dimanche 31 juillet 2005
Paralogie
Par Gilles Jobin, dimanche 31 juillet 2005 :: Définitioneries
«Nous ferons place à la paralogie à côté de l'analogie et nous montrerons qu'à l'ancienne philosophie du comme si succède, en philosophie scientifique, la philosophie du pourquoi pas.»
Gaston Bachelard, Le nouvel esprit scientifique, p. 10, PUF, 1934
Je n'ai trouvé aucune définition de ce mot. Cependant, paralogisme existe bel et bien. Étymologiquement, il vient du grec para, «contre», et logos, «discours», «raison». Le paralogisme se rapproche du sophisme, bien qu'en général on utilise plus volontiers ce dernier mot pour désigner un raisonnement volontairement trompeur, le paralogisme étant commis de bonne foi (La pratique de la philosophie, Hatier). Le paralogisme est un raisonnement contraire à la logique ou entaché d'une erreur de démonstration (Dictionnaire des mots rares et précieux, 10|18). Dans le Gradus : Les procédés littéraires (B. Dupriez, 10|18), le paralogisme est un sophisme, mais qui est de bonne foi.
Bachelard crée (?) le mot sans aucun doute pour « sonoriser » l'opposition avec le raisonnement par analogie. Le livre de Bachelard est un essai sur l'épistémologie de la science moderne. Fascinant !




Je n'avais encore jamais acheté sur
Lu d'une seule traite ce petit dernier (publié en français) du Suédois Henning Mankell. En fait, L'homme qui souriait est le quatrième de sa série policière ( 8 livres) consacrée à Kurt Wallander. Il faut savoir qu'il y a une espèce de mode, dans le polar, qui consiste à prendre un personnage (détective, policier ou autre) et à suivre son évolution au travers ses aventures. Ce n'est pas du tout semblable aux Poirot/Miss Marple d'Agatha Christie dont on ne sait à peu près rien de leur vie personnelle, ces derniers n'étant que des résolveurs (problem solver) appartenant au monde des Who Done It. 
