Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

vendredi 18 février 2005

Scoop sur LinuxÉduQuébec

La sortie d'un document comparant les coûts des différents portails risque de faire jaser.

Question 1 : Qui a financé cette étude ?
Question 2 : Où peut-on la trouver ?

mercredi 9 février 2005

Syndrome TdT

J'emploie le terme syndrome comme l'ensemble de signes, de comportements qui révèlent, manifestent un état d'esprit, une manière de penser, une certaine manière d'agir que présente une personne, un groupe, une collectivité. (Trésor de la Langue Française informatisé)
TdT tient ici pour Traitement de Texte, genre WordPerfect, Open Office Org, Word, Abiword, etc. À ne pas confondre avec un éditeur de texte genre EditPlus, Vi, Joe, Qedit. Voir cet article qui contient d'ailleurs, une de mes interventions.)

Par syndrome TdT, j'entends les comportements fortement généralisés dans le milieu scolaire qui font que l'utilisation de l'ordinateur passe presque invariablement par l'utilisation du traitement de texte. Ce syndrome est à mes yeux le signe d'un profond blocage qui empêche les intervenants du milieu scolaire (les enseignants, les professeurs, les directions d'école, les secrétaires, les CP, les directeurs de service) d'étendre leur rôle de modélisation.

Plusieurs élèves utilisent le courriel, le clavardage, installent des jeux, mettent à jour leurs pilotes, etc. Cependant, d'après moi, la très grande majorité d'entre eux sont incapables d'exprimer adéquatement leur pensée avec l'outil informatique. Et, à mon sens, le traitement de texte remplit fort mal cette fonction. (Lire la réflexion très intéressante de mon copain Benoît.) Or c'est à peu près le seul outil utilisé dans les classes. Il y a donc une certaine urgence à examiner un peu plus ce syndrome.

Quelques manifestations typiques du syndrome :

1) Je reçois toujours les ordres du jour dans un fichier joint (format WORD ou PDF d'abord enregistré en WORD);
2) Chaque fois qu'on me montre des travaux d'élèves, c'est toujours le format papier du travail provenant d'un TdT;
3) Récemment, j'avais besoin du logo d'une école. Je l'ai reçu dans un fichier WORD!
4) D'une conseillère TIC d'un organisme provincial, j'ai reçu, en fichier joint (.doc!) dans un courriel, l'itinéraire pour me rendre à une réunion. Le fichier, qui ne contenait qu'une image, pesait plus de 4 mégaoctets !

Le fait de penser TdT limite énormément l'efficacité qu'on peut retirer des outils informatiques. Par exemple, tous les ordres du jour, les procès-verbaux, etc. devraient être écrits dans un wiki. Cela permet à tous les membres de la réunion, de pouvoir intervenir sur ses documents avant, pendant et après ladite réunion.

J'appelle weber, écrire sur le web sans passer au préalable par le TdT. Par exemple, les travaux en équipe pourraient se réaliser sur un wiki, le portfolio scolaire de l'élève pourrait se trouver dans un portfolio électronique (Cyberfolio), son journal bord dans un blogue, ses travaux en cours, sur un Spip (car, pour chaque article, l'enseignant peut intervenir avant sa publication officielle). Les images, photos, documents sonores, etc, pourraient être conservés dans son Cyberfolio.

Il suffit ensuite de joindre à cette panoplie d'outils un dictionnaire et une grammaire électronique (genre Antidote par exemple), pour éliminer ainsi les TdT des écoles et, par le fait même, son syndrome.

mardi 1 février 2005

L'acharnement

Il faut du temps pour apprendre.
Il faut tellement plus de temps
pour s'atteindre.

Christian Bobin

Je dois réfléchir au concept d'acharnement. Acharnement thérapeutique... acharnement scolaire.

Le déclencheur ? cette petite phrase sur Café pédagogique : « [...] un redoublant ne rattrape jamais son retard. » Mais qu'est-ce donc que ce retard qu'il faut à tout prix rattraper ? Ne peut-on laisser aux gens le (leur !) temps d'apprendre ?

jeudi 27 janvier 2005

Errare...

Belle découverte : l'Encyclopédie Britannica est ... humaine !

mercredi 26 janvier 2005

Citations (Thème : éducation; «mood» : sombre)

[..] presque tous les enfants sont des poètes, c'est-à-dire qu'ils ont souvent un sens assez profond du mystère; ils sont dans un monde un peu comme des étrangers qui arrivent dans un pays où ils n'avaient jamais mis les pieds, et ils regardent autour d'eux avec beaucoup d'étonnement. Le but de l'éducation est de faire peu à peu disparaître cet étonnement en expliquant à l'enfant le sens de ce qui l'étonne. Et peu à peu il grandit et se sent tout à fait chez lui dans un monde où plus rien ne peut l'étonner. Et c'est ainsi que meurent les poètes.
Julien Green (Mon premier livre en anglais, p.63, in L'apprenti psychiatre, Livre de Poche n° 5006)

Dans le monde entier, l'école nuit à l'éducation parce qu'on la considère comme seule capable de s'en charger.
Ivan Illich (Une société sans école, trad. Gérard Durand, p. 22, Éd. du Seuil, coll. Points n° 117)

L'école est une institution fondée sur l'axiome que l'éducation est le résultat d'un enseignement.
Ivan Illich (Une société sans école, trad. Gérard Durand, p. 56, Éd. du Seuil, coll. Points n° 117)

Il est remarquable que l'éducation qui vise à communiquer les connaissances soit aveugle sur ce qu'est la connaissance humaine, ses dispositifs, ses infirmités, ses difficultés, ses propensions à l'erreur comme à l'illusion, et ne se préoccupe nullement de faire connaître ce qu'est connaître.
Edgar Morin (Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur, p.11, Seuil 2000)

Bien peu de ceux qui auraient l'imagination, la créativité, le dynamisme nécessaire pour innover réellement se tournent vers le domaine de l'éducation. De ceux qui y sont entrés, beaucoup le quittent par déception. En matière d'éducation, le conservatisme est devenu un phénomène social qui se perpétue de lui-même.
Seymour Papert (Jaillissement de l'esprit, Champs-Flammarion/210, trad. Rose-Marie Vassallo-Villaneau)

Nous acquérons, par l'éducation, des connaissances éphémères et des répugnances tenaces.
Jean Rostand (Pensées d'un biologiste, Éd. J'ai Lu, n° D5, p. 48)

La résignation à l'emmerdement est un des premiers acquis de l'éducation.
Edgar Morin (Le vif du sujet, p.177, Points/Seuil n°137)

Dans l'éducation, la notion d'obstacle pédagogique est également méconnue. J'ai souvent été frappé du fait que les professeurs de sciences, plus encore que les autres si c'est possible, ne comprennent pas qu'on ne comprenne pas. Peu nombreux sont ceux qui ont creusé la psychologie de l'erreur, de l'ignorance et de l'irréflexion. [...] Les professeurs de sciences imaginent que l'esprit commence comme une leçon, qu'on peut toujours refaire une culture nonchalante en redoublant une classe, qu'on peut faire comprendre une démonstration en la répétant point pour point. Ils n'ont pas réfléchi au fait que l'adolescent arrive dans la classe de Physique avec des connaissances empiriques déjà constituées : il s'agit alors, non pas d'acquérir une culture expérimentale, mais bien de changer de culture expérimentale, de renverser les obstacles déjà amoncelés par la vie quotidienne.
Gaston Bachelard (La formation de l'esprit scientifique, p.18, Librairie Philosophique J. Vrin, 1970)

Au cours d'une carrière déjà longue et diverse, je n'ai jamais vu un éducateur changer de méthode d'éducation. Un éducateur n'a pas le sens de l'échec précisément parce qu'il se croit un maître. Qui enseigne commande.
Gaston Bachelard (La formation de l'esprit scientifique, p.19, Librairie Philosophique J. Vrin, 1970)

Vandel écrit fort justement : « L'éducation est une méthode embryologique qui, au lieu de s'exercer sur l'embryon, s'applique à l'enfant ».
Hélas, les pédagogues font trop souvent de la tératogenèse provoquée.
Jean Rostand (Carnet d'un biologiste, p.56, Stock, 1959)
[Tératogenèse: Production, création d'anomalies ou de monstruosités. GGJ]

Estimer/douter

Je viens tout juste de me rendre compte que l'estimation du résultat dans un calcul (ça devrait donner à peu près cela...) est très similaire au doute dans le processus d'écriture (est-ce bien ainsi qu'on écrit ce mot ?)

mercredi 19 janvier 2005

La fumée (Trace d'un commentaire)

Commentaire que j'ai posé ici.

Cette question de liberté (je suis libre de faire ce que je veux vs je veux respirer de l'air sans fumée) est intéressante. Je pense qu'on ne peut plaider l'ignorance : fumer tue ! Or si un ami me fume dans la figure, je regrette, mais il me tue et il contribue à la charge énorme des soins de santé dans la province. Si cet ami veut se tuer, FINE ! mais il ne peut nier que fumer dans la même pièce que moi, c'est comme s'il voulait ma mort en me transmettant potentiellement une maladie du poumon. Finalement, je ne désire pas des amis ignorants des torts qu'ils peuvent causer, et je ne désire pas d'un ami qui me cause sciemment du tort. J'étends mon raisonnement à toute personne de notre société : ou elle est ignorante des problèmes qu'elle cause, auquel cas il faut l'éduquer, ou elle cause sciemment du tort, auquel cas il faut lui interdire de le faire.

Question aux fumeurs : vous venez de mettre au monde un enfant. Vous faites un petite fête chez vous pour souligner sa venue au monde. Plein de fumeurs, comme vous, dans la pièce. Et ça fume, ça fume... Laisseriez-vous votre enfant dans la pièce ? Laisseriez-vous votre enfant dans les bras d'un fumeur, cigarette au bec ? Bien sûr vous avez le droit de fumer. Mais le petit a le droit de respirer de l'air propre non ? Comme parent-fumeur, décidez-vous de protéger votre droit ou celui de votre enfant ? Il faut ensuite étendre votre raisonnement à toute la société... Mais j'en vois dont la solution serait de ne pas faire d'enfants... comme certains espèrent que tout endroit public ne le soit que pour eux.

mardi 18 janvier 2005

Les meilleurs vendeurs

Mon copain Pierre estime que je devrais lire le Da Vinci Code ? A-t-il raison ? A-t-il tort ? La réponse est simple : Oui, je devrais le lire car je pense qu'un auteur qui prend la peine d'écrire mérite au moins un lecteur. Pourquoi ne serait-ce pas moi ? Or, il se publie annuellement 50 000 bouquins, apprend-on dans un article de Libération, article où l'on parle de destruction de livres. (En passant, merci à Sébastien pour avoir signalé ce texte.) Les choix sont donc difficiles. Pourtant, j'hésite toujours à lire un best-seller. Ce qui ne m'empêche pas d'en acheter pour les offrir en cadeau. Ce fut le cas du Dan Brown que j'ai donné à ma mère à son anniversaire, sachant qu'elle adore ces livres grands publics.

Mes choix de lectures sont motivés par les suggestions des internautes qui visitent Au fil de mes lectures, par mes propres déambulations sur les sites/blogues littéraires ou tout simplement par le hasard des trouvailles chez les bouquinistes. Mais, curieusement, je reste réfractaire lorsque qu'on me propose un livre que tout le monde lit. Snobisme littéraire ? Peut-être en est-ce... Mais je pense surtout que mes lectures de « best-sellers » m'ont rarement plu. Par exemple, après les 30 premières pages de Harry Potter, je n'étais plus capable : je trouvais ça... tellement... ordinaire comme écriture... Idem pour les Fourmis de Weber. Je ne dis pas que ce sont de mauvais romains, loin de là. D'ailleurs qui suis-je pour en juger ? Je dis seulement que je n'éprouve pas de plaisir à les lire.

Ma fille Aurélie a lu le Da Vinci Code, en anglais (avant qu'il ne soit traduit) sur une suggestion de son prof... de français. Sa réaction ? « Oui, c'est bon... », sans plus. À 17 ans, elle est déjà une grande lectrice et je suis enclin à me fier à son jugement. Sa moue « sans plus » m'indiquait clairement que je pouvais remettre cette lecture à plus tard.

mercredi 12 janvier 2005

Le journalisme télévisé

En feuilletant le journal 1999 de Dantec (Le théâtre des opérations, Folio, p.213), je tombe sur ce passage : Pour nombre de journalistes aujourd'hui, la possibilité d'interviewer l'auteur, c'est surtout celle de ne pas lire ses livres.

Et en parcourant le web, on peut trouver cette entrevue télévisée ou l'auteur interviewé démasque le journaliste. Hilarant.

Aquops 2005

Je viens de m'apercevoir que le programme du colloque de l'Aquops est en ligne. Ma seule déception : mon atelier Cyberfolio EHDAA est à la même heure que l'atelier que donne ma superbe fille Marie-Élaine... Ils sont situés au bloc 100.

lundi 10 janvier 2005

Fantaisie politique

Voici une fantaisie que je fais assez souvent, ravivée par ce billet de Clément Laberge.

Imaginons un nouveau parti politique : le PCQ. Le parti des carnetisques du Québec ! C'est déjà pas mal, le nom est trouvé.

Imaginons que les membres de ce parti (qui n'a pas vraiment de chef) soient liés par le serment d'écoute. Ils doivent aussi avoir leur blogue public. Mais surtout, ils doivent croire dans le principe suivant : quand on doit résoudre un problème, vaut mieux jeter les données connues sur la table et tenter de le résoudre «en gang».

Jusqu'ici, tout va bien : le parti a un nom et il a un programme !

Imaginons maintenant qu'aux prochaines élections, au moins un membre de ce parti se présente dans son comté.

Imaginons que jamais (c'est une fantaisie, ne l'oubliez pas), il ne fait de la publicité genre «photo idiote sur le poteau de téléphone». Il passe tous ces messages via ses propres billets, ou via les commentaires aux commentaires de ses billets ou via ses interventions sur les autres blogues des membres de son parti ou via les forums ouverts sur le web au regard des différentes problématiques soulevées ou non lors de la campagne. Même les journalistes doivent passer par le blogue pour l'interroger.

Imaginons maintenant ce parti politique au pouvoir... Fin de la fantaisie.

Ne vous méprenez pas : je n'ai aucune visée politique. Il reste que j'ai une espèce d'écoeurite aiguëe des politiciens. J'ai bien l'impression que certains d'entre eux tenteront de s'approprier une certaine « clientèle » en bloguant. Le plus drôle, c'est certainement qu'ils engageront une tonne de collaborateurs (payés par nous, évidemment) qui répondront pour eux, tout en signant du nom du politicien... Mais à ce jeu, ils seront rapidement démasqués. Dans un blogue, on peut facilement émettre une idée erronée/discutable/contestée, mais on peut difficilement mentir.

vendredi 7 janvier 2005

Le piratage est un impôt progressif

Le piratage est un impôt progressif et autres réflexions sur le futur de la distribution en ligne est un excellent article de Tim O'Reilly, célèbre éditeur de livres informatiques. Voici quelques extraits, mais je suggère une lecture complète et attentive de l'article.

Leçon 1 - L’obscurité est une menace bien plus grave que le piratage pour les auteurs et créateurs.
    Les auteurs pensent qu’être publiés sera la réalisation de leur rêve, mais pour tant d’entre eux, ce n’est que le début d’une longue désillusion.
Leçon 2 - Le piratage est un impôt progressif.
    Pour tous les créateurs, qui travaillent pour la plupart dans l’obscurité, être assez connu pour être piraté serait le couronnement de leur carrière. Le piratage est une sorte d’impôt progressif, qui peut raboter quelques pour cent des ventes d’artistes connus (et je dis peut car ceci est loin d’être prouvé), en échange de bénéfices massifs pour les créateurs bien plus nombreux à qui une visibilité plus grande peut apporter des revenus supplémentaires.
Leçon 3 - Les consommateurs ne demandent pas mieux que de respecter la légalité, s’ils le peuvent.
    La façon la plus simple d’obtenir que les consommateurs arrêtent d’échanger des copies numériques illicites de contenus musicaux ou de films est de leur donner une alternative licite, à un juste prix.
Leçon 4 - Le vol a l’étalage est une menace plus grave que le piratage.
    J’ai souvent demandé à un libraire pourquoi il n’avait pas d’exemplaires d’un de mes livres, pour me faire dire, après une brève vérification dans l’inventaire : « Mais nous en avons. L’inventaire dit que nous avons encore un exemplaire en stock, et nous n’avons pas vendu depuis des mois, donc il n’y a pas de raison d’en recommander. » Il faut insister pour convaincre l’interlocuteur qu’il se peut que l’absence de vente soit due à l’absence dans les rayons.
    Comme une copie en ligne n’est jamais épuisée, on a au moins l’occasion d’une vente, au lieu d’être soumis aux énormes efficacités et aux goulots d’étranglement arbitraires du système de distribution.
Leçon 5 - Les réseaux de partage de fichiers ne menacent pas les livres, la musique ou l’édition de films. Ils menacent les éditeurs existants.

Leçon 6 - Ce qui est gratuit finit par être remplacé par un service payant de meilleure qualité.
    Pourquoi est-ce que vous paieriez un morceau que vous pourriez avoir gratuitement ? Pour la même raison que vous achèterez un livre que vous pourriez emprunter dans une bibliothèque publique, ou achèterez un film sur DVD que vous pourriez regarder à la télévision ou louer pour le week-end. Parce que ce sera pratique, facile à utiliser, à cause du choix, de la facilité de sélection, et pour les enthousiastes à cause du simple plaisir de posséder quelque chose auquel vous tenez.
Leçon 7 - Il y a plusieurs façons d’y arriver.
    [...] nous publions un vaste réseau de sites « gratuits » financés par la publicité dans O’Reilly Network. Nous avons publié un certain nombre de livres sous des licences de publication ouverte, où la redistribution libre et gratuite [8] est explicitement autorisée. Nous le faisons pour plusieurs raisons : pour promouvoir des produits qui pourraient autrement être ignorés, pour construire la fidélité des membres de communautés en ligne, et parfois, parce qu’un produit ne peut plus être vendu économiquement par les canaux traditionnels, et nous préférons le rendre disponible gratuitement plutôt que de le voir disparaître complètement du marché.
    Nous publions aussi beaucoup de nos livres sur CD-Rom, dans un format baptisé « bibliothèque sur CD », qui contient typiquement une demi-douzaine de livres sur un CD.
    Et bien sûr nous continuons de publier des livres imprimés. L’existence de copies en lignes gratuites est parfois utilisée pour promouvoir un sujet ou un auteur (des livres comme La Cathédrale et le Bazaar ou The Cluetrain Manifesto devinrent des best-sellers en version papier suite à leur forte présence en ligne)


Article original en anglais.

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