Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mercredi 8 juin 2011

Daily Papert

Dans le Daily Papert du 7 juin, deux idées intéressantes : des activités « écrivables » et une réflexion sur le « apprendre parce que plus tard, tu devras bien... »

How do we make writing become hard fun? One way is to develop for kids “writable” activities that they love to do. The building of robotic devices acquires “writability” because it lends itself to stage-by-stage description. Its writability is further enhanced by the use of word processors and digital cameras. But beyond technology there is the attitude in the learning culture. An example of what I mean was brought up by a teacher who objected to the idea that children should be allowed to write about what they liked. “When they go to work they’ll have to do what they are told.” Therein lies a source of many kids’ failure in reading. Of course we should teach children the skill of self-control needed to carry out orders. But mixing up learning that skill with learning to write defeats both purposes.
Papert, S. (2002), Hard Fun dans un article du Bangor Daily News.

mardi 24 mai 2011

Les TIC, le TBI et le RÉCIT

La semaine prochaine, j’assiste à un atelier RÉCIT ayant pour titre Le tableau blanc interactif (TBI) dans le paradigme de l'apprentissage.

Je m’y suis inscrit surtout par curiosité parce que TBI et apprentissage sont deux termes qui m'apparaissent contradictoires. Me tromperais-je ?

Je m’explique.

Un tableau blanc interactif est essentiellement un outil d’enseignement. Or, pour moi, enseigner ne veut pas dire qu’il y ait apprentissage. Enseigner veut tout simplement dire qu’une personne (le prof) donne de la matière (avec toutes ses ressources didactiques, psychologiques, etc.) du mieux qu’il le peut. Dans ma tête, pour qu’il y ait apprentissage, il faut que l’élève soit actif et engagé.

Et tout le débat est là, car on m’a souvent répété que ce n’est pas parce qu’un élève écoute un prof qu’il n’est pas « actif » dans ses apprentissages. D'ailleurs, tout l’enseignement traditionnel est basé sur cette idée. Et ceux qui y croient (la grande majorité en fait) font partie du paradigme de l’enseignement.

Une minorité (d’après mes observations) ne sont pas de cet avis. Ils croient plutôt que l’élève doit être au centre de son processus d’apprentissage devenant ainsi un constructeur investigateur, un coopérateur actif et un acteur à part entière de sa formation.

Le problème est que même les tenants du paradigme de l’enseignement nous disent croire aussi à l’élève constructeur et me racontent souvent qu’il n’y a pas contradiction entre ces deux positions. Et, du coup, je ne comprends plus. Je ne comprends pas comment on peut affirmer que l’élève apprend beaucoup mieux lorsqu’il est actif et, du même souffle, me dire qu’un élève apprend aussi très bien quand c’est le prof qui parle. Pour moi, si on croit vraiment qu’un élève doit être actif, alors on doit tout faire en tout temps pour qu’il le soit, actif !

À cet égard, le TBI est une immense perte de temps, car, pendant qu’une ou deux ou trois personnes s’en servent, les autres doivent ÉCOUTER. Bien entendu, c’est ok pour la personne qui s’en sert car elle est active. Mais alors pourquoi ne pas avoir un ou deux ordinateurs en classe (branchés sur un canon pour éventuellement faire une présentation) au lieu d’un TBI ?

Et le RÉCIT dans tout cela ?

Faut-il vraiment s’occuper de donner de la formation sur cet outil ? Ne faudrait-il pas plutôt se pencher sur la formation des enseignants pour les amener à développer des situations où tous les élèves de la classe seraient actifs dans leurs apprentissages ? Ne faudrait-il pas faire découvrir aux enseignants l’immense potentiel pédagogique que possède un ordinateur quand il est entre les mains de l'élève ? Ne faudrait-il pas que le RÉCIT puisse répondre à la question suivante : « Comment puis-je rendre les élèves actifs avec une dizaine d’ordinateurs branchés en permanence sur Internet dans ma classe ? » Vous pourriez y répondre, vous, à cette dernière question ?

Moi, je pense qu’au RÉCIT, nous sommes majoritairement dans le paradigme de l’enseignement, et que la venue du TBI nous conforte dans ce qu’on fait de mieux : ENSEIGNER !

lundi 23 mai 2011

Une page titre ? Non merci !

En lisant l’entrevue de M. Francoeur, ma première réaction fut de me dire qu’il était bien vieux, notre bon poète. En fait, on y trouve la réaction typique d’un enseignant de français qui est vraiment dépassé par la puissance des outils modernes.

Par ailleurs, je suis convaincu que les élèves d’aujourd’hui ne sont pas très différents des élèves d’hier. Une page titre, fouiller dans le dictionnaire, rendre en simple ou double interligne, c’était plate dans mon temps et c’est toujours le cas. Sauf que dans mon temps, les profs pouvaient nous donner des points sur ces insignifiances qui n’ont aucun rapport avec une appréciation littéraire.

Aujourd’hui, faire une page titre est devenue une activité obsolète. Qui donc, à la rédaction d’un billet de blogue, prend le temps d’en faire une ? Qui donc, à la rédaction d’une page web, prend le temps de faire une page titre pour tous les fichiers html (du contenu donc !) de son site. Ce serait une pure perte de temps et obligerait un clic supplémentaire pour atteindre le contenu choisi. Une personne qui pense « web » ne voit aucune utilité à une page titre.

Quant à la recherche dans un dictionnaire papier, franchement, c’est complètement dépassé. J’ai certainement plus de 30 dictionnaires en format papier ici. Et je ne les ouvre JAMAIS. J’utilise soit les dictionnaires sur Internet, soit Google, soit Antidote. Franchement, obliger des élèves à connaître tous les symboles d’un dictionnaire papier est, quant à moi, une pure perte de temps.

Voici donc des suggestions plus «modernes» pour que les élèves veuillent bien assister plus de 12 minutes à votre cours, M. Francoeur :

  1. Amener des élèves à transcrire et à jouer sous forme théâtrale un chapitre d’une lecture imposée ;
  2. Amener des élèves à twitter leurs questions et leurs réflexions au fur et à mesure de la lecture ;
  3. Amener les élèves à bloguer la lecture ;
  4. Ouvrir et diriger un groupe facebook sur l’auteur, ou le personnage principal du livre ;
  5. Amener des élèves à illustrer le livre ;
  6. Amener des élèves à pasticher un chapitre ;
  7. Amener des élèves à créer une oeuvre musicale inspirée de la lecture.
Aujourd’hui, les élèves ont tous les outils pour faire de la création. Se plaindre qu’ils sont incapables de faire une page titre ou d’écrire en double interligne est contre-productif. On doit les guider vers des niveaux intellectuels supérieurs et c’est seulement en les mettant en projets qui ont du sens pour eux qu’on y arrivera.

vendredi 29 avril 2011

Mini colloque CSCV

Lundi dernier, élèves et enseignants sont venus partager plusieurs projets TIC. Cela me fascine toujours autant de voir des enfants impliqués dans leurs projets. J'apprécie énormément le travail de tous ces enseignants qui préparent, accompagnent et encouragent leurs élèves. Partager nos bons coups fait du bien. La courte bande vidéo ci-dessous témoigne de l'atmosphère de cette demi-journée.


Un grand merci à tous ceux qui croient encore en l'intégration des technologies en salle de classe.

jeudi 28 avril 2011

Les fameux tests

Dans un article du Soleil, certains traitent les futurs enseignants de tricheurs.

Le fait qu'une personne écrive plusieurs fautes et, en même temps, réussisse à 85% un test standardisé de français met en lumière le problème inhérent relié aux examens sur les connaissances : il est facile de se driller à bien répondre même si on n'y comprend rien.

Ma solution ? Simple ! J'exigerais que tous les futurs enseignants, de la première année à la fin du baccalauréat, tiennent un blogue public en y écrivant au moins un billet par semaine. Ce qui donne 30 billets par année scolaire. Imaginez un portfolio contenant 120 textes originaux consultables par le futur employeur.

Et puis, n'est-ce pas en écrivant qu'on risque de s'améliorer ?

dimanche 24 avril 2011

Les dés en solitaire

Les dés en solitaire
Idée originale : Sid Sackson, A Gamut of games, Pantheon Books, 1982.
Programmation en javascript par Gilles G. Jobin.





 
Tableau de pointage
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
100 70 60 50 40 30 40 50 60 70 100

Comment jouer
1- Après avoir lancé cinq dés, le joueur doit les grouper en deux paires, la somme formant une paire est appelée : combinaison. Il peut donc y avoir 11 combinaisons possibles : 2, 3, 4,... 12 puisque la somme de deux dés donne au minimum 2 et au maximum 12. Le dé restant est appelé le rejet.

Pour choisir une première combinaison, cliquez successivement sur les deux dés la formant. Deux flèches bleues indiquent la première combinaison. Cliquez ensuite sur un troisième dé pour former le premier dé de la seconde combinaison. En cliquant ensuite sur le quatrième dé, automatiquement le programme ajustera les calculs associés à votre choix. Si vous désirez modifier un choix, recliquez sur un dé choisi avant d'avoir cliqué sur le deuxième dé de la deuxième paire.

Exemple. Supposons le lancer suivant :

Vous pourriez choisir le premier et le second dé pour former une combinaison donnant 7; et le quatrième et le cinquième dé pour former une combinaison donnant 4. Le rejet étant 6 soit le troisième dé.
Vous pourriez tout aussi bien choisir le second dé avec le cinquième (combinaison = 7) et le troisième dé avec le quatrième (combinaison = 7). Le rejet serait alors le premier dé soit 3.
Il y a, évidemment, plusieurs autres choix possibles.

2- Le jeu continue ainsi, lancant chaque fois une nouvelle série de cinq dés après que le joueur eut sélectionné ses deux combinaisons.

3- Cependant, il y a seulement TROIS rejets possibles. Par exemple, si au cours des trois premiers lancers, un joueur a rejeté les dés de valeur 1, 3 et 4, ces trois valeurs deviennent les trois rejets possibles. Lors d'un lancé de dés, le joueur doit alors OBLIGATOIREMENT choisir l'une de ces trois valeurs comme rejet à moins que les cinq dés ne marquent aucune de ces valeurs. Dans ce dernier cas, le joueur peut bâtir les deux combinaisons de son choix à l'aide des cinq dés.

Exemple

Les nombres rejets sont : 1, 3 et 5.
Le lancer indique 1, 4, 4, 6, 6. Le joueur doit obligatoirement choisir 1 comme rejet puisqu'il est dans sa liste des trois dés rejetés. Il peut ensuite combiner par exemple 4-4 et 6-6 ou 4-6 et 4-6.
Si le lancer avait été 2, 4, 4, 6, 6 le joueur aurait pu alors combiner (2-4 et 6-6) ou (2-4 et 4-6) etc, car aucun des cinq dés ne fait partie de la liste des rejets.

4- Aussitôt qu'un rejet compte huit occurrences, la partie est terminée et le programme calcule le score du joueur.

5- Le calcul des points.
Le joueur marque des points selon le NOMBRE de combinaisons qu'il a pu faire pour chaque combinaison. Pour marquer des points, le joueur doit réaliser au moins 6 combinaisons d'une même sorte.

Une combinaison de 2 marque 100 points.
Une combinaison de 3 marque 70 points.
Une combinaison de 4 marque 60 points.
Une combinaison de 5 marque 50 points.
Une combinaison de 6 marque 40 points.
Une combinaison de 7 marque 30 points.
Une combinaison de 8 marque 40 points.
Une combinaison de 9 marque 50 points.
Une combinaison de 10 marque 60 points.
Une combinaison de 11 marque 70 points.
Une combinaison de 12 marque 100 points.
Attention ! Aucune combinaison d'une sorte marque 0 points. Par contre 1, 2, 3 ou 4 combinaison marque -200 points. Cinq combinaisons marquent 0 points. 6 à 10 combinaisons marquent de 1 à 5 fois le nombre de points indiqués ci-haut. Plus de 10 combinaisons pour une même sorte ne comptent que pour 10 combinaisons.

Exemple de calcul du pointage

Lors d'une partie, le joueur marque :
4 combinaisons de 2 = -200 pts.
5 combinaisons de 3 = 0 pts.
0 combinaisons de 4 = 0 pts
0 combinaisons de 5 = 0 pts
7 combinaisons de 6 = 80 pts (7-5=2, et 2 x 40 = 80)
8 combinaisons de 7 = 90 pts (8-5 = 3 et 3 x 30 = 90)
12 combinaisons de 8 = 200 pts (10 - 5 = 5 et 5 x 40 = 200)
3 combinaisons de 9 = -200 pts
5 combinaisons de 10 = 0 pts
6 combinaisons de 11 = 70 pts (6-5 = 1 et 1 x 70 = 70)
7 combinaisons de 12 = 200 pts (7-5=2 et 2 x 100 = 200)
Et le total donne 170 points.

Une partie est considérée gagnée si le joueur réussit au moins 500 points. `


mardi 19 avril 2011

Classes TIC CSCV : Mario Deschatelets

Dernier billet d'une série de 7.

L'un des ateliers que j'animerai au prochain colloque de l'Aquops a pour thème : Atelier 2105 - Des classes «full» TIC au primaire. Cette série de billets complètera et viendra appuyer mon propos.

Entrevue réalisée avec Mario Deschatelets, enseignant dans une classe TIC de sixième année à la commission scolaire au Cœur-des-Vallées. Désolé pour la qualité de l'image : j'ai malencontreusement appuyé sur un mauvais bouton juste avant l'entrevue. Mais c'est le propos qui compte, n'est-ce pas ?

lundi 18 avril 2011

Classes TIC CSCV : Sébastien Bujold

Sixième billet d'une série de 7.

L'un des ateliers que j'animerai au prochain colloque de l'Aquops a pour thème : Atelier 2105 - Des classes «full» TIC au primaire. Cette série de billets complètera et viendra appuyer mon propos.

Sébastien Bujold est enseignant de sixième année à l'école Du Sacré-Cœur de Gatineau (Masson-Angers). Titulaire d'une classe TIC depuis plusieurs années, son propos est très intéressant.

dimanche 17 avril 2011

Classes TIC CSCV : Chantal Mongeon

Cinquième billet d'une série de 7.

L'un des ateliers que j'animerai au prochain colloque de l'Aquops a pour thème : Atelier 2105 - Des classes «full» TIC au primaire. Cette série de billets complètera et viendra appuyer mon propos.

Voici, en deux parties, l'entrevue réalisée avec Chantal Mongeon, enseignante dans une classe TIC de sixième année à la commission scolaire au Cœur-des-Vallées. Et, en prime, une entrevue avec M. Charles Morin, directeur de l'école Du Sacré-Cœur.





Classes TIC CSCV : Anne Lauzon

Quatrième billet d'une série de 7.

L'un des ateliers que j'animerai au prochain colloque de l'Aquops a pour thème : Atelier 2105 - Des classes «full» TIC au primaire. Cette série de billets complètera et viendra appuyer mon propos.

Voici, en deux parties, l'entrevue réalisée avec Anne Lauzon, enseignante dans une classe TIC de cinquième année à la commission scolaire au Cœur-des-Vallées.



mercredi 13 avril 2011

Une suggestion à F. Legault

« Dès le lancement de son opération, M. Legault avait indiqué que les enseignants méritaient d'importantes augmentations de salaire, de l'ordre de 20%, une facture que le gouvernement pourrait se permettre selon lui s'il dégelait les tarifs sur le « bloc patrimonial » d'électricité. »

J'ai toujours trouvé les idées de François Legault tout à fait ridicules.

Mais...

Mais...

Le paragraphe cité en entrée de billet me donne une idée.

Puisqu'il semble assez facile de trouver l'argent pour augmenter les salaires de 20%, voici ce que je suggère à la place.

Prendre cet argent, et le remettre directement (sans passer par les commissions scolaires) aux directeurs d'école en vue de le réinvestir dans la pédagogie dans son école. J'ai bien dit dans la pédagogie, et non dans de nouveaux meubles ou une nouvelle peinture pour son bureau...

Imaginons une école primaire de 15 enseignants. Ce 20% est suffisant pour embaucher 3 enseignants supplémentaires, ce qui permettrait de réduire le nombre d'élèves par classe, et donc d'offrir un bien meilleur service. Ou encore, cette direction pourrait décider d'utiliser cet argent pour embaucher des orthopédagogues pour aider les élèves en difficulté, etc.

L'idée est de laisser à la direction d'établissement le loisir d'investir là où, avec son équipe-école, elle le juge opportun, utile et efficace.

lundi 11 avril 2011

Classes TIC CSCV : Caroline Furoy

Troisième billet d'une série de 7.

L'un des ateliers que j'animerai au prochain colloque de l'Aquops a pour thème : Atelier 2105 - Des classes «full» TIC au primaire. Cette série de billets complètera et viendra appuyer mon propos.

À la commission scolaire au Coeur-des-Vallées, dans huit classes du primaire, les élèves ont un accès permanent à des ordinateurs. Caroline Furoy est une autre pionnière en ce qui concerne l'intégration des TIC. Écoutez son point de vue :



Et voici quelques-uns de ses élèves.

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