citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 11 mai 2008

Elles font des choses quelquefois, les femmes, ça vous tue. Toi, même dans une vie entière, tu ne serais pas capable un seul instant d'avoir cette légèreté qu'elles ont, elles, quelquefois. Elles sont légères de l'intérieur. De l'intérieur.
Alessandro Baricco (Océan Mer, trad. Françoise Brun, p.144, Albin Michel)

En fait, j'aime chez la femme non pas ce qu'elle est pour elle-même, mais ce par quoi elle s'adresse à moi, ce qu'elle représente pour moi. Je l'aime comme un personnage de notre histoire à nous deux.
Milan Kundera (La plaisanterie, trad. Marcel Aymonin rev. par Claude Courtot et Kundera, p.245, Folio n°638)

Certaines personnes nous sont tellement proches que nous croyons que c'est un lien pour la vie, mais elles disparaissent tout à coup, d'un jour à l'autre, de notre vue et de notre mémoire, voilà la vérité [....]
Thomas Bernhard (Des arbres à abattre, trad. Bernard Kreiss, p.56, Folio n° 3028)

Le théâtre est un tout. Il forme un tout parce qu'il n'y a rien dans la pensée humaine qui n'ait rencontré ou provoqué son expression scénique.
Pierre Descaves (Le théâtre, p.9, Hachette, Notes et maximes, 1963)

Le doute sur son [propre] nom est riche de virtualités romanesques et l'absence de sentiment d'identité une façon de pouvoir s'inventer.
Chantal Thomas (Comment supporter sa liberté, p.34, Rivages poche, n°297)

Proverbe de la semaine

Un clou chasse l'autre.
Un goût succède à un autre goût. Une personne succède à une autre personne, ou se met à sa place.

Le sens exact est : en enfonçant un clou avec un marteau, on fait sortir un autre clou de l'endroit où il était entré.
Le proverbe caratérise l'inconstance de ceux qui, changeants dans leurs sentiments, portent leur affection sur plusieurs personnes successivement. Il s'applique aussi aux cas où l'on cherche à chasser un ennui en s'en créant un autre, que sa nature ou la nouveauté feront moins pénible; où, par exemple, l'on voudrait se délivrer de l'obsession de pensées mauvaises par la fatigue physique ou par le travail de l'esprit.
(L. Martel, Petit recueil des proverbes français, entrée 384, 1883.)

Épictète du jour

Le commencement de la philosophie, c'est de connaître notre faiblesse et notre ignorance dans les devoirs nécessaires et indispensables.
Entretiens, Livre II, XXIX.