Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

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lundi 21 septembre 2009

Cinq mythes

En page 8 du cahier détachable consacré au tableau blanc interactif du dernier École Branchée (EB), on signale 5 mythes entourant l'outil.

Mythe 1. Un TBI, ça coûte cher !

EB mentionne que «cher, c'est relatif». En effet, ça dépend qui paye !!! Pour détruire le mythe, EB indique que certaines mesurent gouvernementales financent jusqu'à 66% du coût des tableaux. La mesure que je connais permet en effet de financer 66% du coût relié au du matériel informatique. En achetant un TBI (et un ordinateur et un projecteur qui lui sont uniquement associés) on n'achète pas autre chose. Par exemple, pour $3500, on peut obtenir environ 7 portables neufs pour une classe ou plus de 20 portables P4 d'organismes gouvernementaux qui se départissent de leurs machines.
Pour moi, ce n'est pas un mythe : un TBI (et, en fait, la technologie en général), c'est cher.
N'oublions pas qu'un achat scolaire dépend avant tout de ce qu'on veut promouvoir avec nos sous.

Mythe 2. Un TBI, c'est comme les tableaux utilisés par les présentateurs à la télé.

Rien à dire ici car je n'y connais rien à ces tableaux.

Mythe 3. Un TBI encourage l'enseignement magistral.

Alors là, allez voir mon billet et mes commentaires sur le site de Patrick Giroux et Martin Bérubé.

Mythe 4. C'est difficile d'utiliser un TBI.


À mon avis, c'est effectivement un mythe. Après 2-3 heures de manipulations, on en vient facilement à bout. Un désavantage que je trouve au tableau par rapport à la souris et au clavier, c'est que pour certains logiciels comme Squeak qui exigent une combinaison clic/clavier (comme Shift-Bouton droit), la fonction tactile du tableau est inutilisable.
Je n'ai pas suffisamment testé la fonction de reconnaissance de la graphie pour savoir s'il vaut la peine d'écrire un texte «à la «main» dans le texteur. Si cette reconnaissance est problématique, il vaut sans doute mieux écrire directement au clavier plutôt que de perdre son temps à corriger les erreurs de reconnaissance.

Mythe 5. Le stylet de l'Activeboard est fragile.

Je sais que certaines compagnies de TBI n'utilisent pas le stylet mais plutôt le doigt du présentateur. Dans ma cs, nous avons des Activeboard et personne ne m'a signalé la fragilité du stylet.

vendredi 18 septembre 2009

TBI : Entrevue non retenue

Au début de l'année, j'ai été questionné par madame Isabelle Toussaint, rédactrice pigiste, dans le cadre d'un article qu'elle préparait pour une revue québécoise. Cette revue l'ayant refusé, cet article se retrouve maintenant dans le dernier numéro de l'École Branchée. Pour des raisons que je peux comprendre, rien de ce que j'avais exprimé à madame Toussaint ne se retrouve dans l'article publié.

Voici donc comment j'avais répondu aux questions de madame Toussaint.

Une précision cependant : Je suis conseiller pédagogique en maths et animateur du RÉCIT local pour ma CS. Cependant, mes idées ne reflètent absolument pas celles de mon employeur. En ce sens, je suis « penseur autonome »!


Isabelle Toussaint (IT) : Quelles sont, selon vous, les raisons qui expliquent l'engouement pour le TBI partout dans le monde ? Est-ce sa simplicité relative d'emploi conjuguée à sa richesse en matière de possibilités (gestion des documents, accès Internet, écrire sur le tableau, sélection d'un élément à visionner, faire fonctionner un logiciel, introduire des images) ?

GJ : Je ne sais pas s'il s'agit d'un engouement ou, plus simplement, d'une mode. Depuis 2-3 ans maintenant, le gouvernement donne environ 30 $ par élèves (la commission scolaire doit en ajouter 15 $) pour le renouvellement ou l'ajout de matériel informatique, soit une véritable manne pour certaines compagnies. Ces dernières ont fait plusieurs représentations auprès des services informatiques qui y ont vu du potentiel pédagogique.

IT : Le TBI à vos yeux est surtout un outil pour l'enseignant, mais pas un outil d'apprentissage. Peut-on estimer qu'il a par contre atteint sa cible quant à l'aspect de l'information et de la communication ?

GJ : Par cible, entendez-vous l'ÉLÈVE ? Le TBI est un outil technologique qui laisse l'enseignant dans le paradigme de l'enseignement : J'enseigne (en faisant un bon «show» avec un TBI); tu écoutes et, parfois, je te laisse faire une présentation au TBI. Rien de bien révolutionnaire là-dedans. En fait, c'est tout le contraire : avec ce tableau, le prof est conforté dans sa vision « remplir des têtes vides ».

IT. J'aimerais que vous me donniez plus en détail l'exemple d'une technologie informatique/numérique qui pour un coût nettement inférieur offre une vraie dynamique d apprentissage.

GGJ. Pourquoi une technologie qui offre une vraie dynamique devrait-elle avoir un coût inférieur ? M'enfin...
Pour qu'il y ait apprentissage, il faut que l'élève soit actif dans la construction de son savoir. C'est pure illusion que de croire qu'un élève apprend en restant assis 50 minutes à écouter un prof (avec TBI ou non) déblatérer sa matière. Cette technique n'est utile que si on veut gaver les élèves de connaissances qu'ils régurgiteront quelques jours plus tard dans un examen.
Il n'est pas nécessaire que chaque élève ait son ordinateur portable. Cependant, si cet élève a besoin d'utiliser un ordinateur, ce dernier doit être immédiatement accessible.
Quelques exemples.
Un élève écrit un texte. Alors, IL DOIT être en mesure d'ouvrir un ordinateur, d'utiliser un texteur (en mode local ou Internet), d'ouvrir son correcteur orthographique, d'ouvrir DES dictionnaires, d'accéder à l'Internet pour y faire des recherches sur des mots, des phrases, des idées, etc.

On demande aux élèves de travailler en équipe sur un projet. Ces élèves DOIVENT avoir accès à des ordinateurs pour plusieurs étapes du projet :
- Remue-méninges avec un mind-mapping, par exemple.
- Structuration des idées et construction du plan (plusieurs logiciels sont d'une grande aide pour ce faire)
- Partage des idées (via un wiki par exemple ou un Google document)
- Écriture (wiki, texte partageable synchrone et asynchrone, outil de correction grammaticale, logiciel de graphisme, etc.)
... et j'en oublie.

Le rôle du prof dans tout cela ? Laisser les élèves travailler !!! Les guider, leur faire prendre conscience de leurs avancées, de leurs difficultés, de leurs forces, de leurs défis. Auparavant, il était important que l'enseignant sache ce que l'élève apprend. Aujourd'hui, il est plus important que ce soit l'élève qui sache ce qu'il apprend et ce qu'il lui reste à apprendre !!!

IT. Dans les outils que vous utilisez, quels sont ceux qui sont plus particulièrement efficaces en matière de pédagogie ouverte ?

GJ. C'est quoi, la pédagogie « ouverte » ? Je répète que le programme de formation exige que l'élève soit actif dans ses apprentissages. Et ce faisant, il arrivera à développer sa vision du monde.
Il faut aussi définir le mot outil car, d'après moi, on utilise beaucoup plus l'ordinateur comme un ustensile que comme un outil : le traitement de texte est une dactylo moderne, le courriel, un échange moderne de lettres, le tbi, un tableau noir moderne. Alors qu'un outil est un moyen facilitant l'exploitation de notre créativité et notre originalité. Voir à ce propos mon billet écrit en 2007.

IT. Le problème de la formation des enseignants reste important. J'ai cru comprendre qu'il est question de logiciels de programmation dans vos enseignements. Ces logiciels ne sont-ils pas trop complexes à appréhender pour un enseignant non initié ? N'est-ce pas trop en demander aux profs ? Cela ne requerrait-il pas systématiquement un conseiller pédagogique ? Et n est-ce pas alors là que le coût du TBI s'efface ?

GJ. Mais non ! Au Québec, le mot « programmation informatique » est tabou à l'école. Cela vient du milieu des années 80 où l'université offrait un certificat en Applications Pédagogiques de l'Ordinateur. Les inscrits apprenaient à construire des exerciseurs en BASIC. Une gang de profs ont été écoeurés par la chose...
Programmer un ordinateur, c'est lui enseigner ! Or quoi de mieux pour apprendre que d'enseigner. Donc, un élève qui enseigne à l'ordinateur nécessairement apprend ! C'est ce dernier concept qui n'est pas compris ou dans lequel on ne croit pas.
Quant à la compétence des profs, il ne faut pas oublier qu'ils ont tous réussi un bac à l'université. Apprendre à programmer n'est certainement pas au-dessus de leurs capacités...

IT. Au fond, les logiciels que vous utilisez pourraient-ils être appréhendés par les enseignants de la même façon intuitive que peut l'être le TBI ? Et si oui, alors il y a un problème d'information auprès du corps enseignant, non ?

GJ. Mais un TBI, ce n'est qu'un tableau blanc. C'est tout ! Avec ce dernier, vient généralement un logiciel qui permet d'activer différentes fonctions l'fun pour le prof qui enseigne. Mais on peut faire la même chose avec un canon projecteur et un ordinateur équipé du même logiciel (ou d'un logiciel libre qui fait le même job!)

IT. En quoi le principe de travailler avec un système de programmation enrichit-il l'apprentissage d'un enfant ? Quelles habiletés sont alors développées ? Comment un enseignant pourrait-il s approprier de tels logiciels pour l'aspect magistral de son enseignement ?

GJ. Drôle de question. Pour y répondre, il faudrait que je vous fasse une démonstration ou que vous veniez en salle de classe pendant que les élèves sont en projet «programmation».
En programmant, l'élève développe une grande majorité des compétences du programme de formation. L'élève apprend à organiser ses idées, à résoudre des problèmes, à créer, à imaginer, à communiquer ses idées, et j'en finis plus...
L'enseignement magistral est R I D I C U L E. Apprendre en écoutant quelqu'un d'autre est une aberration. Sauf, peut-être, pour apprendre à recracher de bonnes réponses à un examen qui ne veut rien dire..

IT. Quelles sont les TIC qui, selon votre expérience, sont efficaces auprès d'élèves en difficulté significative ?

GJ. TIC et efficacité... Pourquoi jumeler ces deux mots ? Les TIC permettent à une personne d'actualiser sa pensée. Là est toute sa force. Je fais régulièrement du SCRATCH (c'est un logiciel de programmation créé au MIT) avec tous les élèves, du premier cycle du primaire au secondaire, en passant par les élèves EHDAA. Pourquoi un tel succès auprès de ces éleves ? Parce qu'ils sont actifs  parce qu'on les laisse libres de développer une idée de leur crue ;parce que cela permet autant aux « faibles » (je hais les catégories) qu'aux «forts» de pousser leur imagination....

IT. Monsieur Thierry Karsenty (titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation à l'Université de Montréal) estime que se sont surtout des outils comme YouTube ou FaceBook qui sont les outils de l'avenir. Qu'en pensez-vous ?

GJ. Il est certain que le socioweb est important. Et qu'ils sont déjà très présents dans l'univers du jeune. Mais je me demande bien ce que l'école peut en faire. L'école n'est pas là pour permettre aux élèves de clavarder et de visionner des vidéos. Pour moi, l'ordinateur permet à (aide) une personne à devenir ce qu'elle est. Je sais, c'est un peu quétaine tout ça, mais si, en écrivant, on peut être lu par tous, c'est que, d'abord, on a écrit avec une intention profonde ou sérieuse. Si, en créant, on peut partager à tous les fruits de ces créations, c'est aussi parce que, d'abord, on a créé quelque chose. Je pense que l'ordinateur permet de devenir meilleur apprenant, meilleur humain.

IT. L'évolution des technologies étant tellement rapide, le TBI ne va-t-il pas être, de toute façon, très vite dépassé en matière de technique ?

GJ. Je ne sais pas, et je m'en fous. Pour moi, aussi paradoxalement que cela puisse paraître dans ma bouche, la technologie est bien secondaire. Et c'est de même pour le français, les mathématiques ou l'histoire. Ce qu'on apprend n'est pas important ; ce qui est important, c'est être en état d'apprentissage. Or il arrive que l'ordinateur, l'Internet, les logiciels libres judicieusement employés (c'est ici qu'on trouve le rôle du pédagogue !) offrent une quasi-permanence de cet état !

mardi 20 janvier 2009

Une journée de travail

J'ai un travail qui offre beaucoup de variétés. Aujourd'hui, j'ai visité/enseigné dans trois classes :
Scratch avec une groupe EHDAA (des élèves de 12 à 18 ans) ;
Les billes blanches et noires (les nombres entiers) dans une classe de cinquième année ;
Et initiation à Didapage 2 dans deux classes dont l'une jumelée de première et deuxième années, l'autre étant une classe de troisième.

La classe jumelée m'a donné beaucoup de plaisir. Vous me voyez ici, juché sur une chaise, en train de montrer aux élèves comment entrer une adresse web.
En effet, les p'tits devaient inscrire www.didaserveur.net dans leur navigateur.

Quelques secondes avant, j'avais glissé un mot à Josianne, leur prof.

- Je vais leur montrer comment entrer une adresse web.
- Oh !
- Enfn, je vais essayer de leur montrer...
- D'habitude, je fais écrire lettre par lettre...
- Est-ce que ça te dérange si j'essaie autrement ?
- Non, non...

Et je termine en disant que je n'ai pas beaucoup d'expérience au niveau premier cycle et qu'on verra bien ce que cela donnera.

Le canon installé, je demande aux élèves de s'avancer, histoire de m'assurer que tout le monde voit bien.
J'ai l'habitude d'utiliser un élève de la classe pour m'assister ; il s'installe à l'ordinateur, prend la souris et attend mes instructions. Ici, il s'agit de Maxime, élève de première année, à gauche sur la photo.

Et me voilà lancé. J'indique la case d'adresse et, lettre par lettre, je demande à Maxime d'inscrire l'adresse. Comme il a parfois de la difficulté à trouver la lettre sur le clavier, certains s'empressent de lui donner un coup de doigt. Notez que l'adresse était aussi inscrite sur le tableau vert. Les élèves pouvaient donc anticiper la lettre qui suivait.

Puis, les élèves sont retournés à leur place respective pour exécuter la même tâche.

Très peu d'élèves ont eu besoin d'aide.

Commentaire de l'enseignante : « Hum... parfois on a tendance à les sous-estimer... »

Cette méthode qui utilise un TBI humain n'est sans doute pas très « réforme ». Pourtant, elle fonctionne généralement assez bien. Le principe sur lequel je m'appuie est appelé Principe 1-3-16. Voir l'extraordinaire expérience de Sugata : Hole in the wall.

Si vous écoutez toute la vidéo de Sugata, vous y trouverez le principe autour de la 13e minute.

Avec un seul ordinateur (dans mon cas, tout le monde était concentré sur mon ordinateur), on croit tous que c'est celui qui manipule l'ordinateur qui apprend le plus. Mais Sugata a découvert autre chose. Si trois personnes se trouvent tout près et peuvent suggérer fortement de cliquer ici ou là au manipulateur, le chercheur s'est aperçu que ces trois personnes apprenaient autant que celui qui était à l'ordinateur. Imaginons seize autres élèves qui, de plus loin, peuvent aussi faire activement des suggestions. Sugata a constaté que ces élèves apprennent aussi énormément.

J'ai moi-même très souvent observé ce phénomène. Et l'expérience de ce matin dans le groupe de premier cycle en est un autre exemple !

mardi 27 mai 2008

Du moi au toi

Récemmment, j'ai pu expérimenter un TBI. Et je reste sur mes positions : un ordinateur et un canon suffisent. Et puis, il y a un grand avantage à ces derniers : on peut rester à l'écran pendant qu'un élève fait les manipulations à la souris à l'ordi. Hier, dans une classe EHDAA à Papineauville, je me suis rendu compte que les élèves comprennent encore mieux de cette manière. Je fais mes sparages à l'écran en indiquant avec le doigt où cliquer puis l'élève-aide-prof s'exécute, se trompe, se corrige. Les autres voient les erreurs et ne sont pas portés à les reproduire. Ou, s'ils les répètent, savent comment se corriger.

Le TBI est un bel outil d'enseignant, mais je préfère de loin observer les élèves manipuler l'ordinateur.


Quelques élèves de l'école Du Boisé de Gatineau
travaillant dans Scratch.

vendredi 9 mai 2008

TBI = TGG

[En parlant du tableau blanc interactif.]
« [...] ce n'est qu'une tablette graphique géante! »
Alexandre Braud, sur la liste Educ de l'Aful.

mardi 5 février 2008

Un peu de tout

Je suis plutôt tranquille depuis quelques semaines.

Manque de temps pour peaufiner quelques billets.

Pourtant, il y aurait tant à dire.

Par exemple, sur l'anonymat. Le billet, et les réactions, sur le blogue du RAEQ m'ont bien fait sourire. Les uns les autres voulant justifier leur point de vue, on en perd l'essence même de l'écriture : un art qu'on exerce comme on l'entend. Point.

On sombre tellement rapidement dans les devraient ou ne devraient pas. Par exemple : « les blogueurs ne devraient pas rester anonymes » ou encore « les blogueurs devraient pouvoir s'exprimer librement », etc.

Quant à moi, je webconstate que les écrits qui m'intéressent le sont par des gens que je cyberconnais.

* * *

Et puis il y a eu - je commence à y être habitué -  les sorties ridicules de nos politiciens. Comme je lisais en même temps les Amoralités familières de Chapelan, j'ai immédiatement lié :
La télévision permet une expérience salutaire : garder l'image en supprimant le son. Cela transforme les politiciens en guignols, où le mensonge des gestes et du regard n'est plus masqué par l'écran des mots.

* * *

Sur Recit.org, ce billet sur le TBI qui a fait réagir quelques personnes. Ce que je remarque, c'est qu'il est bien facile de tomber dans des sophismes lorsque les arguments manquent. Et les silences, diable qu'ils sont parfois éloquents!

* * *

J'ai aussi eu la chance de rencontrer par videoconférence les étudiants de Patrick Giroux de l'UQAC. Expérience intéressante, mais relativement difficile pour moi qui ai la manie de bouger énormément pendant que je déblatère. Et puis, selon les réactions de la salle, j'ajuste la plupart du temps mes interventions, ce qui pose son lot de difficultés en vidéoconférence. Cependant, j'ai beaucoup apprécié le privilège de parler de la programmation (Squeak) à des étudiants en éducation.