Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

jeudi 17 août 2006

Huxley

Le bonheur universel maintient les rouages en fonctionnement bien régulier ; la vérité et la beauté en sont incapables.
Le Meilleur des Mondes


Hier, j'ai relu Le Meilleur de Mondes d'Aldous Huxley. Ce livre a beau avoir été écrit en 1931, il mérite toute notre attention.

L'échange final entre l'Administrateur et le Sauvage est remarquable. Deux logiques qui s'affrontent. Mais celle du bonheur est évidemment la plus forte :

«- Mais Dieu est la raison d'être de tout ce qui est noble, beau, héroïque. Si vous aviez un Dieu...
- Mon cher jeune ami, dit Mustapha Menier, la civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d'incapacité politique. Dans une société convenablement organisée comme la nôtre, personne n'a l'occasion d'être noble ou héroïque. Il faut que les conditions deviennent foncièrement instables avant qu'une telle occasion puisse se présenter. Là où il y a des guerres, là où il y a des serments de fidélité multiples et divisés, là où il y a des tentations auxquelles on doit résister, des objets d'amour pour lesquels il faut combattre ou qu'il faut défendre, là, manifestement, la noblesse et l'héroïsme ont un sens. Mais il n'y a pas de guerres, de nos jours. On prend le plus grand soin de vous empêcher d'aimer exagérément qui que ce soit. Il n'y a rien qui ressemble à un serment de fidélité multiple; vous êtes conditionné de telle sorte que vous ne pouvez vous empêcher de faire ce que vous avez à faire. Et ce que vous avez à faire est, dans l'ensemble, si agréable, on laisse leur libre jeu à un si grand nombre de vos implustions naturelles, qu'il n'y a véritablement pas de tentations auxquelles il faille résister. Et si jamais, par quelque malchance, il se produisait d'une façon ou d'une autre quelque chose de désagréable, eh bien, il y a toujours le soma qui vous permet de prendre un congé, de vous évader de la réalité. Et il y a toujours le soma pour calmer votre colère, pour vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. Autrefois, on ne pouvait accomplir ces choses-là qu'en faisant un gros effort et après des années d'entraînement moral pénible. À présent, on avale deux ou trois comprimés d'un demi-gramme, et voilà. Tout le monde peut être vertueux, à présent. On peut porter sur soi, en flacon, au moins la moitié de sa moralité. Le chistianisme sans larmes, voilà ce qu'est le soma. » (LdP, n° 346|347, p. 383, trad. J. Castier)

samedi 12 août 2006

Bonne nouvelle !

Je viens de recevoir ceci dans une promo d'Antidote :
Antidote RX est compatible aux processeurs 64 bits sous Windows, il est universel et Cocoa pour les nouveaux Mac Intel, et il s'adapte même à une toute nouvelle plateforme: Linux.
Enfin un vrai correcteur grammatical sous Linux !

lundi 7 août 2006

441

Deux ans et un quatre-cent-quarante-et-unième billet. Après trois mois d'activités, j'avais déjà écrit un mini bilan. Mes observations demeurent essentiellement les mêmes : le blogue est, d'abord et avant tout, chez moi, une activité nombriliste ou, si l'on veut, une épiphanie de la pensée. Je reviens souvent à cette citation du Journal de Jules Renard : « Écrire, c'est parler sans être interrompu. » Évidemment, cela s'applique à tout le web : il suffit d'y avoir un espace éditable, le blogue n'étant, après tout, qu'une application dynamique d'édition sur le net.

Alors, après deux ans de blogueries, que puis-je en dire ? Essentiellement, chez moi, bloguer sert à maintenir un degré d'awareness, une écologie intellectuelle, comme si mon cerveau restait aux aguets de nouvelles réflexions, de nouvelles joies. Au fil d'une observation, d'une lecture ou d'un mot d'un ami, je me dis : « Diable, j'aimerais bloguer ça ! » Mes Jobineries, sans doute un peu trop éclectiques pour intéresser bien du monde (je ne reçois qu'une centaine de visites par jour, ce qui est quinze fois moins qu'Au fil de mes lectures) sont le reflet de mes attirances, mes accointances. C'est une façon de me plaire.

En éducation ? L'école est tellement lente que lorsque les enfants et les enseignants s'y mettront, mon esprit sera sans doute occupé ailleurs. Non pas que je suis en avance, loin de là : c'est juste que l'école n'est pas de son temps. Après plus de dix ans de web, on en est encore à se demander ce qu'on peut « faire faire » aux enfants sur le net. Le web, il sert à quoi, à part faire de la recherche ? La relation école-ordinateur en est encore au sempiternel traitement de texte. Le scolaire traite l'ordinateur comme une dactylo : c'est tout juste si on n'entend pas le ding à la fin d'une ligne...

Que faire alors ? Pour l'école, j'ai carrément abandonné et ce, malgré de très très beaux projets que je vivrai cette année. Il reste donc l'action individuelle : écrire sur le web, et, peut-être, espérer devenir, pour certains, un modèle du possible. Plus nous serons nombreux à le faire, plus nos enfants, nos amis connus et inconnus, nos parents découvriront peut-être eux aussi le potentiel de ce que cela peut leur apporter et apporter aux autres.

vendredi 4 août 2006

Parabole chinoise

Un vieil homme du nom de Chunglang, qui signifie « Maître des rochers », possédait un petit lopin de terre dans les montagnes. Un jour, il perdit l'un de ses chevaux. Des voisins vinrent alors lui exprimer leurs condoléances pour ce malheur.
Mais le vieil homme leur demanda : « Pourquoi pensez-vous que cela soit un malheur ? » Et voilà que quelques jours plus tard l'animal revint, suivi d'une horde de chevaux sauvages. À nouveau les voisins apparurent, pour le féliciter cette fois-ci de cette aubaine.
Mais le vieil homme leur rétorqua : « Pourquoi pensez-vous que cela soit un aubaine ? »
Les chevaux étant devenus très nombreux, le fils du vieil homme se prit de passion pour l'équitation, mais un beau jour il se cassa la jambe. Alors, encore une fois, les voisins vinrent présenter leurs condoléances et à nouveau le vieil homme leur rétorqua : « Pourquoi pensez-vous que cela soit un accident malheureux ? »
L'année suivante, la commission des Grands Flandrins arriva dans la montagne. Elle recrutait des hommes forts pour devenir valets de pied de l'empereur et porter la chaise de celui-ci. Le fils du vieil homme, toujours blessé à la jambe, ne fut pas choisi.
Chunglang ne put réprimer un sourire.
Hermann Hesse, Éloge de la vieillesse, p. 146, trad. A. Cade, Livre de poche, n° 3376.

dimanche 30 juillet 2006

L'humanité

Un soldat avec un gros bazooka se trouve devant 10 enfants. Derrière les enfants, un autre soldat avec un canif.

- Tu es un lâche. Tu te caches derrière des enfants qui jouent.
- J'ai seulement un petit couteau.
- Sors de là, sinon tu seras responsable du massacre de ces enfants.
- C'est toi qui appuieras sur la gâchette.
Le soldat prend son portable, téléphone à son Général.
- Mon Général, j'en ai un, mais il est terré derrière des enfants. Il a un petit canif. Mais il peut détruire beaucoup avec ça. Que dois-je faire ?
- Attends un instant.
Le Général met en attente son soldat et, d'une autre ligne, appelle sa communauté internationale.
- Hé, George, comment va ?
- Bien ! Que puis-je faire pour toi ?
- Je n'ai plus de munitions. Tu pourrais m'en faire parvenir ?.
- Pas de problème, je t'envoie ça immédiatement.
- Merci !
Il prend la première ligne et dit :
- Soldat, tire. On te renverra des munitions.
- À vos ordres, mon Général.
- Alors, il a dit quoi ton chef ? lance le soldat caché derrière les enfants.
- Il m'a dit de tirer.
Le lâche fait une prière à son dieu. Les enfants jouent toujours.
L'autre lâche fait BOOOM !

[Fin alternative]

- Alors, il a dit quoi ton chef ? lance le type caché derrière les enfants.
- Il m'a dit de tirer. Mais je trouve ça ridicule. Le grand-père de ton grand-père haïssait certainement le grand-père de mon grand-père.
- Je pense plutôt que c'est le grand-père du grand-père de ton grand-père qui haïssait le grand-père du grand-père de mon grand-père.
- Que proposes-tu?
- Jette ton bazooka, je jette en même temps mon canif.
- J'ai pas confiance en toi.
- Moi non plus.
- Je jette mon bazooka, tu jettes ton canif et on tire une ligne ici, entre nous. On y met des petits hommes bleus. Ils s'assurent que tu ne dépasses pas la ligne. Et que je ne dépasse pas la ligne.
- Et ?
- Et je vais voir mon Général.
- J'irai voir le mien.
- Et on leur dira d'arranger tout ça.
- Oui, on leur dira d'arranger tout ça.
- Et s'ils ne veulent pas ?
Le soldat au bazooka réfléchit un petit moment.
- Si mon Général ne veut pas, j'écrirai des chansons.
Et du même souffle, il demande à l'autre. « Et si ton chef ne veut pas arranger ça ? »
Le gars au canif prend aussi un moment de réflexion.
- S'il ne veut pas, je composerai la musique.

samedi 29 juillet 2006

École en gros

La dernière annonce Bureau en Gros à la TV : un jeune demande de l'attention de son père « Papa, papa, papa ... quand fera-t-on des trucs ensemble ? » Le bonhomme paraît bien découragé. Et hop, miracle : le petit, la mine basse, se trouve avec plein d'effets scolaires, et le papa, sourire aux lèvres, lance « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? »
C'est alors que, sur le même ton, Aurélie me lance : « Pourquoi s'occuper de ses enfants quand on peut les envoyer à l'école ? »

Sackson

Sid Sackson (1920-2002) était un brillant inventeur de jeux et un immense collectionneur. Par Wikipédia, on apprend qu'il possédait, à sa mort, plus de 18000 jeux! La collection fut malheureusement dispersée. Génial créateur de jeux, on compte parmi ses grandes réussites Acquire, Bazaar, Sleuth, Venture et bien d'autres.

Pour ma part, je possède son excellent A Gamut of Games qui contient 38 jeux de son invention. Vous le trouverez à faible coût chez AbeBooks. Je viens d'ailleurs d'acheter quelques-uns de ses autres bouquins (sa série Beyond) via cette association de bouquinistes.

C'est en farfouillant dans ma bibliothèque que je suis retombé sur ce livre. Et je me suis rappelé que j'avais déjà programmé en 1999, en JavaScript, deux petits jeux solitaires issus du bouquin.

Le premier, appelé change-change est très simple : cliquez ici pour y jouer. À l'époque, j'avais programmé cette chose pour illustrer comment monter un projet JavaScript. C'était dans le cadre d'une formation que je donnais à des collègues.

Le deuxième jeu, Solitaire Dice, est plus complexe et plus poignant. Puisque programmer du graphisme dynamique en JS n'est pas évident, je voulais juste aiguiser mes connaissances à cet effet. Vous le trouverez là, mais prenez bien le temps de lire les règles du jeu. Sackson en a fait un jeu à boitier qu'il a nommé Choice. Programmée aussi en 1999, il existe une version JAVA, assez différente de la mienne.

Mon idée est maintenant de reprendre ces deux jeux pour les programmer en Squeak. Belle excuse pour apprendre la programmation orientée objets.

mercredi 26 juillet 2006

TV-littérature

J'apprends ce matin qu'il n'y aura plus d'émission consacrée à la littérature sur les grandes chaînes québécoises.

J'avoue n'avoir jamais vu Sous les jaquettes. Quant à M'as-tu-Lu?, je pense avoir regardé au maximum trois émissions. Évidemment, il est dommage qu'on ne trouve plus de plage horaire pour parler du livre à la TV.

Amoureux du livre, il est très curieux que les émissions littéraires m'aient rarement captivé. À croire que la lecture des livres m'intéressent plus que ce qu'en disent leurs auteurs...

En y réfléchissant quelque peu, je me rends compte que je ne saurai absolument pas quoi faire, avec 20 minutes de TV, pour attirer les gens à la littérature ou au livre. Et puis, je me suis rappelé la série L'homme et la musique animée par Yehudi Menuhin (début des années 80). Fantastiques émissions où Menuhin nous transportait au coeur même de la musique et de ses beautés. Pourquoi ne pas produire une telle série sur le livre? Je verrais très bien un Alberto Manguel comme guide d'un voyage qui nous amènerait sur la confection même du livre, sur l'histoire des grands éditeurs, sur les littératures du monde, sur l'histoire du roman, de la poésie, sur l'influence du théâtre, sur les grands auteurs du monde, les grandes bibliothèques, l'histoire des librairies, les ebooks, etc. Bref, de quoi faire un bon «24» palpitant autour du livre.

mardi 25 juillet 2006

Deux bougies

Estéban à deux ans. Tout va si vite. Ici, Andréanne raconte ; , le premier billet sur le blogue du p'tit.

dimanche 23 juillet 2006

Nostalgia

Petite nostalgie ce matin. J'écoute Espace-Musique, et Gilles Dupuis, animateur de l'ex Grande Fugue me manque terriblement. D'ailleurs, qu'est-il devenu ? Hier, samedi, à 10h, j'espérais encore Chronique du disque...
Depuis deux ans maintenant que la SRC a modifié la vocation de sa radio culturelle, et je me rends compte que j'écoute beaucoup moins la radio.

mercredi 19 juillet 2006

Un départ

Une nouvelle catégorie voit le jour sur mon blogue : Squeakeries. Pour ce premier billet officiel (j'ai déplacé trois anciens billets où je mentionnais Squeak vers cette nouvelle catégorie) je vais relater mon expérience d'appropriation de cet univers.

Premier contact

C'est un collègue qui m'a suggéré fortement de regarder Squeak. Ce que je n'ai pas fait immédiatement. Mais après avoir lu quelques messages de l'AFUL, je me suis livré à une très courte recherche sur le web. Je suis alors tombé sur cette merveilleuse vidéo où l'auteur introduit Etoys en programmant une bibite sortant d'elle-même d'un labyrinthe . Je n'ai su que bien plus tard que cet exemple était classique et faisait partie d'une première approche très connue d'Etoys. Toujours est-il que cette vidéo a eu un effet monstre chez moi car j'ai immédiatement compris tout le potentiel pédagogique d'un tel outil. Mes lecteurs savent déjà que je crois qu'il faut absolument que les enfants apprennent à programmer, tout au moins minimalement, un ordinateur. Je crois que programmer permet, entre autres, d'actualiser et d'ancrer sa pensée dans la réalité.

Se faire une webidée

Lorsque je désire en apprendre un peu plus sur un sujet, je commence toujours par m'en faire une webidée. Cela consiste à taper un mot dans Google et, partant du résultat, naviguer assez rapidement (surfer) sur les sites. Ce faisant, j'ai commencé à me faire un certain portrait de ce qu'était Squeak. Mais ce portrait était très flou, comme une photo qu'on capture en tremblant. Je discernais plusieurs mots/concepts que j'avais peine à comprendre : Smalltalk, Seaside, les Images, la version française, le greffon (plugin), les morphs, etc. Bref, j'étais complètement perdu. Après m'être calmé, j'ai décidé d'installer le logiciel sur mon portable Linux.

L'installation

Décrite ici, l'installation n'est pas évidente. Qu'est-ce que VM? Image? Source? Que faut-il faire avec tout ça? La page en question n'est vraiment pas claire. Je me suis donc battu un peu avec ma première installation jusqu'à ce que je tombe sur ce petit bijou. (Si vous êtes sous Windows, l'équivalent se trouve ici. Sous Mac, c'est .)

Premier lancement

Squeak, c'est un langage de programmation. Mais au premier lancement, on est tout de suite dépaysé. Tellement, que je me suis inscrit à la liste de discussion francophone de Squeak et sur un commentaire d'un fil, j'ai laissé ceci :
Je suis très novice dans Squeak. Je programme énormément en PHP et en javascript. Je connais en amateur éclairé JAVA), mais l'environnement Squeak est tellement... déstabilisant. (Dans Java, on écrit le source, on compile, et on regarde ce que ça donne...)
Hilaire Fernandes, père de DrGeo a alors pris le temps d'écrire une jolie réponse dont voici un extrait :
[...] programmer dans un environnement Smalltalk vous change la vision que vous pouvez avoir sur la programmation. J'ai pratiqué quelque autres langages, surtout C++ mais aussi un peu Python, Java.
Avec Smalltalk, on change de plan conceptuel, non que les choses soient plus difficiles, mais simplement la vision de ce que doit être le langage et son environnement de développement est totalement différente. Ce qui explique que tu te sens déstabilisé.
Une fois que l'on maîtrise les deux approches, la traditionnelle (que tu décris très bien par: on écrit le source, on compile, et on regarde ce que ça donne...) et celle de Smalltalk (que j'ai envie d'appeler celle des petits pas), la 2e apparaît de loin comme très supérieure.
De la première approche j'en ai été gavé pendant des années. La deuxième, je la pratique depuis peu, mais j'ai découvert que cette dernière me permettait d'aller beaucoup plus vite, d'avoir une approche du développement plus en continuité, moins brutale dans les transitions entre les moments forts du développement: édition de code, compilation, test, débogage. Avec Smalltalk le passage d'un de ces moments à l'autre se fait par epsilon alors que dans l'autre approche c'est à coup de ruptures brutales, mentalement déstabilisantes et stressantes pour le programmeur.
Vous pouvez lire le fil complet de la discussion. Encouragé par les paroles de M. Fernandes, j'ai poursuivi ma webexploration ce qui m'a permis de situer quelques concepts clés.
  • Squeak, c'est du Smalltalk libre. Smalltalk? C'est un vieux langage (années 70) de programmation inventé par Alan Kay. Smalltalk se voulait assimilable même par des enfants. Si vous lisez un livre sur Smalltalk, vous pourrez quasi directement appliquer son contenu à Squeak. Donc, conceptuellement et pratiquement parlant, Squeak et Smalltalk, c'est la même chose. Et puisque Smalltalk n'est pas très jeune, les ressources sur le web sont immenses.
  • On ne sauvegarde pas vraiment des fichiers dans Squeak: on enregistre plutôt l'image qui contient toutes les classes et les objets. Ces images sont entièrement portables d'un ordinateur à l'autre.
  • Dans Squeak, tout est objet.
  • Morph est un ensemble de classes permettant de programmer dans un environnement graphique.
  • Une Image de base contient plus de 1500 classes !

Comment coder

J'avais beau explorer les onglets qui entourent la fenêtre Squeak, j'avais beaucoup de difficultés à voir comment on pouvait coder un simple Hello world ! Et là, mes weblectures (voir plus bas) m'ont amené à comprendre le Browser, la fenêtre Transcript et la fenêtre Workspace. Pour accélerer un peu votre apprentissage de Squeak, je vous suggère l'étude de textes suivants :
Toutes ces références ne représentent qu'une partie de mes pérégrinations Squeak-Web, mais, à mon avis, vous saurez fort bien vous débrouiller à partir de là !

Et la pédagogie ?

Je reviendrai sur l'aspect pédagogique de Squeak. J'aimerais cependant vous conseiller fortement le livre Squeak : Learn Programming with Robots du brillant Stéphane Ducasse. M Ducasse est français mais son livre n'est disponible qu'en anglais. Dans sa préface, il nous dit « My ultimate goal is to teach you object-oriented programming, because this particular paradigm provides an excellent metaphor for teaching programming. » Sur le site consacré à BotsInc, il écrit « I wrote this book for my wife, who is a physics and mathematics teacher in a French school where the students are between eleven and fifteen years old. She had to teach computer sciences and I decided to help her understanding key concepts in programming and teaching them. As a computer scientist, I was aware of work on the programming language Logo and that the programming language Smalltalk had been influenced by the ideas of Logo. I discovered that Smalltalk is a powerful language and has a simple syntax that mimics natural language and that it had originated from research on teaching programming to children. » Ce livre fait vraiment un bon boulot : l'enseignement du langage-objet à l'aide de petits robots dans l'univers de Squeak.

N'hésitez pas à vous lancer dans le merveilleux apprentissage du monde de Squeak. Je n'en suis qu'au début mais déjà je ressens une belle jouissance intellectuelle à son contact.

Lectures

Mes lectures du mois sont arrivées par la poste ce matin.

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