citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 25 juillet 2017

Quand un discours naturel peint une passion ou un effet on trouve dans soi-même la vérité de ce qu'on entend, laquelle on ne savait pas qu'elle y fût, de sorte qu'on est porté à aimer celui qui nous la fait sentir, car il ne nous a point fait montre de son bien mais du nôtre. Et ainsi ce bien fait nous le rend aimable, outre que cette communauté d'intelligence que nous avons avec lui incline nécessairement le coeur à l'aimer.
Blaise Pascal (Pensées in Oeuvres Complètes, p.588, Seuil, 1963)

C'est donc ainsi qu'on traite les hommes comme des singes ! On les bat et on les fait danser.
Voltaire (L'Ingénu, p.61 in L'Ingénu et autres contes, Classiques Français)

At least being lost in space kept you busy.

Mais au moins, se perdre dans l'espace, ça vous tenait occupé.
Douglas Adams (Life, the Universe and Everything, p. 7, Pan Books)
(La vie, l'univers et le reste, p. 9, Denoël Présence du Futur/351)

[...] plus les gens prennent l'habitude de vivre ensemble, plus sûrement perdent-ils le besoin de parler d'eux-mêmes.
Nina Berberova ( L'accompagnatrice, trad. Lydia Chweitzer, p. 37, J'ai Lu n°3362)

Je succombe toujours aux gens qui rient. Les gens qui rient m'introduisent un instant dans leur propre tribu. Qu'est-ce qu'un rire, après tout ? Une explosion d'enfance partagée. C'est dans le rire que l'humanité nivelle ses différences et efface ses rides.
Monique Proulx (Le coeur est un muscle involontaire, p.201, Boréal, 2002)

Épictète du jour

Un homme de grande considération, aujourd'hui préfet de l'annone, revenant d'exil et s'en retournant à Rome, vint me voir. Il me fit une peinture affreuse de la vie de la cour ; il m'assura qu'il en était dégoûté, qu'il ne s'y rengagerait pour rien au monde, et que le peu de temps qui lui restait à vivre, il voulait le vivre en repos, loin du tumulte et de l'embarras des affaires. Je lui soutins qu'il n'en ferait rien, qu'il n'aurait pas plus tôt mis le pied dans Rome, qu'il oublierait toutes ces belles résolutions, et que, s'il trouvait à se rapprocher du prince, il en profiterait aussitôt. Et lui, en me quittant, me dit : « Épictète, si vous entendez dire que j'aie mis le pied à la cour, dites que je suis le plus grand coquin du monde. » Qu'arriva-t-il ? A quelque distance de Rome, il reçut des lettres de César. Il ne se souvint plus de ses promesses ; le voilà à la cour plus avant que jamais, et voilà ma prédiction accomplie... « Que vouliez vous donc qu'il fît ? me dit quelqu'un. Vouliez-vous qu'il passât le reste de ses jours dans l'oisiveté et dans la paresse ? » -- Eh ! mon ami, penses-tu qu'un philosophe, qu'un homme qui veut avoir soin de lui-même soit plus paresseux qu'un courtisan ? Il a des occupations plus importantes et plus sérieuses.
Entretiens, Livre I, XXXIV.