[...] il avait cette tournure d'esprit qu'engendrent souvent la jeunesse et l'intelligence lorsqu'elles se trouvent étroitement alliées: une tendance vraiment exagérée au scepticisme.
Gilbert Keith Chesterton (Curieuse affaire de l'agent de location, trad. K. St Clair Gray, p.105 in Le club des métiers bizarres, Gallimard)

Lorsque vous avez perdu l'être qui vous était le plus proche, tout vous paraît vide, vous pouvez regardez où vous voulez, tout est vide, et vous regardez et regardez et vous voyez que tout est vraiment vide, et cela pour toujours [...].
Thomas Bernhard (Maîtres anciens, trad. Gilberte Lambrichs, p.235, Folio n°2276)

Le fait de « n'avoir qu'à tourner le bouton » ne saurait nous dispenser d'apporter à l'émission une sorte de vigilance de principe, que l'on ne refuse pas dans toute salle publique où « l'on a payé sa place ». Sans quoi, mieux vaut faire autre chose. Or il est certain que la télévision doit sa mauvaise réputation à la facilité d'usage et, partant, au fait que les gens se font un malin plaisir de « négliger son existence », comme si, en mangeant des spaghetti pendant que chante la Callas, ou en sablant le champagne lors de la retransmission de la messe de minuit, ils se vengeaient sourdement des usages imposés dans la société et se libéraient par là même.
André Brincourt (La télévision, p.24, Hachette, Coll. Notes et maximes, 1965)

Mais qu'est-ce au fond que le communautarisme ? C'est à la fois une pensée de la différence, qui rigidifie celle-ci en posant des frontières étanches qui interdisent toute communication et tout mélange entre les groupes humains, et une pensée de l'identité, c'est-à-dire de l'uniformité de tous les membres du groupe. À l'encontre de l'existentialisme qui met l'accent sur la décision de l'individu, le communautarisme prétend que ce dernier est déterminé par une nature immuable et qu'il est défini exhaustivement par une essence, qui est la propriété commune à tous les éléments de l'ensemble.
Étienne Naveau (La foule, c'est le mensonge (Kierkegaard), p.19, Pleins Feux, coll. Variations, 2002)

Sans éclats de rire avant, les baisers sont fades.
Erri De Luca (Trois chevaux, trad. Danièle Valin, p.34, Folio n°3678)

Voir Au fil de mes lectures.