Légèrement modifiée, mon intervention suite à une question lancée sur le forum du PEI-ESHG par un enseignant de ce groupe :
L'école secondaire idéale?
D'abord, il faudrait supprimer tous les programmes obligatoires. Fini le français, les maths, et le reste... Pour moi, l'important n'est pas ce qu'on apprend. Il s'agirait plutôt d'être constamment en état d'apprentissage. D'ou je crois que l'école idéale serait celle où les élèves apprenent ce qu'ils ont le goût d'apprendre. Le reste est sans importance.
Puis, en cinquième secondaire, on « drillerait » les élèves qui désirent aller au Cegep dans des programmes ayant des exigences particulières de manière à ne pas empêcher lesdits élèves d'y accéder. Évidemment, on ne «drill» que ceux qui en font la demande et qui sont prêts à entrer dans le « système scolaire ».
Autrement dit, mon école secondaire idéale est celle qui est totalement centrée sur les élèves, et non sur les besoins de la société.
Bon, on ne peut pas réaliser cela immédiatement. On pourrait peut-être commencer par supprimer les mathématiques? J'ai déjà écrit un billet là-dessus...
J'avoue que mon idée de driller les élèves en cinquième secondaire est peut-être un peu excessive. Mais il me semble que si, pendant quatre ans, nos chers enfants en ont profité pour apprendre ce qu'ils avaient le goût d'apprendre, alors ils auront certainement développé ce qui m'apparaît extrêmement rare dans notre société : le plaisir d'apprendre. Et alors, s'ils désirent vraiment poursuivre à un niveau dit supérieur, c'est qu'ils auront choisi d'apprendre par plaisir ce qu'on y enseigne.

Question à régler : un enfant de 11-12 ans sait-il ce qu'il veut apprendre ? Ne serait-il pas essentiel que la première année du secondaire soit consacrée à l'apprentissage du « vouloir apprendre » ?