citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 19 novembre 2018

C'est donc à la religion que nous devons nous attacher dans toutes les occasions de la vie pour nous procurer de vrais plaisirs : car, si nous sommes déjà heureux, c'est une augmentation de plaisir de penser que nous pouvons rendre ce bonheur éternel; et, si nous sommes malheureux, il est bien consolant de penser que nous avons ailleurs une place de repos. Ainsi la religion présente à l'homme heureux une continuité de bonheur ; aux malheureux, un changement de misère en bonheur.
Oliver Goldsmith (Le Vicaire de Wakefield, p.204, Roe Lockwood & Son, 1857)

Exprimer ce que nul n'avait encore exprimé et ce que nul autre que nous ne pourrait rendre, c'est là, selon moi, l'objet et la fin de tout écrivain original.
Avec cela on n'a pas besoin d'avoir toutes sortes de lecteurs, mais seulement des lecteurs qui vous sentent et vous goûtent : les autres n'ont que faire de vous.
Charles Augustin Sainte-Beuve (Pensées et maximes, p.127, Grasset 1954)

Pour corriger un coeur faut-il donc l'affliger?
Nicolas-Julien Forgeot (Les Épreuves, sc. 1 (Émilie), 1785)

[...] en proportion de leur nombre, les Écossais et les Irlandais - les Celtes - fournissent plus d'artistes. Mais c'est peut-être que , leur pays étant plus pauvre, ils consacrent plus de temps à penser au lieu de gagner de l'argent.
Pierre Mille (dans la préface du livre de Chesterton Le club des métiers bizarres, éd. Gallimard)

La pire colère d'un père contre son fils est plus tendre que le plus tendre amour d'un fils pour son père.
Henry de Montherlant (La Reine Morte, p.22, Livre de Poche n°289)

Épictète du jour

L'un demande le tribunat, l'autre le commandement des armées, et moi je demande la pudeur et la modestie, car je suis libre et l'ami des dieux, et je leur obéis de tout mon coeur. Il faut donc que je ne fasse cas ni du corps, ni des biens, ni des dignités, ni de la réputation, ni d'aucune chose étrangère. Car les dieux ne veulent point que j'en fasse cas. S'ils l'avaient voulu, ils auraient fait que toutes ces choses eussent été des biens pour moi ; et, puisqu'ils ne l'ont pas fait, ce ne sont donc pas des biens, et il faut que j'obéisse à leurs ordres.
Entretiens, Livre IV, X.