Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 13 octobre 2012

5e Tournoi des Maîtres

5e Tournoi Grand Slam des Maîtres - Finale - (Sao Paulo et Bilbao) 2012
Cadence : 90m:60m+10spc(41)
Site officiel.



pionCLASSEMENT FINALpion
POSJoueur123456Points
1Carlsen, Magnuspion3224617
2Caruana, Fabiano3pion442417
3Aronian, Levon21pion42211
4Karjakin, Sergey211pion2410
5Anand, Viswanathan1222pion29
6Vallejo Pons, Francisco01212pion6
Vidéo Youtube (2eronde)


Choisissez une partie :

vendredi 12 octobre 2012

De toutes les Paroisses, page 39

Qui se laisse marchander ne sait pas se donner.

Oh ! que ceux qui ont peu chez eux sont donc difficiles chez les autres !

Mourir en pleine joie, la coupe aux lèvres : un don généreux de la vie.

Ne parlez pas de pureté et d'amant : l'un chasse l'autre.

La dignité, c'est le paratonnerre.

La beauté promet le succès, non le bonheur.

Les jeunes rides sont timides, elles osent à peine. En revanche, les vieilles!

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 11 octobre 2012

De toutes les Paroisses, page 38

Un mari qui veut comprendre sa femme! C'est bien de l'ambition.

Ni fuir la bataille ni la chercher : pouvoir l'attendre.

Nuisible désir de toujours vouloir hâter les choses : permettons au temps de prendre son temps.

Que de fois l'entr'acte est le meilleur moment du spectacle !

Il est des bontés que nous ne goûtons pas; apprécions-les tout de même.

L'indifférence a un bon côté : elle excuse si facilement!

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 10 octobre 2012

De toutes les Paroisses, page 37

Comme on se surfait, et avec quelle profonde conviction !

La luxure et la faim n'ont pas le temps de choisir.

La volupté trouve partout des sirènes.

La toilette donne de l'audace aux sots.

On meurt à la peine : digne mort.

Les conseils très bien accueillis ne sont pas généralement de très bons conseils.

Tu n'as rien de plus précieux que ton coeur : surveilles-en l'entrée.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 9 octobre 2012

De toutes les Paroisses, page 36

En oeuvre d'art, on peut gagner la grâce où l'approcher, au moins ; on ne gagne pas la puissance.

Le jour des morts impressionne surtout ceux qui ne pensent à leurs morts qu'une fois par an.

L'ordre allonge la vie.

Les regrets, comme les indiscrets, fouillent partout.

Ceux qui veulent mourir font trembler les autres.

Savoir comprendre, c'est être psychologue ; savoir sentir, c'est être artiste ; savoir azurer, c'est être poète.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 8 octobre 2012

De toutes les Paroisses, page 35

Gâcher, c'est insulter.

Un des meilleurs privilèges de la jeunesse, c'est la facilité avec laquelle elle se fait aimer.

L'amour du commandement fait qu'on en garde en tous temps le bâton en main.

Les jolies femmes entre elles ne voient que des rivales.

Pour reconquérir, une femme qui aime peut tout pardonner.

Le coeur n'a aucun amour-propre. Oh pourrait souvent lui en souhaiter un peu.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

dimanche 7 octobre 2012

Shilvi

Marilise, accompagnée de sa grande tante Hélène, a assisté, ce dimanche, à un spectacle de Shilvi.

13e Tournoi International Karpov

13e Tournoi International Karpov - Poikovsky RUS
Classement final

Site officiel

POSJoueur1234567890Points
1Jakovenko,Dpion½½½½½11½16
2Ponomariov,R½pion1½½1½0½1
3Wojtaszek,R½0pion1½½½1½½5
4Motylev,A½½0pion11½½½½5
5Wang Yue½½½0pion½½½½1
6Rublevsky,S½0½0½pion½1104
7Onischuk,Al0½½½½½pion½½½4
8Bologan,V010½½0½pion1½4
9Bruzon Batista,L½½½½½0½0pion14
10Short,N00½½01½½0pion3


Choisissez une partie :

De toutes les Paroisses, page 34

Le baiser qu'on reçoit nous indique notre âge : frémissant dans la jeunesse, avec quel calme il tombe sur une vieille joue !

Une très belle religieuse a l'air de se donner deux fois à Dieu.

L'aspirant a le ton du locataire; l'amant, celui du propriétaire.

Une mère coquette défleurit la maternité.

Il semble qu'il y ait si longtemps qu'on soit vieux !

Sur ses longs doigts flétris, le passé compte nos ans. '

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 6 octobre 2012

De toutes les Paroisses, page 33

Piano, ne te plains plus de tes détracteurs : tu es vengé par le pianola.

Pauvre belle amoureuse! voyez-la faire son ronron quand on lui dit : Je t'aime.

Le souvenir des veufs est sujet aux nouvelles lunes.

Commencement de la perfection : Être persuadé que les autres sont plus parfaits que soi.

Ne rien donner, ni au hasard des mots, ni au hasard des choses : savoir où l'on va.

Ne te décide pas pendant l'orage.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 5 octobre 2012

De toutes les Paroisses, page 32

L'esprit a aussi ses jours de grande et de petite marée.

Le temps a beau détruire, à peine s'il contente l'avidité de la mort.

L'homme qui dort bien n'a aucune excuse pour être méchant.

La bonté a des ailes, la charité a des mains.

Dans l'émotion, la musique va plus loin que la poésie, elle pénètre plus avant, elle touche l'âme de plus près, elle fait le ciel plus bleu.

Je n'aime pas les sentiments qui meurent goutte à goutte; je préfère ceux qui meurent brusquement.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

Miette 76 : Tous les renards se retrouvent chez le pelletier

L'expérience

Tous les renards se retrouvent chez le pelletier.

Sommaire. - La terreur des poulaillers. - Massacres justifiés. - L'égalité dans le néant. - Songe réaliste. - Horace traduit, non trahi.— Autre cloche, même son.

Pour bien saisir le sens de ce proverbe, il faut remonter le cours des ans. À l'époque où les renards foisonnaient, on se livrait à de cruelles hécatombes ayant pour excuse la protection des coqs, poules, poulets et poulaillers. On faisait alors un grand commerce de peaux de renard. Naturellement, le marchand ayant nom, le pelletier, en offrait un choix considérable, tous les renards se retrouvant chez lui.

Si les renards ont à peu près disparu et si les pelletiers ont été transformés en marchands de fourrures, le sens attaché au proverbe subsiste toujours et subsistera jusqu'à la consommation des siècles; c'est-à-dire que les hommes se retrouveront tous réunis un jour dans le néant et au même niveau d'une égalité parfaite.

Cette vérité a été rendue avec réalisme par un homme de lettres du nom de Patrix, attaché au frère de Louis XIII, Gaston d'Orléans, qui lui-même se piquait de poésie :

Je songeais cette nuit que, de mal consumé,
Côte à côte d'un pauvre on m'avait inhumé
Et que n'en pouvant pas souffrir le voisinage
En mort de qualité je lui tins ce langage :
« Retire-toi, coquin, va pourrir loin d'ici,
Il ne t'appartient pas de m'approcher ainsi.
— Coquin, ce me dit-il, d'une arrogance extrême,
Va chercher tes coquins ailleurs, coquin toi-même.
Ici tous sont égaux, je ne te dois plus rien,
Je suis sur mon fumier comme toi sur le lien. »

On n'est pas plus égalitaire.

S'inspirant des vers d'Horace :

Pallida Mors aequo pulsat pede pauperum tabernas
Regumque turres,
1

Malherbe a dit moins brutalement, mais avec non moins d'énergie :

La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
On a beau la prier,
La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles
Et nous laisse crier.

Le pauvre, en sa cabane où le chaume le couvre,
Est sujet à ses lois,
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N'en défend pas nos rois.2

Sous une autre forme on retrouve encore dans une ode d'Horace la même pensée que la mort nivelle tous les rangs, unifie toutes les conditions ; grands et petits se retrouvent au même plan :

Omnes codem cogimur, omnium
Versatur urna serius, ocyus
Sors exitura, et nos in aeternum
Exilium impositura cymboe,3

ce que l'on peut traduire approximativement :

La même loi s'étend sur les hommes divers ;
Ils sont tous attendus dans la nuit des enfers ;
Ils y tombent en foule; et dans sa frêle barque
Caron passe à la fois le Pâtre et le Monarque.


1 Ode IV, Ad Sestium, vers 13.
2 Malherbe, Stances à son ami Du Périer (1599).
3 Ode 3 du Livre II. Ad Q. Dellium, vers 25 à 28.

Émile Genest, Miettes du passé, Collection Hetzel, 1913. Voir la note du transcripteur.

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