Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

jeudi 15 décembre 2005

Jean (Wal-Mart) Charest

Entendu aujourd'hui :
« Il n'y a aucune différence entre le premier ministre du Québec et un dirigeant de Wal-Mart. »

lundi 12 décembre 2005

Cyberfolio : des questions à poser

Vous savez sans doute qu'avec Nathalie Lehoux, je suis le concepteur du Cyberfolio. Voir www.cyberfolio.org.
Cet outil est dans le paysage pédagogique québécois depuis quasiment quatre ans maintenant. Mais voilà que l'Université de Sherbrooke utilise le nom Cyberfolio pour leur nouveau projet de portfolio professionnel. Inutile de dire que je ressens une certaine frustration. Demain, madame France Lacourse recevra un coup de fil de ma part lui demandant des explications.

samedi 3 décembre 2005

Les grèves rotatives : enfantillages

Je viens de recevoir un courriel de notre représentant syndical. Cette petite phrase très boniment syndical m'a fait sourire.
Pour notre part, avant de lancer la serviette et de se dire : « Pourquoi faire ceci ou cela… de toute manière le gouvernement fera ce qui lui plaira », je vous demande d’exercer encore une fois le seul vrai droit qui nous est accordé, celui de manifester notre colère et notre désapprobation face à ce simulacre de négociation et de démocratie.
Manifester notre colère et notre désapprobation est tellement enfantin. C'est un comportement du genre «Maman, si tu me donnes pas ce que je veux, je vais faire une grosse colère.»

Je pense qu'il est grand temps de penser à des solutions plus intelligentes. Voici la mienne, que j'avais déjà énoncée dans un commentaire d'un précédent billet :

1 - On abandonne immédiatement tous moyens de pression.
2 - On cible une seule petite CS de la province.
3 - Après une sérieuse préparation (nos représentants syndicaux devront travailler fort), en septembre 2006, tous les profs de cette cs démissionnent.
4 - Les autres syndiqués s'unissent pour payer ces démissionnaires le temps que le conflit se règle.

Prenons une petite commission scolaire de 450 enseignants. Actuellement, on donne trois jours de paye à nos employeurs pour exercer notre droit de grève (c'est-y pas assez niaiseux !). Imaginons que tous les enseignants de la province donnent cet argent au syndicat de manière à ce que ce dernier paye ces 450 enseignants le temps que le conflit se règle. Évidemment, pas question de régler sans que les démissionnaires réintègrent leur poste sans aucune perte. Je n'ai pas fait le calcul, mais j'ai bien l'impression qu'on pourrait bloquer une telle commission scolaire pendant deux ou trois mois... Et s'il le faut, tous les autres syndiqués pourraient encore ajouter quelques jours de leur salaire dans la banque. Tout cela deviendrait absolument intenable pour l'imployeur.

Il me semble qu'on aurait enfin un véritable rapport de force. Et aucune loi spéciale ne pourrait régler ce genre de bataille... Publicisez cette idée autour de vous. Voyez ce que les gens en pensent, et revenez commenter !

MàJ - J'ai trouvé un nom à ma proposition : le Gambit Jobin. Aux échecs, un gambit est le sacrifice d'un pion dans le but de récupérer plus tard le matériel avec un avantage.

vendredi 25 novembre 2005

2006 sera en retard

Saviez-vous que le 31 décembre qui vient, on devra ajouter une seconde intercalaire à notre montre ?

mercredi 23 novembre 2005

Comme vous, je paye son salaire...

Je viens tout juste de lire ce passage dans Cyberpresse | Actualités. C'est la ministre Forget qui parle.

«Alors, moi, je sais qu'aujourd'hui il y a 175 000 enfants qui ne sont pas à l'école, il y a donc 175 000 familles qui sont touchées.» Le paragraphe plus bas, le journaliste écrit : « La ministre a évalué qu'il y a eu plus d'un million de jours où les parents ont dû intervenir puis trouver quelqu'un (pour garder leurs enfants).»

Donc, si je saisis bien, notre bonne ministre pense qu'une famille québécoise n'a qu'un seul enfant....
Un million de jours, c'est tout près de 2739 ans... Cela veut-il dire que depuis le début des grèves rotatives, les parents québécois ont dû intervenir l'équivalent de 2739 ans pour résoudre les problèmes de garderie ?
Madame Forget est présidente du Conseil du Trésor. En tout cas, si j'avais un trésor, ce n'est pas à elle que je le confierais. J'ai beaucoup de difficulté à prendre cette femme au sérieux...

samedi 19 novembre 2005

Concours

Il y a certainement un concours dans l'air : j'ai reçu une dizaine de courriels dans lesquels on me demande l'auteur de la citation suivante :

«Il faut en finir avec cette légende du siècle dernier qui veut qu'au paradis on s'ennuie à mourir, et que l'enfer soit peuplé de gens intéressants et célèbres.»

Il paraît que la réponse se trouve parmi les trois possibilités suivantes :
  • Sacha Guitry
  • Nina Berberova
  • Philippe Sollers
Malheureusement, toutes mes recherches sont restées infructueuses... Mais en fouillant, je suis tombé sur ce joli proverbe arabe : « Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre. »


mardi 15 novembre 2005

WikiQuote et plagiat

Vraiment décourageant de voir que certains copient-collent des extraits entiers de mon site pour enrichir WikiQuote.fr Pour un exemple parmi bien d'autres, voyez les citations de Bernhard. Et comparez avec mes trouvailles. Ce sont exactement les mêmes... Pas difficile de faire un site à partir du travail d'un autre.

vendredi 11 novembre 2005

École idéale

Légèrement modifiée, mon intervention suite à une question lancée sur le forum du PEI-ESHG par un enseignant de ce groupe :
L'école secondaire idéale?
D'abord, il faudrait supprimer tous les programmes obligatoires. Fini le français, les maths, et le reste... Pour moi, l'important n'est pas ce qu'on apprend. Il s'agirait plutôt d'être constamment en état d'apprentissage. D'ou je crois que l'école idéale serait celle où les élèves apprenent ce qu'ils ont le goût d'apprendre. Le reste est sans importance.
Puis, en cinquième secondaire, on « drillerait » les élèves qui désirent aller au Cegep dans des programmes ayant des exigences particulières de manière à ne pas empêcher lesdits élèves d'y accéder. Évidemment, on ne «drill» que ceux qui en font la demande et qui sont prêts à entrer dans le « système scolaire ».
Autrement dit, mon école secondaire idéale est celle qui est totalement centrée sur les élèves, et non sur les besoins de la société.
Bon, on ne peut pas réaliser cela immédiatement. On pourrait peut-être commencer par supprimer les mathématiques? J'ai déjà écrit un billet là-dessus...
J'avoue que mon idée de driller les élèves en cinquième secondaire est peut-être un peu excessive. Mais il me semble que si, pendant quatre ans, nos chers enfants en ont profité pour apprendre ce qu'ils avaient le goût d'apprendre, alors ils auront certainement développé ce qui m'apparaît extrêmement rare dans notre société : le plaisir d'apprendre. Et alors, s'ils désirent vraiment poursuivre à un niveau dit supérieur, c'est qu'ils auront choisi d'apprendre par plaisir ce qu'on y enseigne.

Question à régler : un enfant de 11-12 ans sait-il ce qu'il veut apprendre ? Ne serait-il pas essentiel que la première année du secondaire soit consacrée à l'apprentissage du « vouloir apprendre » ?

mardi 8 novembre 2005

Efficacité

« Ceux-là seuls qui se prosternent comme des esclaves devant le réussite peuvent trouver que l'efficacité est admirable indépendamment de l'accomplissement auquel elle tend. »
Bertrand Russell, Pourquoi je ne suis pas chrétien, Paris, 1964.


vendredi 4 novembre 2005

4 ans

Il ne parlait pas beaucoup.
Je sens terriblement son absence.

Il ne donnait pas de leçons.
Je sens terriblement son absence.

Je le vois encore, parfois, sur sa bicyclette.
Illusionné, pendant un instant, j'ai cru qu'il s'arrêterait
Juste pour me voir.
Mais non, ce n'est pas lui.
C'est un autre qui lui ressemble.
Un autre qui aime se balader sur deux roues.
Il passe son chemin.
Je sens terriblement son absence.

Papa s'est arrêté.
Je pleure toujours.
Je continue.
Je sens terriblement son absence.

mardi 25 octobre 2005

Ministre insultant

« Ce n'est pas la formule gagnante de boycotter le rêve des enfants. »
Jean-Marc Fournier, ministre de l'Éducation, Matinternet : manchette du 25 octobre.

Dire que ce sont mes taxes qui payent le salaire de ce ministre. Son mépris pour le personnel enseignant me donne mal au coeur car ce que je vois chaque jour, ce sont des enseignants et des enseignantes qui travaillent pour que les rêves des enfants, justement, se réalisent.

mercredi 12 octobre 2005

Blog-Rey

Dans cette vidéo, Alain Rey nous dévoile l'origine du mot «blog». Vous n'y apprendrez pas grand-chose, mais comme M. Rey mentionne une fois les Québécois....

Obtenu via affordance.info

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