M. Cannon,

Je suis un des nombreux électeurs de la circonscription du Pontiac. Ne vous en faites pas, vous n’aurez pas à m’évincer de vos salles de rassemblement, car je ne m’y présenterai point.

Cependant, je tiens par cette lettre à vous manifester tout mon dégoût par rapport au contrôle maladif exercé par votre parti (votre chef ?) sur l’accès à l’information et la possibilité d’entendre ce que vous avez à suggérer.

Cela m’inquiète énormément que votre chef refuse qu’on puisse l’entendre « live ». Je fais évidemment référence ici aux Canadiens et Canadiennes qui sont refoulés aux portes de vos assemblées. Et de grâce, ne venez pas me dire que vous n’en savez rien ! Il est, quant à moi ÉVIDENT que votre chef s’entoure d’une équipe de spécialistes en manipulation des masses. Comment, comme lieutenant du PC au Québec pouvez-vous ignorer ce fait ?

M. Cannon, je ne voterai pas pour vous. Car je ne veux pas d’un député qui n’est, au fond, qu’un simple pantin d’un chef de parti qui manque totalement de respect envers les citoyens. Si vous vous présentez PC, nécessairement vous êtes en accord avec ses valeurs d’autoritarisme, et ses méthodes archidangereuses de manipulation.

S'il vous plaît, ne prenez pas la peine de répondre à cette lettre : je connais déjà toutes les répliques bien orchestrées par votre parti. Les politiciens sont des spécialistes de la langue de bois. Mais associés à des techniques de manipulation, ils deviennent pitoyables.

J’espère aussi que, lorsque vous commencerez vos beaux discours par « Les Canadiens et les Canadiennes veulent que ... » vous aurez la décence et l’honnêteté intellectuelle d’ajouter qu’il y a au moins un Gatinois qui ne veut pas la même chose que vous...

Je termine avec un message envers tous ceux qui s’apprêtent à voter pour votre parti le 2 mai : De grâce, ne le faites pas ! et ce même si vous êtes en accord avec plusieurs promesses conservatrices. Pensez à cette liberté que nous avons au Canada. Elle est plus précieuse que toutes les promesses des politiciens du monde. Or un parti politique qui bafoue cette liberté en empêchant, par exemple, d’aller écouter leurs discours, la fragilise et la met assurément en péril. Ne banalisez pas ce fait.