Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

vendredi 15 février 2013

De toutes les Paroisses, page 165

Il faut attendre en priant ou en agissant, tromper l'attente.

Il est des gens qui semblent nés pour engraisser l'ennui.

Tièdement vouloir, c'est offenser la volonté.

Pour savoir se taire que faut-il? être convaincu de la sottise de beaucoup de gens qui parlent.

C'est lâche de trop se préoccuper de l'opinion, c'est fou de se boucher les oreilles pour ne pas l'entendre; se moquer d'elle en faisant son devoir.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 14 février 2013

De toutes les Paroisses, page 164

Par habileté certains médisants ne vont pas jusqu'au bout, mais ils montrent le chemin.

C'est toujours juteux de faire pâlir un envieux.

Les Scandinaves semblent être enfants du clair de lune.

Sois bon, à rendre les anges jaloux.

Toutes les hautes vertus qui tombent éteignent une étoile.

Juge avec douceur pour n'entendre que la justice.

Tous les grands dons sont effrayants dans la vie : la grande beauté, la grande fortune, le grand pouvoir, quels nids à tentations !

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 13 février 2013

De toutes les Paroisses, page 163

Comment comprendre qu'une tyrannie douce puisse manquer quand elle s'éloigne ?

Que de pauvres maris donnent toute leur sueur à la mode !

Que de petites gens sont devenus de grands morts devant l'Éternel !

Nos altesses sont très arrangeantes aujourd'hui; elles donneraient des leçons aux bourgeoises.

L'ironie ne va pas à la vieillesse : elle aggrave ses rides.

Il y a des étoiles dans le repentir.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mardi 12 février 2013

De toutes les Paroisses, page 162

Comme il y a manière de porter la toilette, il y a manière d'être duchesse.

Un coeur sans verrou, fi de ce coeur!

Les dames de compagnie, comme les dentelles, demandent le choix.

La jeunesse se regarde pleurer, tant les larmes l'étonnent.

Où prend-on son opinion? Bien moins dans son raisonnement que dans son humeur.

La première infidélité que tu commets, avec un peu de complaisance on peut la mettre sur le dos de la nature, la seconde franchement sur le tien.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

lundi 11 février 2013

De toutes les Paroisses, page 161

Ce que je trouve léger sur ton dos, sur le mien comme c'est lourd!

Une simple rougeur ouvre le secret d'une âme.

La pudeur ne sait pas toujours le pourquoi de sa crainte, elle sent qu'il y a à craindre.

Donner tort à ce qu'on aime, comme c'est aimer le juste!

Il y a bien des êtres qu'on n'a pas besoin de voir souvent, mais de savoir là ; il faut la mort, hélas ! pour nous apprendre ce qu'ils nous étaient.

On profite du prestige des gens avec lesquels on vit, et on s'en pourlèche.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

2013.6

Rencontre avec la DEAAC (Direction de l'Éducation des Adultes et de l'Action Communautaire) à Hull. Ils voulaient entendre différents intervenants de la FGA sur la mise en oeuvre du Renouveau pédagogique. J'ai profité de l'occasion pour passer mon message : Prière de briser le sacro-saint processus

1, Fais ton livre ;
2. Fais un pré-test;
3. Fais le test standardisé ;
4. Si tu as eu 60%, recommence à l'étape 1 avec un autre livre. Sinon, fais plein d'exercices supplémentaires et reviens à l'étape 2.

À tort, cet algorithme est appelé par plusieurs l'enseignement individualisé.

Comme au Centre où je travaille, nous avons laissé complètement tomber les «livres» en troisième secondaire (en français seulement) pour entrer en plein dans le Renouveau - sommes-nous les seuls au Québec qui avons ainsi plongé ? -, je crois que le MELS a écouté avec intérêt notre suggestion : Ne plus fournir d'examens standardisés pour enfin permettre une évaluation des compétences par portfolio. D'ailleurs, dans notre implantation, c'est en ENTREVUE que l'élève doit nous démontrer l'atteinte de ses compétences. Pour voir (un peu) ce que donne tout ça, jetez un oeil sur les blogues des élèves ; c'est sur eux qu'ils s'appuient en entrevue. Ils sont en troisième secondaire, et certains n'ont jamais autant lu et écrit !

Stéfany Nault , ôz Lisez son Éloge Funèbre. En entrevue, nous avons signalé à Stéphanie qu'elle n'avait pas accordé au féminin ses participes passés. Et de nous expliquer : « C'est normal ! Dans tous les textes que j'ai lu sur Walt Disney, j'ai remarqué qu'il y avait très très peu de femmes. Je me suis donc mise dans la peau d'UN ami d'enfance pour faire son éloge ! »
Lucyluv
Beauté fatale
XLQUIKILLERLX
Audrey
Sam199603
Mélissa
Groupe Momentum
N.Michaud
Jessica
Gin-Seng
Sandy
Janicko
Show
Le blogue de Krystophe
Bubble
Popularpop
Marc Hotte
Kawaii Skittles
Éric Abbott
Le blog
Hairspray mauve
Jasah
Lincoln


Pour rester dans le même sujet, je viens de lire cet article concernant quelques enseignants aux États-Unis qui se rebellent contre l'administration de tests standardisés.

Cette semaine, j'ai (re)consulté les 10 commandements de G. Polya pour les enseignants. Il faut absolument lire « How to solve it » : c'est un bijou en didactique des mathématiques !

Citation

« Si vous ne pouvez résoudre un problème, alors il y en a un plus simple que vous pouvez résoudre. Trouvez-le ! » (G. Polya)

Échecs.

Bon, j'ai gagné ma partie de mardi soir. Vous pouvez la rejouer et suivre mes commentaires ici. Après quatre rondes, je suis à 3 points soit 1/2 point derrière les meneurs.

Sur Matoutaouais, Thierry Le Gleuher nous offre un excellent problème à résoudre. Essayez-le en prenant l'attitude qu'un problème n'est pas un problème mais plutôt une opportunité d'apprendre ! M. Le Gleuher est un ex-champion du monde en analyse rétrograde.

WW

Ça commence bien avec une assez bonne perte dans les premiers 10 jours. Et je me suis inscrit sur leur excellent site. Weight Watchers, ce n'est pas un régime, c'est une diète pour la vie. Et comme je veux devenir un beau p'tit vieux...

dimanche 10 février 2013

De toutes les Paroisses, page 160

La flânerie qui dure est de la paresse qui commence.

Un acte est une idée mise sur ses jambes.

Dans sa conversation, un banquier sent toujours un peu le billet de banque.

Les vraies larmes ont de la mémoire.

Dans les bons mariages on se partage le fardeau des ennuis, ou on se le passe; dans les mauvais un seul le porte.

On a l'indifférence plus ou moins épaisse, comme on a la peau plus ou moins fine.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

samedi 9 février 2013

De toutes les Paroisses, page 159

On peut se laisser si facilement attaquer ! mais ceux qu'on aime !

Aimer en majeur, détester en mineur.

Modernisme. Touchante demande avant de se fiancer : Quel âge ont le père et la mère?

Si vouloir n'est pas toujours pouvoir, c'est du moins montrer qu'on est là.

Il faut renouveler ses bonnes résolutions chaque matin pour les tenir fraîches, comme on change l'eau des bouquets.

Triste condition du talent : il doit plaire.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

vendredi 8 février 2013

De toutes les Paroisses, page 158

De son bel air narquois, le lendemain nous nargue.

La charité recoud tout ce que déchire la médisance.

L'application ne peut faire que le bon ouvrier.

Ce n'est pas la vie, ce sont les hommes qui nous rendent sceptiques par leur hypocrisie, qui font qu'en touchant on doute, qu'en ayant on frémit, qu'en méritant on désespère.

Le vrai repentir a compris : il marchera sur une autre route.

De la sagesse en excès peut devenir folie.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

jeudi 7 février 2013

De toutes les Paroisses, page 157

Il n'est pas nécessaire de parler de son tort, mais de le sentir honteux en soi.

Comme on se lasse des mots à effet ! aussi vite que des toilettes voyantes.

J'aime à voir un vaniteux s'embourber dans sa sottise.

À Paris, on enterre sa simplicité, on triple son aplomb.

Les héritiers ont des heures désagréables : jouer la tristesse le jour d'obsèques qui les enrichissent.

Comme certains dédains ont une belle allure et savent bien se cambrer !

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

mercredi 6 février 2013

Potvin-Jobin : 0-1



Blancs : Daniel Potvin [1676]
Noirs : Gilles G. Jobin [1762]

Qualification Élite Pom
05.02.13, Gatineau
ECO C30 (Gambit du Roi, variante classique)

Un grand merci au superbe script PGN-VIEWER trouvé sur Chess Tempo.

De toutes les Paroisses, page 156

Faire sortir certains êtres d'un parti pris, autant vaut essayer de prendre une forteresse.

Le bonheur de se vaincre a des douceurs à lui, un peu altières.

La politesse de l'esprit consiste à ne pas dire tout ce qu'il souffle.

Le bel esprit n'est qu'un amoureux de lui-même.

Mets tout de ton côté : le courage, le droit, la mesure, et puis arrive que pourra!

La vie sait parler ferme quand on l'outrage.

Ne sois jamais la première à accuser ni la dernière à pardonner.

Anne Barratin, De toutes les Paroisses, Ed. Lemerre, Paris, 1913

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