Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

vendredi 1 mai 2015

Mérite

Mérite

On ôte du mérite au bienfait qu'on retarde.
Rotrou

Note du transcripteur.
Bélisaire, acte 2, sc. 6 (Bélisaire).
L'importance sans mérite obtient des égards sans estime.
Chamfort

Note du transcripteur.
Maximes et pensées.
Le mérite console de tout.
Montesquieu

Note du transcripteur.
Pensées diverses.
Les uns ont la renommée et les autres la méritent.
Sénèque

Note du transcripteur.
Apparemment, non pas de Sénèque, mais de Juste Lipse : «Quidam merentur faman, quidam habent.» Épistolae, cent. I, Epist. 1. Voir «Les Soirées de Saint-Pétéersbourg», J. de Maistre, p. 202 dans une note en bas de page.
C'est toujours un grand bonheur de mériter tout, quand même on n'obtient rien.
Mme de Maintenon

Note du transcripteur.
Dans une lettre datée de 1675.
Il faut traiter chaque homme suivant sa valeur et son mé­rite, c'est-à-dire ne pas lui donner plus qu'il gagne, mais aussi pas moins.
Roosevelt

Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même.
La Rochefoucauld

Note du transcripteur.
Réflexions ou Sentences et maximes morales.
Pour juger une institution, examinez par qui elle est atta­quée, par qui elle est défendue.
Joseph de Maistre

Note du transcripteur.
Référence non trouvée. La citation se trouve aussi sous le thème «inimitié».
Un homme qui a beaucoup de mérite et d'esprit, et qui est connu pour tel, n'est pas laid, même avec des traits qu'il sont difformes, ou, s'il a de la laideur, elle ne fait pas son impression.
La Bruyère

Note du transcripteur.
Les Caractères.
Le mérite a la pudeur comme la chasteté.
Duclos

Note du transcripteur.
Blanchard a mal retranscrit la citation qui doit se lire ainsi : «Le mérite a sa pudeur comme la chasteté.». Elle est tirée des «Considérations sur les moeurs».
De même qu'on ne trouve dans un livre qu'autant d'esprit que l'on en a, on ne peut aussi sentir que dans la mesure de son propre mérite le mérite d'autrui.


Note du transcripteur.
Probablement une réflexion de l'abbé Blanchard.
C'est le mérite de ceux qui louent qui fait le prix des lou­anges.


Note du transcripteur.
«Pensées, maximes et proverbes» extraits et traduits de divers livres chinois, par M. Cibot dans «Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les moeurs, les usages, etc., des Chinois par les missionnaires de Pékin», Paris, 1784.
Il est plus nécessaire, pour vivre en paix, de cacher son mérite que ses défauts.


Note du transcripteur.
L'abbé de Villiers, Réflexions sur les défauts d'autrui, T.1, 1644.
C'est moins agréable, c'est vrai, mais il est tout de même mieux de mériter le succès et ne pas réussir, que de réussir sans mériter le succès.


Note du transcripteur.
Sans doute une réflexion originale de l'abbé Blanchard.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

jeudi 30 avril 2015

Mère

Mère

On se croit toujours plus sage que sa mère.
Florian La Carpe et les Carpillons

Note du transcripteur.
La fable au complet :

Prenez garde, mes fils, côtoyez moins le bord,
Suivez le fond de la rivière ;
Craignez la ligne meurtrière,
Ou l'épervier plus dangereux encor.
C'est ainsi que parlait une carpe de Seine
A de jeunes poissons qui l'écoutaient à peine.
C'était au mois d'avril : les neiges, les glaçons,
Fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes.
Le fleuve, enflé par eux, s'élève à gros bouillons,
Et déborde dans les campagnes.
Ah ! ah ! criaient les carpillons,
Qu'en dis-tu, carpe radoteuse ?
Crains-tu pour nous les hameçons ?
Nous voilà citoyens de la mer orageuse ;
Regarde : on ne voit plus que les eaux et le ciel,
Les arbres sont cachés sous l'onde,
Nous sommes les maîtres du monde,
C'est le déluge universel.
Ne croyez pas cela, répond la vieille mère ;
Pour que l'eau se retire il ne faut qu'un instant :
Ne vous éloignez point, et, de peur d'accident,
Suivez, suivez toujours le fond de la rivière.
Bah ! disent les poissons, tu répètes toujours
Mêmes discours.
Adieu, nous allons voir notre nouveau domaine.
Parlant ainsi, nos étourdis
Sortent tous du lit de la Seine,
Et s'en vont dans les eaux qui couvrent le pays.
Qu'arriva-t-il ? Les eaux se retirèrent,
Et les carpillons demeurèrent ;
Bientôt ils furent pris,
Et frits.
Pourquoi quittaient-ils la rivière ?
Pourquoi ? je le sais trop, hélas !
C'est qu'on se croit toujours plus sage que sa mère
C'est qu'on veut sortir de sa sphère,
C'est, que... c'est que... je ne finirai pas.
Le jeune homme, quand il regarde le monde, peut douter de la femme; il ne le peut plus quand il regarde sa mère.
Lacordaire

Note du transcripteur.
Conférence : Des résultats du gouvernement divin.
Oh! le coeur d'une mère!... c'est là que s'est réfugié le don de la double vue.
Dumas père

Note du transcripteur.
Richard Darlington, Acte 2, quatrième tableau, sc. 1 (Jenny).
Heureux l'homme à qui Dieu donne une sainte mère!
Lamartine

Note du transcripteur.
Harmonies poétiques et religieuses.
La nature a voulu que la première initiation à la vie in­tellectuelle et morale fût l'ouvrage des femmes. Comme ce sont elles qui soignent le petit enfant impuissant et qui lui sourient les premières, elles sont aussi les premières qui éveillent ses sentiments; elles lui apprennent à marcher, à bégayer et à penser.
Jules Simon

Note du transcripteur.
L'Ouvrière, Paris, 1867.
Citation retirée des éditions subséquentes.
On est triste et on vieillit à partir du jour où on perd sa mère.
Cardinal Pie

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
La perte de sa mère est un malheur qui n'a de consolation que dans le ciel.
Victor Hugo

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
L'enseignement donné sur les genoux d'une mère ne s'efface jamais de l'âme.
Lamennais

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Oh ! l'amour d'une mère ! - amour que nul n'oublie!
Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie!
Table toujours servie au paternel foyer!
Chacun en sa part, et tous l'ont tout entier!
Hugo

Note du transcripteur.
Les feuilles d'automne
Un peu au-dessous des anges.
Livres des Psaumes

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Ses enfants se lèveront et la proclameront bienheureuse.
Livre des Proverbes

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
L'avenir des enfants est l'ouvrage des mères.
Napoléon

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Il y a bien des merveilles dans l'univers, mais le chef-d'oeuvre de la création est encore le coeur d'une mère.
Ernest Bersot

Note du transcripteur.
De l'enseignement, 1856-1857.
Laissez ces enfants à leur mère,
Laissez les roses aux rosiers.
Chauret

Note du transcripteur.
Se trouve dans un livre d'Hector France : L"Assaut des Lupanars, 1878. Je ne sais pourquoi Blanchard a attribué cette citation à Chauret.
Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois ta mère.
Gabriel Legouvé

Note du transcripteur.
Le Mérite des Femmes (1825)
Les mamans, ça pardonne toujours; c'est venu au monde pour ça.
Dumas père

Note du transcripteur.
Louise Bernard, acte 2, sc. 5 (Antoine).
L'éducation des garçons est la plus patriotique de toutes les tâches. Les mères ne touchent que par ce côté à la vie politique, mais qu'il est grand!
Fonsagrives

Note du transcripteur.
L'Éducation physique des garçons, Paris, 1870.
Heureux le jeune homme qui rend à sa mère les contentements et les caresses qu'il en a reçus. Et puisse-t-il un jour soutenir la vieillesse de celle qui a soutenu ses premiers pas !
Ernest Bersot

Note du transcripteur.
De l'enseignement, 1856-1857.
Les enfants ! J'en ai vu sous le feu des bougies,
Des bambins de sept ans, user leurs énergies,
Maigres et gracieux, circuler à minuit,
Parmi les fleurs, les chants, les parfums et le bruit,
Écouter, empourprés des roses de la fièvre,
Tous ces propos malsains qui passaient sur la lèvre...
Le monde les tuait, et leur mère était là!...
Et le bal radieux dansait sur tout cela!
De Heussey

Note du transcripteur.
Sillons et débris, Paris, 1860.
Blanchard a orthographié Haussey, mais il s'agit bien de Heussey.

Citation exacte :
Les enfants... J'ai vu, moi, sous le feu des bougies,
Des bambins de sept ans user leurs énergies,
Maigres et gracieux, circuler à minuit
Parmi les fleurs, les chants, les parfums et le bruit,
Écouter, empourprés des roses de la fièvre,
Tous ces propos malsains qui passaient sur la lèvre...
Le monde les tuait, et leur mère était là!
Et le bal radieux dansait sur tout cela!
Parents qui flattez la mollesse du corps et la mollesse de la volonté, vous corrompez les générations dans leur fleur.
Mgr Gibier

Note du transcripteur.
La désorganisation de la famille (1903).
Regardez: les enfants se sont assis en rond.
Leur mère est à côte, leur mère au jeune front
Qu'on prend pour une soeur aînée;
Inquiète, au milieu de leurs feux ingénus,
De sentir s'agiter leurs chiffres inconnus
Dans l'urne de la destinée.
Hugo

Note du transcripteur.
Les voix intérieures.
Rien ne rapproche plus de Dieu que le souvenir d'une sainte mère.
Ozanam

Note du transcripteur.
Dans le Catéchisme de l'éducation, René Bethleem cite une lettre d'Ozanam. Je n'ai cependant pas trouvé la lettre en question.
C'est l'enfant qui sauve la mère.
Mgr Rozier

Note du transcripteur.
L'art d'être maman.
Ce n'est pas seulement en donnant le jour à leurs enfants, c'est surtout en les élevant, que les mères deviennent véritablement mères.
Saint Jean Chrysostome

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Dès qu'une fille a des secrets pour sa mère, l'enfant n'a plus d'innocence et la mère plus de joie.


Note du transcripteur.
Peut-être une réflexion de Blanchard.
Il manque ordinairement quelque chose aux enfants qui n'ont pas grandi sur les genoux maternels; ce sont des fruits qui n'ont pas eu assez de soleil.


Note du transcripteur.
Réflexion probablement de l'abbé Blanchard.
Socrate disait que les mères paraissent aimer mieux leurs fils parce qu'ils peuvent les secourir, et les pères, leurs filles, parce qu'elles ont besoin de leur secours.


Note du transcripteur.
Cité dans le «Bulletin mensuel de l'Académie des inscription» dans la Revue Archéologique, 1882.
Citation supprimée des éditions subséquentes.
L'enfant a beau grandir, il reste toujours à la hauteur du coeur maternel.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Ce qui ne dépasse pas les genoux du père monte souvent jusqu'au coeur de la mère.


Note du transcripteur.
Cette pensée est parfois attribuée à Chilon. Référence exacte inconnue.
Quand les enfants sont petits, ils marchent sur les genoux de leur mère; quand ils sont grands, ils lui marchent sur le coeur.


Note du transcripteur.
On trouve cette phrase dans «Les Facultés catholiques de Lille», 1917.
Tendresse maternelle toujours se renouvelle.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

mercredi 29 avril 2015

Mercantilisme

Mercantilisme

La puissance financière du juif ne sert jamais ni la vertu, ni la vérité. Au contraire, elle est par­tout, comme chacun sait, l'effrontée et persévérante auxi­liaire du désordre moral et du mensonge doctrinal.
Liber

Note du transcripteur.
Mgr. Paul-Eugène Roy, Apôtres et Apostolat, Québec, 1927.
J'ignore la signification de ce «Liber.»
C'est un principe reconnu que l'administration et l'ex­ploitation commerciale ne doivent pas être confiées au mêmes mains.
Lord Cromer

Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Vos cent écus ! j'aimerais mieux vous les devoir toute ma vie que de les nier un seul instant.
Beaumarchais Le Barbier de Séville

Note du transcripteur.
Acte 3, sc. 5 (Figaro).
Au moment où l'artiste pense à l'argent, il perd le sentiment du beau.
Diderot

Note du transcripteur.
Pensées détachées.
On n'entrait pas chez lui sans graisser le marteau.
Racine Les Plaideurs

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 1 (Petit-Jean).
Point d'argent, point de Suisse.
Racine

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 1 (Petit-Jean).
«Ce proverbe point d'argent, point de suisse, n'est pas honorable pour les Suisses. Qu'un portier de comédie ne laisse entrer personne sans payer, cela est juste, puisque les comédiens sont des marchands qui n'ouvrent leur boutique que pour vendre; mais que le suisse d'un grand seigneur fasse acheter à la porte le droit d'entrer chez son maître, c'est une friponnerie qui semble indigne des honnêtes et fidèles habitants de la Suisse. Cependant, quand on considère que l'or a souvent ouvert les villes et les citadelles; que Philippe apprivoisait avec de l'or les portiers des forteresses les plus inaccessibles, il ne faut pas être surpris qu'on se procure l'entrée d'un hôtel ou d'un palais par le même moyen qui ouvrait au roi de Macédoine les portes d'une place de guerre.» (Dans un commentaire de J.L. Goeffroy sur ce passage de la pièce de Racine.)
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

mardi 28 avril 2015

Mépris

Mépris

Il faut collectionner les pierres que l'on vous jette, c'est le commencement d'un piédestal.
Berlioz

Note du transcripteur.
Le Gaulois (1868) sans donner sa source, transcrit plutôt : «Que voulez-vous, il faut être philosophe et collectionner avec soin les pierres qu'on vous jette. C'est le commencement d'un piédestal.»
Il n'y a que ceux qui sont méprisables qui ne craignent pas d'être méprisés.


Note du transcripteur.
La parole est de La Rochefoucault (Réflexions ou Sentences et maximes morales). Il est surprenant que Blanchard n'y ait pas attaché le nom de l'auteur.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

lundi 27 avril 2015

Mensonge

Mensonge

Les pensées et les affections de l'homme sont inconstantes, parce que le mensonge habite dans son esprit et dans son coeur.
Charles Sainte-Foi

Note du transcripteur.
Le livre des peuples et des rois, 1839.
La dissimulation, c'est le mensonge muet.
Eugène Fallex

Note du transcripteur.
Cité dans «Le Gaulois», juillet 1893. La référence n'est cependant pas donnée.
Il y a des gens tellement menteurs qu'ils parviennent à se tromper eux-mêmes.
P. Monsabré

Note du transcripteur.
Gouttes de vérité, 1907.
La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée.
Talleyrand 1754-1838

Note du transcripteur.
Plusieurs attribue cette phrase à Ch. M. de Talleyrand-Périgord dans le « Discours sur la liberté de la presse. » Je n'ai pas retrouvé ce discours. Cependant je suis tombé sur :
«[...] Cet homme de loi parle aussi longtemps qu'un autre, et, comme tous ses confrères, sait déguiser, avec art, sous une abondance fatigante de mots, la stérilité constatées des idées.» dans les «Mémoires du prince de Talleyrand-Périgord», t. 4, 1838.

Citation retirée des éditions subséquentes.
Un menteur est toujours prodigue de serments.
Corneille

Note du transcripteur.
Le Menteur, acte 3, sc. 5 (Clarice).
Un seul mensonge mêlé parmi les vérités, les fait suspecter toutes.
Marc-Aurèle

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Celui qui dit un mensonge ne sent point le travail qu'il en­treprend, car il faut qu'il en invente mille autres pour soutenir le premier.
Pope

Note du transcripteur.
Mélanges in Oeuvres choisies de Pope, t.3, 1800.
Jamais le mensonge ne peut être véritablement utile.
Mme de Genlis

Note du transcripteur.
Les Veillées du Château.
Mensonge est un chemin bien court à celui qui s'en aide; mais la fosse est au bout, où le menteur se précipite.
Jacques Amyot

Note du transcripteur.
Le Bréviaire.
Il y a des gens qui mentent sans intérêt et sans agrément, simplement pour mentir.
Rallye

Note du transcripteur.
Dans les Pensées de Pascal, on trouve : «Quoique les personnes n'aient point d'intérêt à ce qu'elles disent, il ne faut pas conclure de là absolument qu'ils ne mentent point ; car il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.»
Je n'ai rien trouvé concernant ce «Rallye».
Que ne se permettra pas envers les autres celui qui aura pris la coupable habitude de mentir devant son père?
Térence

Note du transcripteur.
Les Adelphes.
Dans une autre traduction on trouve : «Car un jeune homme qui osera mentir à son père, qui aura pris l'habitude de le tromper, s'en fera bien moins de scrupule avec les autres.»
Tout homme de courage est homme de parole.
A des vices si bas il ne peut consentir,
Et fuit plus que la mort la honte de mentir.
Corneille

Note du transcripteur.
Le Menteur, acte 3, sc. 2 (Alcippe).
Jusqu'à la vérité que l'on peut dire avec l'intention de tromper.


Note du transcripteur.
Sans doute une pensée de Blanchard.
Menteur est cousin de voleur.


Note du transcripteur.
Almanach Hachette, 1900.
Grand parleur, grand menteur.


Note du transcripteur.
Proverbe.
A beau mentir qui vient de loin.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

dimanche 26 avril 2015

Mémoire

Mémoire

Bonne mémoire vaut un livre.
Dicton

Note du transcripteur.

Ci-gît un homme de bonne mémoire
Qui attend le jugement.


Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Tout le monde se plaint de sa mémoire, et personne ne se plaint de son jugement.
La Rochefoucauld

Note du transcripteur.
Réflexions ou Sentences et maximes morales.
Savoir par coeur n'est pas savoir. C'est tenir ce qu'on a donné en garde à sa mémoire.
Montaigne

Note du transcripteur.
Essais, I, 26.
Il faut bonne mémoire après qu'on a menti.
Corneille Le Menteur

Note du transcripteur.
Acte 4, sc. 5 (Cliton).
Les hommes exercent ordinairement leur mémoire bien plus que leur jugement.
Napoléon

Note du transcripteur.
Voir «Campagne de 1799, en Suisse et en Allemagne» dans Revue Militaire Suisse, vol. 1. La citation serait de l'archiduc Charles.
Ce n'est pas tout d'acquérir des idées, il importe de les conserver.
Jules Simon

Note du transcripteur.
La religion naturelle, 1873.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

samedi 25 avril 2015

Médisance

Médisance

Du même trait, la médisance cause la mort à trois personnes : à celui qui médit, à celui dont on médit, à celui devant qui l'on médit.
Bourdaloue

Note du transcripteur.
Exhortations sur les faux témoignages rendus contre Jésus-Christ.
«Voilà pourquoi saint Bernard disait de la médisance que c'est un étrange mal et bien funeste, puisque du même trait elle cause la mort à trois personnes: à celui qui médit, à celui dont on médit, à celui devant qui l'on médit; à celui qui médit, et qui perd la vie de l'âme en perdant la grâce de Dieu ; à celui dont on médit, et qui perd en quelque sorte la vie civile en perdant la réputation qui l'y entretenait ; enfin, à celui devant qui l'on médit, et qui perd la charité, dès là qu'il en abandonne les intérêts et qu'il permet qu'elle soit violée en sa présence.»
Je hais tant le mal que j'en hais le rapport.
Henri IV

Note du transcripteur.
Journal militaire, 1590.
Entre le médisant et le malfaisant, il n'y a de différence que l'occasion.
Quintilien

Note du transcripteur.
Référence inconnue.
« On dit » et « peut-être » sont les deux huissiers de la médisance.
Balzac

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Contre la médisance, il n'est point de rempart.
Molière Tartuffe

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 1 (Cléante).
Qu'est-ce donc qu'une médisance? c'est comme une grêle qui ruine, dans un jour et même en beaucoup moins de temps, l'ouvrage de vingt années de travaux, de précautions, de mesures.
Bourdaloue

Note du transcripteur.
Exhortations.
Ne dites jamais de mal de vous; vos amis en diront toujours assez.
Talleyrand

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Les langues ont toujours du venin à répandre,
Et rien n'est ici-bas qui s'en puisse défendre.
Molière Tartuffe

Note du transcripteur.
Acte 5, sc. 3 (Mme Pernelle).
Contre la médisance il n'est point de rempart,
À tous les sots caquets n'ayons donc nul égard;
Efforçons-nous de vivre avec toute innocence,
Et laissons aux causeurs une pleine licence.
Molière

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 1 (Cléante).
Citation retirée des éditions subséquentes. Le premier vers était déjà cité sous le même thème.
C'est un méchant métier que celui de médire.
Boileau

Note du transcripteur.
Satire, VII.
On répète les médisances en citant leur auteur, pour s'en donner le plaisir sans danger.
Voltaire

Note du transcripteur.
Cette citation est souvent attribuée à Mme de Puisieux. J'en n'ai trouvé aucune trace dans son livre «Les Caractères» (1755).
Aucune trace non plus chez Voltaire.
Blanchard a retiré cette phrase des éditions subséquentes.
On aime mieux dire du mal de soi-même que de n'en point parler.
La Rochefoucauld

Note du transcripteur.
Réflexions ou Sentences et maximes morales.
Je mets en fait que si tous les hommes savaient ce qu'ils disent les uns des autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde.
Pascal

Note du transcripteur.
Pensées.
Au bout d'une heure un scandale est connu à trois kilo­mètres à la ronde; il faudra un mois entier à un acte héroïque pour parcourir la même distance.
Guy Dupréhault

Note du transcripteur.
Référence inconnue. La phrase se trouve peut-être dans «Pointes de feu», 1924.
Ceux de qui la conduite offre le plus à rire,
Sont toujours sur autrui les premiers à médire.
Molière Tartuffe

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 1 (Dorine).
Loin d'ici médisants, dont la langue coupable
Déchire l'honneur des absents.
On ne permet à cette table
Que des entretiens innocents.
Dans le réfectoire de S. Augustin.

Note du transcripteur.
Saint Augustin avait fait écrire dans la salle où il mangeait deux vers dont voici le sens:

Loin d'ici, médisants,
Dont la langue coupable
Déchire l'honneur des absents:
On ne permet à cette table
Que des entretiens innocents.

Un jour que quelques-uns de ses amis commençaient à parler des défauts de leur prochain, le saint les en reprit aussitôt, leur disant que, s'ils ne cessaient, il fallait ou qu'il fît effacer ces vers ou qu'on se levât de table. « C'est ainsi que nous devons user de fermeté pour empêcher autant, que nous pouvons, la médisance. (Vie de saint Augustin, par Possidius.)
Qu'est-ce qui est plus pesant que la massue ?... plus acéré que la flèche?... plus aigu que l'épée?... plus amer que le fiel?... plus meurtrier que la lance?... plus venimeux que le dard de la vipère?... Qu'est-ce qui allume plus d'incendies que l'étincelle?... Qu'est-ce qui brûle plus que le feu?... -C'est la langue du médisant.


Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Alléguer les mauvaises actions d'autrui pour justifier la sienne, c'est croire se laver avec de la boue.


Note du transcripteur.
Cette citation est parfois attribuée (sans en donner la référence) à Jules Petit-Senn. Je n'ai rien trouvé d'approchant chez Petit-Senn.
Certaines oreilles sont ouvertes aux médisances, comme les égouts aux ruisseaux.


Note du transcripteur.
Il semble que la citation serait de Marie Valyère et se trouverait dans «Heures Grises». Je n'ai malheureusement pas le livre pour confirmer cette hypothèse.
La parole, comme la flèche, ne revient plus.


Note du transcripteur.
Cette phrase est habituellement accompagnée des : «Regarde donc, avant de la lancer, si elle n'est ni aiguë ni empoisonnée.» On la trouve, anonyme, dans le Dictionnaire de maximes de Mabire (1830).
Qui parle mal d'un autre parle mal de toi.
Proverbe

Note du transcripteur.

Un ancien à qui l'on demandait quelle était la bête la plus à craindre, répondit « Entre les animaux domestiques, c'est le flatteur ; entre les sauvages, c'est le médisant. »


Note du transcripteur.
R.P. Lejeune, Sermon LXVI (De la médisance), t. 2, Paris, 1871.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

vendredi 24 avril 2015

Médiocrité

Médiocrité

Il y a de certaines choses dont la médiocrité est insupportable : la poésie, la musique, la peinture, le discours public.
La Bruyère

Note du transcripteur.
Les Caractères.
L'homme médiocre aime les écrivains qui ne disent ni oui ni non sur aucune question, qui n'affirment rien, qui ménagent toutes les opinions contradictoires.
Ernest Hello

Note du transcripteur.
L'Homme
Il n'est point de degré du médiocre au pire.
Boileau

Note du transcripteur.
Art poétique, Chant 4.
Le trait caractéristique, absolument caractéristique de l'homme médiocre, c'est sa déférence pour l'opinion publique. Il ne parle jamais, il répète toujours.
Ernest Hello

Note du transcripteur.
L'Homme (1872).
On n'est jamais médiocre quand on a beaucoup de bon sens et beaucoup de bons sentiments.


Note du transcripteur.
Joubert, Pensées.
Il est curieux que Blanchard n'ait pas donné l'auteur de la citation.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

jeudi 23 avril 2015

Médecin

Médecin

Malheur à la terre! à cause de l'incrédulité des médecins. Malheur au monde! à cause de leur corrup­tion et de leur amour de l'argent.
Malheur aux époux! à cause de l'immoralité des docteurs; car ceux-ci favorisent l'adultère, et rendent le vice facile et léger à porter.
Charles Sainte-Foi

Note du transcripteur.
Le livre des Peuples et des Rois, Paris, 1839.
Si les médecins avaient le vrai art de guérir, ils n'auraient que faire de bonnets carrés ; la majesté de cette science serait assez vénérable d'elle-même.
Pascal

Note du transcripteur.
Pensées.
Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.
Molière Le Malade Imaginaire

Note du transcripteur.
Acte 3, sc. 3 (Béralde).
«La nature d‘elle—même, quand nous la laissons faire, se tire doucement du désordre où elle est tombée. C‘est notre inquiétude, c’est notre impatience qui gâte tout; et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.»
Granville : Ils étaient trois docteurs, et pourtant...
Pembrock : Le pauvre homme,
Que vouliez-vous qu'il fît contre trois ?
Granvile : Qu'il mourût.
Delavigne

Note du transcripteur.
Les Comédiens, acte 1, sc. 2.
Un médecin sans grands mots
D'un savoir extrême,
Qui n'ordonne point les eaux,
Et guérit lui-même.
Va-t'en voir s'ils viennent, Jean,
Va-t'en voir s'ils viennent.
La Motte-Houdart

Note du transcripteur.
Chanson (faite aux Eaux de Forges) composée en 1720.
Venez docteur, maître Gervais
Est plus malade que je ne puis dire;
Il divague, et dans son délire
Il dit qu'il veut mourir. - J'y vais.
Capelle

Note du transcripteur.
Quatrain toujours attribué à Capelle, mais je n'ai pas trouvé la référence exacte.
Médecine, pauvre science!
Médecins, pauvres savants!
Malades, pauvres victimes !
Dr Frappart

Note du transcripteur.
Lettres sur le magnétisme et le somnambulisme, Paris, 1839.
Il n'est pas de ces médecins qui marchandent les maladies c'est un homme expéditif, qui aime à dépêcher ses malades; et quand on a à mourir, cela se fait avec lui le plus vite du monde.
Molière

Note du transcripteur.
M. de Pourceaugnac, acte 1, sc. 7 (L'Apothicaire).
Je ne vois rien de plus ridicule qu'un homme qui se veut mêler d'en guérir un autre.
Molière Le Malade Imaginaire

Note du transcripteur.
Acte 3, sc. 3 (Béralde).
Crève, crève! cela t'apprendra une autre fois à te jouer de la Faculté.
Molière

Note du transcripteur.
Le Malade imaginaire, acte 3, sc. 3 (Argan).
Il faut que la religion réformée soit bien malade pour que les médecins l'abandonnent.
Henri IV En apprenant qu'un médecin quittait le protestantisme.

Note du transcripteur.
Cité dans «Le Passe-temps agréable ou Nouveaux choix de bons mots, de pensées ingénieuses», t.2, Rotterdam, 1719.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
Molière

Note du transcripteur.
Cette attribution à Molière a été contesté par J.-L. le Gallois, Sieur de Grimarest dans «La vie de Mr. de Molière», 1703.
«On m'a assuré que Molière défissait un médecin, un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri, ou que les remèdes l'aient tué. Cependant un médecin du temps et de la connaissance de Molière veut lui ôter l'honneur de cette heureuse définition, et m'a assuré qu'il en était l'auteur.»
Nous avons changé tout cela.
Molière Le Médecin malgré lui

Note du transcripteur.
Acte 2, sc. 6.
GÉRONTE : On ne peut pas mieux raisonner, sans doute. Il n'y a qu’une seule chose qui m’a choqué : c’est l’endroit du foie et du coeur. Il me semble que vous les placez autrement qu‘ils ne sont; que le coeur est du côté gauche, et le foie du côté droit.
SGANABELLE : Oui, cela était autrefois ainsi : mais nous avons changé tout cela, et nous faisons maintenant la médecine d’une méthode toute nouvelle.
La colère d'un médecin est plus à craindre qu'on ne peut croire.
Molière

Note du transcripteur.
Le Médecin malgré lui, acte 3, sc. 11 (Sganarelle).
Il faut qu'il ait tué bien des gens pour s'être fait si riche.
Molière Le Malade Imaginaire

Note du transcripteur.
Acte 1. sc. 5 (Toinette).
Ce docteur est si expéditif, qu'il ne donne pas le temps à ses malades d'appeler des notaires.
Lesage

Note du transcripteur.
Histoire de Gil Blas de Santillane.
Je ne sais rien de ridicule comme un médecin qui ne meurt pas de vieillesse.
Voltaire

Note du transcripteur.
Lettre à M. le comte d'Argental, 1767.
Dans Florence jadis vivait un médecin,
Savant hâbleur, dit-on, et célèbre assassin.
Boileau Art poétique

Note du transcripteur.
Chant 4.
Dignus, dignus est intrare,
In nostro docto corpore.
Molière Le Malade imaginaire

Note du transcripteur.
Intermède 3 (Le Choeur).
Les gens que vous tuez se portent assez bien.
Corneille Le Menteur

Note du transcripteur.
Acte 4, sc. 2 (Cliton).
Ton oncle, dis-tu, l'assassin,
M'a guéri d'une maladie.
La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin,
C'est que je suis encore en vie.
Boileau

Note du transcripteur.
Épigrammes.
La grande boîte à guérison est dans le temps et la raison.


Note du transcripteur.
Proverbe retiré des éditions subséquentes.
Par sa bonté, par sa substance,
Le lait de mon ânesse a refait ma santé,
Et je dois plus, en cette circonstance,
Aux ânes qu'à la la Faculté.


Note du transcripteur.
Attribué au chansonnier Désaugiers dans «Le quatrain» de Félix Devel, Paris, 1871. Devel ne donne pas la source du quatrain.
Certain docteur, peu couru des pratiques,
Était affligé d'un travers;
Le pauvre homme faisait des vers.
Raillant ses essais poétiques,
Sa femme, un jour, lui dit, non sans se courroucer:
« Avant donc que d'écrire apprenez à panser »


Note du transcripteur.
Référence inconnue.
Depuis que le docteur Gistal
Soigne des familles entières,
On a démoli l'hôpital...
Et l'on a fait deux cimetières.


Note du transcripteur.
Attribué à Alexandre Dumas fils, dans La médecine littéraire et anecdotique, 1881,
Je suis la chirurgie, et de mes mains sanglantes,
Dans les chairs du prochain, je me taille des rentes.


Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
A confesseur, médecin, avocat,
Ne cache jamais le vrai de ton cas.


Note du transcripteur.
Référence inconnue. Cette citation fut retirée des éditions subséquentes.
Ne vous moquez pas de voir un médecin tenir beaucoup à un squelette qui orne son cabinet : c'est peut-être celui de son premier client.


Note du transcripteur.
Référence non trouvée. Blanchard a retiré cette phrase des éditions subséquentes.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

mercredi 22 avril 2015

Méchant

Méchant

Un coupable puni est un exemple pour la canaille.
La Bruyère

Note du transcripteur.
Les Caractères.
«Un coupable puni est un exemple pour la canaille ; un innocent condamné est l’affaire de tous les honnêtes gens.»
Et pour ce coeur instruit par une âme si noire,
Des crimes éclatants ressemblent à la gloire.
Georges de Brébeuf

Note du transcripteur.
La Pharsale de Lucain, VIII, 1682.
Sachez que les méchants ne sont point des hommes inca­pables de faire le bien; ils le font indifféremment, de même que le mal, quand il peut servir à leur ambition.
Fénelon

Note du transcripteur.
Télémaque.
Le bonheur des méchants comme un torrent s'écoule.
Racine Athalie

Note du transcripteur.
Acte 2, sc. 7 (Joad).
La gloire des méchants est pareille à cette herbe
Qui, sans porter jamais ni javelle ni gerbe,
Croît sur le toit pourri d'une vieille maison.
Malherbe

Note du transcripteur.
Stances.
Si tout le mal de ce monde était fait par les méchants, il n'y aurait que demi-mal, car les bons en font une bonne moitié.
Paul Cazin

Note du transcripteur.
Décadi ou La pieuse enfance, Paris, 1921.
Celui qui met un frein à la fureur des flots
Sait aussi des méchants arrêter les complots.
Racine Athalie

Note du transcripteur.
Acte 1, sc. 1 (Joad)
Les méchants sont hardis, trompeurs, empressés à s'insi­nuer et à plaire, adroits à dissimuler, prêts à tout faire contre l'honneur et la conscience.
Fénelon

Note du transcripteur.
Télémaque.
«Les bons se retirent, parce qu'ils ne sont ni empressés ni flatteurs; les bons attendent qu'on les cherche, et les princes ne savent guère les aller chercher; au contraire, les méchants sont hardis, trompeurs, empressés à s'insinuer et à plaire, adroits à dissimuler, prêts à tout faire contre l'honneur et la conscience pour contenter les passions de celui qui règne.»
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

mardi 21 avril 2015

Matin

Matin

L'aurore, crète rouge du coq matin.
Hugo

Note du transcripteur.
Les Contemplations.
Il était allé faire, à l'aurore, sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
La Fontaine

Note du transcripteur.
Le Chat, la Belette, et le petit Lapin.
L'air est plein d'une haleine de roses,
Tous les vents tiennent leurs bouches closes.
Malherbe

Note du transcripteur.
Chanson.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

lundi 20 avril 2015

Matérialisme

Matérialisme

N'oublions jamais que la prospérité maté­rielle ne saurait durer si elle ne repose sur une vie morale et religieuse. L'histoire du monde est là pour nous le démontrer. Que d'empires ont croulé le jour où l'idéal et la morale ont sombré; que de civilisations ont disparu devant le matérialis­me qui dessèche le coeur du riche et enlève toute espérance au pauvre. Quelle que soit notre religion, faisons-lui une large place dans notre vie sociale et politique.
L'honorable L.-A. Taschereau À son Éminence le cardinal Rouleau.

Note du transcripteur.
Je n'ai pas trouvé trace de ce texte.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
cul-de-lampe

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