Jobineries

Blogue de Gilles G. Jobin, Gatineau, Québec.

mercredi 11 avril 2012

Chemin faisant, page 106

Heureux ceux qui ont peur du port ! ils l'aborderont humblement. Le port, mes amis, cache des dragons sous ses ondes : tâchez d'arriver quand ils sont endormis.

C'est le sentiment du juste, mis en nous par Dieu même, qui nous fait si facilement trembler quand nous sommes heureux.

Il faut toujours parler avec une pédale douce quand on demande, même pour les autres.

Les habitudes sont le contraire des vieilles femmes : elles gagnent du charme en vieillissant.

Les Allemands croient en Dieu, puis en leur empereur, qui est leur Saint-Esprit.

Les temps sont devenus plus exigeants depuis Chamfort. Il faut maintenant savoir avaler chaque matin, comme fortifiants, le crapaud et sa famille.

Anne Barratin, Chemin faisant, Ed. Lemerre, Paris, 1894

Lire le premier billet consacré à cette série.

11 avril

Il me semble qu'on ne voit presque plus des conditions du genre :

« Pour remporter le prix, vous devrez d’abord répondre correctement à une question d’habileté mathématique. »

Peut-être est-ce tout simplement parce que je ne suis plus exposé à ce type de concours.



Dans Le Devoir de ce matin, je trouve un extraordinaire raisonnement d'une doctorante (c'est moi qui souligne) :

«J'ai deux choix comme prof. Ou je donne [une demi-session] de cours et j'évalue les élèves sur ça et je sacrifie la qualité du diplôme académique de Concordia, ou bien je leur dis de s'arranger en envoyant la matière par Internet et je fais une évaluation sur ça. Mais là, ça dévalorise l'enseignement en classe. On n'a plus besoin de profs. »