Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

lundi 4 janvier 2010

Newton

Doit-on dire que Google est newtonisé ou que Newton est googlisé ? Toujours est-il que le père du concept de la gravitation universelle (entre autres) est né le 4 janvier 1643.

vendredi 25 décembre 2009

Une décennie

2000
Ma première année comme conseiller pédagogique en maths et animateur du Récit. La Réforme commence à peine au primaire, et je me dis qu’enfin, la priorité passera de l’enseignement à l’apprentissage. Je me suis trompé.
Ma règle TIC : le HTML est le crayon du web... Tout le monde rit de moi.
Suite à une suggestion d’un internaute visitant mon Au fil de mes lectures, je me mets à étudier le PHP. Pour apprendre, je programme le portfolio préscolaire sur les suggestions pédagogiques de Marie. Il est aujourd’hui disponible sur le site du Récit national préscolaire.

2001
En février, j’achète mon premier nom de domaine (gilles-jobin.org), et mon Au fil de mes lectures passe en mode base de données.
Avec le conseiller pédagogique dans le domaine du français, je propose à mon patron d’écrire un bulletin informatisé tenant compte des demandes en évaluation selon notre interprétation de la réforme de l’éducation. Ce grand trip pédagogique dure quelques années.
Le 4 novembre, papa meurt à 76 ans.

2002
Je passe de Windows à Linux. Mon aventure débute avec la Mandrake 8.0. Plus jamais, je ne retoucherai à un Windows.
Je rédige le Jobinote, application web pour prendre des notes personnelles.
Avec Marie, présentation à l’Aquops du portfolio préscolaire, expérience magnifique que je ne suis pas près d’oublier.
Je présente une demande de subvention au MELS pour écrire un portfolio électronique pour le primaire. Nous le nommons Cyberfolio.

2003
Année de consolidation de plusieurs projets. De plus, nous entamons la rédaction du Cyberfolio pour le secondaire.
Le bulletin informatisé du primaire repose sur mes épaules. En avril, je le présente au colloque de l'Aquops.
Je suis de plus en plus fatigué.

2004
Je découvre Abebooks.
En avril, j’entre d’urgence à l’hôpital. On me débloque deux artères à l’aide d’endoprothèses vasculaires.
Je deviens de plus en plus sombre, et je prends deux mois sans solde en septembre et octobre.
Naissance d’Estéban.
Je démarre mes Jobineries.

2005
En février, mon patron m’annonce que le DG a décidé de laisser tomber mon Bulletin informatisé pour adopter plutôt celui de la GRICS. Évidemment, je trouve cette décision stupide, mais j’ai un grand poids de moins sur les épaules. C’est clair que le politique a priorité sur le pédagogique, et ce, malgré tous les beaux discours publics. Ce que je faisais seul (tout en maintenant mes autres dossiers), maintenant au moins deux personnes de la CS y sont associées, sans compter toutes les secrétaires des écoles primaires.
Le Cyberfolio secondaire est lancé.
En décembre, j’écris une lettre ouverte au premier ministre du Québec. C’en est fini pour moi du système d’éducation.
Le logiciel libre fait de moins en moins peur.
Je commence des cours de danse sociale avec Marie. Tout le monde est surpris... en commençant par moi-même !

2006
Au fil de mes lectures change de look.
Je tente de promouvoir l’outil blogue au scolaire. Peine perdue... Les enseignants n’ont pas le temps d’écrire, et quand ils écrivent, ils préfèrent le faire sous le couvert de l’anonymat.
Je découvre Squeak, et en fais la promotion dans mes formations.
L’Aquops me remet un prix CHAPO.
Je passe à Ubuntu.

2007
En janvier, je publie un billet sur l’intégration des TIC. Je pourrais, sans le modifier, le réécrire aujourd'hui.
Comme père, je passe quelques mois difficiles à m’inquiéter pour Aurélie partie toute seule pour l’Irlande.
Avec mon neveu François, j’ouvre une petite boutique de jeux de société, car, il faut bien le dire, il y a autre chose que la commission scolaire et le système d’éducation dans la vie !
Dans les écoles, on m’appelle monsieur Squeak.
Je fais énormément de recherches dans la bibliothèque mondiale Google books. Je panifie un ouvrage sur les recueils français de citations.

2008
Marilise naît. Je suis maintenant deux fois grand-père !
Je découvre Scratch. Quelques enseignants m’ouvrent les portes de leurs classes pour l’expérimenter avec des élèves.
Le tableau blanc interactif fait son apparition dans les écoles. Je n’hésite pas à manifester mes critiques relativement à cet outil que je juge faisant partie du paradigme de l’enseignement.
À l’été, nous adoptons notre premier lévrier qui est, en fait, une levrette : Ubuntu.
Au fil de mes lectures dépassent les 20000 citations.

2009
Nous adoptons un lévrier (baptisé Linux) pour accompagner notre chère Ubuntu. Immense tristesse pour nous, nous devons endormir cette dernière en mai. Quelques mois plus tard, nous adoptons Kat, une levrette bringée noire de 4 ans.
On me diagnostique de l'apnée du sommeil. Grâce au CPAP, mon problème d'ensommeillement chronique est enfin réglé.
Scratch fait fureur dans les écoles. J’en mousse d’ailleurs la promotion un peu partout.
En décembre, j’atteins les 55 ans. Comme cadeau, je me paye un MacBook Pro, ce qui surprend tout mon entourage.

dimanche 22 novembre 2009

Un peu de tout

Plusieurs articles au regard de l'éducation dans Le Devoir d'hier. Je me suis permis d'émettre mon opinion sur celui-ci.

Le simple bonheur


J'ai passé la semaine dans plusieurs classes à faire du Scratch. Faut bien comprendre que, pour moi, il s'agit ici de formation pour les enseignants, non pour les élèves. Un enseignant est tellement occupé, qu'il faut, je crois, le former PENDANT sont travail. Scratch me permet d'illustrer un certain modèle d'intégration des TIC. Les élèves adorent, c'est certain ; les enseignants apprécient aussi. Et moi, je me sens utile ! Francino a blogué ma présence de cette semaine.

Jolie citation du gazouilleur François Guité : « L'art de la pédagogie consiste à transformer le devoir apprendre en vouloir apprendre. »

Lu cette semaine La fenêtre jaune de Serge Brussolo. Pas un grand livre (comme tous les Brussolo) mais lecture agréable. La fin n'est pas terrible, mais encore là, quand on aborde un Brussolo, faut s'y attendre.

Bientôt, une autre classe dans ma CS où tous les enfants auront un beau portable sur leur bureau.

dimanche 1 novembre 2009

Un Mac ?

Cela fait 5 ou 6 ans que je ne me suis pas acheté un ordinateur personnel.

C'est curieux, mais jamais, au grand jamais j'avais envisagé l'achat d'un Mac. Pourquoi ? Préjugé sans doute ancré qui me faisait croire qu'un maceux est une personne qui ne veut pas comprendre sa machine. J'ai l'impression (et ce n'est que ça, une impression) que les maceux pensent « autrement ». Or, je l'avoue bien candidement, de plus en plus je suis attiré par ces personnes et cette curiosité me porte à en savoir un peu plus. Or, quel autre moyen existe-t-il que d'aller y voir par soi-même ?

Je n'ai jamais vraiment touché un Mac mais là, je commence sérieusement à envisager la possibilité d'un MacBook Pro. Bien sûr, c'est une technologie ultra propriétaire ; je pourrais tout de même y installer Ubuntu Linux et à peu près tous les logiciels libres que j'utilise actuellement.

Je poursuis ma réflexion...

vendredi 30 octobre 2009

Divers

De la twittosphère

100+ Google Tricks That Will Save You Time in School

Carte heuristique : Résoudre des problèmes de maths par Olivier Leguay.

« L’imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d’écrire. »
Benjamin Bayart

De la blogosphère

« Conformiste l'école ? C'est à la limite du pléonasme. Comment pourrait-elle ne pas l'être, c'est ce à quoi on s'attend d'elle. Hier, il y avait l'Index et les Imprimatur obligés, aujourd'hui il y a des firewall et des boîtes noires. Les curés sont partis, les filtres sont restés. »
Marc St-Pierre dans un commentaire du billet de Mario Asselin À propos du conformisme et des écoles... du 28 octobre 2009 .

Ci-gît la réforme, par Martin Bélanger.

mardi 20 octobre 2009

IPod Touch

J'ai enfin reçu mon IPod Touch 32G.

C'est vraiment une jolie petite machine, mais j'avoue avoir de la difficulté à m'habituer à la « touche ». Évidemment, je dois aussi m'habituer au clavier.

Après m'être inscrit sur le site d'Apple, j'ai pu naviguer dans le Apple Store et j'ai téléchargé quelques applications gratuites.

J'ai aussi joué avec ITune sur l'ordinateur Windows de Marie. C'est tout de même un peu triste qu'il faille absolument passer par ce logiciel pour communiquer avec le Touch.

J'ai mis l'alarme pour le réveil du lendemain. Marie, n'ayant pas confiance, a tout de même réglé le radio-réveil...

Il me reste beaucoup de taponnage à faire (je me suis un peu aidé à partir de vidéos sur Youtube) et je dois aussi décider si j'achèterai Antidote. Par ailleurs, je dois voir comment transférer quelques films AVI en format Ipod.

Voilà donc le début de mon aventure IPod. Espérons que l'expérience sera satisfaisante !

jeudi 8 octobre 2009

Jeudi

Pas facile de donner une formation ouverte dans les locaux d'une commission scolaire. Beau billet de Mario !


Mes lecteurs le savent : je suis tout à fait contre l'utilisation des résultats mathématiques comme instrument (arme ?) de tri social ou scolaire. Mon copain Charles-Antoine vit actuellement une expérience parentale frustrante à cet égard. Son billet intitulé Pourquoi et comment haïr les mathématiques est à lire.


Fin de la rencontre nationale des RÉCIT. Jolie session. Plusieurs gazouillis sur le sujet dans EnDirect.

mardi 6 octobre 2009

À Duchesnay

La rencontre nationale des RÉCIT se tient à Duchesnay jusqu'à jeudi.

J'ai d'abort assisté à un atelier sur la métacognition. Quelques gazouillis ici sous #RN2009.

Par la suite, j'animais un atelier d'une heure sur Le Scriptorium. Il s'agit d'une petite application web qui permet à l'enseignant du primaire d'intervenir sur les écrits des enfants. L'atelier a été bien reçu et j'ai bien l'impression que plusieurs testeront le produit dans les prochains mois.

Ce mardi, en après-midi, j'assistais à un excellent atelier sur la WEDO. Mon ami Pierre Couillard a réussi à connecter le tout à Scratch. Grand moment d'extase !!!

lundi 5 octobre 2009

Lundi

The harmony of the world is made manifest in Form and Number, and the heart and soul and all the poetry of Natural Philosophy are embodied in the concept of mathematical beauty.
D'Arcy Wentworth Thompson, On Growth and Form, Epilogue, p. 1096, 1917




Dans quelques minutes, départ pour Duchesnay où se tient la réunion nationale des Récit. J'y présente cet après-midi un atelier d'une heure sur le Scriptorium. Mercredi, c'est Scratch qui sera à l'honneur. Je sors toujours un peu épuisé de tout ça.




Ambre a 10 ans. J'aime bien son billet.

dimanche 4 octobre 2009

Les médias

À Radio-Canada


J'ai bien écouté hier l'entrevue accordée à Mario Asselin sur la première chaîne.

Je ne peux qu'être d'accord avec les propos de Mario.

À un moment donné, l'animatrice s'est elle-même traitée de dinosaure. Cette auto-flagellation, lorsque vient le temps de parler technologie, m'exaspère. Comme si cette admission pardonnait l'ignorance ou, tout au moins, l'absence du goût d'aller y voir plus loin. Plus tard, l'animatrice a donné la parole à un autre de ses invités, Gilles Pellerin, éditeur. Ce dernier ne semblait pas trop d'accord avec Mario, mais, timing oblige, on a coupé court à un début d'une discussion qui sans doute aurait bien profité aux auditeurs.

Cette discussion a probablement eu lieu hors d'ondes, car en entamant la prochaine chronique qui portait sur les livres les plus contestés de l'année, la chroniqueuse a mentionné que certains livres, comme l'entrevue précédente, pouvaient être contestés. J'aurais bien aimé savoir en quoi !

À TVA


Jean-Luc Mongrain n'est pas très content. Jeter d'abord un oeil sur cette vidéo. Clairement, Steve Blanchet s'était très mal préparé aux questions (en fait, à LA question) du journaliste. M. Mongrain parle d'éthique dans son entrevue : il aurait bien aimé être averti qu'on était pour rire de lui dans une pub.

Mais observez bien la vidéo. Pendant le cafouillage de M. Blanchet, il se moque de lui. Il singe le cafouillage. À mon sens, il s'agit là d'un comportement tout à fait inapproprié. C'est un manque de savoir-vivre - de politesse - de la part de Jean-Luc Mongrain. Quand on juge qu'on nous manque de respect, j'admets qu'il est très difficile de rester zen. Cependant, Monsieur Mongrain avait eu le temps de se préparer et son manque de respect envers son interlocuteur a peut-être été planifié. Si c'est bien le cas, à mon sens, on pourrait parler de manque d'éthique journalistique.

samedi 3 octobre 2009

Dans une école

Très belle rencontre hier. Dans une petite classe, 7 élèves (des ados dont le rôle sera d'expliquer aux 80 autres élèves du groupe) et 3 enseignants. Je présente le blogue du projet. Deux jeunes ont leur IPhone. Immédiatement, ils se branchent sur le site. Et les questions fusent.

Pendant que je présentais et échangeais avec les élèves, j'ai trouvé particulièrement remarquable la réaction des enseignantes. Une manifestation de joyeuses surprises pendant qu'elles annonçaient qu'elles ne comprenaient rien à « notre » charabia. Joyeuses, car elles venaient de trouver un filon exploitable pour que les apprentissages fassent un certain sens aux élèves. Ne suffit-il pas de laisser les jeunes s'exprimer sur leurs propres expériences avec des outils de leur monde ? Tant qu'à écrire un texte, pourquoi ne pas l'écrire sur ce qu'ils vivent ? Il y a même un des élèves qui m'a fait lire un de ses poèmes. Avec lui, j'ai discuté sur la pertinence de les rendre publics. Sa peur était qu'on lui « vole » ses écrits. Je lui ai dit qu'on pouvait y accoler une licence. Je lui ai aussi montré mon site de citations et lui ai mentionné qu'un auteur français l'avait largement plagié. C'est maintenant à l'élève de réfléchir sur ses propres choix.

Un autre :

- Monsieur, c'est pas Windows votre ordi.
- Non, c'est Linux.
- Linux ? C'est donc ça, Linux ?
- Oui, oui. Viens essayer. Je te laisse ma place sur ma machine. Explore !

En voyant cet élève si « fort à l'ordi », une enseignante lui a demandé s'il pourrait écrire, pour les autres élèves, un tutoriel sur l'utilisation du blogue. Immédiatement l'élève a lancé un « ben certain » très assuré. Et l'enseignante d'ajouter : « Ce sera ton travail en écriture. »

À la pause, j'ai jasé avec l'initiatrice du projet.
- Bravo ! Je pense que tu es tombée sur une bonne idée pour ta classe.
- Oui. Je suis émerveillée de voir certains élèves. On dirait qu'ils sont totalement allumés. C'est la première fois que je les vois comme ça.

Évidemment, tout nouveau, tout beau. Ces élèves éprouvent beaucoup de difficultés à écrire, mais ils devront tout de même... écrire. Et, qu'on le veuille ou non, ce n'est pas un apprentissage simple. Mais au moins, ils le feront dans un contexte qui fera un sens pour eux.

lundi 21 septembre 2009

Cinq mythes

En page 8 du cahier détachable consacré au tableau blanc interactif du dernier École Branchée (EB), on signale 5 mythes entourant l'outil.

Mythe 1. Un TBI, ça coûte cher !

EB mentionne que «cher, c'est relatif». En effet, ça dépend qui paye !!! Pour détruire le mythe, EB indique que certaines mesurent gouvernementales financent jusqu'à 66% du coût des tableaux. La mesure que je connais permet en effet de financer 66% du coût relié au du matériel informatique. En achetant un TBI (et un ordinateur et un projecteur qui lui sont uniquement associés) on n'achète pas autre chose. Par exemple, pour $3500, on peut obtenir environ 7 portables neufs pour une classe ou plus de 20 portables P4 d'organismes gouvernementaux qui se départissent de leurs machines.
Pour moi, ce n'est pas un mythe : un TBI (et, en fait, la technologie en général), c'est cher.
N'oublions pas qu'un achat scolaire dépend avant tout de ce qu'on veut promouvoir avec nos sous.

Mythe 2. Un TBI, c'est comme les tableaux utilisés par les présentateurs à la télé.

Rien à dire ici car je n'y connais rien à ces tableaux.

Mythe 3. Un TBI encourage l'enseignement magistral.

Alors là, allez voir mon billet et mes commentaires sur le site de Patrick Giroux et Martin Bérubé.

Mythe 4. C'est difficile d'utiliser un TBI.


À mon avis, c'est effectivement un mythe. Après 2-3 heures de manipulations, on en vient facilement à bout. Un désavantage que je trouve au tableau par rapport à la souris et au clavier, c'est que pour certains logiciels comme Squeak qui exigent une combinaison clic/clavier (comme Shift-Bouton droit), la fonction tactile du tableau est inutilisable.
Je n'ai pas suffisamment testé la fonction de reconnaissance de la graphie pour savoir s'il vaut la peine d'écrire un texte «à la «main» dans le texteur. Si cette reconnaissance est problématique, il vaut sans doute mieux écrire directement au clavier plutôt que de perdre son temps à corriger les erreurs de reconnaissance.

Mythe 5. Le stylet de l'Activeboard est fragile.

Je sais que certaines compagnies de TBI n'utilisent pas le stylet mais plutôt le doigt du présentateur. Dans ma cs, nous avons des Activeboard et personne ne m'a signalé la fragilité du stylet.

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