citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 21 avril 2026

Le coup le plus cruel, le plus irréparable
Que puisse nous porter le destin ennemi,
C'est de nous enlever un véritable ami.
Jean-Baptiste Vivien de Châteaubrun (les Troyennes, acte 5, sc. 1. (Hécube), 1751)

Ce dont nous devons nous rendre compte c'est que nous ne sommes pas seulement conditionnés par le milieu : nous « sommes » le milieu ; nous ne sommes pas une chose différente de lui. Nos pensées et nos réactions sont conditionnées par les valeurs que la société, dont nous sommes partie intégrante, nous a imposées.
Jiddu Krishnamurti (De l'Éducation, trad. Carlo Suarès , p.51, Delachaux et Niestlé, 1965)

Il n'est point de pitié dans la haine des frères.
Hippolyte Bis (Attila, acte 4, sc. 1 (Attila), 1822)

Ah ! l'être humain était doté d'une raison. À quelque moment que ce soit, il conserve toujours en lui un dernier soupçon de maîtrise de soi, de résistance. Quand il est dénué de cette ombre de raison, de maîtrise se soi, de résistance, quelle chose misérable !
Sakaguchi Ango (L'Idiote, trad. Edwige de Chavanes, p.49, Éd. Picquier poche n°113)

Si on ne s'aimait guère, on ne se soucierait guère d'être aimé.
Bonaventure d'Argonne (Maximes et Réflexions de Monsieur de Moncade, p.96, in Moralistes du XVIIe siècle, Bouquins, 1992)

Épictète du jour

Tu voudrais bien être couronné aux jeux olympiques. Et moi aussi, en vérité, car cela est très glorieux. Mais examine bien auparavant ce qui précède et ce qui suit une pareille entreprise. Tu peux l'entreprendre après cet examen. Il te faut observer la discipline, manger de force, t'abstenir de tout ce qui flatte le goût, faire tes exercices aux heures marquées, par le froid, par le chaud ; ne boire ni eau fraîche ni vin que modérément ; en un mot, il faut te livrer sans réserve au maître d'exercices, comme à un médecin, et, après cela, aller combattre aux jeux. Là tu peux être blessé, te démettre le pied, avaler beaucoup de poussière, être parfois fouetté, et, après tout cela, être vaincu. Quand tu auras bien pesé tout cela, va, si tu veux, va être athlète. Si tu ne prends pas ces précautions, tu ne feras que niaiser et que badiner comme les enfants, qui tantôt contrefont les lutteurs, tantôt les gladiateurs, qui maintenant jouent de la trompette, et un instant après représentent des tragédies. II en sera de même de toi : tu seras tantôt athlète, tantôt gladiateur, tantôt rhéteur, après tout cela philosophe, et, dans le fond de l'âme, tu ne seras rien. Comme un singe, tu imiteras tout ce que tu verras faire, et tous les objets te plairont tour à tour, car tu n'as point examiné ce que tu voulais faire, mais tu t'y es porté témérairement, sans aucune circonspection, guidé par ta seule cupidité et par ton caprice. C'est ainsi que beaucoup de gens, voyant un philosophe, ou entendant dire à quelqu'un qu'Euphratès parle bien (qui est-ce qui peut parler comme lui ?) veulent aussitôt être philosophes.
Pensées, XXXIX.