Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

samedi 26 avril 2008

Archives nationales

Je ne savais pas que j'étais répertorié à la Bibliothèque nationale du Québec.

vendredi 25 avril 2008

Phun



Un grand merci à Pierre qui m'a fait parvenir ce lien.

Colloque 5

Lors du 5e colloque TIC des RÉCIT de l'Outaouais, j'ai présenté un atelier de deux heures sur Scratch. Pour m'assister, j'avais quatre merveilleux élèves de l'école Saint-Pie X de Papineauville.

Et si, un jour, on passait du magistro-centré au pédo-centré ?

vendredi 11 avril 2008

Technologies et innovation

Un extrait de l'article Plus un pays développe et utilise les nouvelles technologies, plus il est performant et innovant paru dans Le Monde récemment.
[...] les TIC sont devenues indispensables à l'innovation. Parce que ces technologies ont permis de développer des outils de simulation capable de tester des hypothèses, tant en biologie que dans l'automobile ou l'aéronautique. Mais aussi parce qu'elles stimulent la collaboration de chercheurs entre eux et avec les communautés d'utilisateurs.
Au début des années 80, LOGO n'a pas vraiment percé dans nos écoles. Mais il faudrait absolument qu'aujourd'hui, on ne laisse pas passer l'occasion d'enseigner la programmation informatique aux enfants.

Toutes les fois, mais absolument toutes les fois, que je mets les enfants devant Scratch, je les vois innover. Bien sûr, certains ont des idées relativement banales, mais au contact des projets des autres, j'entends des «Hé, ça me donne une idée !» et ils se lancent au clavier pour tenter de la réaliser. Ou encore, ils en suggèrent de nouvelles à l'auteur du projet. Ou encore, ils demandent «Mais comment as-tu fait ça ?» Des enfants intéressés à apprendre, que demander de plus ?

Les enfants pensent. Il me semble qu'en 2008, on pourrait les laisser utiliser l'ordinateur pour les aider à concrétiser leurs pensées, au lieu de simplement leur demander de transcrire leurs textes (déjà couchés sur du papier) dans un texteur !

Il est dans mes convictions que lorsque les enfants passeront du cerveau à l'ordinateur, sans un intermédiaire papier ou autres, le système d'éducation aura muté. Les enseignants aussi...

jeudi 10 avril 2008

Dans la classe !

Je suis actuellement dans la classe de M. Daniel Beaudry...
Je veux montrer aux élèves comment il est facile de publier un billet.

lundi 7 avril 2008

Seau labo

Je rencontre régulièrement des groupes d'élèves dans les laboratoires informatiques des écoles. Voici quelques photos illustrant assez bien ce qu'on trouve quelques fois dans nos écoles primaires.

Ci-dessous, comment j'ai installé le canon projecteur. D'abord un paquet de feuilles pour le soulever. Le tout étant sur la boîte même de l'ordinateur. Je projette sur les stores. Ce matin, il faisait soleil...



Le labo sert aussi à la garderie. Et si vous regardez attentivement...


... oui, oui, il s'agit bien d'un seau pour recueillir l'eau s'écoulant du climatiseur.

vendredi 4 avril 2008

Programmer

Avec Pierre Lachance, Pierre Couillard et Luc Dion, mercredi dernier, je coanimais un atelier d'une journée (mains sur les touches) ayant pour thème les merveilleux Etoys de Squeak.

Il y avait près de 20 participants, lesquels, pour la plupart, n'avaient jamais touché au logiciel.

Pierre Lachance en a fait un très bon reportage sur Recit.org.

Je suis absolument convaincu que les outils de programmation sont un incontournable pédagogique au primaire et au secondaire. Programmer, c'est avoir du contrôle sur la machine. Programmer, c'est réguler constamment sa réflexion. Programmer, ce n'est pas faire, c'est FAIRE-FAIRE. Or n'est-ce pas en enseignant qu'on apprend le mieux? C'est ainsi qu'un élève qui enseigne à un ordinateur devient meilleur à articuler sa pensée.

samedi 29 mars 2008

Éblouissante soustraction

Certains algorithmes sont tout simplement brillants.

Via Framasoft.

mercredi 26 mars 2008

Ah, les sondages

Monsieur Delisle cherche à compléter un questionnaire « où les participants seront invités à identifier deux raisons facilitant et deux raisons limitant le déploiement des TIC au Québec. [Suivent une liste de plusieurs raisons.] Oublions-nous des aspects importants? »

Voici le courriel que j'ai envoyé à M. Delisle :
Je ne suis plus abonné à la liste édu-ressources depuis plus d'un an (depuis qu'on ne peut plus y discuter, en fait) donc, je la lis une fois par mois, via les archives, au cas où...

Je viens donc tout juste de tomber sur votre question du 10 mars.

À mon avis, il y manque de sérieux choix. Par exemple :

Le pouvoir abusif des services informatiques sur les services pédagogiques au regard de la compétence TIC.

Le manque énorme de contrôle des enseignants sur le choix des outils informatiques.

Le monopole de la société Grics (Je sais, je sais, le sujet est tabou. Et puis, vous financez l'Aquops...)

Le manque de leadership des services pédagogiques.

Le manque de vision des RÉCITS.

Le manque de ressources réelles pour les enseignants. Ils n'ont même pas leur propre ordinateur.

L'absence de compétences pédagoTIC des preneurs de décisions.
Évidemment, inversez ces raisons, et vous avez des conditions favorisant l'intégration des TIC. Je n'ai rien contre ce sondage : il s'agit là d'une façon de récupérer la conférence d'ouverture de l'Aquops. Mais sera-t-il possible d'y répondre en ligne ? Et d'y lire les résultats ? Le blogue de l'Aquops, quasi-mort depuis un an, ne serait-il pas un lieu privilégié pour favoriser une discussion qui serait, à mon avis, beaucoup plus intéressante et profitable qu'un simple sondage d'opinions ?

jeudi 13 mars 2008

Salon lib(v)re

Lapsus calami ce matin chez Yahoo France. Corrigeront-ils avant que vous lisiez ce billet ?

dimanche 9 mars 2008

Tanné

Hier, 52 cm en Outaouais.

La neige, j'suis plus capable !


Toujours les foutues notes

Chaque jour, l'élève pénètre, qu'il le veuille ou non, dans un prétoire où il comparaît devant ses juges sous l'accusation présumée d'ignorance. À lui de prouver son innocence en régurgitant à la demande les théories, règles, dates, définitions qui contribueront à sa relaxation en fin d'année.
L'expression « mettre en examen », c'est-à-dire procéder, en matière criminelle, à l'interrogatoire d'un suspect et à l'exposition des charges, évoque bien la connotation judiciaire que revêt l'épreuve écrite et orale infligée aux étudiants.
Nul ne songe ici à nier l'utilité de contrôler l'assimilation des connaissances, le degré de compréhension, l'habileté expérimentale. Mais faut-il pour autant travestir en juge et en coupable un maître et un élève qui ne demandent qu'à instruire et à être instruit ?
Raoul Vaneigem, Avertissement aux écoliers et lycéens, p.31, Mille et une nuits, n°69


Il y a un débat autour de la fermeture du site français Note2be qui permet aux étudiants de noter leurs professeurs.

Certains sont pour cette pratique, d'autres contre.

Quant à moi, je trouve que les arguments passent à côté de la vraie question.

Donnons un exemple que m'inspire un commentaire laissé sur le blogue de Mario Asselin :
«[...] lorsque je remets des notes aux élèves, je prends soin de ne plus dire leur note à voix haute (ils me l'ont demandé). Après une discussion avec les élèves, ils ont reconnu le fait que cela pouvait être gênant si tout le monde connaissait la note de tout le monde, ils préfèrent eux-mêmes choisir de dire leur résultat à ceux qu'ils ont choisis.»
Si j'étais un bon élève dans cette classe, serais-je content ou non? N'est-il pas valorisant de faire savoir à tout le monde que j'ai eu un beau 90%? Et si j'étais un mauvais élève, je serais sans doute bien heureux que personne n'apprenne que je suis un cancre, pour reprendre une expression de Pennac. Alors, "objectivement" comment chacun de ces élèves noterait-il leur prof ?

La vérité, c'est qu'on s'en fout. Non, JE m'en fous. Car, voyez-vous, la note qu'elle soit bonne ou mauvaise, elle ne veut absolument rien dire. Qu'elle soit donnée par des élèves ou des enseignants, c'est une illusion, une mascarade.

Et la meilleure manière de réagir à cette fermeture, cette censure des notes données par d'illustres anonymes à leurs enseignants est très, mais vraiment très simple : Que les élèves s'unissent, partout sur la planète POUR REFUSER QU'ON LEUR DONNE DES NOTES.

Qu'ils renvoient les examens notés à la face des enseignants. Et qu'ils leur demandent plutôt : « Monsieur mon enseignant, voulez-vous s'il vous plaît me dire ce que je ne comprends pas, comment m'améliorer et comment je peux utiliser mes forces pour le faire. La note, je n'en veux rien savoir. Vous pouvez la garder pour vous, car j'en ai rien à foutre. Et si vous me remettez un bulletin rempli de notes, je le mettrai à la poubelle : autant l'envoyer directement à mes parents qui croient y comprendre quelque chose... »

La véritable révolution pédagogique devra passer par les élèves, car les profs, eux, aiment bien noter, même s'ils détestent l'être eux-mêmes.

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