Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mercredi 20 décembre 2006

La sagesse et l'argent

À lire cette ridicule mise en demeure envoyée par l'éditeur du logiciel Sage Paie à Framasoft.

dimanche 17 décembre 2006

Le lièvre de Vatanen

Vous connaissez Arto Paasilinna ? J'avais déjà glissé un mot de son Petits suicides entre amis. Or le 27 décembre prochain sortira en salle le Lièvre de Vatanen dont vous pouvez voir la bande annonce sur le site officiel. À la lecture du synopsis, je constate que l'histoire se passe au Canada alors que c'est la Finlande qui est à l'honneur dans le roman.

Le blogue (très peu réactif) ne compte qu'un seul billet pour l'instant. Mais on trouve dans les commentaires la même question qui me turlupinait : pourquoi ne pas avoir tourné en Finlande ?

mardi 12 décembre 2006

Gracian

Via les commentaires sur Au fil de mes lectures, on me demande parfois si je connais l'origine exacte de certaines citations. Ce fut le cas récemment à propos de l'expression « Vivre et laisser vivre. » 

Le web semble être bien silencieux au regard cette maxime fort populaire. Je me suis donc mis à la fouille dans mes nombreux recueils de citations et mes bases de données.

Après plusieurs minutes, je suis tombé sur :
Pour vivre, laisser vivre

de Baltasar Gracian tiré de L'Homme de Cour. Cela se trouve dans le Dictionnaire illustré des pensées et maximes, Ed. Seghers, 1963.

Comme je n'aime pas beaucoup n'avoir qu'une seule source, j'ai vérifié dans le dictionnaire Robert de Citations du Monde Entier. On y trouve plusieurs citations extraites de l'Homme de Cour, mais pas celle mentionnée plus haut. J'avoue tenir en très haute estime les dictionnaires de citations chez Robert, et l'absence de ce Pour vivre m'inquiétait un peu.

Je me suis alors tourné vers l'excellentissime Encyclopédie des Citations de Dupré (1959). On y trouve quelques citations de Garcian mais encore là, absence de « Pour vivre... » D'ailleurs, Dupré donne non pas L'Homme de Cour comme référence mais bien Maximes de l'homme de Cour, trad. Amelot de la Houssaie. Curieusement, le Robert cite bien le même traducteur (1684).

J'ai donc recherché l'oeuvre sur le web pour la trouver sur Gallica. Un parcours rapide m'a mené à la page 116, maxime 192 :
L'homme de grande paix
est homme de longue vie.

Pour vivre, laisse vivre. Non seulement les pacifiques vivent, mais ils règnent. Il faut ouïr et voir, mais avec cela se taire. Le jour passé sans débat fait passer la nuit en sommeil. Vivre beaucoup, et vivre avec plaisir, c'est vivre pour deux ; et c'est le fruit de la paix intérieure. Celui-là a tout, qui ne se soucie point de tout ce qui ne lui importe point. Il n'y a rien de plus impertinent que de prendre à coeur ce qui ne nous touche point, et de n'y pas laisser entrer ce qui nous importe.
Conclusion : À moins que la numérisation Gallica soit erronée, le Seghers nous trompe en modifiant le laisse original par laisser. Notez cependant qu'il a peut-être suivi une autre traduction. Cette absence de précision à l'égard du traducteur mine la crédibilité de ce dictionnaire format papier.

Pour terminer, notez que l'oeuvre se trouve, en format beaucoup plus malléable que le PDF de Gallica, chez Wikisource.

lundi 11 décembre 2006

2020

Merci à Pierre-André Dreyfuss pour m'avoir signalé L’éducation et le rôle des enseignants à l’horizon 2020 écrit par Philippe Meirieu pour l'Unesco.

Pour donner le goût, une section est nommée : “ Pédagogie centrée sur l’enseignant ”, “ pédagogie centrée sur l’apprenant ” : d’une opposition polémique à une exigence éthique fondatrice. Plus loin, on trouve : Le clerc, le bibliothécaire et le compagnon : d’une pluralité de modèles à une conception ouverte de l’acte d’enseigner.

Bref, voilà une lecture que je ferai cette semaine.

dimanche 10 décembre 2006

Ah ! la vie

La semaine dernière, Estéban nous montrait ses premiers points de suture.



Mais cette semaine, il affichait une grande nouvelle !

samedi 9 décembre 2006

Papert

Mario nous apprend que Seymour Papert est dans un état critique au Vietnam après avoir été heurté par un vélomoteur. Le monde ne peut se permette la perte de ce génie qui, déjà en 1971 (oui, oui 1971 !!!) dans Twenty things to do with a computer écrivait :
Machines from its engineering branches are changing our way of life. How strange, then, that "computers in education" should so often reduce to "using bright new gadgets to teach the same old stuff in thinly disguised versions of the same old way."
[...] we are convinced that they [les 20 suggestions - GGJ] give a glimpse of the proper way to introduce everyone of whatever age and whatever levet to academic performance, to programming, to more general knowledge of computation and indeed (we say courageously steeling ourselves for the onslaught) to mathematics, to physics and to all formal subjects including linguistics and music.
Only inertia and prejudice, not economics or the lack of good educational ideas, stand in the way of providing every child in the world with the kind of experience of which we have tried to give you some examples. Il every child were to be given access to a computer, computers would be cheap enough for every child to be given access to computer.

vendredi 8 décembre 2006

Le téléphone

J'aime bien Blog éclectique qui, dans ce billet, nous dirige vers cette page où il est question de stratégies lors d'une sollicitation par appel téléphonique.

Cela m'a rappelé deux anecdotes.

- Bonjour Monsieur.
- Hum... oui...
- Vous aimeriez obtenir un congélateur absolument gratuitement ?
- Bien sûr !
- Et bien en achetant nous viande congelée, nous vous en offrons un...
- Je vous arrête immédiatement.
- C'est très avantageux...
- Je veux bien vous croire...
- Un congélateur gratos et la viande est de grande qualité produite...
- Mais Monsieur, nous sommes végétariens !
- (Estomaqué) Oh !... Oh !.... désolé...
En raccrochant, Marie me lance :
- Quoi ? Nous sommes végétariens ?
- En tout cas, nous l'avons été pendant quelques secondes....

Deuxième situation, arrivée très récemment :

Sonnerie du téléphone.
- Allô ?
- (Après deux ou trois secondes) Cet appel est important. Veuillez rester en ligne, un préposé sera avec vous très bientôt...
Je rageais. Habituellement, je ferme tout simplement le téléphone. Mais là, j'étais en furie. Après au moins trois grosses minutes d'une écoute répétée, sous fond sonore à la Vivaldi, que le message est important, une jolie voix humaine me demande : - Puis-je parler à Aurélie s'il vous plaît.
- Non.
- Elle n'est pas là ?
- Si elle y est.
Je sens que la préposée est surprise. Après deux secondes (c'est long, deux secondes au téléphone)
- Moi, j'aimerais parler à votre supérieur.
- Heu...
- Madame, cela fait plusieurs minutes que j'écoute à répétition un message absolument débile, et je veux faire une plainte. Passez-moi votre supérieur.
- Heu... Oui, oui... Mais puis-je dire un mot à Aurélie auparavant...
Bon, je n'avais rien contre cette personne alors je lui lance :
- D'accord, mais après votre conversation, je veux parler à votre supérieur.
- Oui.
Après la courte conversation avec ma fille, je reprends le combiné.
- Monsieur Jobin, je vous transfère. Gardez la ligne.
Là, j'ai attendu au moins quatre minutes au téléphone. Sans Vivaldi. J'étais encore plus enragé.
- Monsieur Jobin, ici X. Comment puis-je vous aider ?
- Je désire faire une plainte officielle à votre organisme. Je trouve absolument déplorable que vous faites perdre un temps fou à nous tenir au bout de la ligne à attendre qu'un préposé prenne son propre bout.
- Heu...
- C'est à mon avis un immense manque de respect.
- Vous savez, l'informatique.
- Quoi, l'informatique?
- C'est plus rapide que l'homme et...
- Vous vous foutez de moi ou quoi? Si votre compagnie désire m'appeler, je veux que ce soit un humain qui le fasse. Pas une machine. Je déteste qu'on me fasse attendre au téléphone. Cette façon de procéder démontre le peu de considération que vous avez pour vos clients. Les technologies ne servent pas à ennuyer les gens. Vous manquez d'éthique en les utilisant aussi bassement.
- Vous voulez formuler une plaine écrite.
- Une plainte écrite ?
- Oui, à l'ombudsman.
- Et me plaindre à vous, c'est pas suffisant ? Faut en plus que j'écrive une lettre.
- Heu... une plainte à moi, c'est suffisant...
- Qu'allez-vous faire?
- Heu...
- Je ne veux plus recevoir des appels automatisés. Qu'allez-vous faire ???
- Heu... Nous avons un meeting lundi prochain. Je déposerai votre plainte.
- J'espère que vous en tiendrez compte.

Fin de la conversation.

jeudi 7 décembre 2006

Le Magasin

(hint, hint...)

Trouvé chez Clarabel le potentiel d'un joli cadeau : Le Nouveau magasin d'écriture d'Hubert Haddad. Il est disponible chez Gallimard-Montréal !

dimanche 3 décembre 2006

Challenge ABC 2007 : liste finale



A :Adler, M., Comment lire les grands auteurs
B : Bosco, H., L'Âne culotte
C : Chapelan, M., Lire et écrire
D : Ducharme, R., L'Avalée des avalés
E : Eça de Queirós, 202, Champs Élysées
F : Fénelon, Télémaque
G : Gontcharov, I., Oblomov
H : Huysmans, J. K., À rebours
I : Irving, J., L'OEuvre de Dieu, la part du Diable
J : Jankélévitch, V., La Musique et l'Ineffable.
K : Kafka, Le Procès
L : La Harpe, Théâtre
M : Marcotte, G., Les livres et les jours
N : Nivoix, Paul, Ève toute nue
O : Onfray, M., Traité d'athéologie
P : Pessoa, Le livre de l'Intranquillité
Q : Quinault, Le Mère coquette (Pìèce du XVIII)
R : Rabelais, F., Gargantua
S : Savater, F., Pour l'Éducation
T : Tirtiaux, Les sept couleurs du vent
U : Updike, John, Épouse-moi
V : Vincenot, H., Le Pape des Escargots
W : Woolf, V., La promenade au phare
X : Xiaolong, Qiu, Mort d'une héroïne rouge
Y : Yourcenar, Théâtre
Z : Zorn, F., Mars

Pour participer à ce défi, voyez le site qui lui est consacré.

samedi 2 décembre 2006

Les Jeux du sens



Sincères remerciements à l'auteur Raymond Tschumi qui m'a fait parvenir son dernier ouvrage Les Jeux du sens publié chez l'Âge d'Homme. M. Tschumi cite Au Fil de mes Lectures en page 32. Ce crois que c'est la première fois que mon site reçoit une telle mention dans un livre.

jeudi 30 novembre 2006

À Québec

Je viens de passer deux jours à Québec. J'en ai profité pour faire ma tournée des librairies.

Chez un bouquiniste, j'avais réservé le Propos de O. L. Barenton, confiseur de Detoeuf. C'était ma deuxième visite en deux ans chez ce libraire qui a, pour le moins, des opinions très arrêtées (Il n'y a plus de lecteurs! Il n'y a plus de libraires ! Les politiciens sont tous des imbéciles qui ont à peine 90 de QI! L'éducation est le grand crime du siècle ! etc.) Il m'a dit que la seule chose qu'il lui restait à faire était le suicide.
- Mais, cher monsieur, vous m'aviez dit la même chose il y a deux ans déjà. Pourtant, vous êtes toujours là...
Et j'ai quitté le magasin.

Plus loin, dans une rue perpendiculaire à Cartier, un autre bouquiniste. J'y ai trouvé le théâtre d'Aristophane en deux volumes, et le théâtre de Terence aussi en deux volumes publiés chez Garnier-Frères.

Au Comptoir du livre, sur St-Jean, j'ai trouvé quasi à l'état de neuf, Le Prophète de Gibran dans l'édition Casterman, celle que je préfère. Bel achat qui ira rejoindre ma copie qui date de 1970 et tombe en morceaux...

J'ai aussi acheté Stallone d'Emmanuèle Berheim, petit livre de 50 pages que j'ai eu le temps de lire en attendant le début d'un atelier auquel je devais assister. J'aime beaucoup les personnages principaux des romans de Bernheim.

J'ai aussi mis la main sur quatre petits volumes de la collection Noms de Dieux : Colette Nys-Mazure (Les ombres et les jours), Henry Bauchau (La blessure qui guérit), Paul Ricoeur (L'unique et le singulier) et Catherine Clément (Éprouver mais n'en rien savoir). Finalement, j'ai déniché pour quelques dollars Le Violon du fou de Selma Lagerlöf, chez Actes Sud.

Évidemment, impossible d'être à Québec sans rendre visite à ma librairie préférée : la Librairie Pantoute.

Sur le promontoire des nouveautés, j'ai trouvé le tout nouveau Saramago avec un titre à la Kundera : La Lucidité. La quatrième de couverture est prometteuse :
Au lendemain des élections municipales organisées dans la capitale sans nom d'un pays sans nom, la stupeur s'empare du gouvernement: 83 % des électeurs ont voté blanc. Incapables de penser qu'il puisse s'agir d'un rejet démocratique et citoyen de leur politique, les dirigeants soupçonnent une conspiration organisée par un petit groupe de subversifs, voire un complot anarchiste international. Craignant que cette " peste blanche " ne contamine l'ensemble du pays, le gouvernement évacue la capitale. L'état de siège est décrété et un commissaire de police chargé d'éliminer les coupables - ou de les inventer. Aussi, lorsqu'une lettre anonyme suggère un lien entre la vague de votes blancs et la femme qui, quelques années auparavant, a été la seule à ne pas succomber à une épidémie de cécité, le bouc émissaire est tout trouvé. La presse se déchaîne. La machine répressive se met en marche. Et, contre toute attente, éveille la conscience du commissaire.
Je vais le lire dans les prochaines semaines.

J'ai aussi acheté le très beau livre de Philippe Claudel : Le monde sans les enfants que j'ai eu le temps de lire dans ma chambre d'hôtel. N'hésitez pas à vous le procurer. Il s'agit de vingt courtes histoires sur le thème des enfants. Un petit bijou.

Finalement, je n'ai pu résister aux Euphorismes de Grégoire (G. Lacroix). En payant, le libraire m'a indiqué que c'était un joyeux petit livre. Voyez l'euphorisme 682 :

Viagra : la seule aide véritable à la réinsertion.

Ou encore :

Pour la femme, rien ne se perd rien de secret. (n. 155)
Faire un régime me pèse (n. 146)
La compagnie de gens qui se croient cultivés peut être source d'un ennui de grande qualité. (n. 787)

vendredi 24 novembre 2006

Et nos DG?

L'inconvénient de parler trop vite,
c'est qu'après avoir dit des choses,
on se met dans l'embarras de les penser.
Albert Brie


Il m'est toujours difficile d'en laisser passer une...

Par exemple, cette nouvelle rapportée sur plusieurs sites, mais ente autres, celui de Zone Libre en Éducation (Grics).

L'auteur de l'article signale qu'au regard de l'implantation du logiciel libre dans l'administration publique « la France est très nettement en avance sur le Québec dans ce domaine. » De la part d'un leader dans le monde de l'informatique scolaire, je me bidonne quand je vois une réflexion pareille. Qu'attend donc cette société à but non lucratif pour installer Linux dans les portables des directeurs généraux des commissions scolaires ? Si des députés peuvent comprendre Linux, me semble que nos DG n'auront certainement pas de problèmes eux non plus ! C'est beau de parler, de vanter les mérites du libre, mais tant qu'on ne fait que parler, les choses n'avancent pas vraiment. Et pourtant la GRICS, dont je le rappelle le conseil d'administration est composé de DG des CS, a le pouvoir de changer ces choses.

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