Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 4 avril 2015

Libéralité

Libéralité

La libéralité consiste moins à donner beaucoup qu'à donner à propos.
La Bruyère

Note du transcripteur.
Les Caractères.
Tel donne à pleines mains qui n'oblige personne:
La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne.
Corneille Le Menteur

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 1 (Cliton).
Ce qu'on nomme libéralité n'est le plus souvent que la vanité de donner, que nous aimons mieux que ce que nous donnons.
La Rochefoucauld

Note du transcripteur.
Réflexions ou Sentences et maximes morales.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

vendredi 3 avril 2015

Lettres

Lettres

Les mathématiques, les sciences naturelles peuvent former une partie de l'homme, mais seules les lettres, les humanités, peuvent former l'homme tout entier, lui donner un esprit droit, une intelligence ornée, une âme libérale, dans le sens primitif du mot.
Adélard Turgeon

Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Quelque chose qu'il arriva, aimez toujours les lettres. J'ai soixante-dix ans, et j'éprouve que ce sont de bonnes amies
Voltaire

Note du transcripteur.
Lettre à M. le cardinal de Bernis, 18 janveir, 1764
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

jeudi 2 avril 2015

Lettre

Lettre

Courtes lettres et longues amitiés est ma devise.
Voltaire

Note du transcripteur.
Dans une lettre du 8 mars 1732 :
«Pardon d'un billet si succinct; courtes lettres et longues amitiés, est ma devise; mais je serais bien fâché et j'y perdrais trop, si vos lettres étaient aussi courtes.»
Les lettres sont comme les dames : quand elles sont ex­trêmement aimables, on leur pardonne volontiers d'arriver un peu tard.
Joseph de Maistre

Note du transcripteur.
Lettre à M. le vicomte de Bonald, mai 1817.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

mercredi 1 avril 2015

Poésie des mathématiques

Une grande erreur est de penser que l'enthousiasme est inconciliable avec les vérités mathématiques; le contraire est beaucoup plus vrai. Je suis persuadé qu'il est tel probléme de calcul, d'analyse, de Kepler, de Galilée, de Newton, d'Euler, la solution de telle équation, qui supposent autant d'intention, d'inspiration que la plus belle ode de Pindare. Ces pures et incorruptibles formules, qui étaient avant que le monde fût, qui seront après lui, qui dominent tous les temps, tous les espaces, qui sont, pour ainsi dire, une partie intégrante de Dieu, ces formules sacrées qui survivront à la ruine de tous les univers, mettent le mathématicien qui mérite ce nom en communion profonde avec la pensée divine. Dans ces vérités immuables, il savoure le plus pur de la création; il prie dans sa langue. Il dit au monde comme cet ancien : « Faisons silence, nous entendrons le murmure des dieux ! »
Edgar Quinet, L'Ultramontanisme ou l'Église romaine et la société moderne, Oeuvres complètes, t.2, p.183, Paris, 1857.

Lecture

Lecture

Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.
Montesquieu

Note du transcripteur.
Pensées diverses.
Citation exacte : «L’étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé.»
L'homme ne peut lire que ce qu'il goûte, et ce qu'il goûte est la mesure de sa raison.
Lacordaire

Note du transcripteur.
Lettre à un jeune homme sur la vie chrétienne, 1858.
- Que doit-on lire?
- Tout ce qu'on peut lire à haute voix.
- Seul ?
- Non. Devant sa mère ou sa fille.
Henri Lavedan

Note du transcripteur.
Mon Filleul, 1911.
Pour juger de la beauté d'un ouvrage, il suffit donc de le considérer en lui-même; mais pour juger du mérite de l'au­teur il faut le comparer à son siècle.
Fontenelle

Note du transcripteur.
Vie de Corneille.
Aimer à lire [...] la jolie, l'heureuse disposition! On est au-dessus de l'ennui et de l'oisiveté, deux vilaines bêtes.
Mme de Sévigné

Note du transcripteur.
Lettre à madame de Grignan, 1689.
Les lecteurs faibles, léger, qui courent de livres frivoles en livres frivoles, non seulement ne tirent rien de bon d'aucun d'eux, mais, au contraire, se font du mal avec tous.
Carlyle

Note du transcripteur.
Du choix des livres (Lettre à un jeune homme), 15 mars 1843.
Un quart d'heure de réflexion étend et forme plus l'esprit que beaucoup de lecture.
Mme de Lambert

Note du transcripteur.
Avis d'une mère à sa fille.
Ce qu'à recueilli la lecture, il faut l'ordonner et y mettre quelque ensemble. Imitons les abeilles, qui voltigent çà et là, picorant les fleurs propres à faire le miel, qui ensuite dis­posent et répartissent tout le butin par rayons.
Sénèque

Note du transcripteur.
Lettre à Lucilius.
Les habiles gens n'entassent pas les connaissances, mais ils les choisissent.
Mme de Lambert

Note du transcripteur.
Avis d'une mère à son fils.
La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrète­ment de faire.
H. Lavedan

Note du transcripteur.
Mon Filleul, 1911.
On ne devient pas très instruit, quand on ne lit que ce qui plaît.
Joubert

Note du transcripteur.
Blanchard, qui avait sans doute mal retranscrit cette citation, l'a retirée des éditions subséquentes. Elle se trouve correctement formulée un peu plus bas.
Je voudrais convoquer ici un père, une mère, un homme d'État, un juge, un général, un recteur, un préfet, un marin un industriel, un propriétaire, en un mot, un conseil de gens pratiques, ayant ici-bas une responsabilité sérieuse.
Nous composerions ensemble trois bibliothèques.
Dans l'une tous les nouveaux pontifes de l'avenir: Littré, Sand, Quinet, Béranger, Comte, Renan ;
dans l'autre, les meilleurs du passé, les sages : Platon, Aristote, Descartes, Leibnitz, Pythagore, Zoroastre, Confucius, etc.
Dans la troisième, un seul livre, l'Évangile.
J'en appelle à toutes les mères, à tous les rois, à tous les hommes de cinquante ans prenant un enfant par la main, avec respect et émotion, je demande à ce concile du genre de me dire lequel de ces trois breuvages je dois verser dans cette petite âme... Il n'y aura qu'un cri: l'Évangile! l'Évangile!
Mgr Dupanloup

Note du transcripteur.
Discours prononcé au congrès de Malines, 31 août, 1864.
Citation retirée des éditions subséquentes.
La lecture des chefs-d'oeuvre littéraires ne forme pas seulement le goût ; elle maintient l'âme à des hauteurs sé­rieuse, et l'empêche de croupir dans la vulgarité des occupa­tions matérielles et bourgeoises.
Lacordaire

Note du transcripteur.
Lettre à un élève de Sorèze, 1858.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Heureux ceux qui lisent et qui relisent.
Sainte-Beuve

Note du transcripteur.
Les causeries du lundi.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Ce n'est pas assez de tout lire,
Il faut digérer ce qu'on lit.
Stanislas Bouflers

Note du transcripteur.
Le Rat bibliothécaire.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Il n'y a de beaux ouvrages que ceux qui ont été longtemps, sinon travaillés, du moins rêvés.
Joubert

Note du transcripteur.
Pensées.
Citation retirée des éditions subséquentes.
La lecture suffit pour arrêter l'intelligence, la nourrir, l'élever, la purifier ; quoique peu fatigante, elle suffit pour éloigner l'oisiveté.
Lacordaîre

Note du transcripteur.
Dans une lettre datée du 21 juin, 1852.
Citation exacte : « La lecture suffit pour arrêter l'intelligence, la nourrir, l'élever, la purifier; et je n'ai jamais compris que les hommes riches pussent s'ennuyer avec le secours d'une bibliothèque, ni même se pervertir. C'est l'oisiveté qui est la grande source de perversion; et la lecture, quoique peu fatigante, suffit pour éloigner l'oisiveté.»
Elle fut retirée des éditions subséquentes.
Les jeunes gens surtout devraient se mettre an tête cette maxime véritable que plus on lit, plus on a d'esprit.
D'Argenson

Note du transcripteur.
Cité par Sainte-Beuve dans ses «Causeries du Lundi.» La référence exacte dans l'oeuvre de Voyer d'Argenson m'est toujours inconnue.
Il ne faut pas laisser prévoir à un lecteur ce qu'on veut lui dire, mais le lui faire penser, afin qu'il puisse nous estimer d'avoir pensé comme lui, mais après lui.
Vauvenargues

Note du transcripteur.
Réflexions et maximes.
Pour profiter de vos lectures, lisez lentement, arrêtez-vous souvent, réfléchissez beaucoup, revenez plusieurs fois sur ce qui vous a paru le plus sublime, le plus profond; résumez et analysez ce que vous avez lu; recueillez vos impressions faites des extraits, notez les pensées et les maximes les plus saillantes et les lectures vous seront très profitables.
Justin Verniolles

Note du transcripteur.
La lecture et le choix des livres, 1877.
Citation exacte : «Suivez cette méthode pour vos lectures privées. Lisez lentement, arrêtez-vous souvent, réfléchissez beaucoup, revenez plusieurs fois sur ce qui vous a paru plus sublime ou plus profond : résumez et analysez ce que vous avez lu. recueillez vos impressions, faites des extraits, notez les maximes et les pensées les plus saillantes; c'est ainsi que vous profiterez de vos lectures, c'est ainsi qu'elles deviendront pour vous une véritable étude des modèles.»
Il est impossible de devenir très instruit, si on ne lit que ce qui plaît.
Joubert

Note du transcripteur.
Pensées.
Faites des extraits de tout ce que vous lirez.
Hérault de Séchelles

Note du transcripteur.
Voyage à Montbar La citation dans son environnement :
Le but principal de l'ordre , c'est de nous représenter les choses au moment où nous en avons besoin. Ainsi, classez tout, faites des extraits de tout ce que vous lirez, ayez de l'ordre dans tout , dans vos affaires , dans vos pensées, plus que ceux même qui ont la prétention d'en avoir le plus.
Faites que vos études coulent dans vos moeurs et que tout le profit de vos lectures se tourne an vertu.
Mme de Lambert

Note du transcripteur.
Avis d'une mère à son fils.
Aimer à lire, c'est faire un échange des heures d'ennui que l'on doit avoir en sa vie contre des heures délicieuses.
Montesquieu

Note du transcripteur.
Pensées diverses.
Peu de lecture, mais simples, fortes, qui laissent traces.
Michelet

Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Il faut parcourir beaucoup de livres pour meubler sa mé­moire; mais quand on veut se former un goût sûr et un bon style, il faut en lire peu, et tous dans le genre de son talent.
De Bonald

Note du transcripteur.
Pensées diverses.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Toute lecture doit être accompagnée de méditation; c'est le seul moyen de trouver dans les livres ce que les autres n'y ont point aperçu.


Note du transcripteur.
François de La Mothe Le Vayer.
On trouve cette citation dans «L'esprit de La Mothe le Vayer», 1763.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

mardi 31 mars 2015

Leçon

Leçon

Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
La Fontaine Le Corbeau et le Renard

Note du transcripteur.

Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

lundi 30 mars 2015

Larmes

Larmes

O larme de ma mère!
Petite goutte d'eau,
Qui tombes [sic] sur ma bière
Comme sur mon berceau.
Octave Crémazie

Note du transcripteur.
Promenade de Trois Morts - Fantaisie - Québec, 1862.
Une larme en dit plus que tu n'en pourrais dire;
Une larme a son prix; c'est la soeur d'un sourire.
De Musset

Note du transcripteur.
Poésies (Idylle).
L'homme est un balancier qui oscille sans cesse entre un sourire et une larme.
Byron

Note du transcripteur.
Le pèlerinage de Childe-Harold.
La joie a ses larmes comme la douleur.
Métastase

Note du transcripteur.
Les Frères anglais, T.3, 1814.
Le livre ne porte aucun nom d'auteur !
Ne soyez jamais en peine de ceux qui ont le don des pleurs.
Mme de Sévigné

Note du transcripteur.
Lettre à Madame de Grignan, 1675.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.
De Musset

Note du transcripteur.
Poésies nouvelles, 1841.
Citation supprimée des éditions subséquentes.
L'homme est comme un enfant qu'on berce en chantant avec des paroles qu'il ne comprend pas, et qui sourit après avoir pleuré.
Lamartine

Note du transcripteur.
Le Tailleur de pierre de Saint-Point.
Les larmes d'ici-bas ne sont qu'une rosée
Dont un matin au plus la terre est arrosée.
De Musset

Note du transcripteur.
Poésies (Portia).
Citation retirée des éditions subséquentes.
L'on pleure de joie aussi bien que de douleur.
Dumas père

Note du transcripteur.
Le Vampire, acte 3, sc. 9 (Gilbert).
Ce n'est pas toujours de tristesse que l'on pleure; il entre bien des sortes de sentiments dans la composition des larmes.
Mme de Sévigné

Note du transcripteur.
Lettre à madame De Grignan, 1680.
Nul de nous n'a vécu sans connaître les larmes.
Voltaire

Note du transcripteur.
Poème sur la Loi Naturelle, 1756.
Cette citation fut retirée des éditions subséquentes.
Pour me tirer des pleurs, il faut que vous pleuriez.
Boileau Art poétique

Note du transcripteur.

Cela fait du bien de pleurer. Quand trop de larmes s'a­massent sur le coeur, elles étouffent celui qui ne les répand pas.
Dumas père

Note du transcripteur.
Urbain Grandier, tableau 5, sc. 5 (Grandier).
Depuis six mille ans, de même qu'il tombe du ciel une certaine quantité de pluie par année, il tombe du coeur de l'homme une certaine quantité de larmes.
Lacordaire

Note du transcripteur.
Conférence : De l'influence de la société catholique sur la société naturelle quant à la communauté de biens et de vie.
L'homme pleure, et voilà son plus beau privilège.
Delille

Note du transcripteur.
Malheur et Pitié.
Je n'ai jamais vu couler de larmes sans en être attendri.
Montesquieu

Note du transcripteur.
Pensées diverses.
Tout un ciel dans une goutte de rosée, toute une âme dans une larme.
L'abbé Roux

Note du transcripteur.
Pensées.
Citation supprimée des éditions subséquentes.
Les larmes, c'est comme la feu, ça brûle.
Dumas père

Note du transcripteur.
Louise Bernard, acte 4 sc. 3 (Antoine).
Qu'est-ce qui touchera le coeur d'un homme endurci? une larme d'enfant.


Note du transcripteur.
Cette citation anonyme se trouve dans «Nouvelliste valaisan», 11 février 1924.
L'amitié, pour être durable, doit être cimentée par les larmes.


Note du transcripteur.
Cette phrase se trouve dans le «Résumé des principes et des exercices de lecture à haute voix, de récitation, de conversation et d'improvisation», d'Arthur Chervin, 1883.
Il faut avoir le coeur bien haut pour verser certaines larmes: la source des grands fleuves se trouve sur des monts qu'avoisinent le ciel.


Note du transcripteur.
Chateaubriand, Pensées, réflexions et maximes.
Les larmes sont le langage muet de la douleur.


Note du transcripteur.
Voltaire, Dictionnaire philosophique (Larmes).
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

dimanche 29 mars 2015

Langue

Langue

C'est le caractère des grands esprits de faire entendre en peu de paroles beaucoup de choses ; les petits esprits au contraire ont le don de beaucoup parler et de ne rien dire.
La Rochefoucauld

Note du transcripteur.
Réflexions ou Sentences et maximes morales.
Citation exacte : «Comme c'est le caractère des grands esprits de faire entendre en peu de paroles beaucoup de choses, les petits esprits au contraire ont le don de beaucoup parler, et de ne rien dire.»
La nature, qui ne nous a donné qu'un seul organe pour la parole, nous en a donné deux pour l'ouïe, afin de nous appren­dre qu'il faut plus écouter que parler.
Nabi-Effendi

Note du transcripteur.
Traité de morale.
Nabi-Effendi était un poète turc.
«Cette pensée est la même que celle de Caton le censeur, renfermermée dans les deux vers suivants, que Nabi-effendi n,avait certes pas lus :
Os unum Natura duas formavit et aures,
Ut plus audirect quàam loqueretur homo.

(Histroire générale des proverbes, adages, sentences, apophtegmes - C. de Mery.)
Que la langue ne soit pas un fourgon trivial, indistincte­ment chargé de vérités et de mensonges, d'idées nobles et d'idées carnavalesques, cahotant dans une marche emportée et grossière, et faisant commerce de toutes les vulgarités et de toutes les grimaces qui sont les délices de la foule!
Mgr Bertaud

Note du transcripteur.
«Une bénédiction nuptiale» dans «L'enseignement catholique : journal des prédicateurs», 1864.
Qui parle beaucoup dit beaucoup de sottises.
Corneille

Note du transcripteur.
La suite du Menteur, acte 3, sc. 1 (Dorante).
Garde-toi de dire tout ce que tu sais.
Solon

Note du transcripteur.
Cité dans «Morale des philosophes anciens», Paris, 1834.
Le Créateur a enfermé la langue derrière la double muraille des dents et des lèvres pour lui apprendre la discrétion.
Saint Bernard

Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Écoute beaucoup, et ne parle qu'à propos.
Bias

Note du transcripteur.
Cité dans «Moralistes Anciens», Paris, 1844.
La langue est la partie du corps par laquelle les médecins connaissent les maladies du corps et les philosophes celle de l'âme.


Note du transcripteur.
Référence inconnue. Cette citation est parfois faussement attribuée à Montaigne.
Que la bouche soit la prison de ta langue.


Note du transcripteur.
Proverbe arabe.
Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs.


Note du transcripteur.
Proverbe.
La plus mauvaise roue d'un char est celle qui crie toujours.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Pèse trois fois tes paroles et sept fois ce que tu écris.


Note du transcripteur.
Sans doute, mais cela demande confirmation, un distique de Lavater :
Pèse trois fois tes paroles et sept fois ce qui tu écris.
Sois toujours vrai, clair, doux, ferme et semblable à toi-même.

Le silence est quelquefois plus que d'or: c'est du radium.


Note du transcripteur.
Sans doute une pensée originale de l'abbé Blanchard.
La langue est sans os: on la tourne comme on veut.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

samedi 28 mars 2015

Langage

Langage

La langue, pour tout dire, est la tradition, est le vêtement, plus que le vêtement, le moule, plus que le moule, le corps de la tradition ; elle lui donne tous ses accents et tous ses gestes, ces gestes qui, comme on sait, vont jusqu'à l'âme comme ils en viennent, et finissent par modeler, à leur tour, l'âme qui les inspire.
Emile Faguet

Note du transcripteur.
Les dix commandements : La Patrie.
Citation supprimée des éditions subséquentes.
Sommes-nous déraisonnables quand nous demandons qu'on agisse envers les nôtres dans les provinces anglaises, comme nous agissons ici envers les minorités enclavées dans notre population?
Thomas Chapais

Note du transcripteur.
Bulletin du parler français au Canada, Vol. 9, 1910-1911.
La langue disparue, adieu la nationalité.
Benjamin Sulte

Note du transcripteur.
L'enseignement du français dans La Revue Canadienne, vol. 22, 1886.
Il faut avoir souci de notre parlure, car noblesse oblige.
É. Littré

Note du transcripteur.
En épigraphe (sans donner la source) au «Premier congrès de la langue française au Canada», 1912.
La syntaxe est, sans contredit, ce qu'il y a de plus nécessaire.
De Wailly

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
C'est presque une position sociale, de nos jours, de parler français à la perfection.
J. Novicow

Note du transcripteur.
En épigraphe (mais sans en donner la source) au «Premier congrès de la langue française au Canada», 1912.
Si la divine Providence a implanté la langue française en Amérique, c'est pour qu'elle y reste, pour qu'elle s'y développe, qu'elle y remplisse son rôle et atteigne à de hautes destinées.
J.-P. Tardivel

Note du transcripteur.
La langue française au Canada, 1901.
Personne ne connaît parfaitement deux langues; sauf de rares exceptions, les gens qui parlent également deux langues les parlent également mal.
Henri Bourassa

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
La langue française, si noble, Si éclatante, formée des sauvages beautés de la Gaule, de la grâce exquise de Virgile et de l'immortelle poésie du chantre de l'Illiade. Elle est la plus belle expression de la pensée philosophique, la langue de la diplomatie, des cours, des académies ; cette langue dont la civilisation vous a confié le dépôt, à qui vous donnez chaque jour un renouveau de vitalité et de splendeur, cette langue que nous possédons bien imparfaitement, mais que nous aimons autant que vous, mes frères de la vieille France.
Adélard Turgeon

Note du transcripteur.
Discours reproduit dans les «Annales de la Société St-Jean-Baptiste de Québec», Vol. 3, 1903.
Le peuple est, en matière de langue, un très excellent maître.
Platon

Note du transcripteur.
Le premier Alcibiade ou de la Nature humaine.
Je vis de bonne soupe et non de beau langage,
Vaugelas n'apprend pas à bien faire un potage.
Molière Les Femmes savantes

Note du transcripteur.
Acte 2, sc. 7 (Chrysale).
Et quelle langue veut-on bannir du domaine où se forment l'esprit et le coeur de l'enfance ? Celle-là même qui est la gardienne de nos croyances et l'instrument de notre culture.
S. E. le cardinal Bégin

Note du transcripteur.
Le texte semble se trouver dans La Revue Canadienne, vol. 15, 1915.
Ce respect (à notre langue), nous y manquons souvent en laissant s'introduire dans notre parler toutes sortes d'expressions parasites, incorrectes ou étrangères au génie de notre idiome. Chasser ces intrus, leur substituer les termes pro­pres, accroître la richesse de notre syntaxe, c'est rendre à notre langage les meilleurs services.
Mgr Paul Bruchési

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Oui, nous vivrons, et nous chanterons les louanges du Christ et de la patrie dans le doux parler de France, aussi longtemps que le Saint-Laurent roulera ses flots majestueux vers l'océan, que les érables donneront leur doux nectar, que nos écoles et nos collèges classiques donneront à l'Église et à l'État des hommes dignes de ce nom...
Mgr Adélard Langevin.

Note du transcripteur.
Premier congrès de la langue française au Canada, 24-30 juin 1912.
Ah! cette langue que nous avons appris à bégayer sur les genoux de notre mère! Elle est bien digne des sacrifices que nous pouvons faire pour elle ; elle vaut bien la peine que nous bâtissions des académies, des collèges et des écoles, où nos enfants iront apprendre, avec l'anglais dont ils ont be­soin, toutes les beautés du doux parler de France.
Sir Lomer Gouin

Note du transcripteur.
Premier congrès de la langue française au Canada, 24-30 juin 1912.
Si nous voulons apporter à cette cause sacrée tout l'appui qu'elle mérite, il faut aussi développer en nous et chez nos enfants le culte et l'amour de la langue.
Henri Bourassa

Note du transcripteur.
La Langue Française au Canada : Discours pronencé au Monument national, le 19 mai 1915
Un peuple bilingue, dit-on, est un non-sens. Eh bien! nous nous faisons fort de prouver à ceux qui le prétendent que, si le système bilingue est une surcharge pour leur cer­veau, il ne l'est pas pour le nôtre.
L'hon. Juge Constantineau

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
C'est la France, sans doute, qui nous a donné cette belle langue ; mais, je le répète, ce sont les Canadiens qui l'ont conservée.
Jules Tardivel

Note du transcripteur.
La langue française au Canada, 10 mars 1901.
Si nous savons bannir de notre langage tout ce qui est contraire à son génie, tout ce qui est grotesque ou vulgaire, et si nous faisons en sorte que, tout en restant français, il soit bien de chez nous, nous lui aurons donné une force de résistance dont l'anglais ne saura jamais triompher.
Adjutor Rivard

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Si la langue que nous parlons est quelque peu rugueuse, c'est parce qu'elle a été souvent à la bataille.
Armand Lavergne

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Si les mères instruites voulaient se surveiller davantage; si celles qui ne le sont pas se donnaient la peine d'apprendre à parler convenablement à leurs enfants, la tâche des maîtres serait réduite de moitié.
Abbé Emile Chartier

Note du transcripteur.
«L'Éducation littéraire et le foyer» dans «La Bonne parole», novembre 1913.
Il est de notre devoir (Canadiens des E.-U.) d'être ci­toyens américains dans toute la force du mot, mais pour cela, quelle raison valable y a-t-il de dire qu'il faille renier le français ?
Louis Cadieux

Note du transcripteur.
L'enseignement du français dans les centres canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre, 1912.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Si nous voulons du français, c'est à nous d'en mettre.
Mgr Béliveau

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
La langue française chez nous est un fait d'ordre social, politique et religieux, dont ceux qui ne l'aiment pas feraient mieux de prendre leur parti.
Thomas Chapais

Note du transcripteur.
Bulletin du parler français au Canada, Vol. 9, 1910-1911.
Ce sont les mots qui ne justifient rien qui ont le plus de succès en France.
Saint Genest

Note du transcripteur.
Grossière erreur ici de Blanchard qui a confondu signifient et justifient.

La phrase exacte se trouve dans l'article de Saint-Genest «La Femme du Monde ou le «Rallié»», Le Figaro,15 juin 1893.
«Voyez-vous, bon lecteur, le rallié a remplacé «l'orléaniste» d'autrefois; ça ne veut rien dire du tout, mais ce sont précisément les mots qui ne signifient rien qui ont le plus de succès en France.»
Il y a deux langues au Canada, parce que le Canada est dû à la collaboration de deux grandes races la race française qui l'a fondé, évangélisé et civilisé ; la race anglaise qui est venue plus tard, à l'ombre d'un nouveau drapeau, symbole d'une souveraineté nouvelle, travailler à son développement, à son accroissement et à sa prospérité.
Thomas Chapais

Note du transcripteur.
Bulletin du parler français au Canada, vol. 9, 1910-1911.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Mais qu'on ne demande pas aux Canadiens français d'abandonner leur langue. Leur langue, c'est leur passé; leur langue, c'est leur avenir ; leur langue, c'est leur race ; leur langue, c'est plus que tout cela : leur langue, c'est leur foi.
Mgr Touchet

Note du transcripteur.
Le Devoir, 20 octobre 1910.

Citation exacte :
M. Bourassa, respectueusement, mais fermement, posa la thèse franco-canadienne. Il est loyaliste. Tous le sont au Canada. Nul ne songe à violer la foi jurée à l'Angleterre... Les Canadiens ont versé leur sang pour la cause de l'Angleterre. Ils en verseraient encore. Mais qu'on ne leur demande pas d'abandonner leur langue.
« Leur langue, c'est leur passé ;
« Leur langue, c'est leur avenir ;
« Leur langue, c'est leur race;
« Leur langue, c'est plus que tout cela:
« Leur langue, c'est leur foi. »


Citation retirée des éditions subséquentes.
Tant qu'un peuple n'est envahi que dans son territoire, il n'est que vaincu ; mais s'il se laisse envahir dans sa langue, il est fini.
Louis de Bonald

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Un homme qui sait quatre langues vaut quatre hommes.
Charles-Quint

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Pour un peuple, changer de langue, c'est presque changer d'âme.
Gaston Paris

Note du transcripteur.
La littérature française Moyen Âge, 1888.
Impossible de penser juste lorsqu'on écrit ridiculement.
Mirabeau

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
On trouve parfois, attribuée à Mirabeau, cette autre citation : « On ne saurait penser juste dans un pays où on parle ridiculement. »

Le moindre solécisme en parlant vous irrite;
Mais vous en faites, vous, d'étranges en conduite.
Molière Les Femmes savantes

Note du transcripteur.
Acte 2, sc. 7 (Chrysale).
La langue fut portée sous Louis XIV au plus haut point de perfection dans tous les genres, non pas en employant des termes nouveaux inutiles, mais en se servant avec art de tous les mots nécessaires qui étaient en usage.
Voltaire

Note du transcripteur.
Précis du siècle de Louis XIV.
Cette citation fut retirée des éditions subséquentes.
Tout Canadien, s'il aime son pays, à quelque degré de la hiérarchie sociale qu'il se trouve placé, parlera toujours le français, et ce ne sera que quand il s'y verra forcé qu'il em­ploiera la langue anglaise.[...] La plus lourde taxe que la conquête nous ait imposée, c'est la nécessité d'apprendre l'anglais. Payons-la loyalement, mais n'en payons que le nécessaire. Que notre langue soit toujours la première. Tenons à parler la première langue de l'Europe, et fortifions, chez nous, ce puissant lien national.
Mgr Laflèche

Note du transcripteur.
Sermon de la Saint-Jean, 25 juin 1866.
Je parle français aux hommes, italien aux femmes, alle­mand aux chevaux, espagnol à Dieu.
Charles-Quint

Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Quand il s'agit d'une langue vivante, le chemin de l'usage est plus court que celui des préceptes.


Note du transcripteur.
Abbé d'Olivet, Remarques sur la langue française, 1771.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Un mot, c'est le toit d'une maison; il peut n'y avoir rien dessous.


Note du transcripteur.
Une pensée sans doute originale de l'abbé Blanchard.
Cette citation fut retirée des éditions subséquentes.



Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

vendredi 27 mars 2015

Lâcheté

Lâcheté

La sagesse des lâches ressemble à la lumière des torches; elle éclaire mal parce qu'elle tremble.
Hugo

Note du transcripteur.
La citation exacte est : «La lumière des torches ressemble à la sagesse des lâches ; elle éclaire mal, parce qu'elle tremble.»
Les Misérables, 1887.
Quand les honnêtes gens auront l'énergie de l'honneur, les corrompus ne tiendront pas tant de place au soleil.
Emile Augier

Note du transcripteur.
La Contagion, acte 5, sc. 8 (Le tenancier).
Combien de fois une honte criminelle nous a-t-elle fermé la bouche dans des occasions où il fallait s'expliquer hautement!
Bourdaloue

Note du transcripteur.
Mystères : Sermon sur l'Épiphanie.
La citation exacte est : «Combien de fois une honte criminelle vous a-t-elle fermé la bouche dans des occasions où il fallait s'expliquer hautement et parler? »
Cette lâche multitude de prétendus gens de bien docile à toutes les violences du mal...
Louis Veuillot

Note du transcripteur.
Paris pendant le siècle.
La citation : «Mieux vaut encore être la populace crue et sauvage que cette lâche multitude de prétendus gens de bien docile à toutes les violences du mal.»
Les hommes sont des toupies, il ne s'agit que de trouver la ficelle qui s'enroule à leur torse !
Balzac

Note du transcripteur.
Scènes de la vie privée (Modeste Mignon).
Le pire des maux, c'est l'effacement, l'abdication, la complaisance pour les méchants.
Jacques Piou

Note du transcripteur.
“Le moindre mal, nous en mourrons ! le moindre mal peut être le pire des maux. Le pire des maux c’est l’effacement, l’abdication, la complaisance pour les méchants. Il y a quelque chose de pire que le reniement déclaré, c’est l’abandon souriant des principes, c’est le lent glissement avec des airs de fidélité”. (Discours au banquet de la Presse régionale, Paris, 1911)
Tout ce que nous laisserons faire ou ferons au détriment du catholicisme, nous le ferons et le laisserons faire pour le mal­heur de l'influence française dans le monde.
Brunetière

Note du transcripteur.
Discours de combat.
La citation exacte est :
«Tout ce que nous ferons, tout ce que nous laisserons faire contre le catholicisme, nous le laisserons faire et nous le ferons au détriment de notre influence dans le monde, au rebours de toute notre histoire, et aux dépens des qualités que sont celles de l'"âme française."»
La lâcheté des honnêtes gens, c'est ce qui perd tout aujour­d'hui. Je ne dirai pas : c'est ce qui met l'Église sur le bord de la tombe, car elle n'y sera jamais, mais ce qui est capable de l'y mettre.
Mgr Bougaud

Note du transcripteur.
La Passion de Notre Seigneur, Paris, 1865.
Il est moins inquiétant, ce me semble, de voir les ignorants et les méchants faire le mal que de constater que les éclairés et les bons n'ont aucune inclination à faire le bien.
Frédéric Le Play

Note du transcripteur.
Lettre, 22 août 1860.
Citation retirée des éditions subséquentes.
Il y a quelque chose de pire que le reniement déclaré, c'est l'abandon souriant de ses principes, c'est le lent glissement avec des airs de fidélité.
Jacques Piou

Note du transcripteur.
Voir la citation ci-dessus.
Faut-il qu'un si grand coeur montre tant de faiblesse?
Racine Andromaque

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 4 (Andromaque).
La force a fait les premiers esclaves, leur lâcheté les a perpétués.
Rousseau

Note du transcripteur.
Du Contrat social.
Il vous faut des hommes capables de décider les questions sur d'autres motifs que les intérêts personnels ; des hommes qui ne tournent pas, comme les girouettes de nos clochers, à tous les souffles du vent.
Horace Mann

Note du transcripteur.
Conventions.
«Il nous faut des hommes capables de décider les questions sur d'autres motifs que les intérêts personnels; d'élucider les problèmes compliqués que notre civilisation avancée pose impérieusement devant nous; des hommes qui ne tournent pas, comme les girouettes de nos clochers, à tous les souffles du vent populaire, mais qui puisent, comme les montagnes, changer le cours du vent; des hommes qui sachent adresser à ce peuple, non des flatteries, mais des conseils. Notre premier intérêt est de rendre les esprits plus forts et plus droits. Chacun des enfants qui arrivent par milliers à l'existence est capable, avec l'éducation que nous sommes aujourd'hui en état de lui donner, d'ajouter à la somme du bonheur commun, de retrancher au total des misères.»
Cette citation fut retirée des éditions subséquentes.
Les gens faibles sont les troupes légères de l'armée des mé­chants ; ils font plus de mal que l'armée même : ils infestent et ils ravagent.
Chamfort

Note du transcripteur.
Maximes et pensées.
Nous ne rendrons pas seulement compte à Dieu de chacune de nos paroles, mais aussi de plusieurs de nos silences.


Note du transcripteur.
Pensée sans doute originale de l'abbé Blanchard.
Qui ne sait pas dire non n'est pas un homme.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

jeudi 26 mars 2015

Justice

Justice

Sans amour, la loi de justice serait stérile.
Secrétan

Note du transcripteur.
Il s'agit peut-être de Henri Secrétan. Mais je n'ai trouvé la référence nulle part.
La justice est le pain du peuple.
Chateaubriand

Note du transcripteur.
Du rétablissement de la censure. (1827)
Chateaubriand poursuit avec : «il en est affamé, surtout en France.»
L'indulgence est une partie de la justice.
Joubert

Note du transcripteur.
Pensées.
Il est certain qu'au jour du jugement on ne nous demandera pas ce que nous aurons lu, mais ce que nous aurons fait; ni avec quelle éloquence nous aurons parlé, mais avec quelle sainteté nous aurons vécu.
L'Imitation de Jésus-Christ.

Note du transcripteur.

Il est plus aisé d'opprimer que de contenir, et d'exercer un acte de violence qu'un acte de justice.
D'Alembert

Note du transcripteur.
Dans une lettre adressée au roi de Prusse datée du 14 décembre 1767,
La justice est le droit du faible.
Joubert

Note du transcripteur.
Citation introuvable dans les Pensées de Joubert.
J'ai pour moi la justice, et je perds mon procès.
Molière Le Misanthrope

Note du transcripteur.
Le Misanthrope, acte 5, sc. 1 (Alceste).
La justice est le pain du peuple; il en est toujours affamé.
Chateaubriand

Note du transcripteur.
Blanchard avait déjà répertorié cette citation. Voir plus haut.
La justice, encore plus que la charité, est le fond de toute société.
Victor Cousin

Note du transcripteur.
Justice et Charité, 1849.
«D'ailleurs, je me hâte de le reconnaître ou plutôt de le répéter : la justice encore plus que la charité, est le fond de toute société, et ce fond est immortel.»
Il faut être juste avant d'être généreux, comme on a des chemises avant d'avoir des dentelles.
Chamfort

Note du transcripteur.
Maximes et pensées.
Il n'est pas permis au plus équitable homme du monde d'être juge en sa cause.
Pascal

Note du transcripteur.
Pensées.
La raison du plus fort est toujours la meilleure.
La Fontaine Le Loup et l'Agneau

Note du transcripteur.

Quand la justice disparaît, il n'y a plus rien qui puisse donner une valeur à la vie des hommes.
Kant

Note du transcripteur.
Doctrine du Droit.
On déshonore la justice, quand on n'y joint pas la douceur; c'est faire mal le bien.
Fénelon

Note du transcripteur.
Correspondance, décembre 1712.
La justice sans force, et la force sans justice: malheurs affreux!
Joubert

Note du transcripteur.
Pensées.
L'inébranlable fondement des États, c'est la justice.
Pindare

Note du transcripteur.
Olympiques, 13, 7.
L'homme juste n'est pas celui qui ne commet point d'in­justice, mais celui qui, pouvant être injuste, ne veut pas l'être.
Ménandre

Note du transcripteur.
Dans «Le Droit de la Nature et des Gens ou Système général des principes les plus importants de la morale, de la jurisprudence et de la politique» (1750), on attribue cette citation plutôt à Philémon, grand rival de Ménandre. Une recherche poussée s'impose pour en trouver l'origine exacte.
Quand Philippe de Macédoine avait à juger une affaire, il tenait bouchée une de ses oreilles, tant que le demandeur parlait, disant qu'il la gardait au défendeur.


Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Une âme noble rend justice même à ceux qui la lui refusent.


Note du transcripteur.
Cette citation est généralement attribuée à Condorcet. Je n'ai pas trouvé la référence exacte.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

mardi 24 mars 2015

Juifs

Juifs

Partout où il y a de l'argent, il y a des Juifs.
Montesquieu

Note du transcripteur.
Lettres Persanes.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

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