citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 19 juillet 2026

Nous croyons parfois que la chance nous sourit. C'est à un autre qu'elle souriait, comme ces femmes de rêve que l'on rencontre dans la rue et que, dans notre dos, un autre attendait.
Paul Guth (La chance, p.65, Hachette (Coll. Notes et maximes), 1963 )

L’homme le plus heureux est celui qui sait mettre en rapport la fin de sa vie avec le commencement.
Goethe (Maximes et réflexions (Deuxième partie), trad. Sigismond Sklower, p.42, Brockhaus et Avenarius, 1842)

[...] il faut comprendre que dans les circumnavigations de la vie ce qui est brise plaisante pour les uns peut être tempête fatale pour les autres, tout dépend du tirant d'eau de l'embarcation et de l'état des voiles.
José Saramago (La caverne, trad. Geneviève Leibrich, p.14, Seuil, 2002)

Nous avons beau nous moquer du joueur qui risque sa fortune sur une carte, nous ne sommes pas, dans l'ordinaire de la vie, beaucoup plus sages que lui ; et il suffit d'examiner notre conduite pour se convaincre que tous nous croyons à notre étoile et nous jugeons favorisés d'un hasard particulier.
Hyacinthe de Charencey (Pensées et maximes diverses, p.16, Annales de philosophie chrétienne, 1888)

Dans les dernières années de l'Ancien Régime « un débat très vif oppose deux courants éducatifs majeurs : l'un, inspiré des philosophes, place l'enfant au coeur du système, l'enfant dont la nature est la référence principale ; l'autre, issu de la tradition chrétienne, donne aux connaissances la première place, celle de Dieu, des langues françaises et savantes, des belles-lettres et des sciences. Dans cette éducation, il n'est pas aberrant de soumettre l'enfance, de la contraindre pour l'élever, la libérer de ses mauvais penchants et nourrir son esprit»  (M. Grandière, L'Idéal pédagogique en France au dix-huitième siècle.)
Pierre Billouet (Comment se peut-il qu'un enfant soit bien élevé par qui n'a pas été bien élevé lui-même (Rousseau), p.23, Pleins feux, coll. Variations, 2004)

Épictète du jour

Nous sommes presque tous dans la vie comme les esclaves fugitifs sont aux spectacles. Ces esclaves prennent grand plaisir à voir la pompe des jeux ; ils admirent les acteurs d'une tragédie. Mais ils sont toujours inquiets ; ils regardent de côté et d'autre, et, si l'on vient à nommer leur maître, les voilà remplis de frayeur, ils prennent la fuite. Nous sommes de même. Nous admirons les merveilles de la nature, ce spectacle nous ravit. Mais nous sommes toujours en alarme, et, si l'on nomme notre maître, nous voilà perdus. Qu'est-ce donc qu'un maître ? Ce n'est pas un homme, car l'homme ne peut être le maître de l'homme. C'est la mort, c'est la vie, c'est la volupté, c'est la douleur, c'est la pauvreté, ce sont les richesses. Que César lui-même vienne contre moi sans ce cortège, tu verras ma fermeté. Mais s'il vient avec ces satellites, tonnant, éclairant, menaçant, et que je les craigne, ne suis-je pas cet esclave fugitif qui a reconnu son maître ? Mais si je ne les crains pas, me voilà en pleine liberté, je n'ai plus de maître que moi-même.
Entretiens, Livre I, LXXVIII.