Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 24 décembre 2006

La religion

Après la messe, le corps du général [Pinochet] a été transporté dans l'après-midi de mardi à Concón, cité balnéaire au nord de Valparaiso où a eu lieu la crémation, en présence des proches.
Le Petit Journal

Pendant ce temps se déroulaient les funérailles laïques d'un Italien auquel le Vatican a refusé une cérémonie religieuse parce qu'il militait pour le droit de mourir des malades en phase terminale. Atteint de dystrophie musculaire, il était presque entièrement paralysé.
Matinternet
Dans le Petit Journal, on ne dit pas si le prêtre qui célébrait l'office était catholique. On peut tout au moins supposer qu'il était chrétien. Il est tout de même bizarre qu'on refuse la cérémonie à un gars qui n'avait plus aucune qualité de vie et demandant qu'on le tue, alors qu'un dictateur qui a tué des milliers d'hommes et de femmes ne demandant qu'à vivre y a droit.

samedi 23 décembre 2006

4C

Les entreprises doivent se préparer à une évolution inexorable, elles doivent dorénavant penser leur organisation sur un mode en 4 C : communicatif, connecté, cohérent et communautaire. Elles n'ont pas le choix, elles sont appelées à se réinventer en devenant modestes, facilitatrices et éthiques pour garder la confiance des consommateurs. De la même façon, les hommes politiques doivent combattre le décalage qui existe entre eux et les citoyens.
Thierry Maillet dans une entrevue sur Influencia.

mercredi 20 décembre 2006

La sagesse et l'argent

À lire cette ridicule mise en demeure envoyée par l'éditeur du logiciel Sage Paie à Framasoft.

dimanche 17 décembre 2006

Le lièvre de Vatanen

Vous connaissez Arto Paasilinna ? J'avais déjà glissé un mot de son Petits suicides entre amis. Or le 27 décembre prochain sortira en salle le Lièvre de Vatanen dont vous pouvez voir la bande annonce sur le site officiel. À la lecture du synopsis, je constate que l'histoire se passe au Canada alors que c'est la Finlande qui est à l'honneur dans le roman.

Le blogue (très peu réactif) ne compte qu'un seul billet pour l'instant. Mais on trouve dans les commentaires la même question qui me turlupinait : pourquoi ne pas avoir tourné en Finlande ?

mardi 12 décembre 2006

Gracian

Via les commentaires sur Au fil de mes lectures, on me demande parfois si je connais l'origine exacte de certaines citations. Ce fut le cas récemment à propos de l'expression « Vivre et laisser vivre. » 

Le web semble être bien silencieux au regard cette maxime fort populaire. Je me suis donc mis à la fouille dans mes nombreux recueils de citations et mes bases de données.

Après plusieurs minutes, je suis tombé sur :
Pour vivre, laisser vivre

de Baltasar Gracian tiré de L'Homme de Cour. Cela se trouve dans le Dictionnaire illustré des pensées et maximes, Ed. Seghers, 1963.

Comme je n'aime pas beaucoup n'avoir qu'une seule source, j'ai vérifié dans le dictionnaire Robert de Citations du Monde Entier. On y trouve plusieurs citations extraites de l'Homme de Cour, mais pas celle mentionnée plus haut. J'avoue tenir en très haute estime les dictionnaires de citations chez Robert, et l'absence de ce Pour vivre m'inquiétait un peu.

Je me suis alors tourné vers l'excellentissime Encyclopédie des Citations de Dupré (1959). On y trouve quelques citations de Garcian mais encore là, absence de « Pour vivre... » D'ailleurs, Dupré donne non pas L'Homme de Cour comme référence mais bien Maximes de l'homme de Cour, trad. Amelot de la Houssaie. Curieusement, le Robert cite bien le même traducteur (1684).

J'ai donc recherché l'oeuvre sur le web pour la trouver sur Gallica. Un parcours rapide m'a mené à la page 116, maxime 192 :
L'homme de grande paix
est homme de longue vie.

Pour vivre, laisse vivre. Non seulement les pacifiques vivent, mais ils règnent. Il faut ouïr et voir, mais avec cela se taire. Le jour passé sans débat fait passer la nuit en sommeil. Vivre beaucoup, et vivre avec plaisir, c'est vivre pour deux ; et c'est le fruit de la paix intérieure. Celui-là a tout, qui ne se soucie point de tout ce qui ne lui importe point. Il n'y a rien de plus impertinent que de prendre à coeur ce qui ne nous touche point, et de n'y pas laisser entrer ce qui nous importe.
Conclusion : À moins que la numérisation Gallica soit erronée, le Seghers nous trompe en modifiant le laisse original par laisser. Notez cependant qu'il a peut-être suivi une autre traduction. Cette absence de précision à l'égard du traducteur mine la crédibilité de ce dictionnaire format papier.

Pour terminer, notez que l'oeuvre se trouve, en format beaucoup plus malléable que le PDF de Gallica, chez Wikisource.

lundi 11 décembre 2006

2020

Merci à Pierre-André Dreyfuss pour m'avoir signalé L’éducation et le rôle des enseignants à l’horizon 2020 écrit par Philippe Meirieu pour l'Unesco.

Pour donner le goût, une section est nommée : “ Pédagogie centrée sur l’enseignant ”, “ pédagogie centrée sur l’apprenant ” : d’une opposition polémique à une exigence éthique fondatrice. Plus loin, on trouve : Le clerc, le bibliothécaire et le compagnon : d’une pluralité de modèles à une conception ouverte de l’acte d’enseigner.

Bref, voilà une lecture que je ferai cette semaine.

dimanche 10 décembre 2006

Ah ! la vie

La semaine dernière, Estéban nous montrait ses premiers points de suture.



Mais cette semaine, il affichait une grande nouvelle !

samedi 9 décembre 2006

Papert

Mario nous apprend que Seymour Papert est dans un état critique au Vietnam après avoir été heurté par un vélomoteur. Le monde ne peut se permette la perte de ce génie qui, déjà en 1971 (oui, oui 1971 !!!) dans Twenty things to do with a computer écrivait :
Machines from its engineering branches are changing our way of life. How strange, then, that "computers in education" should so often reduce to "using bright new gadgets to teach the same old stuff in thinly disguised versions of the same old way."
[...] we are convinced that they [les 20 suggestions - GGJ] give a glimpse of the proper way to introduce everyone of whatever age and whatever levet to academic performance, to programming, to more general knowledge of computation and indeed (we say courageously steeling ourselves for the onslaught) to mathematics, to physics and to all formal subjects including linguistics and music.
Only inertia and prejudice, not economics or the lack of good educational ideas, stand in the way of providing every child in the world with the kind of experience of which we have tried to give you some examples. Il every child were to be given access to a computer, computers would be cheap enough for every child to be given access to computer.

vendredi 8 décembre 2006

Le téléphone

J'aime bien Blog éclectique qui, dans ce billet, nous dirige vers cette page où il est question de stratégies lors d'une sollicitation par appel téléphonique.

Cela m'a rappelé deux anecdotes.

- Bonjour Monsieur.
- Hum... oui...
- Vous aimeriez obtenir un congélateur absolument gratuitement ?
- Bien sûr !
- Et bien en achetant nous viande congelée, nous vous en offrons un...
- Je vous arrête immédiatement.
- C'est très avantageux...
- Je veux bien vous croire...
- Un congélateur gratos et la viande est de grande qualité produite...
- Mais Monsieur, nous sommes végétariens !
- (Estomaqué) Oh !... Oh !.... désolé...
En raccrochant, Marie me lance :
- Quoi ? Nous sommes végétariens ?
- En tout cas, nous l'avons été pendant quelques secondes....

Deuxième situation, arrivée très récemment :

Sonnerie du téléphone.
- Allô ?
- (Après deux ou trois secondes) Cet appel est important. Veuillez rester en ligne, un préposé sera avec vous très bientôt...
Je rageais. Habituellement, je ferme tout simplement le téléphone. Mais là, j'étais en furie. Après au moins trois grosses minutes d'une écoute répétée, sous fond sonore à la Vivaldi, que le message est important, une jolie voix humaine me demande : - Puis-je parler à Aurélie s'il vous plaît.
- Non.
- Elle n'est pas là ?
- Si elle y est.
Je sens que la préposée est surprise. Après deux secondes (c'est long, deux secondes au téléphone)
- Moi, j'aimerais parler à votre supérieur.
- Heu...
- Madame, cela fait plusieurs minutes que j'écoute à répétition un message absolument débile, et je veux faire une plainte. Passez-moi votre supérieur.
- Heu... Oui, oui... Mais puis-je dire un mot à Aurélie auparavant...
Bon, je n'avais rien contre cette personne alors je lui lance :
- D'accord, mais après votre conversation, je veux parler à votre supérieur.
- Oui.
Après la courte conversation avec ma fille, je reprends le combiné.
- Monsieur Jobin, je vous transfère. Gardez la ligne.
Là, j'ai attendu au moins quatre minutes au téléphone. Sans Vivaldi. J'étais encore plus enragé.
- Monsieur Jobin, ici X. Comment puis-je vous aider ?
- Je désire faire une plainte officielle à votre organisme. Je trouve absolument déplorable que vous faites perdre un temps fou à nous tenir au bout de la ligne à attendre qu'un préposé prenne son propre bout.
- Heu...
- C'est à mon avis un immense manque de respect.
- Vous savez, l'informatique.
- Quoi, l'informatique?
- C'est plus rapide que l'homme et...
- Vous vous foutez de moi ou quoi? Si votre compagnie désire m'appeler, je veux que ce soit un humain qui le fasse. Pas une machine. Je déteste qu'on me fasse attendre au téléphone. Cette façon de procéder démontre le peu de considération que vous avez pour vos clients. Les technologies ne servent pas à ennuyer les gens. Vous manquez d'éthique en les utilisant aussi bassement.
- Vous voulez formuler une plaine écrite.
- Une plainte écrite ?
- Oui, à l'ombudsman.
- Et me plaindre à vous, c'est pas suffisant ? Faut en plus que j'écrive une lettre.
- Heu... une plainte à moi, c'est suffisant...
- Qu'allez-vous faire?
- Heu...
- Je ne veux plus recevoir des appels automatisés. Qu'allez-vous faire ???
- Heu... Nous avons un meeting lundi prochain. Je déposerai votre plainte.
- J'espère que vous en tiendrez compte.

Fin de la conversation.

jeudi 7 décembre 2006

Le Magasin

(hint, hint...)

Trouvé chez Clarabel le potentiel d'un joli cadeau : Le Nouveau magasin d'écriture d'Hubert Haddad. Il est disponible chez Gallimard-Montréal !

dimanche 3 décembre 2006

Challenge ABC 2007 : liste finale



A :Adler, M., Comment lire les grands auteurs
B : Bosco, H., L'Âne culotte
C : Chapelan, M., Lire et écrire
D : Ducharme, R., L'Avalée des avalés
E : Eça de Queirós, 202, Champs Élysées
F : Fénelon, Télémaque
G : Gontcharov, I., Oblomov
H : Huysmans, J. K., À rebours
I : Irving, J., L'OEuvre de Dieu, la part du Diable
J : Jankélévitch, V., La Musique et l'Ineffable.
K : Kafka, Le Procès
L : La Harpe, Théâtre
M : Marcotte, G., Les livres et les jours
N : Nivoix, Paul, Ève toute nue
O : Onfray, M., Traité d'athéologie
P : Pessoa, Le livre de l'Intranquillité
Q : Quinault, Le Mère coquette (Pìèce du XVIII)
R : Rabelais, F., Gargantua
S : Savater, F., Pour l'Éducation
T : Tirtiaux, Les sept couleurs du vent
U : Updike, John, Épouse-moi
V : Vincenot, H., Le Pape des Escargots
W : Woolf, V., La promenade au phare
X : Xiaolong, Qiu, Mort d'une héroïne rouge
Y : Yourcenar, Théâtre
Z : Zorn, F., Mars

Pour participer à ce défi, voyez le site qui lui est consacré.

samedi 2 décembre 2006

Les Jeux du sens



Sincères remerciements à l'auteur Raymond Tschumi qui m'a fait parvenir son dernier ouvrage Les Jeux du sens publié chez l'Âge d'Homme. M. Tschumi cite Au Fil de mes Lectures en page 32. Ce crois que c'est la première fois que mon site reçoit une telle mention dans un livre.

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