Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 15 novembre 2009

Lors d'une promenade (2)













samedi 14 novembre 2009

Lors d'une promenade





mercredi 4 novembre 2009

Mes lévriers

Ils sont tellement beaux !
Linux


Kat

mardi 3 novembre 2009

Classe2point0

Ce matin, j'ai initié les élèves de la «Classe2point0» de notre CS (enseignant : Sébastien Bujold) à Scratch.

Deux heures magnifiques.

Mais d'abord une petite description. Cette classe «ordinaire» de 6e année contient 29 élèves. Chacun possède un portable (fourni par le RÉCIT local) sur son bureau. NetSchool Support est installé partout : Sébastien contrôle donc tous les ordinateurs de son bureau. C'est une classe quasi sans-papier où les services Google (google doc, google formulaire, IGoogle, etc) sont utilisés en permanence. Sébastien est en train de constuire le site web de la classe basé sur Joomla. D'ailleurs, tous les élèves auront leur propre Joomla. J'en reparlerai...

Et, pour ceux qui se le demandent : NON, il n'y a pas de tableau blanc interactif dans cette classe - et il n'y en aura pas !

C'était la première fois que je travaillais avec NetSchool Support. Généralement, je présente Scratch au canon projecteur. J'avoue que j'avais développé une assez bonne technique d'animation avec le canon. J'étais donc un peu inquiet en utilisant cette nouveauté.

Mais je suis tombé en amour avec ce moyen. En effet, pendant que j'expliquais sur l'ordinateur maître, tous les élèves portaient leur attention sur mes paroles et sur leur écran. Puis, pendant qu'ils s'exerçaient, je pouvais suivre tous les ordinateurs de mon poste. Mais j'avoue que j'ai de loin préféré me promener dans la classe et répondre aux questions qui fusaient de toute part. Dans Scratch, généralement, les questions commencent par «Monsieur, comment dois-je faire pour ...», car les élèves veulent vraiment réussir à mettre sur écran l'animation qu'ils imaginent dans leur tête.

Quelques photos :









dimanche 1 novembre 2009

Un Mac ?

Cela fait 5 ou 6 ans que je ne me suis pas acheté un ordinateur personnel.

C'est curieux, mais jamais, au grand jamais j'avais envisagé l'achat d'un Mac. Pourquoi ? Préjugé sans doute ancré qui me faisait croire qu'un maceux est une personne qui ne veut pas comprendre sa machine. J'ai l'impression (et ce n'est que ça, une impression) que les maceux pensent « autrement ». Or, je l'avoue bien candidement, de plus en plus je suis attiré par ces personnes et cette curiosité me porte à en savoir un peu plus. Or, quel autre moyen existe-t-il que d'aller y voir par soi-même ?

Je n'ai jamais vraiment touché un Mac mais là, je commence sérieusement à envisager la possibilité d'un MacBook Pro. Bien sûr, c'est une technologie ultra propriétaire ; je pourrais tout de même y installer Ubuntu Linux et à peu près tous les logiciels libres que j'utilise actuellement.

Je poursuis ma réflexion...

samedi 31 octobre 2009

Ce matin



vendredi 30 octobre 2009

Divers

De la twittosphère

100+ Google Tricks That Will Save You Time in School

Carte heuristique : Résoudre des problèmes de maths par Olivier Leguay.

« L’imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d’écrire. »
Benjamin Bayart

De la blogosphère

« Conformiste l'école ? C'est à la limite du pléonasme. Comment pourrait-elle ne pas l'être, c'est ce à quoi on s'attend d'elle. Hier, il y avait l'Index et les Imprimatur obligés, aujourd'hui il y a des firewall et des boîtes noires. Les curés sont partis, les filtres sont restés. »
Marc St-Pierre dans un commentaire du billet de Mario Asselin À propos du conformisme et des écoles... du 28 octobre 2009 .

Ci-gît la réforme, par Martin Bélanger.

samedi 24 octobre 2009

Samedi

Je ne connaissais pas le projet OpenOffice for kids.
OOo4Kids est un logiciel à destination des enfants de 7 à 12 ans, basé sur le code source d'OpenOffice.org, mais très simplifié.
Ce projet plaira sans doute à plusieurs. Cependant, il faut se poser la question : pourquoi vouloir ne pas donner immédiatement aux élèves les « vrais » outils ? Un apprentissage très important des TIC n'est-il pas de « cliquer un peu partout » pour voir « qu'ossa donne » ? À cet égard, Squeak (langage de programmation) est vraiment génial : l'élève, ayant accès au coeur du système, peut tout massacrer puis revenir à son image de départ comme si rien n'était survenu !
Beau vendredi soir chez Jeux-Triboulet. Avec Danièle, Marc et Carolane, j'ai joué à Maka Bana, Dream Factory, For Sale, Bang et Dice Town. Je n'ai gagné aucune partie, mais j'ai eu beaucoup de plaisir.
Quelques liens découverts cette semaine :
  • Interesting ways/ : une excellente série de montages qui suggèrent de nombreuses utilisations pédagogiques de plusieurs outils TIC.
  • Une nouvelle version d'Antidote vient de paraître. Je ne pense pas pouvoir résister à son achat ! Comme outil à l'écriture, je n'ai jamais vu mieux. Je le suggère donc partout où je passe. Ah ! si seulement Druide pouvait m'offrir une copie gratuite...
  • N'est pas prof qui veut, bon billet de Martin Bélanger.
  • Ebook gratuit pour apprendre GNU Smalltalk

mardi 20 octobre 2009

IPod Touch

J'ai enfin reçu mon IPod Touch 32G.

C'est vraiment une jolie petite machine, mais j'avoue avoir de la difficulté à m'habituer à la « touche ». Évidemment, je dois aussi m'habituer au clavier.

Après m'être inscrit sur le site d'Apple, j'ai pu naviguer dans le Apple Store et j'ai téléchargé quelques applications gratuites.

J'ai aussi joué avec ITune sur l'ordinateur Windows de Marie. C'est tout de même un peu triste qu'il faille absolument passer par ce logiciel pour communiquer avec le Touch.

J'ai mis l'alarme pour le réveil du lendemain. Marie, n'ayant pas confiance, a tout de même réglé le radio-réveil...

Il me reste beaucoup de taponnage à faire (je me suis un peu aidé à partir de vidéos sur Youtube) et je dois aussi décider si j'achèterai Antidote. Par ailleurs, je dois voir comment transférer quelques films AVI en format Ipod.

Voilà donc le début de mon aventure IPod. Espérons que l'expérience sera satisfaisante !

lundi 19 octobre 2009

Lundi

Ebook gratuit pour apprendre le GNU Smalltalk.


À lire et méditer : Tice et mathématiques par Olivier Leguay

Un prof qui en a marre, et avec raison !

Le gentil facteur : excellent livre à lire aux petits enfants.

dimanche 18 octobre 2009

Dimanche

Tiens, Twitter est down ce matin ; et j'en ressens une petite frustration. Deviendrais-je twitteraddict ?


Semaine plutôt calme après l'excitation de la rencontre nationale du Récit. Mais je sens déjà des retombées intéressantes, surtout au niveau de l'implantation du Scriptorium. Le produit plaît.


À la rencontre régionale RÉCIT de vendredi dernier, j'ai invité mes collègues sur EnDirect. Tous sont maintenant inscrits. Mais développeront-ils l'habitude d'y écrire ? On le sait, la plupart des gens éprouvent une désagréable gêne à laisser des traces publiques. L'acte d'écrire est une « répugnance tenace » engendrée par l'école, dirait Jean Rostand.
Puis, parmi nos devoirs, nous nous sommes donné un petit dossier à développer. Le mien porte sur les mathématiques et la programmation informatique.


Au niveau du jeu de société, j'ai appris à jouer à la variante japonaise du Mahjong. Marie m'avait offert un merveilleux « set » en 1980. Il fait aujourd'hui l'admiration de plusieurs clients !

lundi 12 octobre 2009

Technolâtrie?

Rudolf Bkouche vient de publier un article intitulé Des tice dans l'enseignement des mathématiques. Je ne suis pas trop au courant du curriculum français au regard des mathématiques. Mais la critique de l'auteur par rapport à l'intégration (attention, ce mot n'est jamais utilisé dans l'article) des TIC en maths est intéressante.

D'abord quelques citations :
  • Le terme « formation », qui tend aujourd'hui, à remplacer le terme « enseignement », n'est pas anodin, il signifie qu'on forme la matière humaine comme les métallurgistes donnent forme au métal en fusion pour construire un objet fini. (P.4)
  • [...] le culte de l'évaluation est devenu l'un des premiers obstacles à l'enseignement. (P.5)
  • [...] l'institution, soucieuse de réussite des élèves, ce qu'on appelle aujourd'hui l'obligation de résultats [...]. (P.7)
  • L'usage à tout va de ces machines a conduit à deux attitudes opposées que nous pourrions appeler la technolâtrie et la technophobie. (P.12)
Passé outre quelques expressions cyniques du genre « thuriféraires » (p.1) et « poncifs » (p.12) de l'informatique pédagogique qui encadrent le texte, on peut s'attarder sur l'idée de l'article qui est assez répandue chez plusieurs enseignants de maths : pour comprendre, tu dois pratiquer. Dans ce contexte, l'ordinateur peut apparaître comme une menace pédagogique, car plusieurs logiciels sont maintenant capables de prendre la place de l'élève qui doit « pratiquer ». Pour M. Bkouche, sens et technique sont intimement liés. Pour lui, par exemple, la compréhension des opérations est inséparable de leur pratique.

Voir un ordinateur d'abord comme un objet technique amène, je crois, ce genre de réflexions. Mais l'ordinateur n'est pas qu'un objet technique. Et il me semble que depuis le début des années 80, des hommes comme Seymour Papert (Mindstoms), Mitchel Resnick et Hal Abelson (Turtle Geometry) entre autres l'ont très bien démontré : l'ordinateur utilisé comme machine de programmation par les élèves leur permet de développer des « idées puissantes ». Cet aspect est complètement absent de l'article de M. Bkouche.

Quelques exemples suffiront, je pense, à monter toute la force d'une approche de la mathématique à l'aide d'un ordinateur.

1. Les nombres décimaux

En troisième année, les enfants ont 8 ans et n'ont pas encore appris le concept de nombre décimal.

Dans un projet Scratch, les enfants doivent animer un personnage. Pour ce faire, le lutin (c'est un objet) prend, disons, 2 formes différentes. (Dans Scratch, on les appelle des costumes). Le lutin, en exécutant une boucle, modifiera son costume et, ainsi, donnera l'illusion d'une animation.

Cependant, les choses se corsent et tout ne va pas comme on le voudrait. En effet, le lutin change beaucoup trop vite de costume ce qui enlève un peu de réalisme à l'animation. L'enfant doit donc ralentir le passage d'un costume à l'autre. Il le fait à l'aide de la brique ATTENDRE qui, par défaut, est initialisée à 1 seconde.

Mais attendre une seconde entre chaque changement de costume rend l'animation beaucoup trop lente. Cependant, après plusieurs expériences, l'enfant va sentir qu'il doit y avoir quelque chose entre 0 et 1. Le besoin d'une nouvelle catégorie de nombres est alors créé.

2. Les angles

Le passage du tracé du carré au tracé du triangle est un questionnement classique en LOGO. Comme j'en ai déjà discuté récemment, je réfère le lecteur intéressé au billet en question.

3. Les entiers

Un peu de la même manière qu'on peut susciter un certain besoin des nombres décimaux, on peut le faire pour les entiers. En Scratch, la brique « avancer de ... pas » permet d'avancer un lutin. Assez rapidement, l'élève voudra que son lutin puisse aussi reculer. Or, aucune brique reculer n'existe. Vous aurez compris qu'il suffit d'avancer d'un nombre négatif de pas.

On peut alors assez facilement amener l'élève à opérer sur ces nombres. En effet, par défaut, un lutin pointe vers une certaine direction (à droite). Cependant, si on modifier cette option par défaut (par exemple, gauche) et qu'on ordonne au lutin d'avancer d'un nombre négatif de pas, ce dernier ira vers la droite ! Les deux actions, en quelque sorte, se multiplient. Bien sûr, l'enseignant amènera ensuite l'élève plus loin avec, entre autres, le formalisme mathématique associé à tous ces concepts. Je crois que ce formalisme, ayant un ancrage dans le projet personnel de l'élève, sera beaucoup plus simple à faire comprendre.

4. Le concept de variable

L'algèbre élémentaire n'est qu'une généralisation utile de l'arithmétique. Au lieu de dire le nombre 2, on parle d'un nombre quelconque. Via un projet de programmation informatique, il est très aisé d'introduire le concept de variable, car on désire généralement de la flexibilité. Par exemple, faire un carré de côté 100, puis un autre de côté 101, et un autre de côté 102, etc. est un peu fastidieux. Au lieu de cela, on crée un carré de longueur variable, et on situe la variable dans un intervalle choisi.

Puis, assez rapidement, l'élève utilisera à son insu la notion de « fonction » (concept d'entrée/sortie) et ce, encore une fois, par nécessité pratique. Bien sûr, l'enseignant devra monter à l'élève comment formaliser la chose, mais, au moins, l'élève comprendra l'origine et la force et la nécessité de cette notion.

On pourrait continuer avec plusieurs autres idées mathématiques où la programmation informatique arrive au secours de l'enseignant en plaçant l'élève dans des contextes qui feront émerger des concepts mathématiques essentiels. Ainsi, les mathématiques feront sens pour l'élève. L'ancrage des apprentissages se faisant dans des projets propres à l'élève, il me semble que ces apprentissages auront beaucoup plus de chances de garder une certaine permanence dans le cerveau des enfants.

L'article de M. Bkouche occulte complètement cet aspect essentiel de l'informatique pédagogique. Bien sûr, on peut se servir de l'informatique pour pratiquer des concepts, mais la grande force de l'informatique est surtout de permettre la (re)découverte de concepts fondamentaux. Évidemment, il faut les bons logiciels pour ce faire ; il faut aussi un pédagogue d'abord centré sur l'élève et non sur le programme à passer ; de plus, il est bien certain qu'il faut faire un certain deuil de la hiérarchisation des connaissances.

Les erreurs du passé

Le constructionnisme associé au LOGO a été (et il l'est toujours) très mal compris par les pédagogues. Plusieurs le dénaturaient. Comme, par exemple, ce conseiller pédagogique de l'époque qui rédigea un manuel de l'élève rempli d'instructions que l'élève devait suivre pas à pas. Pour moi, on peut apprendre un langage en construisant son projet. L'idée principale ici étant de permettre à l'élève de construire « quelque chose » de manière à ce qu'il puisse s'appuyer sur sa construction pour démontrer et expliquer les différents processus qu'il a utilisés pendant sa réalisation.

Il ne s'agit donc plus ici pour un enseignant de transmettre une certaine matière et de la vérifier à l'aide d'un examen mais bien de laisser l'élève « apprendre » pendant la réalisation de son projet.

La mode LOGO passée, certains penseurs de l'informatique pédagogique ont décidé qu'au Québec, il suffisait de montrer aux enseignants à programmer en BASIC. Cela pour leur permettre d'écrire des logiciels de type exerciseurs pour les élèves. À l'époque, plusieurs enseignants craignaient que l'ordinateur, un jour, prenne « leur place ». Il ne faut pas oublier qu'on était dans les beaux jours de l'enseignement par objectifs. Or, on imaginait assez bien une machine qui enseignerait dans ce mode : (voix de robot) Élève, fais étape 1 ; Élève, vérifie étape 1 ; Désolé ! Élève refait étape 2 avec autres exercices ; Élèves, revérifie ; Bravo ! Élève, fais étape 2, etc.

Ce fut un échec total. Certains ont bien acquis une attestation universitaire APO, (application pédagogique de l'ordinateur), mais ils ont à peu près tous mis leur diplôme dans le tiroir et sont retournés à la bonne vieille tradition : j'enseigne, tu écoutes, tu fais les exercices, je te teste, et on recommence : j'enseigne, tu écoutes,... Fort peu ont remarqué qu'en programmant, ils apprenaient ! Et donc, fort peu ont eu l'idée d'utiliser de faire utiliser la programmation par les élèves ! Il faut dire qu'il y en avait une bonne quantité qui avait été complètement écoeurée par les exercices stupides que l'université imposait. Donc, personne ne comprenait la force de l'informatique pédagogique, car on l'associait à de l'enseignement programmé.

Et aujourd'hui ?

Quelques personnes croient toujours que l'ordinateur doit être dans les mains des élèves pour qu'ainsi, ils demeurent actifs dans leurs apprentissages. Mais force est de constater que cette croyance n'est pas très répandue ; on gaspille actuellement des milliers de dollars à acheter des tableaux blancs interactifs électroniques au lieu d'acheter des ordinateurs qui seraient disponibles et utilisables en tout temps par les élèves.

Pour la grande majorité des enseignants, un élève qui utilise une suite bureautique est un élève qui intègre les TIC. Pourquoi ? Parce que les enseignants, les directeurs d'écoles et les conseillers pédagogiques n'ont pas encore appris à détecter ce que les élèves apprennent avec les TIC. On se contente donc de penser papier à l'aide d'un ordinateur. Et, ne sachant observer les apprentissages des élèves, ils peuvent difficilement en rendre compte à l'élève lui-même, à ses parents et aux administrateurs scolaires. Cela est le grand malheur. Et cela est sans doute l'apprentissage qu'ils devront le plus rapidement possible réaliser. Sinon, je ne donne pas cher de l'école. Car la réussite des élèves n'est pas, comme le dit M. Bkouche, une obligation de résultats. D'après moi, un élève qui réussit est un élève qui prend conscience des forces et des défis dans les apprentissages qu'il réalise et des processus qu'il actualise quand il apprend.

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