citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
Vous avez des commentaires, des suggestions, des corrections à apporter ? N'hésitez surtout pas à m'écrire ! Si la petite histoire entourant la création de cette page vous intéresse, vous la trouverez ici.

Citations quotidiennes du 02 octobre 2014

Les idées. Quand on en a assez, on les appelle des opinions. Tout le temps qu'on a pensé qu'on y croirait, on leur gardait le beau nom d'idées.
Un homme est prêt à se faire tuer pour une idée. Qu'il résiste à cette tentation, qu'il vive ensuite pour s'apercevoir que c'était à peine une conviction, le voilà sauvé. Sauvé de la mort, et sauvé de l'idée.
Francis de Miomandre (La Mode, p.35, Éd. Hachette (coll. Notes et Maximes), 1927)

Le malheur est qu'on ne veuille pas faire pour les vivants ce qu'on fait pour les morts. On épie le passage du temps sur les traits des siens tant qu'ils vivent. Pourquoi ?... Pourquoi ne fixe-t-on pas, une fois pour toutes, dans son coeur, les images agréables et les beaux visages qu'on aime... et pourquoi ne s'y tient-on pas ?
Jean Sarment (Léopold le Bien-Aimé [L'Abbé, acte III], p.29, La Petite Illustration, 5 nov. 1927)

Le remords sanctifie le vice.
Joseph Joubert (Carnets t.2, p.526, nrf/Gallimard, 1994)

Si le monde n'était pas si beau, on risquerait tous de devenir cyniques.
Paul Auster (Moon Palace , trad. Christine Le Boeuf, p. 535, Thesaurus Actes Sud)

On peut faire très sérieusement ce qui vous amuse, les enfants nous le prouvent tous les jours... Exactement comme on peut faire avec bonne humeur ce qui vous ennuie...
Georges Bernanos (Dialogues des Carmélites, p.43, Éd. du Seuil, coll. Livre de Vie n°6)

Épictète du jour

Tu pâlis, tu trembles et tu es embarrassé quand tu vas voir un prince ou quelque grand seigneur. -- Comment me recevra-t-il ? Comment m'entendra-t-il ? -- Vil esclave, il te recevra, il t'entendra comme il le jugera à propos ; tant pis pour lui s'il reçoit mal un homme sage, il en souffrira seul. Peux-tu souffrir de la faute d'un autre ? -- Mais comment lui parlerai-je ? -- Tu lui parleras comme tu voudras. -- J'ai peur de me troubler. -- Eh quoi ! ne sais-tu pas parler avec discrétion, avec prudence, et avec une honnête liberté ? Pourquoi t'avises-tu de craindre un homme ? Zénon ne craignait point Antigone, mais Antigone craignait Zénon. Socrate était-il embarrassé quand il parlait aux tyrans et à ses jugea ? Diogène était-il embarrassé quand il parlait à Alexandre, à Philippe, aux pirates, au maître qui l'avait acheté ?
Entretiens, Livre II, XXXI.