Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

lundi 3 mars 2008

15 minutes de gloire


vendredi 22 février 2008

Scribd

Scribd permet d'incorporer différents types de documents à sa page web. (Merci au Blog-notes mathématiques !).

Par exemple, voyez ce PDF réalisé par Sylvie Francoeur du RÉCIT de la CS des Monts et Marées pour une courte introduction à Scratch. Le texte, de Pierre Lachance et Pierre Couillard, provient de Squeaki.

Read this doc on Scribd: Introduction à Scratch

mercredi 6 février 2008

Concours de manipulation

Dans mes fils RSS de ce matin, j'y trouve un article de l'Infobourg nous annonçant une compétition internationale de statistiques pour les jeunes. L'objectif ? Évaluer leurs connaissances des concepts statistiques et leurs habiletés à manipuler des données.

À la première lecture, j'avais déformé : évaluer leurs connaissances des concepts statistiques et leurs habiletés à manipuler les autres à partir de données. Cela s'explique sans doute par le fait que je lis en ce moment l'excellent Attention, statistiques de Klatzmann.

mardi 5 février 2008

Un peu de tout

Je suis plutôt tranquille depuis quelques semaines.

Manque de temps pour peaufiner quelques billets.

Pourtant, il y aurait tant à dire.

Par exemple, sur l'anonymat. Le billet, et les réactions, sur le blogue du RAEQ m'ont bien fait sourire. Les uns les autres voulant justifier leur point de vue, on en perd l'essence même de l'écriture : un art qu'on exerce comme on l'entend. Point.

On sombre tellement rapidement dans les devraient ou ne devraient pas. Par exemple : « les blogueurs ne devraient pas rester anonymes » ou encore « les blogueurs devraient pouvoir s'exprimer librement », etc.

Quant à moi, je webconstate que les écrits qui m'intéressent le sont par des gens que je cyberconnais.

* * *

Et puis il y a eu - je commence à y être habitué -  les sorties ridicules de nos politiciens. Comme je lisais en même temps les Amoralités familières de Chapelan, j'ai immédiatement lié :
La télévision permet une expérience salutaire : garder l'image en supprimant le son. Cela transforme les politiciens en guignols, où le mensonge des gestes et du regard n'est plus masqué par l'écran des mots.

* * *

Sur Recit.org, ce billet sur le TBI qui a fait réagir quelques personnes. Ce que je remarque, c'est qu'il est bien facile de tomber dans des sophismes lorsque les arguments manquent. Et les silences, diable qu'ils sont parfois éloquents!

* * *

J'ai aussi eu la chance de rencontrer par videoconférence les étudiants de Patrick Giroux de l'UQAC. Expérience intéressante, mais relativement difficile pour moi qui ai la manie de bouger énormément pendant que je déblatère. Et puis, selon les réactions de la salle, j'ajuste la plupart du temps mes interventions, ce qui pose son lot de difficultés en vidéoconférence. Cependant, j'ai beaucoup apprécié le privilège de parler de la programmation (Squeak) à des étudiants en éducation.

dimanche 2 décembre 2007

L'ADIGECS se manifeste enfin

J'avais déploré le silence béat de plusieurs intervenants du scolaire, entre autres les directeurs généraux des CS, au regard des propos déplorables de notre Ministre de l'Éducation.

Mais l'ADIGECS (l'Association des directeurs généraux des commissions scolaires) vient de faire parvenir une lettre à la Ministre dans laquelle l'association réaffirme haut et fort les principes du renouveau pédagogique. Une lecture que je vous suggère fortement. C'est ici. J'ai bien hâte de voir la réplique de Mme Courchesne.

vendredi 30 novembre 2007

Vive les formations !

Je reviens de la rencontre de formation des personnes ressources donnée par le MELS.

Découragement.

Imaginez une heure d'informations que 90% d'une salle de 600 participants connaissent déjà.

On se déplace ensuite, par petits groupes, vers notre atelier sur l'Écriture à l'école. On devait y apporter notre devoir qui consistait à représenter sur un support papier l'importance que prend l'écrit dans notre vie. À part le deux animatrices, je pense que seulement deux participants avaient fait ce devoir.

Ce dernier servant de brise-glace, on passa ensuite à l'activité. «Prenez 15 minutes rendre compte par écrit de votre engagement envers le renouveau pédagogique. Utilisez votre journal de bord pour ce faire (série de feuilles avec des cases à remplir).» On s'est tous docilement exécutés et on a "blablaé" le tout entre nous. Nous sommes ensuite passés à une autre activité du genre : «Voyez ce que les autres ont écrit à propos des traces écrites, et blablaez encore sur le sujet...».

Puis, petite vidéo avec Aline Buron qui nous conte fleurette sur le bulletin chiffré.

Dîner. (Ouf, je vais pouvoir faire un tour en librairie. J'ai d'ailleurs acheté le dernier Philippe Claudel, un magazine littéraire sur les grandes querelles en philosophie, le petit traité d'irrévérence et un recueil de citations compilées par Lucien Jerphagnon.) Retour en après-midi.

La tâche. «Imaginez que vous devez intervenir au niveau des plans d'intervention et de l'approche orientante, comment vous préparez-vous. Prenez quinze minutes pour écrire tout ça. Et discutez-en entre vous par la suite.»

J'ai réagi un peu en disant que je ne voulais pas cette tâche qui ne faisait pas sens pour moi. Malaise de l'animatrice qui prend 30 secondes pour me convaincre du bien-fondé de la tâche. Bon joueur, je la rassure en lui disant que ce n'est pas grave, que je comprends et que je ne m'opposerai pas à cette tache, et que je voulais juste manifester mon total désintéressement pour cette tâche complètement déconnectée de ma réalité.

Fin de la journée ? Pas tout à fait. Une des animatrices vint s'asseoir près de moi.

- Je peux vous parler quelques minutes.
- Certainement.
- Vous ne semblez pas trop heureux des tâches qu'on suggère.
- En effet.
- Pourquoi.
- Vous savez, c'est ma quinzième session, et c'est toujours la même chose, toujours l'approche classique. On nous dit quoi faire (ce qui se limite généralement à des cases à remplir sur des feuilles en couleur), on le fait, et on en discute ensuite entre nous. C'est vraiment passionnant.
- Vous savez qu'il y a des gens qui en sont à leur première session...
- Bien sûr. Mais dans notre salle, nous ne sommes même pas vingt, et vous n'arrivez pas à faire de la différenciation. Or différencier n'est-il pas une grande caractéristique du renouveau pédagogique? Si la chose semble impossible avec 20 participants convaincus, comment peut-on demander à des enseignants de le faire, eux qui ont souvent plus de 30 élèves dont certains très démotivés devant eux?
- Vous avez des suggestions?
- Nous permettre de construire ensemble. Il y a actuellement des moyens technologiques qui peuvent nous aider : les Spip, les wikis, les blogues.
- Vous savez qu'il y a une salle où l'atelier se déroule avec un wiki.
- Oui, je sais.
- C'est une première tentative. Il faut bien commencer quelque part.
- Mais les wikis fonctionnent déjà depuis des années ! Pourquoi diable faire un essai??? Vous êtes tellement lents, au MELS.
(Mes lecteurs savent très bien que je ne crois pas aux petits pas.)
- Tous les animateurs se rencontrent tantôt. J'apporterai vos préoccupations.

Je souris et terminai la conversation en assurant l'animatrice que je n'avais pas l'intention de faire obstruction aux ateliers.

Lendemain.

Excellente conférence de M. Diet sur la place de l'écriture en éducation. Une heure plus tard, reprise des activités sur le même modèle que la veille.

Au début de mes participations, je me faisais un devoir de remplir l'évaluation de la session. Mais depuis le temps, je me suis bien aperçu qu'on ne les lisait pas...

Des suggestions pratiques ? J'en ai quelques-unes :

1- Exiger que tous les participants apportent leur portable.
2- Ne plus distribuer de papier, mais mettre tous les documents sur support électronique seulement.
3- Faire l'effort de différencier dans les ateliers de manière à permettre à tous les participants d'apprendre quelque chose.
4- Offir un menu varié où les animateurs auraient du jeu. Actuellement tout le monde fait la même chose en même temps. Les formations du MELS sont une espèce de Wal-Mart de l'éducation avec un seul choix en magasin et une gang de vendeurs mal à l'aise avec le produit.
5- Permettre aux gens de coconstruire à partir de leurs intérêts communs.
6- On peut tous lire, donc éliminons les points d'informations plates à 600 personnes où la moitié de la salle dort. Que la session en soit une de formation et non d'informations.

Jamais le MELS ne suivra mes suggestions. Voici ce que probablement il répondrait aux points ci-haut :

1- Leur portable? Mais TOUS les participants n'en ont pas nécessairement un alors que l'hôtel fournit les crayons pour tous...
2- Documents sur support électronique seulement? Mais la plupart des gens sont encore papier. Il ne faut pas les frustrer...
3- Différencier? Qu'ossé-ça? On doit amener tout le monde au même niveau : voilà notre rôle. Le meilleur moyen de s'en assurer est de faire tous la même tâche en même temps.
4- Un menu varié ? Cher monsieur Jobin, si vous saviez comme nous avons de la misère à trouver une seule idée originale...
5- Coconstruire. Ben voyons donc ! C'est nous, au MELS qui avons la vérité... Soyez heureux qu'on vous la distribue... Il suffit de remplir les petites cases pour la voir émerger.
6- Mais ces rencontres en grand groupe sont nécessaires pour que tous les conseillers pédagogiques qui n'ont pas eu le temps de lire ce qu'on envoie puissent au moins l'entendre ici.

Ma conclusion ? Le MELS est le pire exemple à donner au niveau d'une pratique du renouveau pédagogique. J'ai l'impression qu'il devrait trouver des spécialistes en pédagogie (je parle de la pédagogie associée au Renouveau) pour organiser ces formations. Le MELS écrit les programmes, mais je ne suis pas sûr qu'il les comprenne.

En terminant, si jamais les gens du MELS me lisent, ce billet n'est-il pas un bel exemple de trace ?

mercredi 21 novembre 2007

Tournée en pédagogie

La réunion nationale de la GRICS bat son plein en ce moment à Montréal. Quant à moi, je préfère commenter sa proposition d'une tournée en pédagogie dans l'Outaouais prévue pour février prochain.

D'abord, notez bien le terme : tournée en pédagogie. Voici le programme proposé :
Présentation 1 :
Le nouveau bulletin du Mels et ses implications
Les nouveaux libellés et la pondération des compétences
Les résultats en pourcentage ainsi que la moyenne de groupe
Le calcul du résultat disciplinaire

Présentation 2 :
Situations complexes au primaire
Situations complexes au secondaire
Site web Édu-clic et la gestion des codes d'accès
La mise à jour de la Trousse pour l'évaluation des compétences au secondaire

Présentation 3 :
Présentation de Carrefour éducation qui est un site internet qui offre aux enseignants du Québec un accès rapide et efficace à des ressources pertinentes et validées, pour faciliter et enrichir le développement des compétences des élèves. Parmi ces ressources, on trouve La Collection de vidéos éducatives. Son catalogue, qu'on peut consulter sur internet contient quelques milliers de vidéos de qualité, reliés de près aux domaines d'apprentissage du programme de formation.
Dans la présentation 1, je me demande bien où est le pédagogique et l'intégration des technologies. Pour ce que j'ai vu du bulletin GRICS, c'est avant tout un outil administratif, très peu flexible. De toute manière, le bulletin est maintenant une réalité politique qui n'a plus rien à voir avec le pédagogique.

Présentation 2. Ah ! c'est intéressant. Si la GRICS présentent des situations librement utilisables par les enseignants, j'adhère complètement.
Je ne connais pas Édu-Clic. J'ai donc cherché sur Google, et je suis tombé sur www.edu-clic.qc.ca. Il s'agit de la banque BIM accessible avec mot de passe. Dans ce contexte, qu'entend-on par la gestion des codes d'accès? Je suppose qu'on désire donner la possibilité aux CS de donner des mots de passe aux enseignants pour qu'ils puissent piger allègrement dans leur banque de situations d'apprentissage. Conclusion : cette banque n'est sans doute pas libre puisqu'on y a accès avec mot de passe. Quant à la gestion des mots de passe, même question : quel rapport avec la pédagogie ?
Mise à jour de la trousse. J'avoue ici mon ignorance ne connaissant pas du tout cet outil.

Présentation 3. Je sais que la société GRICS vient d'acquérir les vidéos de Carrefour. Puis-je leur suggérer cependant d'intégrer cette présentation aux deux premiers points de la présentation 2 ? Quant à présenter des situations complexes, pourquoi ne pas en choisir qui utilisent justement des séquences vidéos dont celles de Carrefour ? il me semble qu'une présentation des vidéos de Carrefour est une redite dont on peut se passer, et qu'il y a mieux à faire. Par exemple, une présentation de l'impact du web dynamique sur les apprentissages.

La société Grics se dit ouverte aux logiciels libres, mais comment se fait-il qu'elle ne nous présente aucun outil libre qui pourraient faciliter la tâche des enseignants en salle de classe ? Il n'est aucunement mention dans son offre d'outils du genre Spip, wiki, blogue. Nulle mention aussi des possibilités énormes d'outils genre Google docs. Pourtant on a là un potentiel pédagoTIC immense.

Cette offre de service de la GRICS s'adresse aux DSÉ, CP, directions d'école, DSI et illustre assez bien, à mon avis, sa position pédagogique. Pour moi, la GRICS est très loin des grandes préoccupations d'intégration des TIC.

Si j'assiste à ces trois présentations, voici quelques questions que je poserai :

Dans le contexte d'une tournée pédagogique,
- quelle est votre définition de l'intégration des technologies dans la classe ?
- en quoi votre bulletin est-il pédagogique ?
- en quoi le calcul des moyennes dans votre bulletin est pédagogique ?
- comment les enseignants qui le désirent peuvent-il modifier votre outil communication (le bulletin) pour mieux répondre à leurs propres besoins ?
- les enseignants peuvent-ils modifier et librement partager les SAE de votre banque de données? Si non, pourquoi travailler avec BIM dans le contexte où le partage des savoirs est une valeur éducative profonde ?
- quel lien y a-t-il entre Edu-Clic et votre regard sur le logiciel libre ?
- pourquoi une présentation de Carrefour à part? Ne vaut-il pas mieux, dans un contexte de renouveau pédagogique, intégrer ces vidéos aux situations d'apprentissages que vous développez ?

Cette tournée, est-ce autre chose que jeter de la poudre aux yeux ?

lundi 19 novembre 2007

Enfin en ligne



Jeux-Triboulet possède enfin sa boutique en ligne. Encore quelques erreurs d'affichage à corriger, mais le tout est bien fonctionnel.

samedi 17 novembre 2007

La position difficile de l'école

J'apprends qu'un élève de ma CS rédige un blogue personnel pour exprimer ses opinions sur l’école qu'il fréquente. C'est ici. Notez que de l'intérieur de ma CS, le lien est inaccessible...

À la lecture des billets, de toute évidence ce jeune ado a de sérieux problèmes avec son école.

Bien sûr, on ne pourra pas empêcher ce genre de situation où un élève (ou toute autre personne) se « victimise » publiquement sur le web. Mais une question importante ici, pour nous, éducateur, est la suivante : comment réagir devant une telle détresse ?

Autre question tout aussi importante : quels sont les moyens qu'a l'école pour venir en aide à ce jeune ? Par exemple, en décrivant la rencontre dans le bureau de la direction, il a nécessairement beau jeu car l'école est liée par son devoir de confidentialité. Nous lisons donc sa perception de la rencontre. Mais qu'en serait-il si le directeur utilisait le site web de l'école pour donner sa propre version des faits ? J'imagine que le père du jeune poursuivrait rapido-presto la direction pour avoir dévoilé des informations privilégiées. Clairement, la partie est inégale car un côté peut argumenter sans que l'autre puisse répliquer sur le même terrain (celui du domaine public).

Que faire ? Continuer à éduquer de notre mieux les enfants. Et espérer.

mercredi 14 novembre 2007

Actualités littéraires

Le monde littéraire s'est vu projeter dans l'actualité cette semaine. Trois nouvelles : la mort de Norman Mailer. Puis celle d'Ira Levin, auteur entre autres d'Un bébé pour Rosemary (1967), Un bonheur insoutenable (1970) et Les Femmes de Stepford (1974)

Mentionnons aussi toute la bisbille entourant le prix Renaudot remis cette année à Daniel Pennac pour son Chagrin d'école. Ce dernier doit rire dans sa barbe, lui qui a écrit récemment Merci, un petit livre où il dénonce cette folie entourant les prix littéraires.

lundi 12 novembre 2007

Sur Rotules

Je n'aurais pas pu mieux dire...

dimanche 4 novembre 2007

100 génies

La firme Synectics a mené un sondage établissant la liste des 100 plus grands génies vivants. Le rapport PDF est ici.

Un classement du genre est toujours lacunaire, mais on remarque cependant des choses intéressantes.

Le premier musicien nommé est Philip Glass. Le second Brian Eno.

L'ex-champion du monde des échecs, G. Kasparov, arrive en 25e place. Et en 32e, ce fou qu'est Bobby Fischer. Parlant de fou, il y même Ben Laden dans la liste.

On trouve aussi deux Canadiens : l'auteure Margaret Attwood et le physicien Nima Arkani Hamed. J'aurais cependant bien aimé y voir Wayne Gretzky.

Plusieurs mathématiciens et scientifiques dans ce répertoire. Mais en tout premier, on a l'inventeur du Web, T. Berners-Lee et le créateur du LSD, Albert Hoffman. Et j'en connais un qui sera très heureux d'apprendre que Matt Groening, père des Simpsons, arrive en 4e position !

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