Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mercredi 23 septembre 2009

Mercredi

Je n'ai toujours pas bougé relativement à l'achat d'un Ebook. Chose certaine, ce ne sera pas un Kindle, le support étant offert aux États-Unis seulement. J'ai aussi fait des recherches sur le format ouvert EPUB. Il y a beaucoup de discussions l'entourant. J'ai cherché à savoir comment on peut traduire un texte en ce format. Et j'ai trouvé. Je jongle maintenant avec l'idée de faire une publication d'Au fil de mes lectures dans ce format.

L'Aquops vient de lancer son appel d'ateliers pour son prochain congrès. En donnerais-je ? Je pense à mon Scriptorium. Et puis, peut-être, une autre journée complète sur Scratch, comme l'an passé. Il faudra voir avec mes copains du Récit MST. [À noter que les liens vers le Récit sont temporairement inactifs.]

mardi 22 septembre 2009

Code d'éthique

Hier, réunion de toute l'équipe des ressources éducatives. Entre autres, on nous a présenté le code d'éthique de la commission scolaire. C'est probablement une mode car il paraît que plusieurs CS en ont produit un assez récemment.

Un des points du document, page 5 :

Obligation de loyauté
L'obligation de loyauté s'accompagne d'une obligation de fidélité. L'intervenant est également tenu à une obligation de discrétion et de réserve. Cette dernière lui interdit de critiquer ouvertement les décisions de son employeur.
C'est beau la fidélité, mais ce n'est certainement pas parce que mon patron me dit de me jeter en bas du pont que j'irai.

« critiquer ouvertement » : Notons que ni le verbe critiquer, ni l'adverbe ouvertement n'ont été définis. Est-ce qu'aussitôt qu'on ouvre la bouche, la « critique » (positive ou négative) se fait « ouvertement » ? Comment peut-on tenter d'améliorer un organisme s'il faut tout faire en cachette, par en-dessous ? J'ose espérer que la cs révisera ou, tout au moins, précisera ce paragraphe. Sinon, il faudra sans doute que notre syndicat mette cet article à l'épreuve.

Autre remarque. Le code d'éthique répond sans doute à un problème ; sinon, pourquoi en faire un ? Or, quel est exactement le problème ? Quelles ont été les moyens mis en place pour le résoudre ? Et quelles ont été les solutions envisagées ? Et pourquoi, parmi ces solutions, a-t-on retenu celle-ci ? Une réponse, sans une compréhension des processus qui l'ont vu naître, ne veut pas dire grand'chose.

Attention ! Ce n'est pas une critique, c'est une opinion.

lundi 21 septembre 2009

Cinq mythes

En page 8 du cahier détachable consacré au tableau blanc interactif du dernier École Branchée (EB), on signale 5 mythes entourant l'outil.

Mythe 1. Un TBI, ça coûte cher !

EB mentionne que «cher, c'est relatif». En effet, ça dépend qui paye !!! Pour détruire le mythe, EB indique que certaines mesurent gouvernementales financent jusqu'à 66% du coût des tableaux. La mesure que je connais permet en effet de financer 66% du coût relié au du matériel informatique. En achetant un TBI (et un ordinateur et un projecteur qui lui sont uniquement associés) on n'achète pas autre chose. Par exemple, pour $3500, on peut obtenir environ 7 portables neufs pour une classe ou plus de 20 portables P4 d'organismes gouvernementaux qui se départissent de leurs machines.
Pour moi, ce n'est pas un mythe : un TBI (et, en fait, la technologie en général), c'est cher.
N'oublions pas qu'un achat scolaire dépend avant tout de ce qu'on veut promouvoir avec nos sous.

Mythe 2. Un TBI, c'est comme les tableaux utilisés par les présentateurs à la télé.

Rien à dire ici car je n'y connais rien à ces tableaux.

Mythe 3. Un TBI encourage l'enseignement magistral.

Alors là, allez voir mon billet et mes commentaires sur le site de Patrick Giroux et Martin Bérubé.

Mythe 4. C'est difficile d'utiliser un TBI.


À mon avis, c'est effectivement un mythe. Après 2-3 heures de manipulations, on en vient facilement à bout. Un désavantage que je trouve au tableau par rapport à la souris et au clavier, c'est que pour certains logiciels comme Squeak qui exigent une combinaison clic/clavier (comme Shift-Bouton droit), la fonction tactile du tableau est inutilisable.
Je n'ai pas suffisamment testé la fonction de reconnaissance de la graphie pour savoir s'il vaut la peine d'écrire un texte «à la «main» dans le texteur. Si cette reconnaissance est problématique, il vaut sans doute mieux écrire directement au clavier plutôt que de perdre son temps à corriger les erreurs de reconnaissance.

Mythe 5. Le stylet de l'Activeboard est fragile.

Je sais que certaines compagnies de TBI n'utilisent pas le stylet mais plutôt le doigt du présentateur. Dans ma cs, nous avons des Activeboard et personne ne m'a signalé la fragilité du stylet.

dimanche 20 septembre 2009

Dimanche

[...] citer, c’est ressusciter.
P. Assouline, Brèves de blog.


Chez Jeux-Triboulet, j'ai jasé un peu avec Nathalie ; jasé littérature (son conjoint Alexandre est écrivain) et Sony Book reader. Alors, le Sony ou le Kindle ?


En promenant les chiens ce matin et en les observant renifler un peu partout, je me disais qu'on se ressemblaient ; quotidiennement, je prends au moins une heure pour renifler mon monde sur Internet.


J'entame ma cinquième année de danse sociale ce soir. Après 4 mois sans avoir dansé, j'espère que je me souviendrai de quelques pas...

vendredi 18 septembre 2009

TBI : Entrevue non retenue

Au début de l'année, j'ai été questionné par madame Isabelle Toussaint, rédactrice pigiste, dans le cadre d'un article qu'elle préparait pour une revue québécoise. Cette revue l'ayant refusé, cet article se retrouve maintenant dans le dernier numéro de l'École Branchée. Pour des raisons que je peux comprendre, rien de ce que j'avais exprimé à madame Toussaint ne se retrouve dans l'article publié.

Voici donc comment j'avais répondu aux questions de madame Toussaint.

Une précision cependant : Je suis conseiller pédagogique en maths et animateur du RÉCIT local pour ma CS. Cependant, mes idées ne reflètent absolument pas celles de mon employeur. En ce sens, je suis « penseur autonome »!


Isabelle Toussaint (IT) : Quelles sont, selon vous, les raisons qui expliquent l'engouement pour le TBI partout dans le monde ? Est-ce sa simplicité relative d'emploi conjuguée à sa richesse en matière de possibilités (gestion des documents, accès Internet, écrire sur le tableau, sélection d'un élément à visionner, faire fonctionner un logiciel, introduire des images) ?

GJ : Je ne sais pas s'il s'agit d'un engouement ou, plus simplement, d'une mode. Depuis 2-3 ans maintenant, le gouvernement donne environ 30 $ par élèves (la commission scolaire doit en ajouter 15 $) pour le renouvellement ou l'ajout de matériel informatique, soit une véritable manne pour certaines compagnies. Ces dernières ont fait plusieurs représentations auprès des services informatiques qui y ont vu du potentiel pédagogique.

IT : Le TBI à vos yeux est surtout un outil pour l'enseignant, mais pas un outil d'apprentissage. Peut-on estimer qu'il a par contre atteint sa cible quant à l'aspect de l'information et de la communication ?

GJ : Par cible, entendez-vous l'ÉLÈVE ? Le TBI est un outil technologique qui laisse l'enseignant dans le paradigme de l'enseignement : J'enseigne (en faisant un bon «show» avec un TBI); tu écoutes et, parfois, je te laisse faire une présentation au TBI. Rien de bien révolutionnaire là-dedans. En fait, c'est tout le contraire : avec ce tableau, le prof est conforté dans sa vision « remplir des têtes vides ».

IT. J'aimerais que vous me donniez plus en détail l'exemple d'une technologie informatique/numérique qui pour un coût nettement inférieur offre une vraie dynamique d apprentissage.

GGJ. Pourquoi une technologie qui offre une vraie dynamique devrait-elle avoir un coût inférieur ? M'enfin...
Pour qu'il y ait apprentissage, il faut que l'élève soit actif dans la construction de son savoir. C'est pure illusion que de croire qu'un élève apprend en restant assis 50 minutes à écouter un prof (avec TBI ou non) déblatérer sa matière. Cette technique n'est utile que si on veut gaver les élèves de connaissances qu'ils régurgiteront quelques jours plus tard dans un examen.
Il n'est pas nécessaire que chaque élève ait son ordinateur portable. Cependant, si cet élève a besoin d'utiliser un ordinateur, ce dernier doit être immédiatement accessible.
Quelques exemples.
Un élève écrit un texte. Alors, IL DOIT être en mesure d'ouvrir un ordinateur, d'utiliser un texteur (en mode local ou Internet), d'ouvrir son correcteur orthographique, d'ouvrir DES dictionnaires, d'accéder à l'Internet pour y faire des recherches sur des mots, des phrases, des idées, etc.

On demande aux élèves de travailler en équipe sur un projet. Ces élèves DOIVENT avoir accès à des ordinateurs pour plusieurs étapes du projet :
- Remue-méninges avec un mind-mapping, par exemple.
- Structuration des idées et construction du plan (plusieurs logiciels sont d'une grande aide pour ce faire)
- Partage des idées (via un wiki par exemple ou un Google document)
- Écriture (wiki, texte partageable synchrone et asynchrone, outil de correction grammaticale, logiciel de graphisme, etc.)
... et j'en oublie.

Le rôle du prof dans tout cela ? Laisser les élèves travailler !!! Les guider, leur faire prendre conscience de leurs avancées, de leurs difficultés, de leurs forces, de leurs défis. Auparavant, il était important que l'enseignant sache ce que l'élève apprend. Aujourd'hui, il est plus important que ce soit l'élève qui sache ce qu'il apprend et ce qu'il lui reste à apprendre !!!

IT. Dans les outils que vous utilisez, quels sont ceux qui sont plus particulièrement efficaces en matière de pédagogie ouverte ?

GJ. C'est quoi, la pédagogie « ouverte » ? Je répète que le programme de formation exige que l'élève soit actif dans ses apprentissages. Et ce faisant, il arrivera à développer sa vision du monde.
Il faut aussi définir le mot outil car, d'après moi, on utilise beaucoup plus l'ordinateur comme un ustensile que comme un outil : le traitement de texte est une dactylo moderne, le courriel, un échange moderne de lettres, le tbi, un tableau noir moderne. Alors qu'un outil est un moyen facilitant l'exploitation de notre créativité et notre originalité. Voir à ce propos mon billet écrit en 2007.

IT. Le problème de la formation des enseignants reste important. J'ai cru comprendre qu'il est question de logiciels de programmation dans vos enseignements. Ces logiciels ne sont-ils pas trop complexes à appréhender pour un enseignant non initié ? N'est-ce pas trop en demander aux profs ? Cela ne requerrait-il pas systématiquement un conseiller pédagogique ? Et n est-ce pas alors là que le coût du TBI s'efface ?

GJ. Mais non ! Au Québec, le mot « programmation informatique » est tabou à l'école. Cela vient du milieu des années 80 où l'université offrait un certificat en Applications Pédagogiques de l'Ordinateur. Les inscrits apprenaient à construire des exerciseurs en BASIC. Une gang de profs ont été écoeurés par la chose...
Programmer un ordinateur, c'est lui enseigner ! Or quoi de mieux pour apprendre que d'enseigner. Donc, un élève qui enseigne à l'ordinateur nécessairement apprend ! C'est ce dernier concept qui n'est pas compris ou dans lequel on ne croit pas.
Quant à la compétence des profs, il ne faut pas oublier qu'ils ont tous réussi un bac à l'université. Apprendre à programmer n'est certainement pas au-dessus de leurs capacités...

IT. Au fond, les logiciels que vous utilisez pourraient-ils être appréhendés par les enseignants de la même façon intuitive que peut l'être le TBI ? Et si oui, alors il y a un problème d'information auprès du corps enseignant, non ?

GJ. Mais un TBI, ce n'est qu'un tableau blanc. C'est tout ! Avec ce dernier, vient généralement un logiciel qui permet d'activer différentes fonctions l'fun pour le prof qui enseigne. Mais on peut faire la même chose avec un canon projecteur et un ordinateur équipé du même logiciel (ou d'un logiciel libre qui fait le même job!)

IT. En quoi le principe de travailler avec un système de programmation enrichit-il l'apprentissage d'un enfant ? Quelles habiletés sont alors développées ? Comment un enseignant pourrait-il s approprier de tels logiciels pour l'aspect magistral de son enseignement ?

GJ. Drôle de question. Pour y répondre, il faudrait que je vous fasse une démonstration ou que vous veniez en salle de classe pendant que les élèves sont en projet «programmation».
En programmant, l'élève développe une grande majorité des compétences du programme de formation. L'élève apprend à organiser ses idées, à résoudre des problèmes, à créer, à imaginer, à communiquer ses idées, et j'en finis plus...
L'enseignement magistral est R I D I C U L E. Apprendre en écoutant quelqu'un d'autre est une aberration. Sauf, peut-être, pour apprendre à recracher de bonnes réponses à un examen qui ne veut rien dire..

IT. Quelles sont les TIC qui, selon votre expérience, sont efficaces auprès d'élèves en difficulté significative ?

GJ. TIC et efficacité... Pourquoi jumeler ces deux mots ? Les TIC permettent à une personne d'actualiser sa pensée. Là est toute sa force. Je fais régulièrement du SCRATCH (c'est un logiciel de programmation créé au MIT) avec tous les élèves, du premier cycle du primaire au secondaire, en passant par les élèves EHDAA. Pourquoi un tel succès auprès de ces éleves ? Parce qu'ils sont actifs  parce qu'on les laisse libres de développer une idée de leur crue ;parce que cela permet autant aux « faibles » (je hais les catégories) qu'aux «forts» de pousser leur imagination....

IT. Monsieur Thierry Karsenty (titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation à l'Université de Montréal) estime que se sont surtout des outils comme YouTube ou FaceBook qui sont les outils de l'avenir. Qu'en pensez-vous ?

GJ. Il est certain que le socioweb est important. Et qu'ils sont déjà très présents dans l'univers du jeune. Mais je me demande bien ce que l'école peut en faire. L'école n'est pas là pour permettre aux élèves de clavarder et de visionner des vidéos. Pour moi, l'ordinateur permet à (aide) une personne à devenir ce qu'elle est. Je sais, c'est un peu quétaine tout ça, mais si, en écrivant, on peut être lu par tous, c'est que, d'abord, on a écrit avec une intention profonde ou sérieuse. Si, en créant, on peut partager à tous les fruits de ces créations, c'est aussi parce que, d'abord, on a créé quelque chose. Je pense que l'ordinateur permet de devenir meilleur apprenant, meilleur humain.

IT. L'évolution des technologies étant tellement rapide, le TBI ne va-t-il pas être, de toute façon, très vite dépassé en matière de technique ?

GJ. Je ne sais pas, et je m'en fous. Pour moi, aussi paradoxalement que cela puisse paraître dans ma bouche, la technologie est bien secondaire. Et c'est de même pour le français, les mathématiques ou l'histoire. Ce qu'on apprend n'est pas important ; ce qui est important, c'est être en état d'apprentissage. Or il arrive que l'ordinateur, l'Internet, les logiciels libres judicieusement employés (c'est ici qu'on trouve le rôle du pédagogue !) offrent une quasi-permanence de cet état !

Vendredi

Billet de Martin. J'y ai évidemment laissé un commentaire !

Soirée jeux chez Jeux-Triboulet. Belle occasion de ne pas penser à mon travail.

Je suis toujours surpris des raisons qu'on me donne pour ne pas écrire un commentaire à la suite d'un billet sur un blogue. Ce matin, une collègue m'a dit « Je ne suis pas encore rendue là » et encore « c'est toujours les mêmes qui commentent ». Bon, la deuxième raison est plutôt faible car, de toute évidence, il faut commencer par écrire un premier commentaire, puis un deuxième pour éventuellement faire partie des « toujours les mêmes. »
La première excuse est plus difficile à saisir. Où faut-il être rendu pour écrire sur le web ? Cela pourrait-il signifier une peur du jugement ? un manque de confiance dans ses propres idées ? une pudeur intellectuelle ?
Site très intéressant pour quiconque s'intéresse au design web.

jeudi 17 septembre 2009

Quotidienneries

Pas mal la série ROME.
Passé la journée avec des élèves dans Scratch. Sans tableau interactif.
Reçu un cadeau de ma fille. Des dvd de The Big Bang Theory.

dimanche 6 septembre 2009

Autre macro

samedi 5 septembre 2009

Code permanent vers ddn

Problème : À partir d'un champ MySql contenant le code permanent d'un élève, trouver sa date de naissance.

Un code permanent se présente sous cette forme : NNNP########. Les trois première lettres NNN représentent les trois premières lettres du nom de l'élève et la quatrième lettre P représente la première lettre du prénom de l'élève.

Suivent alors 4 paires de nombres.

La première paire représente le jour de la naissance de l'enfant. Cependant, si l'enfant est né après 1999, on lui ajoute 62.
La seconde paire représente le mois de la naissance de l'enfant. Si c'est une fille, on lui ajoute 50.
La troisième paire représente l'année de la naissance.
La quatrième paire est réservée au MELS sans doute pour différencier ceux qui portent à peu près le même nom et sont nés à la même date.

Exemples

ALLN91530111
ALLaire, Nicole.
Les paires sont respectivement : 91, 53, 01, 11.
Puisque 53 > 50, l'enfant est une fille née en mars (53 - 50 = 3 = mars);
01 indique qu'elle est née en 2001;
Puisque qu'elle est née après 1999, le jour de sa naissance est le 29 (91-62).
La dernière paire (11) n'intervient pas dans la DDN.
Sa date de naissance est 2001-03-29.

ROBW24079902
ROBinson, Will.
Les paires sont respectivement : 24, 07, 99 et 12.
07 indique le mois de juillet. C'est un garçon car le nombre est plus petit que 50.
99 indique qu'il est né en 1999.
24 est son jour de naissance. Il est plus petit que 62 car l'enfant est né avant 2000.
Le nombre 12 n'a pas de signification au regard de la DDN.
La date de naissance de Will est : 1999-07-24.

Le code SQL qui permet la transformation est :

select concat(
if( substr( codeperm, 9, 2 ) < 50, 2000 + substr( codeperm, 9, 2 ) , 1900 + substr( codeperm, 9, 2 ) ),
'-',
if( substr( codeperm, 7, 2 ) > 50, substr( codeperm, 7, 2 ) -50, substr( codeperm, 7, 2 ) ),
'-',
if( substr( codeperm, 5, 2 ) < 31, substr( codeperm, 5, 2 ) -62, substr( codeperm, 5, 2 ) )
)
as DDN
FROM LaTable


LaTable est la table contenant le champ codeperm. Notez que cette commande est valide jusqu'en 2050 et pour les élèves nés après 1950. Cela est indiqué par la valeur 50 dans l'expression : substr( codeperm, 9, 2) < 50

lundi 31 août 2009

SEP en haut

Un grand moment pour moi de sentiment d'efficacité personnelle s'est produit en 2000.

Depuis quelques mois, je travaillais au passage mode statique vers mode dynamique de mon site Au fil de mes lectures. Pour ce faire, je devais apprendre PHP et MySql.

Au même moment, Marie, la femme la plus extraordinaire que je connaisse, avait un projet de portfolio pour sa classe de maternelle. Je lui ai donc suggéré d'en faire un web : Ayant l'expertise, elle en serait la conceptrice pédagogique alors que je l'assisterais en programmant le projet pour le web. Pour moi, y a rien de mieux qu'apprendre en contexte réel avec un problème réel. C'est ainsi que non seulement je me suis mis à l'étude du PHP et du Mysql, mais aussi à l'étude du programme du préscolaire.

Quelques mois plus tard, Marie et moi avions une version exploitable d'un portfolio électronique pour le préscolaire. Comme nos commissions scolaires respectives ne voulaient pas l'héberger, nous avons fait l'achat d'un espace web en France et, dès septembre de l'année suivante, tous les enfants de la classe avait un portfolio.

Ce portfolio est l'une de mes plus grande fierté. Il était près des besoins de l'enseignant, près des élèves et communiquait merveilleusement bien aux parents les progrès des enfants. Nous l'avons présenté à l'Aquops et l'accueil fut plus que chaleureux.

Aujourd'hui, en 2009, le projet a été repris et amélioré par le Recit du préscolaire.

SEP en bas

Cela se passe en 1980. J'avais quelques mois d'enseignement dans le corps. J'apprends que le conseiller pédagogique responsable de l'évaluation veut me rencontrer.

- Que puis-je pour vous, monsieur CP?
- Tu ne corriges pas comme il le faudrait.
- Comment ça ?
- Par exemple, GMA 121 à objectif 1, tu as donné la note de 17 sur 20 à cet élève.
- Oui, et pis après ?
- Ben, 17/20, c'est impossible. C'est un examen de 4 questions qui valent 0 ou 5 points. Donc, 17, c'est impossible.
- Je sais que le corrigé donne 0 ou 5, mais comme j'exige de voir le développement du problème ...
- On s'en fiche du développement. C'est juste la réponse qui compte.
- Mais c'est stupide.
- C'est comme ça.
- Je le redis, c'est stupide.
- T'as pas le choix. C'est la directive du ministère. Et je suis là pour la faire appliquer.
- Ben alors, changeons la directive. (Dans ma tête, je me disais qu'il serait bien aussi de changer de CP.)
- On ne peut pas. C'est comme ça, et c'est tout !


Je me suis senti vraiment cheap à ce moment-là. Pour moi, dans une résolution de problèmes, il est important de voir le développement de l'élève. Et il est important de porter un jugement sur la qualité de ce developpement.

C'est à ce moment-là que je me suis dit que l'évaluation scolaire, c'est de la merde.

L'attitude du conseiller pédagogique m'indiquait aussi qu'il ne serait pas facile de changer les idioties du système. J'ai alors décrété que si j'arrivais à provoquer ne serait qu'un seul petit pour cent de changement, je pourrais crier victoire.

Près de 30 ans plus tard, si j'évalue ma performance, je peux dire que cet objectif est un échec total car il n'y a à peu près rien de changer en éducation. Encore récemment, dans une formation, un enseignant m'a lancé :

- Tout ce que j'ai besoin, c'est d'avoir les examens de fin d'année assez tôt. Car c'est là-dessus que je me base pour mon enseignement.
- Ce que tu es en train de me dire, lui répondis-je, c'est que depuis 40 ans, rien n'a changé dans la province de Québec : au niveau de sec IV et V, on enseigne toujours en fonction des examens !
- C'est là dessus qu'on se base pour ME juger comme enseignant : la réussite passe par la performance des élèves à l'examen du ministère. Le reste, tout le monde s'en fiche pas mal.

SEP ? Pognés comme nous le sommes en éducation, je ne vois pas trop comment avoir un sentiment d'efficacité qui dépasse la naïveté du débutant.

SEP, le devoir

Demain et mercredi, j'assiste à une formation sur le SEP : Sentiment d'Efficacité Personnelle.

Et nous avons un devoir à réaliser. Le voici :

Le récit

Défi : Écrire deux récits
  • Décrire deux expériences professionnelles, une où tu t’es senti(e) efficace professionnellement et une autre où tu t’es senti(e) moins efficace professionnellement.
  • Utiliser le gabarit suggéré (Le gabarit en question, c'est deux colonnes, la première dans laquelle on écrit le texte, la seconde étant réservée aux commentaires).
Objectifs : À travers tes histoires personnelles et celles des autres
  • comprendre le concept du sentiment d’efficacité personnelle,
  • Faire des liens entre la pratique et la théorie,
  • Transférer les différents apprentissages dans sa pratique professionnelle.

La méthode du récit ou de l’approche autobiographique

Les aspects éthiques :
  • L’approche ne peut être imposée.
  • L’engagement doit être libre et volontaire.
  • L’engagement doit être individuel et collectif.
  • Chaque sujet est propriétaire de son récit.
  • Chaque personne juge de ce qu’elle veut partager.
  • Le respect est incontournable.
  • La confiance se construit progressivement dans le groupe.
  • Chaque récit permet d’enrichir le groupe.
  • Il n’y a pas de mauvais récits.

Le récit

Raconte-moi deux de tes expériences professionnelles l’une où tu t’es senti(e) efficace professionnellement et une autre où tu t’es senti(e) moins efficace professionnellement.
  • Écrire au « je ».
  • Important d’avoir du plaisir à écrire… laisser couler la plume… ou laisser aller les doigts sur le clavier…
  • Décrire le contexte.
  • Présenter les personnages.
  • Dérouler les événements en expliquant comment tu t’y es pris pour agir face aux personnes et aux situations.
  • Décrire le plus possible « Comment tu te sentais » « Qu’est-ce que tu te disais dans ta tête » « Comment tu interprétais les évènements à ce moment »
  • Utiliser le gabarit proposé.
  • Nombres de pages : 5 pages maximum pour chaque récit
J'ai généralement un préjugé assez négatif envers ces trucs à la mode. D'autant plus que ça ressemble à du New Age de la fin des années 70 (Parents efficaces, Enseignants efficaces, I'm ok You're ok, mariage encounter, etc.)

Au lieu d'utiliser le gabarit papier suggéré, je vais publier mes deux récits sur ce blogue, question de garder des traces et d'élargir la possibilité de commentaires. Et puis, il faut bien montrer aux formateurs universitaires à quoi peut bien servir un blogue !

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