
Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
Vous avez des commentaires, des suggestions, des corrections à apporter ? N'hésitez surtout pas à
m'écrire ! Si la petite histoire entourant la création de cette page vous intéresse, vous la trouverez
ici.
Citations quotidiennes du 22 juin 2026
Pourquoi faut-il encore que ma main trop timide
Reconnaisse un ami dans les traits d'un perfide?
Antoine de La Fosse (Manlius Capitolinus, acte 4, sc. 4 (Manlius), 1698)
Je n'ai pas de dieu. S'il en est un, il est si grand, si loin de nous, si hors de proportion avec les hommes que c'est pour nous comme s'il n'existait pas. Croire qu'un de nos actes, croire qu'une pierre peut agir sur la volonté de Dieu, c'est l'amoindrir et le nier.
Eugène Brieux (La Foi (Satni, Acte II, scène V), in Théâtre complet de Brieux, vol. 8, p.61, Librairie Stock, 1928.)
Il n'est jamais problème qui n'ait un cadeau pour toi entre ses mains.
Tu cherches des problèmes parce que tu as besoin de leurs cadeaux.
Richard Bach (Illusions, trad. Guy Casaril, p. 60, Éd. J'ai Lu # 2111)
D'ailleurs viendrait un jour où poètes et prophètes compteraient davantage que les conquérants.
Vita Sackville-West (Toute passion abolie, trad. Micha Venaille
, p.153, Ed. Autrement, 2005)
Que la paresse et l'oisiveté vous maîtrisent, et bientôt vous ne serez plus en état d'agir, ni même de penser sans vous faire violence.
Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart (Pensées, maximes, réflexions, observations - 106 in Oeuvres complètes, Firmin Didot, 1855)
Épictète du jour
Signes certains qu'un homme fait du progrès dans l'étude de la sagesse : il ne blâme personne, il ne loue personne, il ne se plaint de personne, il n'accuse personne, il ne parle point de lui comme s'il était quelque chose ou qu'il sût quelque chose. Quand il trouve quelque obstacle ou quelque empêchement à ce qu'il veut, il ne s'en prend qu'à lui-même. Si quelqu'un le loue, il se moque en secret de ce louangeur, et, si on le reprend, il ne cherche pas à se justifier ; mais, comme les convalescents, il se tâte et s'observe, de peur de troubler et de déranger quelque chose dans ce commencement de guérison, avant que sa santé soit entièrement fortifiée. Il a supprimé en lui tout désir, et il a transporté toutes ses aversions sur les seules choses qui sont contre la nature de ce qui dépend de nous. Il n'a pour toutes choses que des mouvements peu empressés et soumis. Si on le traite de simple et d'ignorant, il ne s'en met pas en peine. En un mot, il est toujours en garde contre lui-même comme contre un homme qui lui tend continuellement des pièges et qui est son plus dangereux ennemi.
Pensées, LXXVI.