citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 21 février 2020

Voir Annie Barrows.
Mary Ann Shaffer

[...] comme ce fut le cas dans le passé, les progrès majeurs viendront de quelques individus, les Newton ou les Einstein des siècles futurs, qui proposeront de nouvelles façons de voir le monde. Leurs recherches bouleverseront notre façon de penser, donneront à réfléchir pendant des décennies aux scientifiques qui les suivront, et donneront lieu à des avancées inimaginables aujourd'hui.
Bernard Derrida (Transitions de phases, p.229, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)

La noirceur masque en vain les poisons qu'elle verse,
Tout se sait tôt ou tard, et la vérité perce.
Jean-Baptiste Gresset (Le Méchant, acte 3, sc. 5 (Ariste), 1747)

En début d'après-midi, elle va dans la cour arrière prendre place dans les balançoires, occupées par des dames comme elle, âgées, seules, qui habitent des petits logis tout blancs, toujours propres et silencieux. Ensemble, à l'ombre, elles bercent tranquillement leur vie qui s'achève. Leur vieillesse prend une pause.
Céline Cyr (Les dames des balançoires, p.44, in Virages n°39, 2007)

Il faut que les riches aient l'âme bien forte, pour se priver si fermement du plaisir qu'on éprouve à donner.
Abel Bonnard (L'Argent, p.8, Librairie Hachette (coll. Notes et maximes), 1928)

Épictète du jour

N'as-tu jamais vu une foire où les hommes se rendent de tous les pays voisins ? Les uns y sont pour acheter, les autres pour vendre. Il y en a peu qui y soient par curiosité, pour voir seulement la foire, et qui s'informent pourquoi elle se tient et qui l'a établie. Il en est de même de ce monde. Tous les hommes s'y rendent, les uns pour vendre, les autres pour acheter. Il y en a très peu qui y soient pour admirer ce grand spectacle, pour connaître ce qu'il est, celui qui l'a £ait, pourquoi il l'a fait, et comment il le gouverne. Car il n'est pas possible qu'il n'ait été fait et qu'il ne soit gouverné par quelqu'un. Une ville, une maison n'existent point sans un ouvrier, et ne durent point si quelqu'un ne les gouverne ; et une machine si vaste et si admirable existerait et durerait par un pur hasard ? Cela est impossible. Il y a donc quelqu'un qui l'a faite et qui la gouverne. Qui est-il donc, et comment la gouverne-t-il ? Et nous, qui sommes aussi son ouvrage, qui sommes-nous, et pourquoi sommes-nous ? Il y en a très peu qui fassent ces réflexions, et qui, après avoir admiré l'ouvrage et béni l'ouvrier, se retirent contents. S'il y en a quelques-uns qui le fassent, ils sont la risée des autres, comme, à la foire, les marchands se moquent des simples curieux, qu'ils appellent des badauds. Et si les boeufs et les cochons pouvaient parler, ils se moqueraient de même de ceux qui penseraient à tout autre chose qu'à la pâture.
Entretiens, Livre II, XXXVI.