citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 18 juillet 2024

Un homme de mauvaises moeurs qui donne dans les écrits des préceptes de sagesse n'est pas moins ridicule que celui qui, louchant naturellement, se ferait peindre avec deux beaux yeux.
Alexander Pope (Maximes et réflexions morales, trad. Jean de Serré de Rieux / Graphie moderne G. Jobin , p.34, Impr. G. Smith, Londres, 1739)

Un prince qu'on estime est bien près d'être aimé.
Lucien Émile Arnault (Pierre de Portugal, acte 3, sc. 1 (Alphonse), 1823)

On peut faire du laid et du monstrueux avec n'importe quoi, y compris la vertu.
Robert Escarpit (Lettre ouverte au diable, p.75 Éd. Albin Michel 1972)

[...] les médecins, comme les prêtres, ont au moins le devoir de feindre une science qu'en fait, ils ne possèdent pas.
Herbert Lieberman (Nécropolis, trad. Maurice Rambaud, p.22, Seuil/Points, n°R46)

Il ne faut pas dire : « J'ai le temps », quand une affaire se présente.
Il n'y a pas d'affaires urgentes, disait Le Play, il n'y a que des affaires en retard.
Il ne faut pas non plus bâcler les affaires sous prétexte d'urgence.
Il n'y a pas d'affaires urgentes, disait un autre, il n'y a que des gens pressés.
Quand on m'apporte une affaire urgente, disait un troisième, je la laisse dormir huit jours. - Et au bout de huit jours ? - Au bout de huit jours, elle a cessé d'être urgente.
Auguste Detoeuf (Propos de O.L. Barenton, confiseur, p.163, Éd. du Tambourinaire, 1962)

Épictète du jour

Un tyran me dit : « Je suis le maître, je peux tout. -- Eh ! que peux-tu ? Peux-tu te donner un bon esprit ? Peux-tu m'ôter ma liberté ? Eh ! que peux-tu donc ? Sur un vaisseau, ne dépends-tu pas du pilote ? Sur ton char, ne dépends-tu pas du cocher ? -- Tout le monde me fait la cour. -- Mais te la fait-on comme à un homme ? Montre-moi quelqu'un qui te prenne pour tel, qui voulût te ressembler, qui voulût marcher sur tes traces comme sur celles de Socrate. -- Mais je puis te faire couper le cou. -- Tu parles bien. J'avais oublié qu'il faut te faire la cour comme aux dieux nuisibles, et t'offrir des sacrifices comme à la fièvre. N'a-t-elle pas un autel à Rome ? Tu le mérites plus qu'elle, car tu es plus malfaisant. Mais que tes satellites et toute ta pompe effraient et troublent la vile populace, tu ne me troubleras point ; je ne puis être troublé que par moi-même. Tu as beau me menacer, je te dis que je suis libre. -- Toi libre ! Et comment ? -- C'est la divinité même qui m'a affranchi. Penses-tu qu'elle souffre que son fils tombe sous ta puissance ? Tu es le maître de ma carcasse ; prends-la. Tu n'as aucun pouvoir sur moi. »
Entretiens, Livre I, LII.