Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 10 décembre 2005

Les chapeaux

Trois frères possèdent chacun trois chapeaux identiques, soit, au total, neuf chapeaux identiques, à part les initiales de chaque propriétaire, invisibles de l'extérieur.
Ces neuf chapeaux sont accrochés les uns à côté des autres. Un jour, les trois frères prennent chacun un chapeau au hasard.
Quelle est la probabilité pour qu'aucun des trois frères n'ait pris un chapeau qui lui appartienne ?

Réf. Berloquin et autres, Voulez-vous jouer avec nous ?, Balland, 1974.


jeudi 8 décembre 2005

Virginie

Ce matin, j'ai pris tout mon temps pour lire cette histoire qui m'a ramené plus de 40 ans en arrière. Dans mon cas, elle s'appelait Monique...

Via le Blog de Philippe & Co.

mercredi 7 décembre 2005

L'écriture

À quoi sert-il d'écrire un poème, d'achever un blessé, de bâtir une cabane ?
À écrire un poème, achever un blessé, bâtir une cabane.
Louis Scutenaire, Mes inscriptions (1943-1944), p.204, Éditions Labor, 1990


Suis-je le seul à constater que l'importance accordée à l'écriture est exagérée ? Regardez un peu autour de vous.

La personne qui partage votre vie écrit-elle? (Hormis la liste d'épiceries...)

Vos enfants écrivent-ils ? (À part du scolaire que personne - sauf une - ne lit, évidemment.)

Recevez-vous des communications vraiment originales de vos patrons? Par communications originales, j'entends des phrases un peu plus longues que « Me voir » ou « Lis ces pages photocopiées et reviens m'en parler. »

Et vos collègues de travail, à l'exception des fameux courriels du genre « Pour te dérider » immanquablement suivi d'un copié-collé qu'on s'empresse de ne pas lire, ou encore un « Ne pas oublier l'anniversaire d'Untel... », écrivent-ils ?

On a beau crier sur tous les toits qu'apprendre à écrire, c'est essentiel dans la vie, je crois de plus en plus qu'on peut assez facilement s'en passer. Il suffit de connaître l'orthographe de quelques mots passe-partout :« Me voir », « Lait », « Je t'aime » (idéal dans une boîte à lunch), « Bienvenue sur mon site » (sur tout bon site qui se respecte), « Bonne Fête ! » (utile quand on veut être gentil), etc. Ces mots sont à l'écriture ce que l'arithmétique de base est à la pensée mathématique car lorsqu'on achète des bidules, on doit savoir additionner et soustraire pour s'assurer que le total est exact et que la monnaie sera bien rendue. De même, quand on écrit, on n'a, pour bien paraître, qu'à utiliser des mots-phrases-types. Si jamais on doit écrire un peu plus long, on trouvera bien quelqu'un (lire un subalterne) qui saura le faire et duquel on pourra se moquer.

Évidemment, un blogue composé de ces mots-phrases-passe-partout serait plutôt moche. Mais qui donc, après tout, est intéressé par les blogues ?

mardi 6 décembre 2005

Alphamétique 1

Dans cette multiplication, chaque chiffre a été remplacé par une lettre. Par déduction, retrouverez-vous les nombres ?
         a x e o r u
               m e a
      --------------
       n n o o r u u
     n e s x n e v
   o o e u x n v
   -----------------
   o e v m m u o u u
Réf. L'Abeille, septembre 1926, p. 40.

En passant, si vous possédez des exemplaires de cette revue, et que vous êtes disposé à les vendre pour pas trop cher, écrivez-moi !

lundi 5 décembre 2005

L'avertissement de Vaneigem

L'avertissement aux écoliers et lycéens de Raoul Vaneigem a déjà 10 ans. Vous ne le connaissez pas ? Voici ce qu'en dit la quatrième de couverture des éditions Mille et une nuits (n°69) :

« Lorsque l'école et le lycée se comportent comme des entreprises, que les élèves sont traités comme des clients, incités non à apprendre mais à consommer, il est salutaire de rappeler que l'éducation appartient à la création de l'homme, non à la production de marchandises. L'auteur [...] étudie et dénonce l'aliénation qui s'empare des élèves et des enseignants et montre ce que l'école pourrait être : un lieu d'autonomie, de savoir et de création. »

Vous trouverez sur Au fil de mes lectures plusieurs citations du livre. Mais je vous suggère plutôt de lire le texte intégral.

Impossible de vous laisser sans cet extrait de la page 65 :
« Il n'y a pas d'enfants stupides, il n'y a que des éducations imbéciles. Forcer l'écolier à se hisser au sommet du panier contribue au progrès laborieux de la rage et de la ruse animales mais sûrement pas au développement d'une intelligence créatrice et humaine. Dites-vous que nul n'est comparable ni réductible à qui que ce soit, à quoi que ce soit. Chacun possède ses qualités propres, il lui incombe seulement de les affiner pour le seul plaisir de se sentir en accord avec ce qui vit. Que l'on cesse donc d'exclure du champ éducatif l'enfant qui s'intéresse plus aux rêves et aux hamsters qu'à l'histoire de l'Empire romain. Pour qui refuse de se laisser programmer par les logiciels de la vente promotionnelle, tous les chemins mènent vers soi et à la création. »

dimanche 4 décembre 2005

Cueco

- Avant, quand j'avais le vieux vélo déglingué, on disait : « T'as vu le vieux, le vélo pourri qu'il a ! » Maintenant, les jeunes qui me voient avec cette merveille disent : « T'as vu le beau vélo qui trimballe cette ruine !... »
- Les gens sont jamais contents. (p. 142)

Dialogue avec mon jardinier a été publié au Seuil en 2000. Il est disponible dans la collection Points. Cueco, peintre et écrivain, est né en 1929. Il nous livre ici un dialogue tenu entre un bon vieux jardinier et un peintre qui dessine des patates, des coquilles de noix et de la laitue. Tout au long des pages, une tendre amitié se tisse. Dans ce livre, sur le mode de la conversation, il est question de voyages, de vélos, de laitue, de soupe, de famille, de maladies, de mort... Mais surtout, surtout, il est question d'écoute.

Liane : Citations du livre sur Au fil de mes lectures.

samedi 3 décembre 2005

Les grèves rotatives : enfantillages

Je viens de recevoir un courriel de notre représentant syndical. Cette petite phrase très boniment syndical m'a fait sourire.
Pour notre part, avant de lancer la serviette et de se dire : « Pourquoi faire ceci ou cela… de toute manière le gouvernement fera ce qui lui plaira », je vous demande d’exercer encore une fois le seul vrai droit qui nous est accordé, celui de manifester notre colère et notre désapprobation face à ce simulacre de négociation et de démocratie.
Manifester notre colère et notre désapprobation est tellement enfantin. C'est un comportement du genre «Maman, si tu me donnes pas ce que je veux, je vais faire une grosse colère.»

Je pense qu'il est grand temps de penser à des solutions plus intelligentes. Voici la mienne, que j'avais déjà énoncée dans un commentaire d'un précédent billet :

1 - On abandonne immédiatement tous moyens de pression.
2 - On cible une seule petite CS de la province.
3 - Après une sérieuse préparation (nos représentants syndicaux devront travailler fort), en septembre 2006, tous les profs de cette cs démissionnent.
4 - Les autres syndiqués s'unissent pour payer ces démissionnaires le temps que le conflit se règle.

Prenons une petite commission scolaire de 450 enseignants. Actuellement, on donne trois jours de paye à nos employeurs pour exercer notre droit de grève (c'est-y pas assez niaiseux !). Imaginons que tous les enseignants de la province donnent cet argent au syndicat de manière à ce que ce dernier paye ces 450 enseignants le temps que le conflit se règle. Évidemment, pas question de régler sans que les démissionnaires réintègrent leur poste sans aucune perte. Je n'ai pas fait le calcul, mais j'ai bien l'impression qu'on pourrait bloquer une telle commission scolaire pendant deux ou trois mois... Et s'il le faut, tous les autres syndiqués pourraient encore ajouter quelques jours de leur salaire dans la banque. Tout cela deviendrait absolument intenable pour l'imployeur.

Il me semble qu'on aurait enfin un véritable rapport de force. Et aucune loi spéciale ne pourrait régler ce genre de bataille... Publicisez cette idée autour de vous. Voyez ce que les gens en pensent, et revenez commenter !

MàJ - J'ai trouvé un nom à ma proposition : le Gambit Jobin. Aux échecs, un gambit est le sacrifice d'un pion dans le but de récupérer plus tard le matériel avec un avantage.

jeudi 1 décembre 2005

La vulgarisation

[...] les réticences des «scientifiques» à «vulgariser» leur savoir : est-il possible de transmettre à un public non «initié» des connaissances sans en dénaturer la signification ? Nous avons déjà dit que «l'esprit humain est en général si bien orienté vers le vrai que dans sa hâte d'approcher la vérité au moyen de reconstructions qui devraient être patientes et rigoureuses, il va trop vite et il se trompe». Comment un scientifique qui passe sa vie à éviter les à-peu-près et les raccourcis, qui construit lentement et patiemment son savoir pourra-t-il transmettre en quelques minutes (c'est le délai qui nous est accordé dans le meilleur des cas) un concept ou une théorie sans en dénaturer la représentation dans l'esprit d'un public qui, le plus souvent, manque de connaissances élémentaires ?
J-F Castell


La vulgarisation c'est le « fait d'adapter des notions, des connaissances scientifiques ou techniques afin de les rendre compréhensibles au non-spécialiste; reformulation d'un discours spécialisé qui consiste généralement à le débarrasser de ses difficultés spécifiques, de ses caractères techniques afin de le rendre accessible au grand public. » (Trésor de la Langue Française Informatisé)

Dans cet esprit, croyez-vous possible de vulgariser des idées, des concepts mathématiques ? Prenons par exemple les logarithmes. Je suis à peu près convaincu que pour plusieurs d'entre vous, la seule évocation du mot vous dresse les cheveux sur la tête. D'ailleurs, vous êtes peut-être immédiatement passé en mode «J'aiJamaisRienComprisAuxMaths/JeSuisPocheEnMaths». Si c'est votre cas, je tenterai d'expliquer la notion de logarithme pour diminuer un peu cette réticence. Ou, peut-être, êtes-vous soudainement devenu curieux? Dans ce cas, ma vulgarisation vous incitera-t-elle à aller un peu loin? Réussirais-je dans mon explication?

Un logarithme, c'est une drôle de bibite. Bibite elle-même très liée à une autre qu'on appelle un exposant. Ne paniquez pas ! Ce n'est pas si difficile que cela en a l'air. Voyez plutôt :

2 x 2 x 2 = 8.

Les mathématiciens, naturellement très paresseux, préfèrent écrire 23=8.
Dans leur langage, ils appellent ça la notation exponentielle. Dans ce cas, l'exposant est 3. Quant au 2, on lui donne le nom de base. Ils diront par exemple, 2 exposant 3 donne 8. Un autre exemple : 4 exposant 5 donne 1024 qu'on notera ainsi : 45=1024. Certains disent aussi : 2 élevé à la troisième puissance donne 8, 4 élevé à la cinquième puissance donne 1024. Ou, plus simplement, 2 puissance 3 donne 8; 4 puissance 5 donne 1024.

Est-il possible de donner un sens à une expression du genre 41,2 ou encore une expression dont l'exposant serait un entier négatif comme 5-3? La réponse est affirmative mais l'explication sort du propos de ce billet.


Le logarithme décrit autrement cette même idée. Il a en effet fallu inventer ce mot lorsqu'on désira énoncer l'expression en «partant» de l'exposant.
Dans le premier exemple ci-haut, «2 exposant 3 donne 8», on énonce l'égalité à partir de la base (2 exposant bla-bla-bla). Or, si on désire partir de l'exposant, on dira plutôt : 3 est le logarithme de 8 en base 2. Et, juste pour faire paniquer les non-initiés, ils notèrent la chose ainsi : 3 = log28. On peut aussi lire cette expression ainsi : 3 est l'exposant qu'il faut que je donne à 2 pour obtenir 8. D'autres diront plutôt «3 est le log de 8 en base 2».
Le deuxième exemple pourrait s'écrire : 5 = log41024. Autrement dit, 5 est l'exposant qu'il faut que je donne à 4 pour obtenir 1024. Ou encore : « Le log de 1024 en base 4 est 5 ».

La notation exponentielle et la notation logarithmique ne sont que deux styles pour décrire une même idée mathématique.


Peut-on parler ici de vulgarisation ? Si oui, est-elle réussie ? Si vous connaissiez déjà la notion présentée, trouvez-vous que ce texte en dénature l'esprit ?

mercredi 30 novembre 2005

GEB-BGE

Je possède évidemment l'édition américaine de ce classique mais je n'étais jamais tombé sur sa version française. En le voyant en librairie lundi dernier, je n'ai pu résister. Il est vrai qu'à 102 $ (et il n'est même pas à couverture rigide ! ), j'avais toujours hésité à le commander. Je ne comprends d'ailleurs pas l'absence d'une édition en format poche.

J'ai juste eu le temps de lire une partie de l'introduction. Pour faire plaisir à ma traductrice de fille, voici ce que j'y ai trouvé : « En fait, mon opinion sur ce qu'est une bonne traduction est la suivante. Si un lecteur intelligent et critique ne soupçonne pas qu'il ne lit pas la version originale, et surtout s'il a l'impression qu'un passage donné ne pourrait exister que dans la langue qu'il lit, alors là, il s'agit d'une traduction réussie. Autrement dit, si un passage semble intraduisible alors qu'en vérité il a été traduit d'une autre langue, que demander de plus ? Pouvoir ainsi tromper un lecteur critique, c'est le comble de l'art de la traduction. »

Quelques lignes plus loin, Hofstadter poursuit : « [...] on est rarement plus forcé d'aller à l'essentiel que dans l'acte de traduire. ».

Hofstadter a écrit son introduction en français. Il y exprime toute l'importance accordée à la traduction de son livre car il est bourré de jeux de langage. Il recommande d'ailleurs une lecture parallèle de la version d'origine et de la version française : « Qui lira les éditions anglaise et française de GEB aura un avantage sur les lecteurs en une seule langue : en comparant deux passages, il pourra distinguer ce qui est "glissable", ou inessentiel, de ce qui est ferme et essentiel. Comme cela, il découvrira un noyau inglissable : le GEB "platonicien", le GEB idéal, flottant majestueusement dans un espace éthéré, indépendant de toute langue terrestre. » (p. XXV)

lundi 28 novembre 2005

Les 100 du XXe siècle

L'idéal quand on lit, c'est de tout oublier. Savoir que dans un livre se trouve un ton, qu'on va être étonné, émerveillé, ému à coup sûr, qu'on va sourire, qu'on va connaître un plaisir sans retenue. Le savoir pendant des années, se retenir d'aller vérifier, puis un jour risquer un oeil, pour voir. Et ne pas être déçu. La grande joie qui nous emplit, que n'a certes pas connue l'auteur du livre.
Gilles Archambault, Les plaisirs de la mélancolie, p.102, Éd. Boréal, 1994


Suite à un concours ou près de 6000 personnes ont participé, le journal Le Monde a publié le 15 octobre 1999 un classement des 100 meilleurs livres du XXe siècle. Je n'ai pas les détails du concours, mais je pense que les gens devaient choisir parmi une présélection de 200 livres.

À l'approche de Noël, cela peut être un bon départ si vous désirez offrir un peu de littérature. La plupart de ces titres sont disponibles chez tous les bons bouquinistes. Donc, pour une cinquantaine de dollars, vous pouvez sans doute obtenir cinq ou six livres en bonne condition.
AuteurTitre
1Albert CamusL'Étranger
2Marcel ProustÀ la recherche du Temps perdu
3Franz KafkaLe Procès
4Antoine de St-ExupéryLe Petit Prince
5André MalrauxLa Condition humaine
6Louis-Ferdinand CélineVoyage au bout de la nuit
7John SteinbeckLes Raisins de la colère
8Ernest HemingwayPour qui sonne le glas
9Alain-FournierLe Grand Maulnes
10Boris VianL'Écume des jours
11Simone de BeauvoirLe Deuxième Sexe
12Samuel BeckettEn attendant Godot
13Jean-Paul SartreL'Être et le Néant
14Umberto EcoLe Nom de la Rose
15A. SoljenitsyneL'Archipel du Goulag
16Jacques PrévertParoles
17Guillaume ApollinaireAlcools
18HergéLe Lotus bleu (Tintin)
19Anne FrankJournal
20Claude Lévy-StraussTristes tropiques
21Aldous HuxleyLe Meilleur des mondes
22George Orwell1984
23Goscinny & UderzoAstérix
24Eugène IonescoLa Cantatrice chauve
25Sigmund FreudTrois essais sur la théorie de la sexualité
26Marguerite YourcenarL'Œuvre au noir
27Vladimir NabokovLolita
28James JoyceUlysse
29Dino BuzzatiLe Désert des Tartares
30André GideLes Faux-Monnayeurs
31Jean GionoLe Hussard sur le toit
32Albert CohenBelle du Seigneur
33Gabriel García MárquezCent ans de solitude
34William FaulknerLe Bruit et la fureur
35François MauriacThérèse Desqueyroux
36Raymond QuenauZazie dans le métro
37Stefan ZweigLa Confusion des sentiments
38Margaret MitchellAutant en emporte le vent
39David H. LawrenceL'Amant de Lady Chatterley
40Thomas MannLa Montagne magique
41Françoise SaganBonjour tristesse
42VercorsLe Silence de la mer
43Georges PerecLa Vie, mode d'emploi
44Sir Arthur Conan DoyleLe Chien des Baskerville
45Georges BernanosSous le soleil de Satan
46F. S. FitzgeraldGatsby le magnifique
47Milan KunderaLa Plaisanterie
48Alberto MoraviaLe Mépris
49Agatha ChristieLe Meurtre de Roger Ackroyd
50André BretonNadja
51Louis AragonAurélien
52Paul ClaudelLe Soulier de Satin
53Luigi PirandelloSix personnages en quête d'auteur
54Bertolt BrechtArturo Ui
55Michel TournierVendredi ou les limbes du Pacifique
56H. G. WellsLa Guerre des Mondes
57Primo LeviSi c'est un homme
58J. R. R. TolkienLe Seigneur des Anneaux
59ColetteSido, les vrilles de la vigne
60Paul ÉluardCapitale de la douleur
61Jack LondonMartin Eden
62Hugo PrattCorto Maltese: La Ballade de la mer salée
63Roland BarthesLe Degré zéro de l'écriture
64Heinrich BöllL'Honneur perdu de Katharina Blum
65Julien GracqLe Rivage des Syrtes
66Michel FoucaultLes Mots et les Choses
67Jack KerouakSur la route
68Selma LagerlöfLe Merveilleux Voyage de Nils Holgerson
69Virginia WoolfUne chambre à soi
70Ray BradburyChroniques martiennes
71Marguerite DurasLe Ravissement de Lol V. Stein
72J.-M. G. Le ClézioLe Procès-Verbal
73Nathalie SarrauteTropismes
74Jules RenardJournal
75Joseph ConradLord Jim
76Jacques LacanÉcrits
77Antonin ArtaudLe Théâtre et son double
78John Dos PassosManhattan Transfer
79Jorge Luis BorgesFictions
80Blaise CendrarsMoravagine
81Ismaël KadaréLe Général de l'armée morte
82William StyronLe Choix de Sophie
83Federico García LorcaRomancero gitano
84Georges SimenonPietr le Letton
85Jean GenetNotre-Dame-des-Fleurs
86Robert MusilL'Homme sans qualités
87René CharFureur et mystère
88J. D. SalingerL'Attrape-Coeurs
89James Hadley ChasePas d'orchidées pour miss Blandish
90Edgar-Pierre JacobsBlake et Mortimer
91Rainer-Maria RilkeLes Cahiers de Malte Laurids Brigge
92Michel ButorLa Modification
93Hannah ArendtLes Origines du totalitarisme
94Mikhaïl BoulgakovLe Maître et Marguerite
95Henry MillerLa Crucifixion en rose
96Raymond ChandlerLe Grand Sommeil
97Saint-John PerseAmers
98André FranquinGaston
99Malcom LowryAu-dessous du volcan
100Salman RushdieLes Enfants de minuit


Liane : Les 100 meilleures oeuvres littéraires

dimanche 27 novembre 2005

Helvétius

« Monsieur Helvétius, une petite question : voilà cinq cents enfants qui viennent de naître ; on va vous les abandonner pour être élevés à votre discrétion ; dites-moi combien nous rendrez-vous d’hommes de génie ? Pourquoi pas cinq cents ? »
Denis DIDEROT

Les sommes croisées

Les casse-tête sudoku sont extrêmement populaires par les temps qui courent. J'aimerais cependant attirer votre attention sur un autre type d'énigmes qui, ma foi, existent depuis une bonne dizaine d'année.

En américain, on les appelle des cross sums. Vous en trouverez plus de vingt (du plus facile au plus difficile) à chaque parution du magazine Dell Math Puzzles and Logic Problems. Ci-dessous, le problème no. 13 de l'édition du mois de novembre. (Désolé pour la numérisation. Je crois cependant que l'image est suffisamment claire pour vous donner une bonne idée du problème.)



Les règles sont simples :
1. Vous devez remplir les espaces blancs par un chiffre de 1 à 9.
2. Chaque combinaison de chiffres doit s'additionner pour donner le résultat à gauche pour une combinaison horizontale et au-dessus pour une combinaison verticale.
3. Vous ne pouvez réutiliser le même chiffre dans une même combinaison. Par exemple, si vous devez trouver deux chiffres qui donnent 16, (comme en bas et à droite de l'image), vous pouvez inscrire soit 7 et 9, ou 9 et 7, mais non 8 et 8. Donc, la seule combinaison possible (pour le 16 qui est en bas et à droite de l'image) est 9 et 7, car si on mettait 7 et 9, on ne pourrait compléter la somme verticale qui doit donner 14, car cela impliquerait une combinaison de 7 et 7.

Les cases entourées de gris vers le centre de la grille n'ont pas d'importance. Elles entourent une combinaison donnée un peu plus loin dans le magazine pour aider ceux qui en ressentent le besoin.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 >