citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 25 mai 2020

[...] le silence est l'âme d'une conversation, sa soeur, son ciel, son au-delà, sa promenade, son souffle, son mystère, l'enthousiasme me rend élégiaque, son soupir, sa défaite autant que sa victoire.
Lydie Salvayre (La conférence de Cintegabelle, p.41, Points/Seuil n° P 726)

La philosophie est écrite dans cet immense livre qui se tient toujours ouvert devant nos yeux, je veux dire l'univers, mais on ne peut le comprendre si l'on ne s'applique d'abord à en comprendre la langue et à connaître les caractères avec lesquels il est écrit. Il est écrit dans la langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles et autres figures géométriques, sans le moyen desquels il est humainement impossible d'en comprendre un mot. Sans eux, c'est une errance dans un labyrinthe obscur.
Galilée (L'Essayeur, p.141, Société d'Édition «Les Belles Lettres», trad. C. Chauviré, 1979. Cité par Michel Élie Martin dans «La nature est une livre écrit en langage mathématique», Pleins Feux, 2002,

La vie d'un homme, on me permettra cette remarque, n'est pas plus à l'échelle d'une phrase qu'à celle de la critique de cette phrase. Je me révolterai toujours contre tout essai de réduction d'un être vivant à une sorte de mannequin, dont les faits et gestes seraient compréhensibles à la façon des faits et gestes des monarques notés au jour le jour d'après des communiqués officiels.
Louis Aragon (Traité du style, p.226, L'Imaginaire/Gallimard n°59)

Nous pouvons ajouter à nos connaissances, nous ne pouvons rien en retrancher.
Arthur Koestler (Les somnambules, trad. Georges Fradier, p.11, Livre de Poche n°. 2200)

L'homme est une légende dont le sens s'est perdu. Mais le sens est toujours là, déposé au creux du langage, dans les récits que nous murmurons la nuit quand le sommeil nous fuit.
Olivier Cohen (Pour saluer Raymond Carver, in Les trois roses jaunes, Folio n° 2138, p.185)

Épictète du jour

Que je suis malheureux ! Je n'ai pas le temps d'étudier et de lire. -- Mon ami, pourquoi étudies-tu ? N'est-ce que pour une vaine curiosité ? Si cela est, tu es en effet très misérable. Mais l'étude ne doit être qu'une préparation à la bonne vie. Commence donc aujourd'hui à bien vivre. Partout tu peux faire ton devoir, et les occasions instruisent mieux que les livres.
Entretiens, Livre IV, XIV.