône académique.
Gilbert
La Condamine est aujourd'hui
Reçu dans la troupe immortelle ;
Il est bien sourd, tant mieux pour lui ;
Mais non muet, tant pis pour elle.
Piron
Quand La Bruyère se présente,
Pourquoi faut-il crier haro ?
Pour faire un nombre de quarante
Ne fallait-il pas un zéro ?

Note du transcripteur :

Ce cinglant quatrain aurait été composé par un plaisantin qui se serait reconnu dans «Les Caractères.»


Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.

Avis

AVIS1

Cet ouvrage, composé de pensées, maximes, proverbes faciles à retenir, a pour but :

1. De rendre service aux écrivains, professeurs, journalistes, orateurs, improvisateurs, etc., qui désirent broder sur une idée, activer leur verve, agrémenter leurs écrits ou leurs discours.

2. De maintenir toutes fraîches dans la mémoire les pensées littéraires, philosophiques, religieuses, apprises durant la jeunesse et que le temps, chaque jour, contribue à nous faire oublier.

3. De cultiver l'esprit et de l'affiner en le forçant à réfléchir sur des idées ingénieuses, concises, exprimées en style lapidaire.

4. De réparer l'erreur de ceux qui ont négligé de prendre les notes aux cours de leurs lectures et d'en recueillir des pensées, plus tard très précieuses.

5. De fournir à ceux qui ne veulent pas rester inactifs et qui tiennent à utiliser tous leurs moments libres, soit au foyer, soit au bureau, soit en voyage, un petit livre commode où ils trouveront, en l'ouvrant à n'importe quelle page, des idées profondes qui réjouiront leur esprit et influeront sur leur conduite dans la vie.

6. De compléter l'oeuvre du DICTIONNAIRE DU BON LANGAGE, en gravant dans la mémoire de ceux qui feuilletteront souvent ce volume, les pensées les mieux tournées et les vers les mieux frappés de notre langue, ce qui ne pourra qu'enrichir leur vocabulaire, rendre leur phrase grammaticale, et leur assurer une grande facilité d'expression.

On voudra bien pardonner à l'auteur les erreurs qui se glissent fatalement dans un travail de ce genre.

E. B.


1 [Note du transcripteur] Cet avis n'a pas été modifié au fil des éditions. Cependant, le dernier paragraphe n'apparaît que dans la première édition.

Étienne Blanchard : Recueil d'idées

Dans un coin obscur d'une bouquinerie de Québec, sous une pile, un livre : Recueil d'idées par l'abbé Étienne Blanchard, publié à Montréal en 1928. Je tenais en main 288 pages de citations regroupées par thème.

Deux questions me sont venues à l'esprit : Qui est cet abbé Blanchard ? Serait-ce là la première collection publiée de citations au Québec?

Une recherche m'a permis d'obtenir une courte biographie de l'auteur :
Étienne Blanchard naît à Saint-Jean-Baptiste de Rouville (près de Saint-Hyacinthe) en 1883, de parents agriculteurs. Il étudie au Petit Séminaire de Sainte-Marie de Monnoir, à Marieville (comté de Rouville), au Séminaire de Sherbrooke, puis au Grand Séminaire de Montréal. Il est ordonné prêtre en 1907 et devient aspirant dans la Compagnie de Saint-Sulpice en 1912. En 1913, il se rend en France pour faire son noviciat, mais l'imminence de la Première Guerre mondiale le fait revenir au Canada l'année suivante. Par la suite, il est vicaire dans diverses paroisses de la ville de Montréal, jusqu'en 1947, et il meurt en 1952.

Étienne Blanchard a publié un très grand nombre de revues, d'articles et d'ouvrages normatifs portant sur la défense du « bon parler » français. Il est d'ailleurs considéré comme un fervent « défenseur » de la langue française au Canada, cause à laquelle il s'est le plus intensément dévoué (cf. Gaston Dulong, Bibliographie linguistique du Canada français). En plus des huit éditions du Dictionnaire de bon langage, il a publié des chroniques hebdomadaires dans les plus importants journaux de l'époque : Le Devoir, La Patrie et La Presse, tous trois de Montréal; L'Événement de Québec, La Tribune de Sherbrooke, Le Droit d'Ottawa et L'Évangéline de Moncton. L'un des principaux buts de ces chroniques était de rectifier le langage des Canadiens français en l'alignant sur le français de France. En outre, Blanchard est l'auteur de divers lexiques (témoins dès cette époque d'une préoccupation terminologique), comme le Vocabulaire du typographe, publié en 1916. Il publie également des dictionnaires « par l'image », qu'on peut considérer comme les précurseurs des dictionnaires visuels d’aujourd'hui.

Première collection québécoise ? je ne peux le certifier. Cependant, je n'ai trouvé aucune référence à une possible collection antérieure à celle de notre bon abbé.

Je me suis alors - on se trouve vers 2006 - donné une mission : « Ouaiber » son livre. En entrant toutes les citations dans une base de données (il y en a un peu moins de 3950!), je me suis rendu compte que Blanchard manquait parfois de rigueur, car je trouvais plusieurs erreurs, soit au niveau de l'auteur ou de l'énoncé. De plus, Blanchard ne donne presque jamais l'oeuvre d'où il tire la citation. Vu la grande variété des auteurs cités, j'imagine que ses choix proviennent d'une collection de phrases amassées ici et là - il n'y a aucune bibliographie dans le Recueil - , et non de lectures directes. En m'approchant de Blanchard, tout cela m'étonnait, car notre homme était un fervent défenseur de la langue française. Je me suis donc mis à la recherche des éventuelles autres éditions du Recueil, question de savoir s'il avait, au fil du temps, corrigé ses erreurs.

La première édition date de 1928 aux Éditions Édouard Garand. La seconde date de 1929 chez Louis Carrier & Cie (Les Éditions du Mercure). On doit attendre 1941 avant la troisième édition cette fois publié chez les Frères des Écoles Chrétiennes. Et c'est toujours chez les Frères que la quatrième (et dernière?) édition a vu le jour en 1947.

Le Recueil compte 3948 citations regroupées sous 464 thèmes. Ces thèmes montrent bien les préoccupations de l'abbé et de l'époque. Par exemple, vous retrouverez des citations sous Angélus, Aumône, Blasphémateur, Mortification, Agriculture, Serpent, etc. Les choix sont aussi très «dirigés.» Lorsque vous lirez les citations sous ATHÉE, vous comprendrez ce que je veux dire !

Vous trouverez donc au fil des billets de cette catégorie, le livre complet d'Étienne Blanchard. J'ai ajouté, lorsque je le jugeais nécessaire, des commentaires précisant ou corrigeant les citations. Si un jour je devais publier ce travail, il porterait le titre de Recueil d'idées d'Étienne Blanchard, revu et corrigé par Gilles Jobin.

N'hésitez pas à m'écrire pour tout commentaire.

Un grand merci à M. David Émond, assistant archiviste à Univers culturel de Saint-Sulpice qui m'a gentiment fait parvenir quelques photos de notre héros.

vendredi 4 juillet 2014

Perception

Soccer
Joueurs fakeux
Arbitrage douteux

mardi 24 juin 2014

Vavilov

Superbe arrangement de l'Ave Maria de Vavilov

L'énigme des homonymes

Cette énigme est parue d'abord dans la revue Sphinx (années 30). Elle fut reprise par Pierre Berloquin dans le Science et Vie de juillet 1975. Attention, elle est assez difficile.

Dans une rangée de cinq maisons, habitent MM. et Mmes Green, Brown, Smith, John et Cook. Ils sont servis par cinq commerçants : boucher, épicier, charbonnier, boulanger et laitier, nommés (mais peut-être dans un autre ordre) Green, Brown, Smith, John et Cook.

1. La soeur mariée du boucher habite au numéro 1.
2. M. John habite à deux maisons de l'homonyme du charbonnier.
3. L'homonyme du laitier n'a pas de parents.
4. L'homonyme du boucher habite au numéro 2.
5. M. John travaille avec le beau-frère du boucher.
6. M. Brown aide au jardinage l'homonyme du charbonnier.
7. M. Smith habite à deux maisons de l'homonyme du laitier.
8. Mme Green et Mme John sont des soeurs.
9. L'homonyme du boulanger n'a qu'un seul beau-frère qui, lui, habite au numéro 3.
10. M. Cook habite à côté de l'homonyme du charbonnier.

Quel est le nom de chaque commerçant?

Cliquez pour la solution.

jeudi 19 juin 2014

L'égarement

Dans la sainte (?!) Bible (Thessaloniciens), on trouve ce passage1:

2:1 Pour ce qui concerne l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères,
2:2 de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu'on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là.
2:3 Que personne ne vous séduise d'aucune manière ; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition,
2:4 l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu.
2:5 Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j'étais encore chez vous ?
2:6 Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu'il ne paraisse qu'en son temps.
2:7 Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.
2:8 Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'éclat de son avènement.
2:9 L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers,
2:10 et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés.
2:11 Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge,
2:12 afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient condamnés.

Lire des trucs pareils, ça fait peur non ? Je serai toujours un peu sur mes gardes avec des gens qui croient dans ce dieu...


1 Réf.

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