Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

dimanche 17 mai 2009

1 = 20

Entendu dans une pub à la télé : « Votre vieille tondeuse à gazon fait autant de pollution en une heure que 20 voitures. »
Nous nous sommes regardés, Marie et moi, avec des points d'interrogation dans la figure. Que diable veut-on dire? Serait-ce que 20 voitures qui roulent pendant une heure polluent moins qu'une seule tondeuse qui fonctionne pendant le même temps? Où cela aurait-il un lien avec la quantité d'essence dépensée ? Autrement dit, quel est le point de comparaison ?

En fouillant un peu sur le web, j'ai trouvé ceci :
« Ce que trois millions de propriétaires de tondeuses anciennes ne savent pas, c’est que l’utilisation des moteurs à deux temps de type hors route est responsable de 3 à 5 % de toute la pollution atmosphérique au Canada, entreprises comprises, dont 20 % des émissions globales d’hydrocarbures, écrivait Louis-Gilles Francoeur dans Le Devoir du 23 avril dernier. Une tondeuse à deux temps rejette autant de pollution en une heure qu’une nouvelle voiture en 40 heures ! » Selon Environnement Canada, 20 à 35 heures de tonte par été pollue autant qu’une auto qui roule pendant un an !
Réf.
La dernière phrase me laisse aussi perplexe : une voiture roule combien d'heures par année ? Par ailleurs « 20 à 35 », c'est passer du simple au quasi double, un intervalle qui, me semble-t-il, peut faire dire absolument n'importe quoi...

samedi 16 mai 2009

Wolfram|Alpha

Révolutionnaire comme moteur de recherche : Wolfram|Alpha. C'est avec ce genre d'invention que l'école devra très très rapidement composer. Mais saura-t-elle le faire ? Permettez-moi d'en douter fortement car l'école préfère encore produire de petits automates applicateurs d'algorithmes : il faut laisser les algorithmes aux machines ; le rôle de l'homme est de penser.


vendredi 8 mai 2009

Reportage Jeux-Triboulet

La télé communautaire a fait un reportage sur la boutique ! C'est ici. Constatation : il faut absolument que je maigrisse...

jeudi 7 mai 2009

Il était une fois...

Au fil d'une discussion avec un collègue, je prends conscience que Tante Lucille, conteuse de ma jeunesse, aura 100 ans cette année. Elle est décédée en 1996.

Je ne sais si on relèvera cette anniversaire dans les médias. Voulant réentendre sa voix, je n'ai trouvé que ce petit clip sur Youtube.

mercredi 6 mai 2009

L'originalité

En cherchant sur Jean-Claude Pirotte, je tombe sur :

[...] son œuvre est d'une originalité rare.

Il y aurait des originalités ordinaires. Et si on les nommait ?

Synchronicité oblige, je trouve dans mes citations quotidiennes d'aujourd'hui celle-ci d'Élias Canetti : « Peu importe qu'une idée soit plus ou moins neuve : ce qui importe, c'est qu'elle le devienne.  »

jeudi 30 avril 2009

Cultures numériques

J'avais mentionné ici le très beau schéma de l'Homo Numéricus. Comme mon patron m'a demandé quelques précisions, voici ce que je lui ai remis.

1 - Culture informationnelle

Cette culture permet de tirer le meilleur parti des informations disponibles à l'aide de l'outil informatique. Comment faire une recherche efficace de l'information, comment structurer des informations de sources variées, comment garder l'esprit critique face aux informations, la reconnaissance de réseaux fiables et moins fiables, etc.

2 - Culture communicationnelle

L'outil informatique peut servir à communiquer activement soit par l'utilisation de moyens tels le courriel, le blogue, la participation aux forums de discussion. Entre ici en ligne de compte l'aspect éthique de la communication (on ne dit pas n'importe quoi à n'importe qui, on apprend les codes d'éthiques des forums, on utilise le courriel sensément, etc.) Le web 2.0 (Facebook, Delicious, Google Doc, Twitter, etc) devient ici un moyen à privilégier pour que cette communication soit partageable si on le désire.

3 - Culture artistique

La technologie peut servir à créer et à résoudre des problèmes. L'ordinateur est un centre multimédia. C'est une imprimerie et une maison d'édition. C'est une dactylo hyper sophistiquée. C'est aussi un studio d'enregistrement, une chambre noire pour photos, une calculatrice, etc. Mais c'est aussi bien plus. C'est un amplificateur d'idées, un gestionnaire de données, des livres, une ludothèque, un système de téléphonie, un simulateur, un robot, des langages de programmation, etc.

4 - Culture bureautique

On parle ici de trouver le bon outil pour exécuter un travail spécifique. La suite bureautique permet d'écrire efficacement des textes, de créer des feuilles de calculs, de manipuler des éléments graphiques et, si elle est un peu plus complète, de créer et manipuler des bases de données. On peut aussi s'en servir pour faire des présentations en grand groupe. Une personne « bureautiquement cultivée » connaît bien ces différents outils et les utilise efficacement.

5 - Culture de l'objet technique

Un ordinateur est techniquement complexe. Il faut savoir reconnaître l'importance de la mémoire vive, de l'espace de stockage ; on doit pouvoir y raccorder et faire fonctionner des périphériques ; il faut savoir se brancher à des réseaux, activer le «sans-fil», etc. Au point de vue du logiciel, il est important de savoir installer des programmes, de reconnaître le besoin de greffons ou de pilotes.

Remarque : Ces cultures s'entrecoupent. Par exemple, savoir rechercher un bon greffon pour son navigateur exige de reconnaître ce besoin d'un greffon (culture de l'objet technique) et de savoir rechercher sur Internet (culture informationnelle).

Ces descriptions étant nécessairement incomplètes, n'hésitez pas à ajouter vos incontournables.

mardi 28 avril 2009

Caisses impopulaires

Je reviens de la Caisse pop de mon coin de pays. J'y vais très rarement, car je n'y ai aucun compte. Mes filles cependant y font leurs affaires. Or, parfois, Aurélie reçoit des chèques à la maison et, au lieu de lui faire parvenir à Québec, je les dépose directement dans son compte.

- Bonjour madame. J'aimerais déposer ce chèque dans le compte de ma fille s'il vous plaît.
- Avez-vous son numéro de compte ?
- Heu... non.
- Alors je ne peux pas le déposer.
- Mais en regardant dans votre ordinateur, vous le trouverez sûrement.
- On ne peut le faire.
- Pourtant, ce n'est pas la première fois que je dépose un chèque de ma fille dans son compte.
- La politique a changé. Maintenant, on ne peut plus si vous n'avez pas son numéro de compte.
- Mais c'est son nom sur le chèque, et son adresse. Ça vient du fédéral...
- Désolé. On ne peut plus le faire. C'est une toute nouvelle politique.

J'ai regardé la caissière en me disant qu'il fallait que je reste zen. En quittant, je lui ai dit que j'étais bien content que mes avoirs ne soient pas dans une caisse pop...

vendredi 10 avril 2009

Aquops 2009

Je rentre du colloque de l'Aquops. Mon dernier atelier a passé à la vitesse de l'éclair, mais mon objectif semble bien avoir été atteint : tous les participants m'ont signifié qu'ils avaient le goût de faire programmer les jeunes.

Bilan rapide :
  • Je remarque la présence de plus en plus prononcée de Linux et d'Ubuntu (je ne parle pas ici de mes lévriers !) ;
  • La qualité des ateliers est extrêmement variable : du bof ?! au wow !!! ;
  • Comme l'an dernier, que ce soit comme participant ou comme animateur, je n'ai pas du tout aimé les salles du Delta de Sherbrooke. Espérons que l'Aquops changera de lieu l'an prochain ;
  • J'ai eu de belles discussions de corridors (Éric Noël, Valérie Lebel, Jean Nadeau) ;
  • Et mes copains sont toujours aussi extraordinaires (Pierre Couillard, Pierre Lachance) ;
  • Et Benoît St-André, toujours aussi brillant ;
  • Et moi, toujours aussi crevé après une animation d'atelier...
Mais un colloque reste un colloque, et on peut se demander quelles sont les retombées véritables en salle de classe. Pour ma part, je crois qu'elles sont malheureusement bien faibles.

mercredi 8 avril 2009

Le petit quotidien

Ce matin, en déjeunant a l'hôtel, j'ai pris le temps de feuilleter le Journal de Montréal. Il y avait quelques articles sur notre merveilleux monde de l'éducation. L'un portait sur le rapport des «Six Sages», l'autre sur le fait que nos syndicats sont une source importante du décrochage scolaire. Facal signe aussi un article. Et il y en avait un autre qui constatait qu'il y a de moins en moins d'hommes qui veulent embrasser la profession d'enseignant.

Rien de bien spécial dans ce rapport où on suggère encore des solutions que tout le monde connaît depuis des années et qui, force est de le constater, ne fonctionnent pas.

Et puis, où sont donc les élèves dans ce rapport ? On aime bien parler DES élèves, mais on ne parle pas AUX élèves.

Je passerai par-dessus l'article qui attaque le syndicat parce que, à mon avis, ceux qui l'attaquent ne comprennent rien à l'école. Voir dans un mécanisme syndical les causes du décrochage scolaire est très simpliste.

Facal ? Bof. Aucune solution apportée au problème du décrochage. Seulement de vagues lieux communs (responsabilités des parents, etc.)

Le constat est pourtant évident : malgré la Réforme, L'ÉCOLE SECONDAIRE EST PLATE !

Les élèves s'y ennuient.
Ils attendent du tout cuit pour le régurgiter aux examens et passer au plus vite à autre chose : leur vie à l'extérieur de l'école. Les apprentissages faits à l'école n'ont pas d'impact sur leur quotidien.
Ils sont tannés des matières désuètes.
Ils sont tannés de se faire écoeurer encore plus lorsqu'on détecte chez eux des difficultés. Un exemple frappant que je connais bien : Dans une école secondaire, on constate que les élèves ont des difficultés au niveau du français. Donc, pour les « aider , on ajoute deux périodes supplémentaires de français à leur horaire. Quoique cette décision est logique, elle manque tout à fait de profondeur. En effet, si un jeune a de la misère en français, ce n’est pas en lui donnant deux périodes de plus qu'on va l'aider : on va juste l'écoeurer davantage !

Ma solution : Enlevons-lui du français à l'horaire et donnons-lui des matières qui l'intéressent et enseignons-lui la langue dans le contexte où il est motivé à apprendre quelque chose. Si la langue française est vivante, pourquoi ne pas l'apprendre dans la vie ?

Deuxième constat : Bien des jeunes NE VEULENT PAS être à l'école. Et nous nous forçons à les y maintenir.

Ma solution : Qu'on abaisse l'âge de fréquentation obligatoire de 16 à 13 ans. Cette solution offre plusieurs avantages :

1 - On vide les classes des élèves qui ne veulent rien savoir, ce qui laisserait plus de temps à l'enseignant pour s'occuper de ceux qui veulent vraiment apprendre (avec ou sans problèmes d'apprentissage) ;

2- On donne une chance aux parents de trouver des solutions aux problèmes de l'enfant. À 16 ans, c'est plus compliqué. À 13, il me semble que le parent peut encore se prendre en main pour aider son jeune. Une chose est certaine : si l'enfant a des problèmes (autres que d'apprentissage), c'est aux parents à les régler et NON à l'école. Et quand le jeune aura redécouvert sa motivation pour apprendre, je suis convaincu que l'école se fera un plaisir de l'accepter. Ce n'est pas à l'école de « motiver à aller » à l'école, c'est aux parents de le faire.

3- Les matières sont plates.

L'exemple qui me vient à l'esprit est celui des mathématiques. On enseigne encore des niaiseries qui ne veulent absolument rien dire (aux élèves et, souvent, aux profs) seulement parce qu'il... faut les enseigner. On tient pour acquis qu'il faut enseigner la trigo, les exponentielles, les équations quadratiques et plein d'autres choses alors que TOUT LE MONDE S'EN FOUT. Les mathématiques doivent être vivantes : on appelle ça vivre en mathématie. Mais notre traditionalisme inconscient nous empêche de voir autre chose.

Ma solution : qu'on se penche rapidement sur une réforme des contenus. Quant à moi, je crois que le programme de l'école secondaire ne devrait contenir comme éléments normatifs que les compétences transversales. Les savoirs doivent être mouvants, adaptés aux réalités culturelles et scientifiques actuelles.

Bon, c'était ma réflexion de ce matin. Je me rends maintenant à mes ateliers à l'Aquops !

mardi 31 mars 2009

Merdre

Difficile de rester silencieux devant cette décision du ministère de l'Éducation et des Sports : les commissions scolaires de la province devront mettre dès ce printemps à disposition de leurs employés des ordinateurs équipés du logiciel Office 2007 Professionnel.

Quelques remarques préliminaires :
  • La plupart des PC sont équipés de Windows avec, souvent, très souvent même, une copie piratée d'Office.
  • La plupart des gens utilisent l'ordinateur pour deux choses : naviguer sur Internet et écrire dans un texteur.
  • Office jouit d'une bonne réputation ;
  • La plupart des utilisateurs de PC se sentent incompétents lorsque vient le moment de mettre l'ordinateur « à sa main »;
  • La plupart des gens pensent que ce qui est bon pour eux est nécessairement bon pour les autres ;
  • Quand l'occasion se présente, les politiciens aiment faire plaisir au plus grand nombre.
  • Dans nos cs, la plupart des employés n'administrent pas leur ordinateur.
Tout cela fait en sorte que la décision du ministère respecte une certaine « logique ».

Logique ? Bien sûr !

Puisque tout le monde a un jour ou l'autre utilisé un PC équipé d'Office (piraté ou non); puisque ce même monde a écrit avec Office et en a été bien satisfait; et puisque ces mêmes personnes se font vanter par plein d'autre monde les vertus [sic] d'OFFICE (envoyer des documents à leurs amis, collègues, etc. qui, à leur tour, peuvent les lire parce qu'ils ont aussi une version (piratée ou non) d'Office) ; puisque de toute façon, l'installation d'office de base est assez simple et que la majorité des gens n'ont pas besoin d'y ajouter quoi que ce soit ; puisqu'une majorité d'utilisateurs ne savent même pas qu'ils peuvent travailler avec d'autres outils - et qu'ils s'en moquent.

Avec tous ces puisque, il est bien normal qu'une ministre fasse plaisir à tout ce beau monde en leur offrant un nanane sucré.

Pourtant...

Pourtant, ce nanane, bien que sucré, est empoisonné.

A) Les enseignants qui utilisent cette suite seront sans doute portés à produire des documents propriétaires. Mais s'ils veulent les partager aux élèves, ces derniers seront obligés soit d'avoir une copie d'Office (et quels sont les parents qui voudront dépenser quelques centaines de dollars pour la chose ? Aucun. Donc, ils devront sans doute obtenir des copies illégales...), soit ils les liront avec un logiciel libre du genre OpenOffice.

Bien entendu, avec Office on peut produire des fichiers dans un format plus "conventionnel" (.txt, .rtf, etc), mais dans ce cas, pourquoi utiliser Office à 700$ pour ce faire alors qu'une tonne de solutions gratuites existent sur Internet.

Conclusion 1 : En produisant des fichiers propriétaires, soit les enseignants NE LES PARTAGENT PAS, soit ils les partagent à leurs élèves et les incitent à copier le logiciel (pour pouvoir les lire) ou a utiliser un logiciel libre. Dans ce dernier cas, si le logiciel libre en question est bon pour lire les fichiers du profs, pourquoi diable le prof n'utilise-t-il pas ce logiciel en question pour produire leurs documents. Au moins, cela n'incitera pas les parents et les élèves à la copie illégale.

B) Tous savent très bien qu'une suite bureautique libre (OpenOffice.org) existe comme alternative à Office. L'utilisateur qui opte pour OOorg doit cependant avoir une certaine maîtrise de sa machine. Car, comme vous le savez sans doute, il est possible d'obtenir une foule de greffons pour adapter la suite à ses propres besoins. Le problème, avec ces greffons, c'est qu'on doit pouvoir les installer. Et pour les installer, on doit pouvoir minimalement contrôler sa propre machine. Donc, il faut comprendre son ordinateur.

Conclusion 2 : En installant pour tous la suite Office, on maintient les intervenants dans l'ignorance des outils informatiques. Et on les invite à demeurer des utilisateurs de bas niveau.

C) Une suite bureautique contient plusieurs outils (texteur, chiffrier, etc.). Mais ces outils sont-ils vraiment utiles en éducation ? En achetant pour tous la suite, le MELS semblent suggérer qu'elle est pédagogique importante. Mais est-ce vraiment le cas ? Quand je réponds oui à cette question, c'est que je crois que ce n'est pas WORD qui est important, mais le texteur; que ce n'est pas EXCEL qui est important, mais le chiffrier électronique, etc.

Conclusion 3 : En suggérant OFFICE comme suite bureautique, le MELS suggère que le produit d'une compagnie en particulier est pédagogiquement supérieur aux autres. Le MELS ne suggère donc pas d'enseigner les forces d'un texteur, mais d'enseigner WORD. Quelle tristesse !

Je sais bien qu'une partie de mes taxes iront dans les poches de Microsoft. La chose me choque. Mais n'oublions pas qu'il n'y a pas si longtemps, on a voté pour remettre ce gouvernement au pouvoir. On a ce qu'on mérite.

dimanche 22 février 2009

Cours... chesne

On a une ministre de l'Éducation qui n'a absolument rien à dire. Vive la langue de bois !

mercredi 18 février 2009

Saine indifférence ?

Quelques billets « intéressants » depuis quelques semaines : Ce qui m'étonne le plus en les lisant, c'est ma propre réaction : de l'indifférence ! Comme si, pour moi, la cause des technologies éducatives était une cause perdue.

Pourtant.

Pourtant, je passe des heures et des heures avec des enseignants et des élèves dans des projets hautement TIC (j'y intègre les maths, le français, l'histoire, les arts.)

Pourtant, je rencontre des jeunes qui, à l'aide des TIC, peuvent laisser croître leur créativité.

Pourtant, je rencontre des enseignants intéressés à en savoir plus et à considérer sérieusement l'outil TIC pour développer leur propre pédagogie.

Pourtant, je travaille fort en m'offrant comme modèle d'intégration.

Mais.

Mais rien n'y fait.

La grande majorité des élèves font toujours des TIC une seule période par cycle. Certains diront que c'est mieux que rien. Foutaise.

Les enseignants sont débordés et n'ont vraiment pas le temps d'apprendre à faire autrement.

Les enseignants n'ont même pas un portable à eux. Et souvent, quand l'institution leur en prête un, il est super bridé. (J'ai vu des portables de profs - et de CP ! - avec Deep Freeze activé.)

Les universités sont terriblement en retard. Imaginez un cours de deuxième cycle (sic et resic) dans lequel, pour mettre les étudiants à niveau, on les force tous suivre un premier cours sur les rudiments d'une suite bureautique. (Je ne rigole pas.)

Tout le monde parle d'intégration des TIC, mais personne ne semble savoir ce que c'est !

Le réseau RÉCIT est une réseau de gens bien tranquilles. La plupart ont de multiples dossiers, et celui des TIC n'a pas toujours la priorité.

Les communications sont tellement omniprésentes que plus personnes ne semblent savoir pourquoi communiquer. Alors qu'en est-il des communautés virtuelles ? Ceux qui partagent dans les blogues et forums semblent savoir ce qu'ils y font. Mais ils sont bien les seuls à le savoir !

Je sais bien que le problème des TIC à l'école est complexe. Il implique des sommes énormes d'argent, des volontés de formation et d'auto-formation, des changements de mentalités. Mais si ce n'était que cela, sans doute y trouverions-nous des solutions. Le véritable problème, c'est que les TIC en éducation n'intéressent qu'un tout petit nombre de personnes. Que ces gens crient haut et fort que les TIC, c'est important, qu'il faut préparer nos enfants à un univers technologique, qu'il faut développer chez eux une éthique TIC, force est de constater qu'il n'y a, tout simplement, personne pour les entendre.

Je continue mon travail, mais avec une saine indifférence ; car je sais maintenant (et ça je le sais !) que ce n'est à pas à l'école que les changements arriveront.

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