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    <title>Épictète du jour</title>
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    <description>Au fil de mes lectures</description>
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    <title>Épictète du jour 04-02-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Je suis préteur en Grèce. -- Toi préteur ? Et sais-tu juger ? Où as-tu donc appris cette science ? -- J'ai la patente de César -- Et si César t'avait envoyé une patente pour juger de la musique, à toi qui n'en as jamais appris une note, qu'en ferais-tu, et à quoi te servirait-elle ? Mais je passe là-dessus. Je te demande seulement par quelles voies tu as obtenu ta charge. Qui te l'a procurée ? A qui as-tu baisé la main ? A quelle porte as-tu couché ? A qui as-tu fait des présents ? Par quelles bassesses, par quelles indignités, par quelles faussetés l'as-tu achetée ?
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre III&lt;em&gt;, XII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>04-02-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
  </item>

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    <title>Épictète du jour 03-02-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;État et caractère de l'ignorant : il n'attend jamais de lui-même son bien ou son mal, mais toujours des autres. État et caractère du philosophe : il n'attend que de lui-même tout son bien et tout son mal.
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pensées&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, LXXV.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>03-02-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
  </item>

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    <title>Épictète du jour 02-02-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Si tu prends un rôle qui soit au-dessus de tes forces, non seulement tu le joues mal, mais tu abandonnes celui que tu pouvais remplir.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pensées&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, LXIII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>02-02-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
  </item>

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    <title>Épictète du jour 01-02-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Sache que le principe et le fondement de la religion consiste à avoir des dieux des opinions droites et saines, à croire qu'ils sont, qu'ils étendent leur providence sur tout, qu'ils gouvernent le monde avec sagesse et justice ; que tu es ici-bas pour leur obéir, pour prendre en bonne part tout ce qui t'arrive, et pour y acquiescer volontairement et de tout ton coeur, comme à des choses qui viennent d'une providence très bonne et très sage. De cette manière tu ne te plaindras jamais des dieux, et tu ne les accuseras jamais de n'avoir pas soin de toi. Mais tu ne peux avoir ces sentiments qu'en renonçant à tout ce qui ne dépend point de nous, et qu'en faisant consister tes biens et tes maux dans ce qui en dépend. Car, si tu prends pour un bien ou pour un mal quelqu'une de ces choses étrangères, il est de toute nécessité que, lorsque tu seras frustré de ce que tu désires, ou que tu tomberas dans ce que tu crains, tu te plaignes et que tu haïsses ceux qui sont la cause de tes malheurs. Car tout animal est né pour abhorrer et pour fuir ce qui lui paraît mauvais et nuisible et ce qui peut le causer, et pour aimer et rechercher ce qui lui paraît utile et bon et ce qui le cause. Il est donc impossible que celui qui croit être blessé se plaise à ce qu'il croit qui le blesse ; d'où il s'ensuit que personne ne se réjouit et ne se plaît dans son mal. Voilà d'où vient qu'un fils accable de reproches et d'injures son père, quand son père ne lui fait point part de ce qui passe pour des biens ; voilà ce qui rendit ennemis irréconciliables Étéocle et Polynice : ils regardaient le trône comme un grand bien. Voilà ce qui fait que le laboureur, le pilote, le marchand maudissent les dieux, et voilà enfin la cause des murmures de ceux qui perdent leurs femmes et leurs enfants. Car là où est l'utilité, là est aussi la piété. Ainsi tout homme qui a soin de régler ses désirs et ses aversions selon les règles prescrites, a soin de nourrir et d'augmenter sa piété. Dans ses libations, dans ses sacrifices et dans ses offrandes, chacun doit suivre la coutume de son pays, et les faire avec pureté, sans nonchalance aucune, sans négligence, sans irrévérence, sans mesquinerie, et aussi sans une somptuosité au-dessus de ses forces.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pensées&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, XLII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>01-02-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
  </item>

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    <title>Épictète du jour 31-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Souviens-toi de ce que disait Euphratès, qu'il s'était fort bien trouvé d'avoir longtemps caché qu'il était philosophe ; car, outre qu'il s'était convaincu par là qu'il ne faisait rien pour être vu des hommes, et qu'il faisait tout pour les dieux et pour lui, il avait eu la consolation que, comme il combattait seul, il s'exposait aussi tout seul, et n'exposait ni son prochain, ni la philosophie par les fautes qui auraient pu lui échapper, et enfin qu'il avait eu ce plaisir secret d'être plutôt reconnu philosophe à ses actions qu'à ses habits.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre IV&lt;em&gt;, XXXII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>31-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 30-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Tu n'as rien que tu n'aies reçu. Celui qui t'a tout donné t'ôte quelque chose ? Tu es non seulement fou, mais ingrat et injuste de lui résister.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre III&lt;em&gt;, LXXIV.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>30-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 29-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Souviens-toi que la fin de tes désirs, c'est d'obtenir ce que tu désires, et que la fin de tes craintes, c'est d'éviter ce que tu crains. Celui qui n'obtient pas ce qu'il désire est malheureux, et celui qui tombe dans ce qu'il craint est misérable. Si tu n'as donc de l'aversion que pour ce qui est contraire à ton véritable bien, et qui dépend de toi, tu ne tomberas jamais dans ce que tu crains. Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras misérable. Transporte donc tes craintes, et fais-les tomber des choses qui ne dépendent point de nous, sur celles qui en dépendent ; et, pour tes désirs, supprime-les entièrement pour le moment. Car, si tu désires quelqu'une des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu seras nécessairement malheureux ; et, pour les choses qui sont en notre pouvoir, tu n'es pas encore en état de connaître celles qu'il est bon de désirer. En attendant donc que tu le sois, contente-toi de rechercher ou de fuir les choses, mais doucement, toujours avec des réserves, et sans te hâter.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pensées&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, VII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>29-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 28-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Le prince a donné la paix à la terre : plus de guerres, plus de combats, plus de brigandages, plus de pirateries. A toute heure, en tout temps, on peut aller librement partout, seul, sans rien craindre. Mais le prince peut-il nous donner la paix avec les maladies, avec les naufrages, avec les incendies, avec les tremblements de terre, avec la foudre ? Peut-il nous la donner avec nos passions, avec l'amour, la tristesse, l'avarice, l'envie ? Ah ! c'est une paix que les princes ne peuvent donner, ce sont les dieux seuls qui la donnent, et le héraut qui la publie, c'est la raison. Celui qui a cette paix peut être seul toute sa vie,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre III&lt;em&gt;, XXIII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>28-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 27-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Accuser les autres de ses malheurs, cela est d'un ignorant ; n'en accuser que soi-même, cela est d'un homme qui commence à s'instruire ; et n'en accuser ni soi-même ni les autres, cela est d'un homme déjà instruit.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pensées&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, XI.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>27-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 26-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Un tyran me dit : « Je suis le maître, je peux tout. -- Eh ! que peux-tu ? Peux-tu te donner un bon esprit ? Peux-tu m'ôter ma liberté ? Eh ! que peux-tu donc ? Sur un vaisseau, ne dépends-tu pas du pilote ? Sur ton char, ne dépends-tu pas du cocher ? -- Tout le monde me fait la cour. -- Mais te la fait-on comme à un homme ? Montre-moi quelqu'un qui te prenne pour tel, qui voulût te ressembler, qui voulût marcher sur tes traces comme sur celles de Socrate. -- Mais je puis te faire couper le cou. -- Tu parles bien. J'avais oublié qu'il faut te faire la cour comme aux dieux nuisibles, et t'offrir des sacrifices comme à la fièvre. N'a-t-elle pas un autel à Rome ? Tu le mérites plus qu'elle, car tu es plus malfaisant. Mais que tes satellites et toute ta pompe effraient et troublent la vile populace, tu ne me troubleras point ; je ne puis être troublé que par moi-même. Tu as beau me menacer, je te dis que je suis libre. -- Toi libre ! Et comment ? -- C'est la divinité même qui m'a affranchi. Penses-tu qu'elle souffre que son fils tombe sous ta puissance ? Tu es le maître de ma carcasse ; prends-la. Tu n'as aucun pouvoir sur moi. »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre I&lt;em&gt;, LII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>26-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 25-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Hercule, éprouvé par Eurysthée, ne se disait point malheureux et exécutait ce que ce tyran lui ordonnait. Et toi, éprouvé par les dieux, par des dieux qui t'ont créé, tu cries, tu te plains et tu te trouves malheureux ! Quelle lâcheté ! quelle mollesse !
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre III&lt;em&gt;, XLIII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>25-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 24-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Tu viens de recevoir des nouvelles de Rome, et te voilà dans la tristesse et dans le deuil. Est-il possible que ce qui se passe à deux cents lieues de toi te rende malheureux ? Eh ! dis-moi, je te prie, quel mal peut-il t'arriver là où tu n'es point ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre III&lt;em&gt;, LIV.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>24-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 23-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Je veux être assis à l'Amphithéâtre au banc des sénateurs. -- Grands dieux, tu vas te donner bien de la peine et être bien pressé. -- Mais je ne saurais voir commodément les jeux sans cela. -- Ne les vois point, quelle nécessité as-tu de voir les jeux ? Et si c'est l'envie d'être assis à ce banc qui t'y fait aller, attends qu'on sorte. Quand le spectacle sera fini, tu iras t'asseoir à ce banc si désiré, et tu y seras fort à ton aise.
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre I&lt;em&gt;, LXVII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>23-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
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    <title>Épictète du jour 22-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;S'il y a un art de bien parler, il y a aussi un art de bien entendre.
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre II&lt;em&gt;, LXII.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>22-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
  </item>

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    <title>Épictète du jour 21-01-2012</title>
    <description>&lt;strong&gt;Si un philosophe malpropre, négligé et horrible comme un criminel qui sort d'un cachot, me débite ses belles maximes, comment m'attirera-t-il ? Comment me fera-t-il aimer la philosophie, qui laisse un homme en cet état ? Je ne puis pas même me décider à l'entendre, et pour rien au monde je ne m'attacherais à lui. Ayons donc de la propreté et de la décence. Je dis la même chose des disciples. Pour moi, j'aime beaucoup mieux qu'un jeune homme qui veut s'adonner à la philosophie vienne m'entendre bien propre et mis décemment, que s'il y venait malpropre, les cheveux gras et mal peignés. Car par là je juge qu'il a quelque idée du beau et qu'il se porte à ce qui est séant et honnête. Il a soin de la beauté qu'il connaît. Ainsi on peut espérer qu'il aura soin aussi de celle qu'on lui fera connaître, de cette beauté intérieure qui consiste à faire usage de sa raison, et auprès de laquelle la beauté du corps n'est que laideur. Mais si un homme vient sale, hideux, couvert de crasse et d'ordure, les cheveux non peignés et mêlés, et la barbe jusqu'à la ceinture, que puis-je lui dire pour lui faire connaître la beauté dont il n'a aucune idée ? C'est un pourceau qui préférera toujours son bourbier à la plus belle fontaine.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entretiens&lt;/em&gt;, Livre IV&lt;em&gt;, XLI.&lt;/em&gt;</description>
    <pubDate>21-01-2012</pubDate>
    <dc:creator>Gilles G. Jobin</dc:creator>
  </item>

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