Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

lundi 28 janvier 2013

2013.4

J'ai lu cet article Épreuve obligatoire. J'ai pensé écrire un billet pour dénoncer cette ridicule pratique d'obliger des élèves à passer des examens standardisés. Peut-être l'écrirai-je ce billet... mais il faut dire que la motivation manque légèrement. Ma carrière en éducation se termine dans quelques mois, et je dois laisser tomber plusieurs batailles qui, finalement, n'auront rien donné. Je n'en suis pas amer ; il faut laisser la place aux plus jeunes... même si je les trouve tellement conformistes !
Cette petite «épouserie» m'a bien fait sourire :

Hier j'ai été faire mon travail hebdomadaire de grand-maman bénévole dans la classe d'Estéban ( 8 ans ) pour aider à réaliser un petit projet [Scratch] de cartes de St-Valentin en dessins animés à l'atelier d'informatique.
Un de ses camarades de classe voulait faire un dessin animé de zombies. Son enseignante a remis en question ce projet : « Un zombie dans une carte de St-Valentin?? Pas sûre que ce soit une bonne idée ! »
Le petit a persévéré et a fait dire à son zombie : « T'es beau à croquer ! »

Marie (Facebook)

Échecs.

J'ai annulé une partie extrêmement difficile contre Michel Desjardins. Vous pouvez la rejouer avec mes annotations juste là !

Par ailleurs, j'ai suivi toute la semaine le fameux Tata Steel. Carlsen est absolument brillant. Il a remporté le tournoi avec un stupéfiant score de 10/13. Toutes les parties apparaissent sur mon blogue.

Côté lecture, j'entreprends Move first, think later de Willy Hendriks.

Famille

En fin de semaine, c'était les 80 ans de ma belle-maman. Nous avons fait le voyage à Montréal. C'était la première fois que je prenais l’autoroute 50 depuis son ouverture récente. De Buckingham, «normalement» cela demande un bon 2 heures. Mais là, le trajet s'est fait en 1 h 40 !

Toute ma belle-famille était réunie, et ce fut vraiment bien : Les «Burroughs/Maisonneuve» sont tous très sympathiques, mais c'est tout de même moi qui ai épousé la plus jolie ! Mes beaux-frères pourraient peut-être contester cette affirmation ; évidemment, ils ne sont pas objectifs...

dimanche 20 janvier 2013

2013.3

Étude : Liens entre les résultats du parcours de vie et la capacité de lecture. On y dit que «les jeunes qui obtiennent de faibles scores en lecture sont plus susceptibles de ne pas poursuivre d'études au-delà du secondaire. Plus de la moitié des jeunes (54 %) qui avaient obtenu des scores inférieurs au niveau 3 [NDLR : Sur 5] à 15 ans n'avaient pas poursuivi leurs études au-delà du secondaire à l'âge de 25 ans.» Pas vraiment surprenant quand on sait que la lecture est le mode de fonctionnement préféré de l'école pour amener les élèves à pousser leur compréhension de la matière. Clairement, si on n'aime pas lire, on doit chercher un autre moyen de nourrir son intellect ; cet autre moyen ne se trouve pas à l'école.

Sur Espace Musique samedi matin, ils ont fait tourner Gainsbourg dans son « Je suis venu te dire que je m'en vais ». Je me suis rappelé cette superbe interprétation de Jane Birkin.


J'ai suivi toute la semaine le Tata Steel. J'admire ces professionnels qui se creusent la tête pour nous offrir des perles intellectuelles. Ci-contre, Levon Aronian, numéro 2 mondial, qui essaie de reprendre ses esprits après qu'il ait laissé fondre, en septième ronde, une avance presque insurmontable.

Pour ma part, j'ai gagné (finalement) ma première ronde au tournoi qualification Élite Pom au Cercle d'échecs de Hull. Encore une fois, je me suis trouvé en assez sérieuse pression de temps. Il faut absolument que j'apprenne à ne pas calculer 15 millions de fois la même variante. C'est évidemment symptomatique d'un grand manque de confiance en soi. Toujours est-il que j'ai tout massacré à mon 30e coup, exactement comme lors de ma partie en décembre contre Richard Rose. Mais malheureusement pour mon adversaire, un peu plus tard, il a joué un coup rendant sa position presque immédiatement perdante. Un gain chanceux. Le jeu d'échecs nous force à beaucoup travailler sur soi...
Sur Matoutaouais, vous pouvez suivre le tournoi au fil des rondes.
Ça ne me rajeunit pas de fêter les 33 ans de ma p'tite deuxième.

Comme j'aime bien Tout le monde veut prendre sa place, on en a profité pour lancer un clin d'oeil québécois.

dimanche 13 janvier 2013

2013.2


La petite Marilise a fêté ses 5 ans cette semaine.
Tout va si vite sur cette planète.


Cinq défis en éducation. Encore un gérant d'estrade (oups... un spécialiste !) qui vient nous dire quoi faire. Son 5e défi m'a fait sourire : l'impact des innovations pédagogiques. Ce chercheur nous dit : «Prouvez-moi que votre innovation est bonne, et alors, peut-être l'adopterai-je.» Il y a tellement de variables dans les sciences humaines que je me demande bien comment on peut «prouver» quoi que ce soit. Si au moins le message de M. Boutin était : RÉFLÉCHISSEZ avec d'adopter une «mode». Mais non... il suggère (gratuitement et sans «preuves» à l'appui) plutôt que l'innovation en question (la pédagogie inversée) abolit la relation pédagogique et le rôle de socialisation de l'école.

Cette semaine, j'ai franchi sans trop m'en rendre compte les 3000 tweets. Mon premier date d'octobre 2008.

Hé ! hé ! mon copain Pierre qui fera son effort !

Wow ! Benoit qui reprend du service sur son blogue.

J'ai blogué ma réaction aux trois conseils de Willingham trouvés dans le billet TBI, Ipad et autres passions technophiles de Normand Baillargeon.

J'ai aussi rédigé ma propre réponse à la question : J’enseigne et je veux utiliser Twitter : par où commencer ?

Ces deux derniers billets illustrent l'intérêt d'un espace personnel de publication sur le web : permettre de coucher sur écran ce qui se passe dans notre cerveau suite à une lecture, une conversation ou un évènement.


Mon tournoi Blitz a été plutôt catastrophique : +5 -8 =3. Je constate que je n'aime pas vraiment les 5 minutes sans incrémentation. Il serait beaucoup plus intéressant de donner 2 secondes à chaque coup. Mais je me suis bien amusé, et c'est ça l'important.

Ce n'est dans tous les tournois à système suisse qu'un joueur de classe A bat un grand-maître dans la première ronde.

J'en ai marre qu'on me parle d'outils TIC qui aident un enseignant à mieux enseigner. Ne pourrait-on pas, s'il vous plaît, se concentrer sur les outils TIC qui aident les élèves à mieux apprendre ?

Cette semaine, un copain assista à une «formation» Smart Response (les belles petites manettes). Le TBI accélère l'immobilisme en éducation.

Citation de la semaine :

« Le problème avec les TI c’est que c’est compliqué, que souvent les décisionnels n’ont pas les compétences pour comprendre ou faire des choix éclairés et que ceux qui conseillent, sont aussi ceux qui font. »
Michelle Blanc

dimanche 6 janvier 2013

2013.1

Rendons-nous
du moins
jusqu'à demain.



En 2013, en éducation au Québec, que se passera-t-il ? Rien. Absolument « r » « i » « e » « n ». Les TIC pour apprendre resteront une affaire anecdotique. La preuve ? Demandez chaque jour à votre enfant : « Comment les technologies t'ont-elles aidé à apprendre aujourd'hui ? » Et comptez les fois où il vous donnera une réponse intelligente.

C'est maintenant officiel : Magnus Carlsen devient le joueur ayant atteint la plus haute cote aux échecs. À 2861, elle dépasse de 10 points le top de Kasparov en 2000.


Lecture de l'excellent article : Serres : « Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde » ici. J’achèterai son livre.



Plaisir de l'hiver : Estéban et Marie dans leur fort.

Ah oui ! Je ne dois pas oublier que cette semaine, Marie et moi avons communiqué. J'en dis pas plus...

J'ai poursuivi ma saga apocalyptique avec 28 weeks later. On y retrouve entre autres l'excellent acteur écossais Robert Carlisle (Rumpelstiltskin / Mr. Gold dans Once upon a time ou encore Dr. Nicholas Rush dans la bonne série Stargate Universe.) En 2005, il a tenu un rôle principal dans le film irlandais The Mighty Celt. Le film est centré autour des courses de lévriers - très maltraités - en Irlande. À voir. Mais si vous aimez les lévriers, sachez que certaines scènes sont éprouvantes.


Citation de la semaine :
Dans une lettre, Combarieu, inspecteur de l'Académie de Paris, me signalait combien l'enseignement abstrait de la grammaire était vain et il ajoutait : « Les Grecs ont eu quatre ou cinq siècles de grande production littéraire avant de savoir distinguer un substantif d'un adjectif et de savoir ce qu'est un mode. » (Jules Payot, 1937)

Le Pape condamne le capitalisme financier non réglementé. Ah ben... Me semble qu'il devrait demander à son Dieu d'arranger tout ça, Lui qui est si puissant. L'Église catholique est hyper riche. Mais au lieu de «donner aux pauvres», son chef préfère blablaer sur la richesse à outrance des autres avant de retourner dans ses quartiers dorés. Je ne comprendrai jamais les catholiques : qu'attendent-ils pour foutre cette ridicule hiérarchie en l'air ?

Jussi Adler-Olsen, un auteur danois parmi mes prochains achats.


Lecture de : À quoi servent les mathématiques ?. Rien de bien intéressant, et je doute fort qu'un élève y trouve une quelconque stimulation pour l'étude des maths. Et puis, il n'y a aucune distinction apportée entre les «maths» et les «maths scolaires» ; car, pour ces dernières, la réponse est claire, tout au moins au Québec : les maths servent à trier les élèves. Et ça, c'est dégueulasse.
Je conseille à mes quelques lecteurs de (re)lire mon billet de 2008 portant le même titre.

Il y aurait entente de principe à la LNH. Pauvres partisans... le prix de la bière va certainement augmenter au Centre Bell.


J'ai écouté avec attention 64 cases pour un génie, sur Explora TV. Le match Fischer-Spassky de 1972 a été un grand moment (le plus grand, peut-être) de l'histoire du jeu. Je me rappelle que Fischer avait remporté 20 parties consécutives dans les matchs des candidats déterminant le challenger à Spassky. La comparaison qu'on donnait à l'époque : c'est comme si, dans des matchs éliminatoires de la Coupe Stanley, une équipe remportait 20 parties de suite. Pour ma part, je pense que cette séquence est plus facile à réaliser au hockey qu'aux échecs.