Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

vendredi 22 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 200

Une longue solitude marque son homme au coeur, ou à l'esprit, ou au caractère.

L'esprit bourgeois craint l'imagination et s'en éloigne, comme on s'éloigne des fusées du feu d'artifice.

Bien conduire sa vie, c'est travailler, accepter et se taire.

Il y a des baisers qui ont envie de mordre.

Le désespoir dédaigne les larmes : il a ses cris.

Dans le mariage moderne, la porte de l'adultère reste toujours entr'ouverte.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 21 mars 2013

Guimond-Jobin : 1/2-1/2


Michel Guimond (1942) - Gilles Jobin (1798)
Tournoi des Commanditaires, Gatineau, 2013
Défense Sicilienne (ECO B44)

Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.

De toutes les Paroisses, page 199

Profite des petites occasions de bien faire, en attendant les grandes.

Oublier l'heure qui sonne, c'est aussi pardonnable au penseur, au poète, que c'est impardonnable au cuisinier.

La cloche obéit, le sonneur commande.

Nous les trouvons si mignons, si jolis, nos petits mensonges, que nous les racontons et les faisons circuler en guise de mots d'esprit.

Assise à côté de son grand frère l'espoir, la tendresse attend et soupire.

C'est aux plus humbles amis qu'on demande souvent les choses les plus désagréables.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 20 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 198

La vérité est-elle jamais entrée dans un compliment de femme à une autre femme?

On court à la beauté, on court pour y aller et on court pour en revenir.

On ne plaint jamais assez les femmes qui tombent : tout ce qu'elles donnent, pour le peu qu'elles reçoivent!

On ne guérit pas de l'amour, il lui faut sa victime.

Les proportions sont chères à l'harmonie, comme les enfants à leur mère.

Triste, triste, la défeuillée des arbres, si craintifs au moment des adieux !

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 19 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 197

Personne ne va plus vite en besogne que la sympathie.

La plus touchante couronne derrière le convoi d'un riche : voir sincèrement pleurer un pauvre.

Si tu veux être pleuré, donne beaucoup : on pleure le bien perdu avant de pleurer le mort.

Âme de plaisirs, âme de soupirs.

Les moments perdus ne sont jamais perdus pour le mal.

Prétendre, c'est toujours exagérer.

Les mots sont timides, à côté des baisers.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 18 mars 2013

2013.11

Citations

« Se hâter est le plus sûr moyen de ne pas arriver et seuls les fuyards sont pressés. »
Luis Sepúlveda

Creuse un trou pour ton étang
Sans attendre la lune.
Lorsque l’étang sera achevé,
La lune viendra d’elle-même.
Maître Zen Dôgen (1200-1253)

Un commentaire

J'ai laissé sur ce blogue le commentaire suivant :

La motivation ? Un beau sujet. Mais, vraiment, est-ce que ce concept a une quelconque réalité ? Pour l'école, souvent, on juge «démotivé» un élève qui ne veut pas apprendre les platitudes qu'offre l'école...

Donc, pour moi, 3 éléments composent la «motivation»

1- La personne doit avoir un projet qui A DU SENS POUR ELLE ;
2- La personne doit avoir un réel sentiment de FAISABILITÉ ;
3- La personne doit avoir un réel CONTRÔLE de son projet.

Si ces 3 ingrédients ne sont pas réunis, on peut oublier la motivation.

Or, généralement à l'école, l'élève n'a à peu près AUCUN contrôle. Parfois la tâche lui apparaît insurmontable, et surtout n'a aucun sens.

Est-ce au prof à «s'arranger» pour motiver l'élève? Moi, je n'y crois pas. Est-ce à l'élève à «prendre son mal en patience» ? Non plus. L'école est tout simplement plate : tout le monde s'y ennuie. C'est pourquoi on met des plasters (parascolaire, voies particulières) sur un bobo qui ne se guérira pas à moins d'amputer le membre. Ce membre, ce sont les matières scolaires : il faudrait qu'on reconnaisse enfin qu'au secondaire, ce qu'ON ENSEIGNE N'EST PAS IMPORTANT, c'est être en ÉTAT D'APPRENTISSAGE qui compte !

Yé ! Les catholiques ont un nouveau pape !

« Âgé de 76 ans, Jorge Mario Bergoglio est né en Argentine. Il est connu pour son mode de vie humble et sa lutte contre la pauvreté. Il soutient une doctrine conservatrice, particulièrement en ce qui concerne l'avortement et l'euthanasie, le contrôle de la natalité, l'homosexualité et l'ordination des femmes prêtres. » lit-on ici.

En voyant tous ces cardinaux défiler, je n'ai pu m'empêcher de penser à un cirque. Ça me dépasse qu'on puisse encore adhérer à une religion institutionnelle en 2013 !

Échecs

3 en 3 au Tournoi des Commanditaires. J'espère maintenant remporter ma partie de mardi contre Michel Guimond, le joueur actif le plus haut coté de l'Outaouais.

La table Lomonosov (140000 gigaoctets) qui résout toutes les positions comportant 7 pièces ou moins.

Je suis l'excellent Tournoi des Candidats qui se déroule actuellement à Londres. Je prédis (comme à peu près tout le monde) la victoire du jeune Carlsen.

Le piège de l'Éléphant. (Image prise ici.)
Il s'agit d'un piège qu'il faut connaître dans la variante Cambridge Springs du Gambit de la Dame refusé.

1. d4 d5 2. c4 e6 3. Cc3 Cf6 4. Fg5 Cbd7 5. cxd5 exd5
Le piège est en place. En effet, les Blancs peuvent être tentés par le gain d'un pion :
6. Cxd5??
Cependant 6... Cxd5! 7. Fxd8 Fb4+ et les Noirs gagnent un pièce.

Tweet de politicien

Je ne suis abonné à aucun fil de politicien, sauf celui de Pierre Duchesne, dont mon abonnement date du temps où il était journaliste. Plus tôt, j'ai vu passer son tweet citant JM Léger : Pierre Duchesne @duchp : «Ça fait 25 ans que je fais le métier, jamais vu un gouv (celui de Charest) qui insatisfait la population aussi longtemps.» -JM Léger #polqc

Charest a fait 9 des 25 ans en question. Les probabilités sont quand même assez grandes que ce soit pendant cette période que la population fut le plus longtemps insatisfaite. Évidemment, M. Duchesne, en bon politicien ordinaire, aime rappeler des statistiques qui font son affaire.

Conclusion : je me suis désabonné du Twitter de notre bon ministre.

Maths

En lisant cet article sur l’algorithme de la division de fractions, je suis resté plutôt sur ma faim. Je pense qu'il faut absolument revenir à l'idée même de la division avant d'aborder quoi que ce soit. Déjà ici et , j'ai mentionné que la division se présente sous deux idées différentes : la division contenance et la division partage. Par exemple, 1/8 ÷ 2 peut signifier «deux est contenu combien de fois dans un huitième» ou encore «Partager également un huitième (de pomme, par exemple) entre deux personnes.» À partir de ces questions, il faut laisser l'élève RÉFLÉCHIR. Cela peut prendre du temps, beaucoup de temps. Mais il serait toujours prématuré de passer aux symboles avant que l'élève n'ait complété sa réflexion.
Et alors des questions intéressantes peuvent surgir. Par exemple, lorsque le diviseur est une fraction, peut-on parler de division partage ? de division contenance ? Quel sens donner lorsque le dividende et le diviseur sont des fractions ?
Didactiquement, je trouve qu'on passe beaucoup trop rapidement sur l'idée que la fraction représente. Par exemple, un tiers, est-ce toujours « la même chose » ? Ex. 1/3 d'une pizza extra large est-ce égal à 1/3 d'une petite pizza ? De là, il faut toujours (je répète toujours, Toujours, TOUours, TOUJOURS) que l’élève prenne conscience de l'UNITÉ considérée dans TOUS les problèmes avec des fractions. Le bon élève doit même EXIGER de son enseignant que cette UNITÉ soit donnée avant même d'entamer TOUTE question contenant des fractions.

Weight Watchers

Ça baisse toujours, et je mange vraiment bien. Je suis content que toute la famille s'y mette.

Retraite

Je n'ai pas fixé précisément ma date, mais ce sera avant octobre, c'est certain !

De toutes les Paroisses, page 196

Le service qui n'est pas rendu avec plaisir, comme il est pesant pour celui qui le reçoit !

Que de gens sans fortune n'auraient pas été plus sots que d'autres !

La leçon de l'avenir est dans son silence.

Tôt ou tard, l'énergie triomphe, les dieux l'admirent.

N'écouter que la raison, c'est lui faire la part trop belle.

Sois franc, sans tout dire.

Pour défendre autrui, l'émotion l'emporte sur l'adresse.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

dimanche 17 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 195

Sur l'aile de l'espérance arrive une bonne nouvelle.

La négligence compte sur le temps, comme l'imprudence sur le hasard.

C'est la colère qui donne le plus à faire au repentir.

Et tout seul on s'en va vers son heure dernière, heureux lorsque la foi ferme notre paupière.

Une grande dame recherche souvent une bourgeoise pour refaire son honneur ou sa bourse.

Ce n'est ni dans le château ni dans la chaumière que l'amitié se cultive le plus : elle est le privilège de la classe moyenne.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 16 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 194

Quand tu te juges, mets ton voisin à ta place, tu verras plus clair.

Persuadons-nous bien qu'en art la longueur ne remplace rien, elle ne fait qu'augmenter ce qui manque.

On porte la défaite tête haute ou tête basse, dans le silence ou dans la rhétorique.

Les peines accourent, les bonheurs comptent leurs pas.

Ce serait quelquefois malheureux que la sottise se corrigeât: elle est si amusante pour les autres, par tout ce qu'elle ose !

Le silence est donc la propriété du bavard, qu'il devient furieux quand un autre parle?

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 15 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 193

N'envie aucun avantage : dans ta main en serait-il un ?

Il y a des choses qu'il ne faut juger que de loin, d'autres plus fines, que de près.

Les grandes lâchetés ont peu d'occasion de se produire, mais en revanche, les petites, comme elles s'en donnent !

Fuis l'indécis, tu ne lui ferais pas de bien et il te ferait du mal.

Le temps s'en va sans regrets, il ne s'en va jamais seul.

Une tentation n'est souvent qu'un jeu ; on l'écoute sans l'intention de la suivre : le crabe nous tient.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 14 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 192

Il y a des sottises qui sont si générales qu'elles semblent avoir acquis droit de naturalisation.

L'emphase gâte tout par prodigalité.

Le soleil semble toujours pardonner.

Il faut quelquefois une absence pour nous faire apprécier ce que nous avions au logis.

Les désoeuvrés, qu'ils sont lourds aux autres! On leur achèterait des perles pour le plaisir de les voir les enfiler.

On n'a jamais moins de temps de reste que quand on ne pense qu'à soi.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 13 mars 2013

De toutes les Paroisses, page 191

Trop prévoir nous empêche de voir.

La violence peut faire taire, mais non persuader.

La gaîté donne au travail un bel air de santé.

Une saine vengeance : avoir horreur de commettre le tort dont on a souffert.

En disant: « C'est impossible », nous croyons nous dispenser.

Pleurer toujours le passé, c'est humilier le présent.

Cadeau en main, une entrée est toujours gracieuse.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

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