
Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 13 août 2026
Épargnez-nous l'emphase. Elle est le propre des esprits creux. Et si vous n'avez rien à proposer, vous avez toujours la solution de vous taire. C'est étonnant comme on y songe peu !
Lydie Salvayre (La conférence de Cintegabelle, p.69, Points/Seuil n° P 726)
En plus de renforcer la position de l'argent, la nouvelle économie a aussi donné plus de poids à la notion de propriété, élément clé du vieil esprit du capitalisme, en l'étendant à l'information à un degré jamais atteint. Dans l'économie de l'information, les entreprises gagnent de l'argent en essayant de posséder l'information grâce à des brevets, des marques déposées, des droits d'auteur, des accords de confidentialité et d'autres moyens. En fait, l'information est si bien gardée que lorsqu'on se rend dans une des entreprises de ce secteur, on ne peut s'empêcher d'avoir parfois l'impression qu'avec tous ces verrous destinés à protéger l'information, elles ressemblent à des prisons de haute sécurité.
En totale contradiction avec cette éthique protestante de l'argent revue et corrigée, l'éthique hacker des informaticiens met l'accent sur l'ouverture. [...] l'éthique hacker, telle qu'elle est définie dans le « Jargon file », comprend la croyance selon laquelle « le partage de l'information est un bien positif puissant. C'est un devoir éthique pour les hackers de partager leur expertise en écrivant des logiciels libres. »
Pekka Himanen (L'éthique hacker, trad. Claude Leblanc, p.59, Exils Éditeur, 2001)
Les soupirs sont comme les éclairs : ils annoncent la pluie.
Carlo Goldoni (Arlequin valet de deux maîtres, trad. Michel Arnaud, p.86, Éd. L'Arche)
Quand on ne peut rien contre un danger, le plus facile est de lui tourner le dos pour ne pas le voir.
Federico Garcia Lorca (La maison de Bernarda Alba, trad. André Belamich, p.112, Livre de poche, n°996)
" Quand je me demande, dit Montaigne, d'où vient cette joie, cet aise, ce repos que je sens lorsque je vois mon ami, c'est que c'est lui, c'est que c'est moi ; c'est tout ce que je puis dire. " Et Pythagore n'a-t-il pas dit très excellemment encore : " Quand je suis avec mon ami, je ne suis pas seul, et nous ne sommes pas deux. " Enfin Cicéron, en parlant de l'amitié, l'appelle une nécessité, et Aristote une âme en deux corps.
Antoine de Rivarol (Maximes, pensées et paradoxes, p.44, Le Livre Club du Libraire, 1962)
Épictète du jour
Florus demandait un jour à Agrippinus : « Irai-je au théâtre avec Néron, et danserai-je avec lui ? -- Va, lui dit Agrippinus. -- Et toi, lui dit Florus, pourquoi n'y viens-tu pas aussi ? -- C'est, lui répondit Agrippinus, que je n'y ai pas encore réfléchi. »
Entretiens, Livre I
, XIII.