Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mercredi 13 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 191

Trop prévoir nous empêche de voir.

La violence peut faire taire, mais non persuader.

La gaîté donne au travail un bel air de santé.

Une saine vengeance : avoir horreur de commettre le tort dont on a souffert.

En disant: « C'est impossible », nous croyons nous dispenser.

Pleurer toujours le passé, c'est humilier le présent.

Cadeau en main, une entrée est toujours gracieuse.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 12 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 190

Recevoir une fois, pour certaines gens c'est attendre toujours.

J'aime le philosophe à l'air serein : c'est une conséquence.

L'avidité, c'est la faim à toute heure.

On croit savoir lire en soi-même, on sait à peine épeler.

La tolérance peut n'être qu'une mollesse capitonnée.

Si l'injustice ne vous révolte pas, vous n'êtes pas loin de la commettre.

Les chagrins sans larmes ont eu des aînés.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 11 mars 2013

2013.10

Il faut écouter cette conférence de Michel Serres.
« Que faisons-nous ici ? » (Autour de la 30e minute)
« Votre tête est sur la table. » (autour de la 38e minute)



«Bien qu'ils ne l'avouent qu'avec réticence, la plupart des photographes gardent une confiance presque superstitieuse dans l'heureuse intervention du hasard - et ils ont de bonnes raisons pour cela.»
Susan Sontag (Réf.)

Blockly. Quand Scratch fait des p'tits.

Citation de la semaine

Le dernier livre de Richard Dawkins The Greatest Show on Earth: The Evidence for Evolution expose les faits relatifs à l'évolution biologique. L'ensemble de ses précédentes publications évoquait l'évolution en des termes exacts mais ne citait pas les preuves menant aux effets. L'ouvrage est écrit pour combler ce manque. (Wikipédia)

« It is no accident that we see green almost wherever we look. It is no accident that we find ourselves perched on one tiny twig in the midst of a blossoming and flourishing tree of life; no accident that we are surrounded by millions of other species, eating, growing, rotting, swimming, walking, flying, burrowing, stalking, chasing, fleeing, outpacing, outwitting. Without green plants to outnumber us at least ten to one there would be no energy to power us. Without the ever-escalating arms races between predators and prey, parasites and hosts, without Darwin’s ‘war of nature’, without his ‘famine and death’ there would be no nervous systems capable of seeing anything at all, let alone of appreciating and understanding it. We are surrounded by endless forms, most beautiful and most wonderful, and it is no accident, but the direct consequence of evolution by non-random natural selection – the only game in town, the greatest show on Earth. »
R. Dawkins, The Greatest Show on Earth - The Evidence for Evolution

Épouserie

Je pense écrire le scénario d'une nouvelle série dont le titre serait : « Marie a raison. »

Les examens

Voici un petit fil de discussion sur Twitter. FG = François Guité. GGJ : moi.

(FG) L'humanité vit une révolution sans précédent pendant que l'école ferme les yeux.
(GGJ) Mais que faire? Ma suggestion est de débuter par supprimer les examens basés sur la mémoire.
(FG) Examens… C'est un bon début. J'irais plus loin: supprimer tous les tests sommatifs, comme en Finlande (jusqu'à 16 ans).
(FG) L'évaluation n'est qu'un des maillons faibles. Il faut aussi regarder du côté de l'enseignement-apprentissage.
(GGJ) Mais puisqu'il faut commencer quelque part, commençons par celui-là !
(FG) Celui-là… Je partage ton avis. C'est le premier rempart à percer.
(GGJ) François : Il y a toi. Il y a moi. Y'en a-t-il d'autres qui pensent qu'il faut détruire l'évaluation traditionnelle? Pas sûr.
(FG) J'en connais d'autres, même au MELS (mais pas à la Direction des évaluations).
(GGJ) Alors, on fait quoi pour que ça bouge? Les gens aux MELS devraient p.e. prendre l'initiative! Comment peut-on les appuyer?
(FG) Vraiment trop peu nombreux ici pour des initiatives d'éclat. Travail de coulisse. Continuer d'évangéliser à l'extérieur.
(GGJ) Évangéliser? Dis-moi pas qu'il va falloir qu'on élise un Pape? Ou qu'on attende un miracle? Ma solution : influençons les élèves!
(FG) Influençons les élèves… C'est bien ce que j'entendais par évangélisation ;-)
(GGJ) Donnons le droit aux élèves d'utiliser Internet (au autres TIC) pendant les tests. Alors RAPIDEMENT l'école se transformera!

De toutes les Paroisses, page 189

Sur le chemin que tous suivent on peut encore se signaler.

On n'est jamais jaloux de la simplicité, elle ne semble pas en valoir la peine.

Le mensonge est une bosse qu'on fait à la vérité.

Quand on dit : c'est une coquette, éloigne-toi, il n'y a rien.

Quand on dit : c'est un avare, sauve-toi.

Ceux qui se vendent, en les payant bon marché on les paie toujours trop cher.

Le désir du bien a de saintes impatiences.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

dimanche 10 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 188

Il serait pire que l'ingrat, celui qui se laisserait fermer les mains par l'ingratitude.

Quand on n'aime pas un être, comme on en craint la pitié !

Se résigner, c'est aussi se ménager.

La faiblesse est sur le chemin du crime.

Savoir être jeune, c'est aussi difficile que de savoir être vieux.

La fausse modestie doit apprécier la vraie, puisqu'elle la simule.

Le trop nous amène souvent au trop peu.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 9 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 187

Il est des redites qui ne vieillissent pas, la vérité les embaume et les conserve.

Le coeur, quand il n'a pas, soupire ; quand il a, tremble; quand il n'a plus, se plaint : n'est-il pas né malheureux ?

La philosophie doit pouvoir regarder passer le bonheur sans l'appeler.

Ne montre pas toutes tes craintes, tu ouvrirais toutes tes portes à l'attaque.

Défie-toi de toi-même, car tu es toujours avec toi.

Ne donne pas seulement de ton argent, c'est sec, donne aussi de tes émotions, c'est le don supérieur.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 8 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 186

Il faut que le repentir soit près de la faute, comme le jeune enfant qui marche, près de sa mère.

Où tu ne manques pas, on peut t'estimer, on ne t'aime pas.

Devant les gens qui parlent peu, pèse tes paroles : ils savent généralement écouter.

Avec quelle profonde tendresse on se pardonne !

J'aime les coeurs qui se donnent lentement: leur tendresse est plus sûre.

Un moraliste peut être aussi un artiste; les deux qualités ne s'excluent pas.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 7 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 185

Notre âme nous regarde souvent avec l'air de nous demander : où en sommes-nous?

Un mauvais exemple ne peut pas plus nous excuser, que la bonté d'un autre nous faire mériter.

Pendant que les autres oiseaux chantent, le moineau cherche.

L'espace semble nous promettre du temps.

Être bon, à quelque chose de bon, n'importe à quoi.

La loi qui gêne l'honnête homme, il lui manque sûrement quelque chose.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 6 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 184

Quand on est en train de promettre, comme on y va !

En fait de plaisir, espacer ce qu'on ne peut augmenter.

La nature a aussi sa mauvaise humeur ; peut-être, bonne mère, est-ce pour excuser la nôtre ?

À Paris, du temps devant soi, quelle friandise !

Un vieux coeur qui a aimé comprend toujours les orages d'un jeune.

Admirer ce qu'on est sûr de ne jamais avoir, bon signe.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 5 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 183

La douleur élargit l'âme en la déchirant.

La vie se charge souvent de payer les dettes de l'ingratitude, et sans oublier les intérêts.

La vieillesse et la légèreté, quel pauvre assemblage! un valseur faisant des pirouettes avec un moribond.

Si friands sont nos appétits !

Le travail sauve tous ceux qui ont voulu se confier à lui.

O vie, tes attraits te rendent aussi responsable !

À la campagne, quand le soir arrive, la journée semble si lasse et si heureuse de s'endormir en lui!

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 4 mars 2013

2013.9

Échecs

Toutes les informations sur le prochain tournoi des candidats sont ici.

J'ai gagné ma partie de mardi soir. Mais le Tournoi ouvert de Gatineau a été une autre histoire. J'ai joué 4 parties dans l'Open, mais je n'ai pu arracher qu'une seule nulle. J'ai cependant beaucoup appris. D'abord, je réussis vraiment très bien à garder mon calme. Et je ne calcule pas trop mal. Alors, comment expliquer mes 3 défaites ? Ma grande faiblesse, c'est l'ouverture. On dirait que j'arrive à peu près toujours en milieu de partie avec un désavantage. Je dois donc, absolument, étudier cette portion du jeu. Je dois me monter un sérieux répertoire avec les Blancs et le Noirs et apprendre à faire confiance à ma mémoire. Dans les prochaines semaines, je tenterai de me trouver un système d'auto-apprentissage qui sera sans doute basé sur les cartes heuristiques. J'en reparlerai ici !

Weight Watchers

De ce côté là, tout va bien.

Pédagogie

Il faut absolument écouter Mitch Resnick. L'apprentissage de la programmation informatique est le meilleur moyen pour développer une foule de compétences chez les enfants. Je crois sincèrement qu'au secondaire, il faut cesser d'enseigner le français et les mathématiques. À la place, donnons du temps, beaucoup de temps à l'apprentissage de la musique, de la danse, de la programmation informatique, des arts plastiques, de l'éducation physique, des sciences. Il faut que nos jeunes aient du fun à apprendre et à créer !



Greyhound

Linux a eu 9 ans cette semaine. Il est toujours en pleine forme, et il a complètement récupéré de sa patte cassée. Kat, par contre, a une espèce de labyrinthite animale. Elle devrait guérir en 2 semaines.

De toutes les Paroisses, page 182

N'abusons pas du majestueux, il tourne souvent au comique.

La fierté se drape et attende

Un pauvre reconnaissant, ah ! saluons-le trois fois : au nom de sa mémoire, au nom de son coeur et au nom de sa délicatesse.

On aime à chercher la petite tache des plus purs. Pauvre humanité !

En général, la femme déteint plus sur l'homme que l'homme sur la femme.

En style, on se lasse des détours les plus charmants, des images les plus inattendues, des mots les plus friands, des comparaisons les plus heureuses, jamais de la clarté.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

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