Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mardi 28 avril 2009

Mélanges

Pas mal ce roman policier d'Arnaldur Indridason. J'ai suffisamment aimé pour commander La femme en vert et La Voix du même auteur. La mode est aux policiers (Wallender, Bosh, etc) à la vie déséquilibrée, et qui n'arrive pas à se consoler de la laideur du monde.

J'ai terminé cette semaine De l'Éducation de Jiddu Krishnamurti. Réflexions intéressantes dont vous trouverez des extraits très prochainement dans mon recueil. Une nouvelle publication vient de paraître du même auteur intitulée Apprendre est l'essentiel de la vie. Évidemment, je l'ai aussi commandée.

Là, je suis en train de lire Pour en finir avec Dieu de Richard Dawkins. Après une cinquantaine de pages, j'avoue me sentir quasiment toujours enragé, comme si de plus en plus je devenais absolument intolérant face aux arguments fallacieux, ridicules et abscons des religions organisées. Je vais continuer ma lecture, mais je me demande si ma pression n'en subira pas un certain effet malsain.

dimanche 26 avril 2009

Quelle chance !

mercredi 22 avril 2009

Projet d'été ?

Et si ce Personnal Google Book Scanner (via un billet sur La Feuille) devenait un projet d'été.

Le problème se situe au niveau de mes capacités manuelles... Mais n'est-ce pas là un bon projet pour essayer de les développer un peu plus ? La motivation, en tout cas, y serait, car cela fait longtemps que je cherche un moyen pas trop cher de me promener avec tous mes livres dans mon ordinateur.

lundi 20 avril 2009

Silvemel

J'ai enfin trouvé un thème à mon goût pour Firefox : Silvermel !

dimanche 19 avril 2009

Promenade du dimanche

samedi 11 avril 2009

Les nombres et la programmation

Quel beau passe-temps que la
programmation informatique.

Via le site du Coyote, je découvre aujourd'hui le Project Euler.

Régulièrement, le site énonce des problèmes qu'on peut résoudre à l'aide d'un langage de programmation. Voyez le premier problème qui date déjà de 2001 :

« Si on énumère tous les nombres naturels inférieurs à 10 qui sont multiples de 3 ou de 5, on obtient 3, 5, 6 et 9. La somme est 23.
Question : Trouver la somme des multiples de 3 ou 5 inférieurs à 1000.
 »

Voici ma solution en ... Scratch !



Et vous, comment vous y prendriez-vous pour résoudre ce problème ?

vendredi 10 avril 2009

Aquops 2009

Je rentre du colloque de l'Aquops. Mon dernier atelier a passé à la vitesse de l'éclair, mais mon objectif semble bien avoir été atteint : tous les participants m'ont signifié qu'ils avaient le goût de faire programmer les jeunes.

Bilan rapide :
  • Je remarque la présence de plus en plus prononcée de Linux et d'Ubuntu (je ne parle pas ici de mes lévriers !) ;
  • La qualité des ateliers est extrêmement variable : du bof ?! au wow !!! ;
  • Comme l'an dernier, que ce soit comme participant ou comme animateur, je n'ai pas du tout aimé les salles du Delta de Sherbrooke. Espérons que l'Aquops changera de lieu l'an prochain ;
  • J'ai eu de belles discussions de corridors (Éric Noël, Valérie Lebel, Jean Nadeau) ;
  • Et mes copains sont toujours aussi extraordinaires (Pierre Couillard, Pierre Lachance) ;
  • Et Benoît St-André, toujours aussi brillant ;
  • Et moi, toujours aussi crevé après une animation d'atelier...
Mais un colloque reste un colloque, et on peut se demander quelles sont les retombées véritables en salle de classe. Pour ma part, je crois qu'elles sont malheureusement bien faibles.

jeudi 9 avril 2009

45 h en 45 min

Avec Pierre Couillard, j'animerai à 13 h 30 un atelier de 45 minutes sur Scratch. La chose devait sans doute me préoccuper car je me suis réveillé à 4 h ce matin et j'ai complètement remanié ma présentation.

Mon objectif est simple : que les participants ressortent de l'atelier avec un incontrôlable désir de faire programmer les élèves.

L'atteindrais-je ? Vous le saurez au prochain billet !

Vous vous demandez quel est le rapport avec le titre du billet ? Hé, hé... cliquez ici.

mercredi 8 avril 2009

Le petit quotidien

Ce matin, en déjeunant a l'hôtel, j'ai pris le temps de feuilleter le Journal de Montréal. Il y avait quelques articles sur notre merveilleux monde de l'éducation. L'un portait sur le rapport des «Six Sages», l'autre sur le fait que nos syndicats sont une source importante du décrochage scolaire. Facal signe aussi un article. Et il y en avait un autre qui constatait qu'il y a de moins en moins d'hommes qui veulent embrasser la profession d'enseignant.

Rien de bien spécial dans ce rapport où on suggère encore des solutions que tout le monde connaît depuis des années et qui, force est de le constater, ne fonctionnent pas.

Et puis, où sont donc les élèves dans ce rapport ? On aime bien parler DES élèves, mais on ne parle pas AUX élèves.

Je passerai par-dessus l'article qui attaque le syndicat parce que, à mon avis, ceux qui l'attaquent ne comprennent rien à l'école. Voir dans un mécanisme syndical les causes du décrochage scolaire est très simpliste.

Facal ? Bof. Aucune solution apportée au problème du décrochage. Seulement de vagues lieux communs (responsabilités des parents, etc.)

Le constat est pourtant évident : malgré la Réforme, L'ÉCOLE SECONDAIRE EST PLATE !

Les élèves s'y ennuient.
Ils attendent du tout cuit pour le régurgiter aux examens et passer au plus vite à autre chose : leur vie à l'extérieur de l'école. Les apprentissages faits à l'école n'ont pas d'impact sur leur quotidien.
Ils sont tannés des matières désuètes.
Ils sont tannés de se faire écoeurer encore plus lorsqu'on détecte chez eux des difficultés. Un exemple frappant que je connais bien : Dans une école secondaire, on constate que les élèves ont des difficultés au niveau du français. Donc, pour les « aider , on ajoute deux périodes supplémentaires de français à leur horaire. Quoique cette décision est logique, elle manque tout à fait de profondeur. En effet, si un jeune a de la misère en français, ce n’est pas en lui donnant deux périodes de plus qu'on va l'aider : on va juste l'écoeurer davantage !

Ma solution : Enlevons-lui du français à l'horaire et donnons-lui des matières qui l'intéressent et enseignons-lui la langue dans le contexte où il est motivé à apprendre quelque chose. Si la langue française est vivante, pourquoi ne pas l'apprendre dans la vie ?

Deuxième constat : Bien des jeunes NE VEULENT PAS être à l'école. Et nous nous forçons à les y maintenir.

Ma solution : Qu'on abaisse l'âge de fréquentation obligatoire de 16 à 13 ans. Cette solution offre plusieurs avantages :

1 - On vide les classes des élèves qui ne veulent rien savoir, ce qui laisserait plus de temps à l'enseignant pour s'occuper de ceux qui veulent vraiment apprendre (avec ou sans problèmes d'apprentissage) ;

2- On donne une chance aux parents de trouver des solutions aux problèmes de l'enfant. À 16 ans, c'est plus compliqué. À 13, il me semble que le parent peut encore se prendre en main pour aider son jeune. Une chose est certaine : si l'enfant a des problèmes (autres que d'apprentissage), c'est aux parents à les régler et NON à l'école. Et quand le jeune aura redécouvert sa motivation pour apprendre, je suis convaincu que l'école se fera un plaisir de l'accepter. Ce n'est pas à l'école de « motiver à aller » à l'école, c'est aux parents de le faire.

3- Les matières sont plates.

L'exemple qui me vient à l'esprit est celui des mathématiques. On enseigne encore des niaiseries qui ne veulent absolument rien dire (aux élèves et, souvent, aux profs) seulement parce qu'il... faut les enseigner. On tient pour acquis qu'il faut enseigner la trigo, les exponentielles, les équations quadratiques et plein d'autres choses alors que TOUT LE MONDE S'EN FOUT. Les mathématiques doivent être vivantes : on appelle ça vivre en mathématie. Mais notre traditionalisme inconscient nous empêche de voir autre chose.

Ma solution : qu'on se penche rapidement sur une réforme des contenus. Quant à moi, je crois que le programme de l'école secondaire ne devrait contenir comme éléments normatifs que les compétences transversales. Les savoirs doivent être mouvants, adaptés aux réalités culturelles et scientifiques actuelles.

Bon, c'était ma réflexion de ce matin. Je me rends maintenant à mes ateliers à l'Aquops !

Scène de la vie de congressiste

Petite scène prise lors de la séance Scratch d'hier. C'est beau à voir, n'est-ce pas ?

dimanche 5 avril 2009

Petit dimanche matin

Linux et Ubuntu aiment bien quand on sort « en pack ».







mardi 31 mars 2009

Merdre

Difficile de rester silencieux devant cette décision du ministère de l'Éducation et des Sports : les commissions scolaires de la province devront mettre dès ce printemps à disposition de leurs employés des ordinateurs équipés du logiciel Office 2007 Professionnel.

Quelques remarques préliminaires :
  • La plupart des PC sont équipés de Windows avec, souvent, très souvent même, une copie piratée d'Office.
  • La plupart des gens utilisent l'ordinateur pour deux choses : naviguer sur Internet et écrire dans un texteur.
  • Office jouit d'une bonne réputation ;
  • La plupart des utilisateurs de PC se sentent incompétents lorsque vient le moment de mettre l'ordinateur « à sa main »;
  • La plupart des gens pensent que ce qui est bon pour eux est nécessairement bon pour les autres ;
  • Quand l'occasion se présente, les politiciens aiment faire plaisir au plus grand nombre.
  • Dans nos cs, la plupart des employés n'administrent pas leur ordinateur.
Tout cela fait en sorte que la décision du ministère respecte une certaine « logique ».

Logique ? Bien sûr !

Puisque tout le monde a un jour ou l'autre utilisé un PC équipé d'Office (piraté ou non); puisque ce même monde a écrit avec Office et en a été bien satisfait; et puisque ces mêmes personnes se font vanter par plein d'autre monde les vertus [sic] d'OFFICE (envoyer des documents à leurs amis, collègues, etc. qui, à leur tour, peuvent les lire parce qu'ils ont aussi une version (piratée ou non) d'Office) ; puisque de toute façon, l'installation d'office de base est assez simple et que la majorité des gens n'ont pas besoin d'y ajouter quoi que ce soit ; puisqu'une majorité d'utilisateurs ne savent même pas qu'ils peuvent travailler avec d'autres outils - et qu'ils s'en moquent.

Avec tous ces puisque, il est bien normal qu'une ministre fasse plaisir à tout ce beau monde en leur offrant un nanane sucré.

Pourtant...

Pourtant, ce nanane, bien que sucré, est empoisonné.

A) Les enseignants qui utilisent cette suite seront sans doute portés à produire des documents propriétaires. Mais s'ils veulent les partager aux élèves, ces derniers seront obligés soit d'avoir une copie d'Office (et quels sont les parents qui voudront dépenser quelques centaines de dollars pour la chose ? Aucun. Donc, ils devront sans doute obtenir des copies illégales...), soit ils les liront avec un logiciel libre du genre OpenOffice.

Bien entendu, avec Office on peut produire des fichiers dans un format plus "conventionnel" (.txt, .rtf, etc), mais dans ce cas, pourquoi utiliser Office à 700$ pour ce faire alors qu'une tonne de solutions gratuites existent sur Internet.

Conclusion 1 : En produisant des fichiers propriétaires, soit les enseignants NE LES PARTAGENT PAS, soit ils les partagent à leurs élèves et les incitent à copier le logiciel (pour pouvoir les lire) ou a utiliser un logiciel libre. Dans ce dernier cas, si le logiciel libre en question est bon pour lire les fichiers du profs, pourquoi diable le prof n'utilise-t-il pas ce logiciel en question pour produire leurs documents. Au moins, cela n'incitera pas les parents et les élèves à la copie illégale.

B) Tous savent très bien qu'une suite bureautique libre (OpenOffice.org) existe comme alternative à Office. L'utilisateur qui opte pour OOorg doit cependant avoir une certaine maîtrise de sa machine. Car, comme vous le savez sans doute, il est possible d'obtenir une foule de greffons pour adapter la suite à ses propres besoins. Le problème, avec ces greffons, c'est qu'on doit pouvoir les installer. Et pour les installer, on doit pouvoir minimalement contrôler sa propre machine. Donc, il faut comprendre son ordinateur.

Conclusion 2 : En installant pour tous la suite Office, on maintient les intervenants dans l'ignorance des outils informatiques. Et on les invite à demeurer des utilisateurs de bas niveau.

C) Une suite bureautique contient plusieurs outils (texteur, chiffrier, etc.). Mais ces outils sont-ils vraiment utiles en éducation ? En achetant pour tous la suite, le MELS semblent suggérer qu'elle est pédagogique importante. Mais est-ce vraiment le cas ? Quand je réponds oui à cette question, c'est que je crois que ce n'est pas WORD qui est important, mais le texteur; que ce n'est pas EXCEL qui est important, mais le chiffrier électronique, etc.

Conclusion 3 : En suggérant OFFICE comme suite bureautique, le MELS suggère que le produit d'une compagnie en particulier est pédagogiquement supérieur aux autres. Le MELS ne suggère donc pas d'enseigner les forces d'un texteur, mais d'enseigner WORD. Quelle tristesse !

Je sais bien qu'une partie de mes taxes iront dans les poches de Microsoft. La chose me choque. Mais n'oublions pas qu'il n'y a pas si longtemps, on a voté pour remettre ce gouvernement au pouvoir. On a ce qu'on mérite.

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