Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

jeudi 30 avril 2015

Mère

Mère

On se croit toujours plus sage que sa mère.
Florian La Carpe et les Carpillons

Note du transcripteur.
La fable au complet :

Prenez garde, mes fils, côtoyez moins le bord,
Suivez le fond de la rivière ;
Craignez la ligne meurtrière,
Ou l'épervier plus dangereux encor.
C'est ainsi que parlait une carpe de Seine
A de jeunes poissons qui l'écoutaient à peine.
C'était au mois d'avril : les neiges, les glaçons,
Fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes.
Le fleuve, enflé par eux, s'élève à gros bouillons,
Et déborde dans les campagnes.
Ah ! ah ! criaient les carpillons,
Qu'en dis-tu, carpe radoteuse ?
Crains-tu pour nous les hameçons ?
Nous voilà citoyens de la mer orageuse ;
Regarde : on ne voit plus que les eaux et le ciel,
Les arbres sont cachés sous l'onde,
Nous sommes les maîtres du monde,
C'est le déluge universel.
Ne croyez pas cela, répond la vieille mère ;
Pour que l'eau se retire il ne faut qu'un instant :
Ne vous éloignez point, et, de peur d'accident,
Suivez, suivez toujours le fond de la rivière.
Bah ! disent les poissons, tu répètes toujours
Mêmes discours.
Adieu, nous allons voir notre nouveau domaine.
Parlant ainsi, nos étourdis
Sortent tous du lit de la Seine,
Et s'en vont dans les eaux qui couvrent le pays.
Qu'arriva-t-il ? Les eaux se retirèrent,
Et les carpillons demeurèrent ;
Bientôt ils furent pris,
Et frits.
Pourquoi quittaient-ils la rivière ?
Pourquoi ? je le sais trop, hélas !
C'est qu'on se croit toujours plus sage que sa mère
C'est qu'on veut sortir de sa sphère,
C'est, que... c'est que... je ne finirai pas.
Le jeune homme, quand il regarde le monde, peut douter de la femme; il ne le peut plus quand il regarde sa mère.
Lacordaire

Note du transcripteur.
Conférence : Des résultats du gouvernement divin.
Oh! le coeur d'une mère!... c'est là que s'est réfugié le don de la double vue.
Dumas père

Note du transcripteur.
Richard Darlington, Acte 2, quatrième tableau, sc. 1 (Jenny).
Heureux l'homme à qui Dieu donne une sainte mère!
Lamartine

Note du transcripteur.
Harmonies poétiques et religieuses.
La nature a voulu que la première initiation à la vie in­tellectuelle et morale fût l'ouvrage des femmes. Comme ce sont elles qui soignent le petit enfant impuissant et qui lui sourient les premières, elles sont aussi les premières qui éveillent ses sentiments; elles lui apprennent à marcher, à bégayer et à penser.
Jules Simon

Note du transcripteur.
L'Ouvrière, Paris, 1867.
Citation retirée des éditions subséquentes.
On est triste et on vieillit à partir du jour où on perd sa mère.
Cardinal Pie

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
La perte de sa mère est un malheur qui n'a de consolation que dans le ciel.
Victor Hugo

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
L'enseignement donné sur les genoux d'une mère ne s'efface jamais de l'âme.
Lamennais

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Oh ! l'amour d'une mère ! - amour que nul n'oublie!
Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie!
Table toujours servie au paternel foyer!
Chacun en sa part, et tous l'ont tout entier!
Hugo

Note du transcripteur.
Les feuilles d'automne
Un peu au-dessous des anges.
Livres des Psaumes

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Ses enfants se lèveront et la proclameront bienheureuse.
Livre des Proverbes

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
L'avenir des enfants est l'ouvrage des mères.
Napoléon

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Il y a bien des merveilles dans l'univers, mais le chef-d'oeuvre de la création est encore le coeur d'une mère.
Ernest Bersot

Note du transcripteur.
De l'enseignement, 1856-1857.
Laissez ces enfants à leur mère,
Laissez les roses aux rosiers.
Chauret

Note du transcripteur.
Se trouve dans un livre d'Hector France : L"Assaut des Lupanars, 1878. Je ne sais pourquoi Blanchard a attribué cette citation à Chauret.
Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois ta mère.
Gabriel Legouvé

Note du transcripteur.
Le Mérite des Femmes (1825)
Les mamans, ça pardonne toujours; c'est venu au monde pour ça.
Dumas père

Note du transcripteur.
Louise Bernard, acte 2, sc. 5 (Antoine).
L'éducation des garçons est la plus patriotique de toutes les tâches. Les mères ne touchent que par ce côté à la vie politique, mais qu'il est grand!
Fonsagrives

Note du transcripteur.
L'Éducation physique des garçons, Paris, 1870.
Heureux le jeune homme qui rend à sa mère les contentements et les caresses qu'il en a reçus. Et puisse-t-il un jour soutenir la vieillesse de celle qui a soutenu ses premiers pas !
Ernest Bersot

Note du transcripteur.
De l'enseignement, 1856-1857.
Les enfants ! J'en ai vu sous le feu des bougies,
Des bambins de sept ans, user leurs énergies,
Maigres et gracieux, circuler à minuit,
Parmi les fleurs, les chants, les parfums et le bruit,
Écouter, empourprés des roses de la fièvre,
Tous ces propos malsains qui passaient sur la lèvre...
Le monde les tuait, et leur mère était là!...
Et le bal radieux dansait sur tout cela!
De Heussey

Note du transcripteur.
Sillons et débris, Paris, 1860.
Blanchard a orthographié Haussey, mais il s'agit bien de Heussey.

Citation exacte :
Les enfants... J'ai vu, moi, sous le feu des bougies,
Des bambins de sept ans user leurs énergies,
Maigres et gracieux, circuler à minuit
Parmi les fleurs, les chants, les parfums et le bruit,
Écouter, empourprés des roses de la fièvre,
Tous ces propos malsains qui passaient sur la lèvre...
Le monde les tuait, et leur mère était là!
Et le bal radieux dansait sur tout cela!
Parents qui flattez la mollesse du corps et la mollesse de la volonté, vous corrompez les générations dans leur fleur.
Mgr Gibier

Note du transcripteur.
La désorganisation de la famille (1903).
Regardez: les enfants se sont assis en rond.
Leur mère est à côte, leur mère au jeune front
Qu'on prend pour une soeur aînée;
Inquiète, au milieu de leurs feux ingénus,
De sentir s'agiter leurs chiffres inconnus
Dans l'urne de la destinée.
Hugo

Note du transcripteur.
Les voix intérieures.
Rien ne rapproche plus de Dieu que le souvenir d'une sainte mère.
Ozanam

Note du transcripteur.
Dans le Catéchisme de l'éducation, René Bethleem cite une lettre d'Ozanam. Je n'ai cependant pas trouvé la lettre en question.
C'est l'enfant qui sauve la mère.
Mgr Rozier

Note du transcripteur.
L'art d'être maman.
Ce n'est pas seulement en donnant le jour à leurs enfants, c'est surtout en les élevant, que les mères deviennent véritablement mères.
Saint Jean Chrysostome

Note du transcripteur.
Référence non trouvée.
Dès qu'une fille a des secrets pour sa mère, l'enfant n'a plus d'innocence et la mère plus de joie.


Note du transcripteur.
Peut-être une réflexion de Blanchard.
Il manque ordinairement quelque chose aux enfants qui n'ont pas grandi sur les genoux maternels; ce sont des fruits qui n'ont pas eu assez de soleil.


Note du transcripteur.
Réflexion probablement de l'abbé Blanchard.
Socrate disait que les mères paraissent aimer mieux leurs fils parce qu'ils peuvent les secourir, et les pères, leurs filles, parce qu'elles ont besoin de leur secours.


Note du transcripteur.
Cité dans le «Bulletin mensuel de l'Académie des inscription» dans la Revue Archéologique, 1882.
Citation supprimée des éditions subséquentes.
L'enfant a beau grandir, il reste toujours à la hauteur du coeur maternel.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Ce qui ne dépasse pas les genoux du père monte souvent jusqu'au coeur de la mère.


Note du transcripteur.
Cette pensée est parfois attribuée à Chilon. Référence exacte inconnue.
Quand les enfants sont petits, ils marchent sur les genoux de leur mère; quand ils sont grands, ils lui marchent sur le coeur.


Note du transcripteur.
On trouve cette phrase dans «Les Facultés catholiques de Lille», 1917.
Tendresse maternelle toujours se renouvelle.


Note du transcripteur.
Proverbe.
Étienne Blanchard, Recueil d'idées, 1928, 1929, 1941, 1947. Voir le premier billet.
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