Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 7 février 2009

La religion

Quand il est question de religion, je deviens incontrôlablement émotif. J'essaie de me comprendre en recherchant l'origine de cette rage, mais je ne trouve pas grand'chose.

Ma dernière montée de lait intérieure est en lien avec les récentes dé-excommunications du Pape.

«Le Vatican répète que Benoît XVI ne connaissait pas les déclarations de Richard Williamson au moment de lever son excommunication.» lit-on dans plusieurs articles sur le web.

Deux possibilités :

1° Le Vatican ment. Ce qui signifie qu'il commet un péché, et, surtout, que la politique passe au-dessus des valeurs chrétiennes comme l'honnêteté. Ce qui veut assi dire que le Pape savait, et qu'il a tout de même signé le retour au bercail de Williamson.

2° Le Vatican ne ment pas. Ce qui veut dire que le Pape accepte n'importe qui dans son Église sans examiner les valeurs profondes des leaders (Williamson est évêque) qu'il autorise à dispenser des Sacrements.

Cela manque terriblement de sérieux. Dire que l'on croit est facile. Vivre sa foi est une autre histoire ; et si j'étais membre de l'église catholique, de ce pas, je la quitterais.

mardi 3 février 2009

Bernard Arcand, 1945-2009

J'appris ce matin le décès de l'anthropologue. Vous trouverez plusieurs citations sur mon Au fil, citations toutes tirées d'une série de livres qu'il a coécrit avec Serge Bouchard.

vendredi 16 janvier 2009

Vendretriboulet

Les vendredis soirs, c'est chez Jeux-Triboulet que ça s'passe. Ici, quelques clients (Jean, Stéphane, Érik et Peter) qui se préparent à jouer à Palais Royal.

lundi 8 décembre 2008

«MA» fille

vendredi 5 décembre 2008

20000 phrases sous la toile

Q. Votre collection Au fil de mes lectures vient de passer le cap des 20000 citations. Est-ce une étape importante pour vous ?
R. C'est l'occasion de faire un arrêt, de contempler mon travail. Et puis, n'est-ce pas intéressant de m'interviewer moi-même ?

Q. Décrivez-nous la genèse de votre site.
R. Mon amour des citations date de mon adolescence. C'est chez un bouquiniste que j'ai acheté le Petit Philosophe de Poche de Pomerand. Il s'agit d'une collection de citations relevées au fil des lectures de l'auteur. Cela m'a donné l'idée de faire de même. Je notais les citations sur des bristols. Puis, autour de 1980, j'ai commencé à les dactylographier. Quand le web a vu le jour, mon projet fut de les y déposer. J'ai appris le HTML. En septembre 1995, la première version du site voyait le jour. Le site est resté en HTML jusqu'en 2000 alors que les bases de données sur le web se démocratisaient. J'ai travaillé près de six mois à tout transférer sur MySql. Et c'est ainsi depuis février 2001,

Q. Le site existe donc depuis 1995 ?
R. Oui. Il faut se rappeler qu'à l'époque, le contenu francophone était très limité. Et les sites québécois étaient encore plus rares, évidemment. Le web me donnait l'opportunité de m'éditer moi-même, et de partager ma collection avec les internautes intéressés par un projet semblable. Je crois qu'en ce qui concerne les collections de citations en français toujours en activité, mon site est le plus ancien. Il est suivi de près par l'excellent projet Bribes de J.P. Morel.

Q. Vous lisez des livres dont vous retirez les phrases qui vous « frappent », c'est bien cela votre projet ?
R. Exactement. Cela veut dire que je suis seul maître à bord. Par exemple, je n'accepte jamais d'ajouter des citations envoyées par des lecteurs.

Q. Pourquoi ?
R. Ma collection est un reflet de ce que je suis. Elle est composée de mes choix. Et je tiens tout simplement à ce qu'il en demeure ainsi.

Q. Vous mettez à jour régulièrement votre collection.
R. Oui. Environ une fois pas mois. C'est assez simple. Il suffit de lire un livre, noter les lignes qui m'intéressent et les retranscrire dans la base de données. Cela demande une certaine habileté technique, une connaissance du HTML, du PHP et de MySql.

Q. Cela demande combien de temps ?
R. Hum, difficile de répondre précisément. J'estime que, sans compter le temps de lecture, l'ajout d'une centaine de citations demande trois à quatre heures de travail. Il faut les transcrire du livre, corriger les coquilles, les ajouter à la base de données, numériser les jacquettes, envoyer le tout sur le serveur web... Le plus gros du temps est mis dans la transcription fidèle et la correction, car j'ai automatisé tout le reste.

Q. Que pensent les gens qui vous entourent de votre site ?
R. C'est à eux qu'il faudrait poser la question. Bien des gens savent que j'ai une collection, mais je ne crois pas que ces personnes y portent une attention particulière. Pour eux, c'est sans doute vu comme une espèce de lubie, une maniaquerie.

Q. Décrivez-nous la ou les forces de votre site ?
R. Au fil de mes lectures n'est qu'un site rempli de phrases, c'est tout ! Le visiteur qui en cherche une pour ajouter à un article risque d'y trouver son bonheur. Tant mieux si mon site peut être utile.
Le site a cependant quelques forces. D'abord, toutes les citations sont correctement référencées : l'édition et la page où elles se trouvent sont toujours données. Notez aussi que le nom du traducteur est aussi toujours donné dans la référence. Les citations sont classées par auteur ce qui facilite la consultation et permet à une internaute qui s'y intéresse d'avoir un certain feeling de ses écrits. De plus, lorsque l'on choisit un auteur ou que l'on désire afficher le résultat d'une recherche par mot-clé, toutes les citations apparaissent sur la page : il n'y a pas cette fastidieuse page suivante au bas de chaque page rendant la navigation parfois interminable. L'historique des modifications (c'était une rubrique souvent présente dans les sites du début du web) est toujours consultable : cela permet de suivre la vie du site. Évidemment, j'ai ajouté un fil RSS. En toute subjectivité, rigueur dans le contenu, navigation intelligente, voilà les deux grandes caractéristiques de mon site.

Q. Ce serait un site parfait... ?
R. :-) Presque. La recherche par mot-clé est rapide, mais ce qui manque est une recherche par thème ; voilà un beau projet pour ma retraite !

Q. Dans l'immédiat, avez-vous des projets au regard de votre site ?
R. Oh, que si ! En voici un qui est en cours depuis déjà trois ans. Mettre sur le web le Citateur Dramatique de Léonard Gallois (1827). J'ai déjà transcrit les quelque 3700 citations du recueil. Mais Gallois a fait plusieurs erreurs que je suis en train de corriger en vérifiant dans le texte toutes les citations du recueil. Un travail d'archéologue. J'en ai déjà plus de 1700 de vérifier.
Depuis quelques mois, je tente de faire renaître les moralistes et maximistes complèment oubliés des 18e et 19e siècles. Leurs oeuvres, quoique difficiles à trouver, sont du domaine public. Je peux donc les manipuler à ma guise.
Puis, à plus long terme, je veux écrire une bibliographie commentée de recueils de citations françaises. J'en suis actuellement à la collection des références et l'examen et l'analyse de plusieurs oeuvres.

Q. Si je comprends bien, Au fil de ma lecture tient une grande place dans votre vie ?
R. C'est le projet personnel le plus important de ma vie. Celui pour lequel, ô vanité quand tu nous tiens, j'aimerais bien être reconnu un jour.

vendredi 28 novembre 2008

À l'école du Sacré-Coeur

Je suis en train de donner un petit aperçu de l'univers des blogues à des enseignants qui viennent tout juste de recevoir un portable !!!

dimanche 26 octobre 2008

1685

Seize cent quatre-vingt-cinq. L'année de naissance de Bach, Handel et Scarlatti. L'année où le monde a été créé.

dimanche 7 septembre 2008

Tout un cours...

Je rencontre assez régulièrement des étudiants. Conversation tenue un peu plus tôt cette semaine :

- As-tu recommencé tes cours ? ai-je demandé à une étudiante en éducation de l'UQO.
- Oh oui. Mais tu ne seras pas très content de ce qu'on nous demande de faire dans un cours sur les technologies.
- Pourquoi donc ?
- C'est le cours Pédagogie et applications techniques : domaines des mathématiques et des sciences et technologie. Je suis entrée dans la classe à 8 h 30 et à 9 h 08, j'étais ressortie.
- C'est rapide, fis-je en souriant.
- Le prof nous demande de pondre un PowerPoint sur un sujet mathématique.
- Et ?
- Et c'est tout. Il va nous mettre une note sur ce PowerPoint. Il nous a donné une liste d'une vingtaine de sujets possibles, mais on est libre d'en choisir un autre, si l'on veut.
- (Ironique) C'est bien !
- Il nous a dit qu'il en avait suffisamment sur les sciences et technologies, et c'est pourquoi il préférerait que nous fassions le travail sur un thème mathématique. Il veut nous remettre un CD avec tous les PowerPoint.
- Wow, tout un cadeau !
- Moi, je ne connais rien aux blogues, aux wikis et au web 2.0.... Dans ce cours, je n'apprendrai absolument rien...

Triste, très triste.

Si vous avez suivi le lien donné plus haut, on peut se demander à quoi servent les descriptions de cours si les professeurs s'en foutent complètement et n'en font qu'à leur tête. DIfficile de généraliser (quoique...) mais il demeure qu'avec des cas comme celui-là, on se demande si l'université est capable de prendre en charge une véritable formation en technologie éducative.

jeudi 4 septembre 2008

Andragotic

L'importance du processus est une autre découverte. Les buts et les aboutissements importent moins. Il est plus urgent d'apprendre que d'accumuler des informations. La bienveillance vaut mieux que la surveillance. Les moyens sont les fins. Le voyage est la destination.
Marylin Ferguson

Mon début d'année scolaire m'a amené à m'interroger sur un phénomène que j'observe depuis belle lurette, mais dont je n'avais pas vraiment pris le temps de comprendre.

Cela commence par un coup de fil.

- Gilles, le canon ne fonctionne pas.
- (Moqueur) Est-ce qu'il est ouvert ?
- Ben oui ! Mais ça dit : no signal.
- C'est que ton canon ne reçoit pas de signaux de l'ordi. Presse quelque chose comme Fn suivi de la touche pour partager l'écran.
- ???
- En général, c'est F5. Habituellement, il y a une icône genre deux écrans...
- Ah ! ok, j'essaie.... (une minute plus tard)
- Ça ne marche pas.... Faut dire que tout fonctionnait bien avant. Mais là, j'ai changé d'ordinateur et ça ne marche pas...

Le lendemain je revois la CP, canon en main.

- Il ne fonctionne vraiment pas, Gilles. J'ai été obligée de faire ma formation avec les profs tout autour du portable. L'enfer...
- Bon on va voir ça.

Elle m'aide à tout installer et, hop, en 10 secondes, tout fonctionne.

- Tu vois, sur ton nouvel ordi, c'est F8 et non F5...
- Mais y'a pas d'icône.
- Non, mais il y a LCD/CRT qui veut dire la même chose.

Cela m'est arrivé encore par deux fois la même semaine. Des profs, paniqués, n'arrivaient pas à connecter leur canon.

Plus tard dans la journée, un CP me lance un wack.

- Gilles, je ne peux pas enregistrer dans Word.
Sur l'écran, le message du genre le lecteur U n'est pas disponible.
- Ton ordi est-il branché au réseau?
- Ben, j'sais pas. Je l'ai ouvert et pis c'est tout.
Un bref coup d'oeil me montre que le fil de réseau n'est pas connecté.
- Bon, vas dans ton poste de travail.
- Mon QUOI ???
- Ton poste de travail !!!
- Y'é où ? (Ce CP a un portable depuis deux ans.)
Je lui indique où cliquer.
- Tu vois, ton poste de travail, c'est ton ordinateur et les périphériques qui y sont accrochés. (Et je lui donne un petit cours de 10 minutes sur les lecteurs).
Je termine en disant :
- U, c'est ton espace personnel sur le réseau de la CS. Comme tu n'es pas branché, c'est pour cela que ta machine ne le reconnaît pas.
- Mais pourquoi est-ce que Word veut enregistrer là alors que je n'y suis même pas branché ?
Hum... bonne question !
- C'est sans doute parce que par défaut, c'est là qu'il enregistre.
- Par défaut ???
- Oui, ce sont tes préférences lorsque tu entres dans le logiciel Word.
- Mais je n’ai jamais dit à Word d'enregistrer sur le U.
- Si ce n'est pas toi, alors c'est sans doute la personne qui a installé Word.
Et je me lance un autre petit 10 minutes pour montrer tous les choix possibles de son logiciel. Nous avons fini par trouver l'endroit où il était bien spécifié qu'il voulait enregistrer dans le U.
- Je peux changer ça ?
- Ben ... oui... ce sont TES préférences.
- (soupir) Mes préférences, mes préférences... je ne savais même pas que j'en avais...

Une autre fois cette semaine, j'ai surpris un CP avec une technique qu'il n'avait jamais vu : j'ai glissé un fichier d'un dossier à l'autre pour le copier. Lui, il l'ouvrait dans Word et l'enregistrait dans un autre répertoire...

Je suis certain que vous avez plein d'expériences de ce genre à raconter, car c'est là le lot quotidien d'une tonne d'utilisateurs de l'ordinateur.

Question 1. Ces personnes sont-elles incompétentes ?

Réponse : Absolument pas. Elles sont tout simplement démunies, face à un problème hors de leur zone de confort (la zone proximale de Vygotsky.)

Question 2. Peut-on éduquer ces gens aux joies de la technologie ?

Réponse : Oui, mais certaines conditions doivent préalablement être présentes.

a) La curiosité ;
b) Le goût d'apprendre ;
c) De bonnes stratégies en résolution de problèmes ;
d) Savoir lire ;
e) Une connaissance de la philosophie TIC.

La curiosité

La curiosité est une attitude de disponibilité ou d'intérêt à l'égard d'un sujet ou d'un phénomène donné, nous apprend Wikipédia. Et, naturellement, plusieurs personnes ne sont aucunement curieuses à l'égard des technologies. Pour elles, trouver intéressant de brancher un canon à un ordi est tout à fait incongru. Peu de gens aussi manifestent de l'intérêt quand quelque chose ne fonctionne pas. Cela signifie pour elles des problèmes et, c'est bien connu, des problèmes, on n'en veut pas.

Le goût d'apprendre

« Bien sûr que j'ai le goût d'apprendre plein de choses, me dit-on régulièrement. Mais l'ordinateur ne m'intéresse absolument pas. » Comment expliquer que l'ordi n'est pas un outil comme les autres ? C'est loin d'être un marteau, un téléphone ou un four micro-ondes. On communique avec un ordinateur, on doit s'exprimer dans sa langue pour lui donner des ordres, pour lui manifester notre volonté. C'est un outil complexe qui mérite qu'on s'y arrête pour le comprendre. L'ordinateur peut nous apprendre beaucoup de choses sur nous (la patience, la persévérance, l'acharnement dans un problème, la culture de réseau, etc.) mais on doit, de notre côté, apprendre «qui» il est. Apprendre à reconnaître ses messages, apprendre à interpréter ses signes, etc.

De bonnes stratégies en résolution de problèmes

C'est évident, nous n'aimons pas les problèmes. Et encore moins les résoudre. C'est drôle que la première transversale du programme de formation de l'école québécoise est, justement, apprendre à résoudre des problèmes alors que presque tout le monde HAÏT ÇA. Nous sommes pourtant supposés être des spécialistes en RdP. Mais je constate que nous sommes spécialistes tant que nous avons les réponses aux problèmes que l'on pose aux élèves. Quand nous devons affronter des problèmes dont nous n'avons aucune idée de la solution, nous devenons tout piteux. Les gens qui sont à l'aise avec la résolution de problèmes sont en général bien disposés envers les ordinateurs.

Savoir lire

C'est la grosse priorité dans la province de Québec actuellement : tous les plans d'action et de réussites des écoles et des CS tournent autour de cette fameuse compétence. On a même engagé des centaines de CP pour s'occuper juste de cette compétence.

Je me suis trouvé tellement souvent à entendre la litanie suivante : « En maths, les enfants sont incapables de résoudre des problèmes parce qu'ils ne savent pas lire ! » Un enfant qui se trouve devant la phrase suivante : Paul et Jacques doivent se diviser 15 pommes est aussi perdu qu'un conseiller pédagogique qui se trouve devant son ordinateur à lire « peut pas enregister sur le lecteur U ». « C'est qui Paul, c'est qui Jacques. Pourquoi quinze? 15 ça se divise pas en deux... » correspond à peu près à « c'est qui le lecteur U ? Pourquoi il ne peut pas enregister sur lui ? »

Il y a des centaines et des centaines de messages envoyés par l'ordinateur à son utilisateur. Comment diable apprendre à les lire ? Comme il m'arrive bien souvent de n'y rien comprendre (eh oui !), ma technique est toute simple : je copie-colle le message en question dans Google, et on repart pour de la lecture ! Lecture dont l'issue n'est pas toujours la victoire de la compréhension. Mais cette recherche de la compréhension n'est-elle pas une source immense de plaisir, plus grande encore que la compréhension même ?

Lire, c'est lire en contexte. C'est savoir utiliser des outils de dépannages. Et à l'ordinateur, c'est surtout utiliser sa tête pour résoudre des problèmes.

Une connaissance de la pensée ordinateur

Quand on travaille avec un ordinateur, on doit s'en faire un compagnon. On doit y ajouter des logiciels, des configurations qui nous ressemblent. On doit donc se l'approprier. Comprendre minimalement comment il fonctionne, comprendre sa logique. On n'arrive jamais à mettre complètement un ordinateur à sa main, et il faut être prêt à chercher un rapprochement. Dans un ordinateur, tout peut aller mal; on peut malencontreusement déplacer des dossiers dans un autre, supprimer des fichiers importants, oublier de faire une copie de sauvegarde. On peut tout perdre dans la froide nuit informatique. Mais un fait demeure : un ordinateur a sa propre langue qu'on peut difficilement éviter d'apprendre si on veut être le moindrement efficace.

Un ordinateur demande du temps, demande à être exploré et non seulement exploité.

Sachez aussi qu'un ordinateur n'est pas qu'un simple outil : c'est d'abord un média. Non seulement est-il un intermédiaire entre soi et le monde, mais il l'est aussi entre soi et soi.

Écart ou gouffre ?

Un fossé énorme se creuse entre les utilisateurs « éternels débutants » de la machine et les utilisateurs « j'aime ça l'info ». Nous sommes entourés d'ordinophobes qui veulent (?) bien apprendre, mais ne savent absolument pas comment s'y prendre. Qui donc, à l'école, a appris à apprendre ? Et puis, le populaire manque de temps est souvent invoqué, le manque de formation, l'absence de support. Mais, ce que j'entends, en trame de fond, tourne toujours autour des fameux « J'ai pas le goût », « Ça me dit rien », « C'est trop long à rattraper », etc.

N'avez-vous pas remarqué aussi que plus les outils sont « simplifiés », plus les utilisateurs deviennent dépendants et démunis au moindre petit problème. Et on transmet cet état aux élèves en choisissant pour eux les logiciels, les sites à visiter, les Powerpoint à remettre. On n'apprend pas aux élèves à résoudre des problèmes avec l'ordinateur, on leur demande de recracher sur un écran ce qu'ils recrachaient avant sur du papier. Pourquoi ? Parce que ça, les profs, les conseillers pédagogiques, les directeurs d'école ont tous l'illusion de savoir bien le faire. Le connu rassure...

Je crois que le problème principal est un non-plaisir dans l'acquisition de nouvelles connaissances que ressentent moult adultes. La plupart des intervenants du monde de l'éducation l'ont eu relativement facile à l'école. Et ils y sont restés parce que c'est encore relativement facile pour eux d'y « distribuer » les mêmes connaissances. Ils ont rarement éprouvé le « tough fun » que procure un apprentissage nouveau, difficile et jouissif. Prendre du temps pour apprendre l'informatique, apprendre à contrôler sa machine semble donc hors de leur portée car l'enthousiasme n'y est pas. Tout cela est bien désolant.

J'en ai bien peur, le fossé continuera de se creuser.

lundi 18 août 2008

Humour téléphonie scolaire

J'aime beaucoup le Blog-notes mathématique. Ce matin, j'ai bien ri en entendant ce message, somme toute, universel.

mercredi 9 juillet 2008

Et le contenu?

Un peu partout sur les news de ce matin :
Josée Verner, la ministre et députée de la circonscription de Louis-Saint-Laurent, à Québec, n'aurait pas apprécié qu'il était prévu que la ministre provinciale Nathalie Normandeau prenne la parole avant elle.
Il faut bien suivre le protocole, n'est-ce pas ? En y réfléchissant un petit peu, j'ai compris pourquoi l'ordre des discours était si important : comme les politiciens disent toujours la même chose, le seul avantage qu'il y a à le dire, c'est de le dire avant l'autre...

jeudi 26 juin 2008

Anecdote

J'ai rencontré Jean, enseignant de français en cinquième secondaire, à la sortie hier.

- Tu sais, Gilles, que j'aurai un canon dans ma classe l'an prochain. Ils en installent partout, je crois.
- Tu auras un portable aussi ?
- Ben non !
Puis il enchaîne.
- Il faut que je te raconte une anecdote. Pendant que le technicien installait le canon au plafond de la classe, une élève l'observait. C'est alors qu'elle ma fait la remarque suivante : « D'ici à ce que tous les enseignants sachent se servir de ça, le monde entier sera passé à autre chose. »

Cré Jean ! Nous nous sommes quittés en souriant.

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